Rapport au :

 

Conseil municipal

 

Le 12 novembre 2003

 

Soumis par : Steve Kanellakos

directeur intérimaire des Services municipaux

 

Personne-ressource : Pierre Pagé,

directeur, Services de secrétariat et greffier

(613) 580-2424 x/poste 22408, Pierre.Page@Ottawa.ca

 

N° de réf.: ACS2003-CRS-SEC-0059

 

 

 

OBJET :

EXAMEN DE LA STRUCTURE DE GESTION PUBLIQUE DU CONSEIL MUNICIPAL - MANDAT DE 2003-2006

 

 

RECOMMANDATIONS DU RAPPORT

 

1.             Qu’à sa réunion du 19 novembre 2003, le Conseil de 2000‑2003 reçoive, en vue de discussions futures, le rapport intitulé Examen de la structure de gestion publique du Conseil municipal – Mandat de 2003‑2006, notamment les recommandations 2a) à x) inclusivement et les annexes afférentes.

 

2.             Qu’à sa réunion du 3 décembre 2003, le Conseil de 2003‑2006 examine et approuve les recommandations suivantes :

 

PARTIE A – COMITÉS PERMANENTS DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

a) Reconduire le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement à titre intérimaire (seuls les membres réélus siégeront au comité reconduit) et le charger de tenir, au besoin, des audiences publiques et de traiter de questions d’urbanisme entre le 3 décembre 2003 et l’adoption de la nouvelle structure du Comité et la nomination de ses membres en janvier 2004.

 

b)    Adopter et mettre en vigueur immédiatement la structure suivante des comités permanents en vue du mandat de 2003‑2006 du Conseil, telle que décrite dans le présent rapport :

 

§      Comité des services organisationnels et du développement économique

§      Comité des services de protection et d’urgence

§      Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux

§      Comité de l’urbanisme et de l’environnement

§      Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure

 

 

PARTIE B – COMITÉS CONSULTATIFS ET CONSEILS D’ADMINISTRATION ET AUTRES RELEVANT DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

c) Adopter et mettre en vigueur immédiatement la structure suivante des comités consultatifs, des conseils d’administration et autres relevant du Conseil municipal en prévision du mandat de 2003‑2006 de celui‑ci, telle que décrite dans le présent rapport :

 

§      Comité consultatif sur l’accessibilité (organe imposé par la législation)

§      Comité consultatif sur les arts, le patrimoine et la culture

§      Comité consultatif sur l’environnement

§      Comité consultatif sur l’équité et la diversité

§      Comité consultatif sur les services en français

§      Comité consultatif sur les espaces verts et les forêts

§      Comité consultatif sur la santé et les services sociaux

§      Comité consultatif sur la conservation de l’architecture locale (organe imposé par la législation)

§      Comité consultatif sur les parcs et loisirs

§      Comité consultatif sur les questions liées à la pauvreté

§      Comité consultatif sur les personnes âgées

§      Comité consultatif sur les transports

§      Comité consultatif sur la jeunesse

§      Comité des permis

§      Conseil du musée de Cumberland

§      Fonds de pension de la Ville d’Ottawa

§      Conseil de gestion du terrain de camping municipal

§      Conseil d’administration du club de golf municipal Pineview

 

PARTIE C – GROUPES CONSULTATIFS DES SERVICES MUNICIPAUX

 

d)    Établir et mettre en vigueur immédiatement deux groupes consultatifs des Services pour remplacer deux comités consultatifs en prévision du mandat de 2003‑2006 du Conseil municipal, comme il est décrit dans le présent rapport :

 

§      Groupe consultatif des Services sur le cyclisme

§      Groupe consultatif des Services sur la Zone de conservation de Richmond

 

 

PARTIE D – PROCESSUS DE GESTION PUBLIQUE ET ADMINISTRATION

 

e)    Soumettre à l’examen et à l’approbation de chaque comité permanent une version préliminaire révisée de son mandat à sa première réunion en janvier.

 

f)     Adopter une version révisée du Règlement de procédure du Conseil municipal et des comités permanents, telle que décrite dans le présent rapport et le règlement correspondant. (Document 9)

 

g)    Adopter une version révisée du Règlement de procédure des comités consultatifs, comprenant un code de conduite et des lignes directrices, telle que décrite dans le présent rapport et le règlement correspondant. (Document 10)

 

h)    Dresser la liste des conseillers aptes à assumer à tour de rôle la fonction de maire suppléant et y porter le nom de tous les membres du Conseil, telle que décrite dans le présent rapport et le règlement correspondant. (Document 11)

 

i)     Adopter les modifications proposées au Règlement sur la délégation de pouvoirs, telles que décrites dans le présent rapport et le règlement correspondant. (Document 12)

 

j)     Adopter le calendrier des réunions des comités permanents et du Conseil municipal, tel que décrit dans le présent rapport. (Document 14)

 

k)    Tenir les réunions du Conseil, au cours du mandat de 2003‑2006, à la salle Andrew‑S.‑Haydon de l’hôtel de ville.

 

l)     Adopter les lignes directrices sur la présence du personnel aux réunions des comités permanents et mettre en vigueur les améliorations proposées en la matière, telles que décrites dans le présent rapport.

 

m)  Adopter les normes régissant les ordres du jour et les procès‑verbaux des comités permanents et consultatifs, telles que décrites dans le présent rapport.

 

n)    Ramener progressivement entre 9 et 11 le nombre de membres de chaque comité consultatif et adopter les modifications à la Politique de nomination des membres des comités consultatifs, des conseils d’administration et des administrations, telles que décrites dans le présent rapport, aussi bien que des lignes directrices sur la composition des comités consultatifs fondus.

 

o)    Adopter le processus amélioré et rationalisé de recrutement des membres des comités consultatifs, tel que décrit dans le présent rapport.

 

p)    Adopter les lignes directrices sur la formation des membres des comités consultatifs à peu de frais par le personnel municipal, dont l’objet est d’accroître l’efficacité de ces derniers et d’améliorer la qualité des avis adressés au Conseil municipal, telles que décrites dans le présent rapport.

 

q)    Supprimer le financement annuel de 150 000 $ accordé aux plans de travail des comités consultatifs, et confirmer l’obligation des comités consultatifs de présenter des rapports et des plans de travail faisant état chaque année de leurs priorités.

 

r)    Prévoir l’examen de la structure et des mandats des comités consultatifs au terme de chaque mandat du Conseil.

 

s)    Confier au personnel le mandat de revoir la structure de gestion publique et les éléments connexes et d’en recommander l’amélioration au terme de chaque mandat du Conseil.

 

 

PARTIE E – QUESTIONS CONNEXES

 

t)     Charger les Services juridiques d’obtenir de la Province une loi habilitante qui autorise la nomination de membres du grand public au Comité des permis, tel qu’il est décrit dans le présent rapport.

 

u)    Modifier le règlement pertinent afin d’autoriser le Conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa à fixer sa composition à 14 membres (dont 4 conseillers), tel qu’il est décrit dans le présent rapport. (Document 15)

 

v)    Élire et nommer deux membres du Conseil municipal à chacun des trois comités de sélection chargés de choisir les représentants du grand public qui siégeront à chacun des organismes suivants (les comités de sélection se réuniront en janvier 2004 et examineront la candidature de membres du grand public à nommer en prévision du mandat de 2004‑2006) :

 

§      Comité de dérogation

§      Conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa

§      Commission des services policiers d’Ottawa

 

w)  Élire et nommer 10 membres du Conseil municipal au Comité des candidatures, présidé par le maire, chargé de recommander au Conseil la nomination de ses membres aux comités permanents et consultatifs, aux conseils d’administration et autres et aux comités de sélection, à l’occasion d’une réunion qui se tiendra le vendredi 9 janvier 2004.

 

x)    Mettre sur pied un groupe de travail de citoyens chargé d’examiner le tiers libre d’impôts de la rémunération des représentants élus et, de façon générale, leur rémunération, le budget de leur bureau et leur budget salarial, et de présenter des recommandations au Conseil en 2004.


 

TABLE DES MATIÈRES

 

 

SECTION

 

PAGE

 

RÉSUMÉ

 

8

 

CONTEXTE

 

10

 

PARTIE A – COMITÉS PERMANENTS DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

Introduction

Comité des services organisationnels et du développement économique

Comité des services de protection et d’urgence

Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux

Comité de l’urbanisme et de l’environnement

Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure

Transfert des responsabilités du Comité de l’agriculture

et des affaires rurales

Transfert des responsabilités du Comité de vérification

Transfert des responsabilités du Comité des services de l’environnement

Transfert du mandat du Comité des services aux membres

 

Comité provisoire de l’urbanisme et de l’aménagement

 

 

 

 

 

13

15

17

17

18

19

 

20

 

22

23

23

 

24

 

 

PARTIE B – COMITÉS CONSULTATIFS ET CONSEILS D’ADMINISTRATION RELEVANT DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

Introduction

Comités consultatifs du Conseil

Comité consultatif sur l’accessibilité

Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales – Dissolution

Comité consultatif sur les arts, le patrimoine et la culture

Comité de liaison des conseils scolaires de la ville – Dissolution

Comité consultatif sur l’environnement

Comité consultatif sur l’équité et la diversité

Comité consultatif sur les services en français

Comité consultatif sur les espaces verts et les forêts

Comité consultatif sur la santé et les services sociaux

Comité consultatif sur la conservation de l’architecture locale

Comité consultatif sur les parcs et loisirs

Conseil d’administration du club de golf municipal Pineview

Comité consultatif sur les questions liées à la pauvreté

Conseil de gestion du terrain de camping municipal

Comité consultatif sur les personnes âgées

Comité consultatif sur les taxis – Dissolution

Comité consultatif sur les transports

Comité consultatif sur la jeunesse

 

 

 

 

 

 

25

27

32

32

33

34

34

35

35

35

36

36

36

37

37

38

38

38

39

40

 

PARTIE C – GROUPES CONSULTATIFS DES SERVICES MUNICIPAUX

 

Groupes consultatifs des Services municipaux

Groupe consultatif des Services sur le cyclisme

Groupe consultatif des Services sur la Zone de conservation de Richmond

 

 

 

41

41

42

 

PARTIE D – PROCESSUS DE GESTION PUBLIQUE ET ADMINISTRATION

 

Approbation des mandats des comités permanents

Règlement de procédure – Modifications

Règlement de procédure des comités consultatifs

Règlement sur le roulement des maires suppléants

Règlement sur la délégation de pouvoirs – Modifications

Calendrier des réunions

Lieu des réunions du Conseil municipal

Présence du personnel aux réunions des comités permanents – Efficience

accrue

Normes des ordres du jour et des procès-verbaux

Composition des comités consultatifs

Recrutement des membres des comités consultatifs

Formation des membres des comités consultatifs

Financement des plans de travail des comités consultatifs – Obligation de

présenter des rapports et des plans de travail annuels

Examen des mandats des comités consultatifs à chaque mandat du Conseil

Examen de la structure de gestion publique et des éléments connexes à

chaque mandat du Conseil

 

 

 

42

42

46

47

48

49

50

51

 

52

54

55

56

57

 

58

58

 

 

PARTIE E – QUESTIONS CONNEXES

Comité des permis

Composition du Conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa

Comité des candidatures et nominations aux comités, aux conseils d’administration et autres organes externes

Rémunération des conseillers

 

 

59

60

 

62

 

63

 

CONSULTATION

 

64

 

RÉPERCUSSIONS FINANCIÈRES

 

65

 

DOCUMENTS À L’APPUI

 

66

 

 

SUITE À DONNER

 

67

 

ANNEXES

Options en matière de gestion publique proposées au cours du processus de transition

Structure de gestion publique de la nouvelle Ville d’Ottawa

Théories et tendances de la gestion publique

Politique de participation du public de la Ville d’Ottawa

Analyses comparatives et examen de la situation de diverses municipalités

 

 

68

 

70

71

73

75

 

 


 

RÉSUMÉ

 

Hypothèses et analyse

 

Le rapport intitulé Examen de la structure de gestion publique du Conseil municipal (le « rapport ») comporte une analyse exhaustive de la gestion publique telle qu’elle s’est présentée ces dernières années à Ottawa, des analyses comparatives sur d’autres municipalités canadiennes, les pratiques exemplaires de celles-ci et les tendances que suit la gestion publique en général.

 

Le rapport présente un jeu de recommandations et de propositions interdépendantes qui conduiront à une structure de gestion publique améliorée en vue du nouveau mandat du Conseil, y compris des propositions dont l’objet est de rationaliser les comités et de poursuivre le perfectionnement des procédures et des processus administratifs.

 

Un jeu de principes a été conçu qui guident l’examen de la gestion publique de la Ville d’Ottawa et qui le centrent sur les relations et les structures déterminantes d’une gestion publique efficace et assujettie à une obligation redditionnelle, en évolution constante. Les principaux objectifs de l’examen sont les suivants :

 

 

Les recommandations relatives à la nouvelle structure de gestion publique sont fondées sur les principes directeurs de l’examen de la gestion publique, conjugués à deux critères clairs :

 

Répercussions financières

 

La diminution proposée du nombre de comités permanents et consultatifs et l’adoption de nouvelles normes régissant les ordres du jour et les procès-verbaux occasionneront des économies annuelles de 212 000 $. La suppression du financement des plans de travail des comités consultatifs permettra d’économiser la somme supplémentaire de 150 000 $, ce qui portera à 362 000 $ la totalité des économies annuelles. Les économies précitées sont fonction des structures et des normes proposées dans le rapport, et elles diminueraient en proportion de tout ajout aux comités ou modification aux normes.

 

Consultation publique/commentaires

 

Le lecteur notera que le rapport n’a pas été précédé de consultations publiques d’envergure ni du recueil d’un important volume de commentaires de la part du public, comme les recommandations visent des processus et une structure entièrement du ressort des représentants élus et la conception d’une structure de gestion publique qui déterminera la façon dont le Conseil municipal conduira ses affaires au cours de son mandat. Cependant, comme il est décrit ci‑dessous, des consultations internes ont eu lieu :

 

§      Un questionnaire sur l’ensemble des Services municipaux et leur situation par rapport aux mandats des comités a été rédigé et distribué à tous les membres du Conseil et des comités consultatifs afin d’établir les questions prioritaires dont devraient traiter les mandats des comités.

§      Un questionnaire d’auto-évaluation sur le rôle individuel des membres de chaque comité et celui du comité dans son ensemble a été distribué à tous les membres du Conseil et des comités consultatifs dans le but de relever les occasions d’accroître l’efficience des comités.

§      Les membres du Conseil ont été invités à commenter la structure de gestion publique.

§      Les responsables ont rencontré les équipes de gestion de chaque Service (directeurs généraux et directeurs) afin de passer en revue la structure de gestion publique et de dégager le potentiel d’amélioration.

§      Les responsables ont rencontré les représentants des Services qui jouent un rôle directeur auprès des comités consultatifs afin de recueillir des commentaires sur la structure de ces derniers et la relation que les Services entretiennent avec eux.

§      Les responsables ont rencontré des représentants des Services au Conseil et aux comités, division qui accorde un appui à la structure de gestion publique dans son ensemble, afin de recueillir des commentaires ou des recommandations se rapportant au rôle de la Division en tant que fournisseur de services.

§      Les responsables ont rencontré les présidents et vice‑présidents des comités consultatifs, sans exception, afin de recueillir leurs commentaires et leurs recommandations sur d’éventuelles améliorations à apporter directement au processus intéressant les comités consultatifs.

 

En plus de mener les consultations internes décrites ci-dessus, les auteurs ont demandé à des municipalités partout au Canada de leur fournir des renseignements sur leurs structures de gestion publique et les tendances qu’elles avaient observées.


 

CONTEXTE

 

Lorsque la nouvelle Ville d’Ottawa a été créée en 2001, l’un de ses premier défis a consisté à définir sa propre structure de gestion publique. Le premier Conseil souhaitait une structure qui maximiserait la participation du public et rationaliserait la prise de décision. Il voulait garantir que la structure des comités et les lignes directrices et les procédures du processus législatif offriraient aux citoyens et aux parties intéressées l’occasion de participer aux décisions concernant les politiques et les services avant qu’il les approuve. De plus, la structure et les règles de gestion publique favoriseraient la transparence et le respect de l’obligation redditionnelle tout au long du processus décisionnel. À cette fin, le Conseil a établi 9 comités permanents et 16 comités consultatifs au début de 2001 (2 comités consultatifs et 2 groupes de travail ont été ajoutés à ce nombre ultérieurement)[1]. Les comités précités, ajoutés aux conseils d’administration et autres organes hérités des anciennes municipalités, ont constitué les assises de la structure de gestion publique de la nouvelle Ville d’Ottawa de 2001 à 2003.

 

La structure des comités et le processus législatif adoptés par la Ville d’Ottawa, de même que les politiques et les procédures qui en régissent le fonctionnement, peuvent être qualifiés de modèle de « conseil fort » (par opposition à celui du modèle de « maire/conseil de direction » fort) de gestion publique[2]. Bien que des administrations partout au Canada fassent usage des deux modèles, celui du conseil fort est le plus répandu. Parmi les aspects communs d’une structure de gestion publique axée sur un conseil fort figurent la mise sur pied de comités qui aident le conseil à exécuter ses politiques décisionnelles, des occasions prévues de tenir des discussions avec la population et de faire participer le public à la vie municipale et le partage équitable de la charge de travail entre les conseillers et les comités.

 

Comme tant l’administration municipale que sa structure de gestion publique venaient de voir le jour, il n’existait pas d’indicateurs de rendement qui permettaient d’évaluer la mesure dans laquelle la structure répondait aux objectifs du Conseil. Même si la Ville pouvait se référer aux modèles de gouvernance des 12 anciennes municipalités et les modèles recommandés par le conseiller spécial sur la réforme des administrations publiques et le Conseil de transition[3], elle n’avait aucun moyen de prédire si la nouvelle structure allait donner des résultats ni de prévoir son mode de fonctionnement.

 

Il est devenu évident, au cours du premier mandat du Conseil, que certaines difficultés devaient être résolues même si une part importante de l’actuelle structure tournait rondement. En raison de leur grand nombre, au moins un comité permanent, comité consultatif, conseil d’administration, et parfois deux, se réunissait chaque jour. Cela s’est traduit par une hausse notable du nombre d’heures que les conseillers devaient consacrer à des réunions législatives à l’hôtel de ville, au détriment des assemblées communautaires et des heures qu’ils passaient à traiter directement des préoccupations de leurs commettants. De plus, il était clair que les charges de travail des comités n’étaient pas équilibrées et qu’il fallait corriger les règles sur la tenue des réunions pour redresser la situation dans certains secteurs d’activité. Si certains comités consultatifs fonctionnaient bien dans les limites des cadres établis, ce n’était pas le cas de tous, et certains cadres devaient être modifiés pour assurer l’obtention de résultats optimaux.

 

Le Conseil a chargé les Services de secrétariat d’examiner la structure de gestion publique et de proposer des solutions qui viendraient à bout des problèmes de l’heure. Avant d’aller de l’avant, les Services de secrétariat ont examiné à fond la situation de la gestion publique à la Ville d’Ottawa au cours des dernières années[4] et les tendances en la matière[5], ils ont effectué des analyses comparatives dans lesquelles sont entrées des données sur d’autres municipalités et ils ont recensé les pratiques exemplaires de ces dernières[6].

 

De plus, la Direction s’est livrée à des consultations approfondies, dont voici des exemples :

§        Tous les membres du Conseil et des comités consultatifs ont reçu un questionnaire qui les invitait à préciser les priorités des comités de même qu’un questionnaire d’auto-évaluation sur le rôle individuel des membres de chaque comité et celui du comité dans son ensemble.

§        Les responsables ont rencontré les présidents et vice‑présidents des comités consultatifs, sans exception, afin de recueillir leurs commentaires et leurs recommandations sur d’éventuelles améliorations à apporter directement au processus intéressant les comités consultatifs.

§        Les responsables ont rencontré des représentants des Services qui jouent un rôle directeur auprès des comités consultatifs afin de recueillir des commentaires sur la structure de ces derniers et la relation que les Services entretiennent avec eux.

§        Les membres du Conseil et les équipes de la haute direction de chaque Service (directeurs généraux et directeurs) ont offert des observations sur la structure de gestion publique et ont commenté le potentiel d’amélioration.

§        Les responsables ont rencontré des représentants de la Division des services au Conseil et aux comités afin de recueillir leurs commentaires et leurs propositions, comme ils appuient la structure de gestion publique.

 

À mesure que des solutions étaient conçues, les responsables ont confirmé que les changements et les améliorations correspondaient aux priorités recensées, garantiraient que les programmes et les services étaient conformes aux attentes et aux objectifs escomptés, rendraient possibles la consultation efficace de la population et sa participation valable à la vie municipale, favoriseraient un processus décisionnel efficient et efficace et feraient en sorte que l’administration serait tenue de rendre compte au public de la structure de gestion publique et des processus afférents. L’obligation redditionnelle sera sensiblement renforcée, par ailleurs, par la Politique de participation du public, adoptée par le Conseil en octobre 2003. En vertu de la Politique, la Ville s’engage à recueillir, par des moyens efficaces, les commentaires des résidents sur les questions qui les touchent. De plus, elle soumet la Ville à l’obligation rigoureuse de rendre des comptes au public dans le cadre de la structure de gestion publique proposée et d’activités de consultation diverses[7].

 

De plus, les recommandations concernant la nouvelle structure de gestion publique reposent sur deux critères nets :

 

 

La démarche débouche sur la recommandation de changements, entre autres, à la structure des comités permanents, à celle des comités consultatifs, au Règlement de procédure, au Règlement sur la délégation de pouvoirs. Le jeu de propositions contenues dans le rapport concernent plusieurs éléments interdépendants, dont chacun correspond aux efforts que la Ville engage de façon continue afin de réagir promptement aux besoins qui se manifestent, d’être efficace et de rendre compte de son activité.

 

La nouvelle structure municipale compterait 5 comités permanents aux charges de travail équilibrées, 13 comités consultatifs, 5 conseils et 2 groupes de travail des Services municipaux. Les changements proposés aux comités, conjugués aux nombreuses améliorations à apporter à l’administration et aux processus dont fait état le rapport, nous procurent l’assurance que les rouages efficaces du système tourneront encore plus rondement. Dans leur ensemble, les changements à la structure de gestion publique soit rehaussent le processus décisionnel soit répondent aux objectifs et aux attentes actuels. Ils procureront à la Ville d’Ottawa des économies annuelles de 362 000 $.


 

DISCUSSION

 

 

PARTIE A –

COMITÉS PERMANENTS DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

 

Structure des comités permanents du Conseil en prévision du mandat de 2003‑2006 (Recommandation no 2 b))
 

« Adopter et mettre en vigueur immédiatement la structure suivante des comités permanents en vue du mandat de 2003‑2006 du Conseil, telle que décrite dans le présent rapport :

 

§                       Comité des services généraux et du développement économique

§                       Comité des services de protection et d’urgence

§                       Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux

§                       Comité de l’urbanisme et de l’environnement

§                       Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure »

 

Comme il est mentionné sous la rubrique « Contexte », il existe actuellement neuf comités permanents (le document 7 présente un organigramme de la structure de gestion publique existante, tandis que le document 8 décrit la structure proposée) :

§      Comité de l’agriculture et des affaires rurales

§      Comité de vérification

§      Comité des services organisationnels et du développement économique

§      Comité des services de protection et d’urgence

§      Comité des services de l’environnement

§      Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux

§      Comité des services aux membres

§      Comité de l’urbanisme et de l’aménagement

§      Comité des transports et des services de transport en commun

 

Les recommandations décrites en détail ci-dessous proposent une structure remaniée des comités consultatifs, qui en compte cinq plutôt que neuf.

 

Les recommandations relatives à la nouvelle structure sont fondées sur les principes directeurs de l’examen de la gestion publique (améliorer sans cesse les pratiques et les méthodes de travail de l’organisation par le recensement des changements ou des améliorations qui s’imposent; faire en sorte que les programmes et les services répondent aux attentes escomptées et atteignent les objectifs visés; consulter rigoureusement le public et la collectivité, leur donner les moyens de participer à la vie de l’administration municipale et leur fournir des occasions de faire valoir leurs points de vue dans un cadre de concertation; s’assurer que les responsables rendent compte à la collectivité de la structure de gestion publique et des processus afférents; favoriser un processus décisionnel efficient et efficace; garantir que la structure de gestion publique et les processus connexes sont bien focalisés et qu’ils s’accordent avec les priorités retenues). Les recommandations sont également le fruit d’analyses comparatives sur d’autres municipalités et du recensement des pratiques exemplaires de ces dernières, aussi bien que de consultations.

 

En ce qui concerne les comités permanents qui sont l’objet de changements, le lecteur notera que toutes les recommandations ont été évaluées à la lueur des trois critères suivants :

  1. Application des principes directeurs de l’examen de la gestion publique ;
  2. Recueil d’un consensus en faveur de la modification de la structure, du processus ou du mandat;
  3. La réalisation d’économies grâce au changement.

 

Là où un comité ne répond pas aux trois critères, aucun changement n’est recommandé pour le moment.

 

Les consultations tenues au cours de l’examen de la gestion publique ont fait ressortir en général que la structure des comités permanents tourne rondement bien qu’il soit possible de la rationaliser davantage et d’en accroître l’efficience. Les occasions offertes en ce sens se rapportent notamment aux préoccupations suivantes : un déséquilibre de la charge de travail des comités; le temps excessif consacré aux réunions; la nécessité de mieux définir les questions appelant des décisions et de mieux mesurer le degré d’attention à leur consacrer. De nombreux conseillers ont dit déplorer le nombre excessif de réunions qui monopolisaient une part importante de leur temps, situation qui limitait leur capacité à traiter des questions intéressant leur quartier ou d’autres questions prioritaires de nature générale.

 

La diminution du nombre de comités et de réunions réglerait nombre des préoccupations susmentionnées, situerait au premier rang des priorités décisionnelles les questions stratégiques de première importance sur lesquelles l’administration doit concentrer son attention et rééquilibrerait la charge de travail. De plus, le rééquilibrage de la charge de travail et le fait de concentrer finement l’attention de l’administration soumettront les priorités décisionnelles aux principes directeurs de la saine gestion publique.

 

L’examen de la structure de gestion publique de la Ville d’Ottawa a aussi englobé des données quantitatives sur l’activité des comités permanents mis sur pied en 2001 à titre de mesure de leur productivité, de leur activité décisionnelle et de leur efficacité. Le tableau qui suit résume nos constatations, et il est suivi d’un survol de chaque comité permanent.

 

 

 

 

Comité

 

 

Nombre de réunions

 

Nombre de questions traitées

 

Nombre de réunions mixtes

 

Nombre de délégations publiques

 

Nombre dheures de réunion

Nombre de questions adressées au conseil

Agriculture et affaires rurales

 

33

 

116

 

3

 

140

 

68

 

54

Vérification

15

58

1

4

19

34

Services organisationnels et développement économique

 

 

 

57

 

 

 

609

 

 

 

4

 

 

 

429

 

 

 

189

 

 

 

500

Services de protection et d’urgence

 

 

37

 

 

168

 

 

2

 

 

234

 

 

119

 

 

67

Services de l’environnement

 

39

 

156

 

1

 

166

 

82,5

 

69

Santé, loisirs et services sociaux

 

48

 

340

 

3

 

768

 

205

 

254

Services aux membres

 

7

 

18

 

0

 

0

 

6,5

 

0

Urbanisme et aménagement

 

58

 

899

 

5

 

1 727

 

365

 

728

Transports et services de transport en commun

 

 

 

53

 

 

 

256

 

 

 

2

 

 

 

450

 

 

 

230

 

 

 

207

[Note : La statistique au tableau porte sur la période de janvier 2001 à la fin d’août 2003 et tient compte de l’effet du traitement en 2003 du Plan officiel sur le nombre de réunions, de questions examinées, de délégations publiques accueillies et d’heures de réunion. Les rapports acheminés au Conseil par suite de réunions mixtes de comités sont exclus du compte.]

 

Comité des services organisationnels et du développement économique

 

Le Comité des services organisationnels et du développement économique dirige l’administration de la Ville d’Ottawa dans le dessein de resserrer les pratiques gestionnelles et administratives, de fournir une orientation stratégique relative à toute question de nature financière ou administrative aussi bien qu’aux activités de planification stratégique et aux politiques organisationnelles qui auront un effet à long terme sur l’administration. De plus, il formule des recommandations sur les questions touchant au développement économique et commercial.

 

À l’heure qu’il est, les questions traitées par le Comité des services organisationnels et du développement économique représentent 27 % de celles qui sont soumises au Conseil aux fins de décisions.

 

Il est recommandé que, dans le cadre de la rationalisation de la structure de gestion publique, le Comité des services de l’environnement cède des responsabilités à d’autres comités permanents. Ainsi, le Comité des services organisationnels et du développement économique prendrait en charge les questions suivantes, qui relèvent actuellement du Comité des services de l’environnement :

 

 

La Ville d’Ottawa est dotée d’un comité des services aux membres, auquel siègent trois conseillers dont la tâche consiste à examiner et à approuver, selon le cas, des questions ayant trait aux représentants élus, notamment au budget et à l’activité de leur bureau et à leur budget salarial. Les questions précitées sont entièrement du ressort du Comité des services aux membres et aucune n’a été adressée au Conseil municipal au cours du dernier mandat.

 

Pour l’heure, le Comité des services aux membres ne possède pas de mandat officiel régissant son activité, quoique l’article 80 du Règlement de procédure traite comme il suit du Comité et de son rôle :

 

1.         Le Comité des services aux membres est composé de trois membres du Conseil.

 

2.         Les questions suivantes sont du ressort du Comité des services aux membres :

 

a)        l’administration des bureaux des conseillers;

b)        les dépenses des conseillers;

c)         le droit des conseillers de faire usage des installations et des ressources de la Ville dans l’exercice de leurs fonctions;

d)        les questions de gestion du personnel se rapportant :

                                 I.       aux bureaux des conseillers;

                               II.       à l’exercice des fonctions des conseillers.

 

Le Comité des services aux membres s’est penché sur des rapports traitant des questions suivantes au cours du mandat de 2001‑2003 du Conseil :

 

§      Rapport du Groupe de travail de citoyens sur les limites des quartiers – Mesures transitoires à l’appui de la charges de travail – Quartiers en développement

 

Par souci de reddition de comptes, de participation du public et de gestion publique efficace et efficiente, il est recommandé que les questions dénombrées ci‑dessus soient intégrées au mandat du Comité des services organisationnels et du développement économique. Si celui‑ci le juge bon, il pourra en confier le traitement à un sous‑comité (c’est‑à‑dire à un sous‑comité des services aux membres).

 

Le Comité de vérification est chargé par le Conseil municipal d’exercer un contrôle sur la présentation de l’information financière et de confirmer l’existence d’un cadre efficace de contrôles et de gestion publique.

 

La saine gestion publique ne justifie pas l’existence d’un comité permanent distinct à l’appui du seul Service de la vérification interne, d’autant que tous les intéressés s’entendent pour dire que son mandat et sa charge de travail pourraient être transférés facilement au Comité des services organisationnels et du développement économique.

 

Les consultations d’ordre général ont fait valoir que le mandat et la structure actuelle du Comité des services organisationnels et du développement économique sont des composantes efficaces de l’actuelle structure de gestion publique de la Ville.

 

La composition recommandée du Comité des services organisationnels et du développement économique, dans sa forme remaniée, est la suivante :

 

Comité des services de protection et d’urgence

 

Le Comité des services de protection et d’urgence est responsable des questions se rapportant au Service des incendies, aux Services médicaux d’urgence, aux Services des règlements municipaux et aux Mesures d’urgence.

 

À ce moment, les dossiers sur lesquels se penche le Comité des services de protection et d’urgence représentent 4 % des questions adressées au Conseil aux fins de décisions.

 

Il est recommandé que le Comité des services de protection et d’urgence se réunisse une fois par mois plutôt que deux, compte tenu de son volume de travail et du nombre vraisemblablement réduit de questions provenant des Services dont il sera saisi au cours du mandat de 2003‑2006 du Conseil. Lorsqu’ils ont été consultés à ce propos, les membres du Comité s’accordaient généralement pour dire qu’ils pouvaient bien faire leur travail en se réunissant une fois par mois.

 

Il est ressorti des consultations générales que le Comité des services de protection et d’urgence fonctionne bien dans le cadre de la structure de gestion publique. Toutefois, son ordre du jour compte souvent peu de points, lesquels pourraient être traités à des réunions moins fréquentes, comme il est proposé.

 

La composition recommandée du Comité des services de protection et d’urgence est la suivante :

 

 

Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux

 

Le Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux est chargé des dossiers dans les domaines suivants : Logement, Santé publique, Soins de longue durée, Services communautaires (y compris services aux enfants, loisirs et culture), Emploi et Aide financière, Innovation, Développement et Partenariats (y compris financement communautaire et affaires culturelles), Bibliothèque publique d’Ottawa.

 

Les questions sur lesquelles se penche le Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux représentent 13 % des questions soumises au Conseil aux fins de décisions.

 

Selon les résultats des consultations générales, le Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux donne de bons résultats au sein de l’actuelle structure de gestion publique. Certains répondants ont traité de l’importance des loisirs et des parcs dans la ville, et il a été proposé qu’un comité permanent distinct soit constitué et chargé des questions connexes. La proposition d’établir un comité permanent qui aurait un mandat très limité (peu de points à traiter) n’a pas été retenue. Cela ne constituerait ni un emploi efficace du temps et des ressources des intéressés ni un mécanisme redditionnel avantageux. Le Comité pourra décider, à son gré, de mettre sur pied un sous-comité chargé des loisirs (appelé « Sous-comité des loisirs »).

 

La composition recommandée du Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux est la suivante :

 

 

Comité de l’urbanisme et de l’environnement

 

Le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement fait enquête actuellement sur les conditions matérielles, sociales, économiques et environnementales à prendre en considération lors de l’élaboration et de la mise en œuvre du Plan officiel de la Ville d’Ottawa, formule des recommandations sur des questions se rapportant aux Services du bâtiment, à l’Approbation des demandes d’urbanisme et d’infrastructure, ainsi qu’aux Politiques d’urbanisme, d’environnement et d’infrastructure.

 

À ce moment, les questions sur lesquelles se penche le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement constituent 39 % de celles qui sont acheminées au Conseil aux fins de décisions.

 

Le changement de nom proposé (le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement deviendrait le Comité de l’urbanisme et de l’environnement) témoigne de l’importance nouvellement accordée par le mandat du Comité à la politique environnementale et à la durabilité de l’environnement, des principes du Plan officiel qui se rapportent au milieu naturel et à la croissance intelligente, par opposition aux seules initiatives d’aménagement.

 

Les intéressés s’accordaient généralement pour dire que les responsabilités du Comité des services de l’environnement devraient être cédées à d’autres comités permanents au cours de la rationalisation de la structure de gestion publique. Il est proposé que le Comité de l’urbanisme et de l’environnement prenne en charge la responsabilité des unités et des activités suivantes, dont s’acquitte actuellement le Comité des services de l’environnement :

 

§      La politique environnementale;

§      L’examen et, au besoin, la révision des commentaires et des recommandations du personnel concernant les initiatives environnementales mises de l’avant par les gouvernements fédéral et provincial;

§      La coordination de son activité avec celle d’autres comités et des Services et la consultation des comités et des Services, là où les responsabilités à l’égard de la protection environnementale se chevauchent ou lorsqu’il s’agit de questions qui relèvent des mandats de plusieurs comités.

 

Les consultations générales ont montré que la charge de travail du Comité de l’urbanisme et de l’aménagement est de loin supérieure à celles des autres comités permanents. Toutefois, l’observation était peut-être motivée par le processus relatif au Plan officiel qui s’est déroulé lors du dernier mandat du Conseil. Il a été proposé de transférer la responsabilité de questions locales de zonage et d’urbanisme à des conseils communautaires ou des conseils locaux, mais cette façon de faire n’a pas recueilli de consensus. De plus, le transfert des dossiers de zonage et d’urbanisme local à la collectivité aux fins d’une prise de décision pourrait déboucher sur l’application inégale ou divergente du Plan officiel et des plans de gestion de la croissance d’Ottawa 20/20 d’un secteur géographique à l’autre.

 

La composition recommandée du Comité de l’urbanisme et de l’environnement est la suivante :

 

 

Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure

 

L’actuel Comité des transports et des services de transport en commun fournit des consignes d’orientation générale à Transports, Services et Travaux publics en ce qui a trait aux transports, au stationnement et aux services de transport en commun.

 

Les questions que le Comité des transports et des services de transport en commun adressent au Conseil aux fins de décisions constituent actuellement 10 % des questions acheminées à ce dernier.

 

Il est recommandé que le Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure se charge des responsabilités suivantes, qui relèvent actuellement du Comité des services de l’environnement :

 

 

§      de la Direction des services publics de Transports, Services et Travaux publics;

§      de la Direction des services d’infrastructure de Transports, Services et Travaux publics, en ce qui concerne les services fournis par canalisation;

§      de la Direction des opérations de surface de Transports, Services et Travaux publics, en ce qui a trait à l’administration et à l’entretien des espaces libres et de la forêt urbaine (à l’exclusion des parcs et des terrains de sport).

§      En outre, il serait chargé de donner des conseils d’orientation générale dans les domaines de l’approvisionnement en eau, de la gestion et de l’élimination des déchets solides et de la lutte contre la pollution des eaux.

 

L’attribution des responsabilités du Comité des services de l’environnement au nouveau comité permanent a pour objet de confier à une seule instance permanente la responsabilité de l’activité de Transports, Services et Travaux publics. Le Service devait auparavant faire rapport parfois à quatre comités permanents, selon la question à l’étude. Le réaménagement proposé de la relation hiérarchique devrait munir le Comité, le personnel municipal et le public d’un processus efficace et efficient.

 

Le transfert éventuel de responsabilités du Comité des services de l’environnement au Comité des transports et des services de transport en commun s’accompagne d’une proposition dont l’objet est de donner au Comité un nom qui témoigne fidèlement de son nouveau mandat et de ses nouvelles responsabilités. Comme le Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure s’acquitterait désormais de responsabilités touchant aux services acheminés par canalisation, à l’infrastructure, à l’entretien des espaces libres et des arbres, à la gestion des déchets, et ainsi de suite, en sus des anciennes responsabilités concernant les transports et les services de transport en commun, le changement de nom témoigne du portefeuille des Services pris en charge aussi bien que des questions dont s’occuperait le nouveau comité.

 

Les consultations générales sur le Comité des transports et des services de transport en commun ont révélé qu’il fonctionnait bien dans les limites de l’actuelle structure de gestion publique. La prise en charge par le Comité de responsabilités cédées par le Comité des services de l’environnement aura pour effet d’assurer la prise en charge de Transports, Services et Travaux publics par un seul comité permanent en réponse aux commentaires recueillis concernant la nécessité de mieux accorder les Services et les comités par souci d’efficience accrue, et elle est garante de l’utilisation optimale du temps des employés. On estimait, de façon générale, que le Comité des transports et des services de transport en commun pouvait très bien intégrer les responsabilités supplémentaires à sa charge de travail globale.

 

La composition proposée du Comité des travaux publics, du transport en commun et des services d’infrastructure est la suivante :

 

 

Transfert des responsabilités du Comité de l’agriculture et des affaires rurales aux autres comités permanents

 

L’équipe chargée du projet des affaires rurales relevant du Conseil de transition d’Ottawa avait adressé des recommandations à la nouvelle Ville à la fin de 2000 concernant la prise en compte des intérêts des milieux ruraux. Il s’agit des suivantes :

 

 

Les recommandations que l’équipe responsable du projet des affaires rurales du Conseil de transition d’Ottawa a adressées à la nouvelle Ville sont louables, et elles sont le fruit de consultations approfondies menées auprès de la population rurale au moment de la fusion.

 

Lorsque le Conseil a établi le Comité permanent de l’agriculture et des affaires rurales en 2001, des recherches ont montré qu’il s’agissait d’une première au Canada. Cette affirmation demeure vraie (voir à ce propos les données comparatives sur les autres municipalités canadiennes dans la section intitulée « Contexte »)[8]. Cela s’expliquerait principalement par le fait que l’expérience propre aux populations rurale, urbaine et suburbaine n’est pas fondée exclusivement sur leur emplacement géographique, mais aussi sur d’autres facteurs, y compris la race, le sexe, la langue, l’invalidité, la situation socioéconomique. Voilà l’opinion que les consultations concernant le Comité ont suscitée.

 

Les consultations menées au sujet de la fonction du Comité permanent de l’agriculture et des affaires rurales ont dégagé un consensus selon lequel le rôle, le mandat et la raison d’être du Comité sont mal orientés et ses centres d’intérêt sont mal cernés. La structure de gestion publique municipale ne s’accorde pas avec une relation hiérarchique axée directement sur les questions rurales, et le Comité ne possède pas de responsabilités budgétaires à l’égard de secteurs opérationnels précis. Pour tout dire, nombre des questions dont traitent d’autres comités permanents ont une incidence sur la population rurale, situation qui donne lieu à des axes de responsabilisation et de prise de décision redondants ou incohérents et nécessite la tenue de réunions mixtes. En outre, l’activité du Comité n’a pas notablement accru la participation de la population rurale à la vie municipale. Dans leur ensemble, ces facteurs ont donné à entendre que le Comité était incapable de réaliser ses objectifs.

 

À l’heure qu’il est, les dossiers émanant du Comité de l’agriculture et des affaires rurales constituent 3 % des questions présentées au Conseil aux fins de décisions.

 

L’application des principes de la saine gestion publique porte à croire qu’il y aurait lieu de confier le traitement des questions qui intéressent la population rurale au comité permanent compétent. Il est donc recommandé que tous les comités permanents comptent au moins un représentant de quartier à prédominance rurale au cours du mandat de 2003-2006 du Conseil afin de garantir que les questions rurales sont bien représentées et examinées à fond dans le cadre des affaires de chaque comité permanent.

 

Entre autres alternatives, les conseillers dont le quartier comporte un secteur rural, pourraient se référer aux suggestions formulées par l’équipe chargée du projet des affaires rurales relevant du Conseil de transition et mettre sur pied, si ce n’est déjà fait, un comité consultatif des affaires rurales. Ce dernier rendrait des comptes directement aux représentants élus et ferait connaître les vues et les conseils des résidents ruraux sur diverses questions municipales à l’étude. Grâce à pareil comité consultatif de quartier, les résidents pourraient communiquer directement avec le représentant de leur quartier et bénéficieraient d’une voie de substitution à emprunter pour participer au processus décisionnel et presser les autorités d’en rendre compte.

 

Transfert des responsabilités du Comité de vérification au Comité des services organisationnels et du développement économique

 

Il incombe au Comité de vérification de contrôler la présentation de l’information financière et de confirmer l’existence d’un cadre efficace de contrôles et de gestion publique, responsabilités dont il s’acquitte pour le compte du Conseil municipal.

 

Comme le révèle la statistique mentionnée ci‑dessus, le Comité de vérification s’est réuni 15 fois de janvier 2001 à août 2003, auquel moment il a examiné 58 questions, deux données sensiblement inférieures à celles qui concernent les autres comités permanents. Qui plus est, il n’a accueilli que 4 délégations du public au cours de la période. À ce moment, les dossiers examinés par le Comité de vérification ne composent que 2 % des questions soumises au Conseil aux fins de décisions.

 

Le 22 octobre 2003, le Conseil municipal approuvait un rapport présenté conjointement par le Comité des services organisationnels et du développement économique et le Comité de vérification, intitulé Mise en œuvre du rapport de M. Denis Desautel sur la fonction de vérification municipale.

 

L’un des piliers du rapport était l’exigence selon laquelle le vérificateur indépendant de la Ville doit jouir de la protection et de la sécurité institutionnelles nécessaires pour demeurer véritablement indépendant de la direction et de la politique partisane. Le Comité a approuvé la recommandation, laquelle est fondée sur l’existence d’une relation sans lien de dépendance entre le vérificateur général d’une part et le Conseil et ses comités d’autre part. L’établissement d’un comité permanent distinct à l’appui du seul Service de vérification n’est pas justifié du point de vue de la saine gestion publique.

 

Les consultations menées au cours de l’examen de la gestion publique ont fait ressortir un consensus sans partage selon lequel le Comité de vérification ne doit pas avoir qualité de comité permanent distinct et que, pour des motifs d’efficacité, de participation publique et de reddition de comptes, le Comité des services organisationnels et du développement économique serait mieux en mesure de s’acquitter du mandat dont se charge actuellement le Comité de vérification.

 

Transfert à d’autres comités permanents des responsabilités du Comité des services de l’environnement

 

Comme l’indique la statistique mentionnée ci‑dessus, le Comité des services de l’environnement s’est réuni 39 fois de janvier 2001 à août 2003, examiné 156 questions et accueilli 166 délégations publiques. Ces données sont sensiblement inférieures à celles qui concernent le Comité des services organisationnels et du développement économique, le Comité de la santé, des loisirs et des services sociaux, le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement et le Comité des transports et des services de transport en commun.

 

Bien que le Comité des services de protection et d’urgence se soit réuni moins souvent que le Comité des services de l’environnement (37), celui‑là a examiné 168 questions et accueilli 234 délégations publiques. Au surplus, la durée totale des réunions du CSPU a été de 119 heures, contre 82,5 pour le CSE.

 

À l’heure actuelle, les questions sur lesquelles se penche le Comité des services de l’environnement représentent 4 % de celles qui sont adressées au Conseil aux fins de décisions.

 

Il existe un consensus en faveur du transfert des responsabilités du Comité des services de l’environnement aux autres comités permanents, afin de mieux répartir les responsabilités à l’égard des Services, de réaliser des économies et d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la structure de gestion publique.

 

Transfert du mandat du Comité des services aux membres au Comité des services organisationnels et du développement économique

 

Comme il a été mentionné déjà, l’article 80 du Règlement de procédure no 247‑2002 fait état de la raison d’être et du mandat du Comité des services aux membres, seul comité dont c’est le cas :

 

1) Le Comité des services aux membres est composé de trois membres du Conseil.

 

2) Les questions suivantes sont du ressort du Comité des services aux membres :

 

a) l’administration des bureaux des conseillers;

b) les dépenses des conseillers;

c) le droit des conseillers de faire usage des installations et des ressources de la Ville dans l’exercice de leurs fonctions;

d) Les questions de gestion du personnel se rapportant :

I. aux bureaux des conseillers;

II. à l’exercice des fonctions des conseillers.

 

3) Le président convoque les réunions du Comité des services aux membres conformément aux dispositions de l’article 79 sur les avis prévus.

 

4) Une décision du Comité des services aux membres est adressée directement au Conseil, à condition que deux membres du Conseil en fassent la demande par écrit.

 

Par ailleurs, aucun mandat officiel n’existe qui prescrit le fonctionnement et les responsabilités du Comité des services aux membres. Comme il a été mentionné déjà, le Comité a traité de diverses questions administratives au cours du mandat de 2001‑2003 du Conseil.

 

Au cours du mandat écoulé, le Comité des services aux membres ne relevait pas du Conseil. Les auteurs avancent, toutefois, que le Comité des services organisationnels et du développement économique serait plus apte à se charger des questions réglées jusque‑là par le Comité des services aux membres, dans une perspective de gestion publique, de reddition de comptes et d’administration locale ouverte et transparente. Comme il a été signalé, le Comité des services organisationnels et du développement économique pourrait, à son gré, mettre sur pied un sous‑comité responsable des questions susmentionnées ou les régler lui‑même dans le cours normal de ses affaires.

 

 

Comité provisoire de l’urbanisme et de l’aménagement (recommandation no 2a))

 

« Reconduire le Comité de l’urbanisme et de l’aménagement à titre intérimaire (seuls les membres réélus siégeront au comité reconduit) et le charger de tenir, au besoin, des audiences publiques et de traiter de questions d’urbanisme entre le 3 décembre 2003 et l’adoption de la nouvelle structure du Comité et la nomination de ses membres en janvier 2004. »

 

 

Les entretiens tenus avec le directeur général des Services d’aménagement ont mis au jour des préoccupations concernant la période d’inactivité qui coïncide avec les élections municipales, à savoir la période interrégime, et les délais nécessaires à la mise en place du nouveau Conseil municipal et de ses comités. Par conséquent, une solution de rechange est proposée qui autoriserait un comité provisoire de l’urbanisme et de l’aménagement à tenir des audiences publiques et à traiter des questions d’urbanisme qui sont susceptibles de se présenter à ce moment.

 

Trois conseillers qui siègent actuellement au Comité de l’urbanisme et de l’aménagement ne se porteront pas candidats à la réélection, et il suit que sept membres seront aptes à siéger à un comité provisoire.

 

L’une des premières mesures à exécuter à la suite du dépôt du rapport intitulé Examen de la structure de gestion publique du Conseil municipal consisterait à établir un comité provisoire de l’urbanisme et de l’aménagement chargé de tenir, au besoin, des audiences publiques et de régler les questions d’urbanisme susceptibles de se présenter entre décembre et l’entérinement de la nouvelle structure des comités et la nomination de leurs membres. Le comité provisoire serait composé des membres actuels qui ont été réélus au Conseil aux élections municipales du 10 novembre.

 

Il est recommandé que le conseiller Gord Hunter, actuel président, préside le comité provisoire et que la conseillère Janet Stavinga continue d’exercer la fonction de vice-présidente. Le comité provisoire serait abrogé automatiquement lorsque le Conseil municipal nommerait un nouveau Comité en janvier 2004. De plus, le comité provisoire assumerait le mandat du Comité de l’urbanisme et de l’aménagement, et il serait composé d’un maximum de sept membres réélus du comité actuel.

 

 

PARTIE B –

COMITÉS CONSULTATIFS ET

CONSEILS D’ADMINISTRATION RELEVANT DU CONSEIL MUNICIPAL – STRUCTURE

 

 

Structure des comités consultatifs et des conseils d’administration et autres relevant du Conseil en prévision du mandat de 2003‑2006

(Recommandation no 2 c))

 

« Adopter et mettre en vigueur immédiatement la structure suivante des comités consultatifs, des conseils d’administration et autres relevant du Conseil municipal en prévision du mandat de 2003‑2006 de celui‑ci, telle que décrite dans le présent rapport :

 

§      Comité consultatif sur l’accessibilité (organe imposé par la législation)

§      Comité consultatif sur les arts, le patrimoine et la culture

§      Comité consultatif sur l’environnement

§      Comité consultatif sur l’équité et la diversité

§      Comité consultatif sur les services en français

§      Comité consultatif sur les espaces verts et les forêts

§      Comité consultatif sur la santé et les services sociaux

§      Comité consultatif sur la conservation de l’architecture locale (organe imposé par la législation)

§      Comité consultatif sur les parcs et loisirs

§      Comité consultatif sur les questions liées à la pauvreté

§      Comité consultatif sur les personnes âgées

§      Comité consultatif sur les transports

§      Comité consultatif sur la jeunesse

§      Comité des permis

§      Conseil du musée de Cumberland

§      Fonds de pension de la Ville d’Ottawa

§      Conseil de gestion du terrain de camping municipal

§      Conseil d’administration du club de golf municipal Pineview»

 

Comme il est mentionné sous la rubrique « Contexte » du rapport, il existe actuellement 19 comités consultatifs (et divers conseils d’administration et autres), lesquels sont énumérés ci-dessous (le document 7 présente un organigramme de l’actuelle structure de gestion publique, tandis que le document 8 décrit la structure de gestion publique proposée) :

§      Comité consultatif sur l’accessibilité

§      Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales

§      Comité consultatif sur les arts

§      Comité consultatif sur le cyclisme

§      Comité consultatif sur l’environnement

§      Comité consultatif sur l’équité et la diversité

§      Comité consultatif sur les services en français

§      Comité consultatif sur la santé et les services sociaux

§      Comité consultatif sur le patrimoine

§      Comité consultatif sur la conservation de l’architecture locale

§      Comité consultatif sur les forêts d’Ottawa

§      Cabinet des jeunes d’Ottawa

§      Comité consultatif sur les questions liées à la pauvreté

§      Comité consultatif sur les parcs et loisirs

§      Équipe de gestion de la Zone de conservation de Richmond

§      Comité consultatif sur les personnes âgées

§      Comité consultatif sur les taxis

§      Comité consultatif sur les transports

§      Comité des permis

§      Comité de liaison avec les conseils scolaires de la ville

§      Conseil du musée de Cumberland

§      Fonds de pension de la Ville d’Ottawa

§      Conseil de gestion du terrain de camping municipal

§      Conseil d’administration du club de golf municipal Pineview

 

Les recommandations décrites en détail ci-dessous mettent de l’avant une structure révisée qui comporte 13 comités consultatifs, contre 19 actuellement, et proposent que 2 des comités actuels deviennent des groupes consultatifs des Services. Le texte traite également de modifications modestes à apporter aux rapports hiérarchiques de deux des quatre conseils d’administration et autres de la Ville d’Ottawa. En outre, le rapport compte de nombreuses recommandations dont l’objet est de rationaliser et d’améliorer les processus régissant le rôle des comités consultatifs au sein du processus de gestion publique et leur participation à ce dernier.

 

Comme il est mentionné dans la partie A, intitulée « Structure des comités permanents », les recommandations concernant la nouvelle structure reposent sur les principes directeurs de l’examen de la gestion publique. D’autre part, les auteurs ont effectué des analyses comparatives sur d’autres municipalités et organismes. Ils ont ainsi recueilli des exemples de pratiques exemplaires, en plus d’avoir mené des consultations, dans le but de formuler les recommandations à l’égard de la structure proposée.

 

En ce qui concerne les comités permanents qui sont l’objet de changements, le lecteur notera que toutes les recommandations ont été évaluées à la lueur des trois critères suivants :

§      Application des principes directeurs de l’examen de la gestion publique ;

§      Recueil d’un consensus en faveur de la modification de la structure, du processus ou du mandat;

§      Réalisation d’économies grâce au changement.

 

Là où un comité ne répond pas aux trois critères, aucun changement n’est recommandé pour le moment.

 

Le Conseil municipal approuvait, en mars 2001, le rapport intitulé Structure proposée des comités consultatifs, des comités quasi judiciaires et des groupes de travail, qui présentait à grands traits les modalités de mise sur pied de comités consultatifs et les critères auxquels devaient répondre les décisions en ce sens dans l’actuelle structure de gestion publique. Les critères précités sont décrits ci‑après.

 

Comités consultatifs du Conseil

 

Le Conseil a toute discrétion pour établir des comités consultatifs, dont la fonction est de lui communiquer de façon continue le point de vue de la collectivité sur des questions et des politiques particulières. Les comités de cette catégorie se chargent de questions de nature panmunicipale qui intéressent plusieurs Services. Un comité consultatif relève d’un comité permanent donné et entretient des rapports avec un Service municipal particulier. Les comités consultatifs font appel à des personnes qui possèdent des connaissances spécialisées dans un domaine précis ou qui y portent un intérêt particulier, dont ils recueillent le point de vue. Ils font rapport régulièrement au comité permanent compétent, auquel ils adressent chaque année un rapport d’activités et un plan de travail, et ils traitent des questions que leur adresse le comité permanent ou le Conseil. La mise sur pied d’un comité consultatif doit répondre aux principes suivants :

 

Besoin — Le comité doit être une source certaine de « valeur ajoutée », qui se manifestera sous forme d’effets exercés sur les affaires municipales.

 

Examen annuel — Le Conseil revoit, au moins une fois par an, le mandat et la nécessité de conserver le comité, c’est‑à‑dire qu’il juge de sa pertinence et s’assure qu’aucun autre mécanisme n’est apparu qui pourrait le remplacer.

 

Mandat — Le mandat d’un comité est clairement défini et couché par écrit avant que ses membres soient nommés.

 

Rôle des conseillers — Les conseillers nommés à un comité consultatif exercent la fonction d’agents de liaison sans droit de vote entre le comité consultatif d’une part et les comités permanents ou le Conseil d’autre part. On attend d’un conseiller qu’il présente le point de vue du comité consultatif aux comités permanents ou au Conseil et non qu’il en soit le porte‑parole, rôle qui incombe au président.

 

Roulement des membres — Les membres nommés à un comité consultatif par le Conseil sont remplacés au moins une fois au cours d’un mandat du Conseil.

 

Pouvoirs consultatifs — Un comité consultatif est un organe de consultation, sauf si une loi ou un règlement lui confère d’autres pouvoirs.

 

Mécanisme de compte rendu — Le mécanisme de compte rendu est clairement défini (il consiste en un rapport et un plan de travail annuels que le président du comité adresse au comité permanent compétent).

 

Relation avec un comité permanent — Chaque comité consultatif est chargé de faire rapport à un comité permanent compétent, qui veille à ce que toute question dont il est saisi soit examinée par l’administration et les comités pertinents avant d’être acheminée au Conseil.

 

Relation avec le personnel — Un comité consultatif a une relation bien définie avec le personnel, à savoir qu’il n’est nullement habilité à diriger des employés.

 

Étendue du mandat — Les comités chargés d’un mandat pointu ont tendance, au fil du temps, à adopter un rôle administratif et à se concentrer de moins en moins sur leur fonction de consultation en matière de politiques. Les fonctions et les mandats complémentaires devraient être groupés afin d’assurer l’efficacité maximale des comités.

 

Rapport annuel — Un rapport annuel faisant état de résultats définissables doit être soumis à l’examen du comité permanent compétent. De plus, un plan de travail annuel, décrivant les projets et programmes prévus de l’année qui vient, accompagné des coûts connexes, doit être soumis à l’approbation du comité.

 

Commentaires du personnel — Le chef des Services municipaux ou les directeurs généraux doivent avoir l’occasion de commenter les recommandations d’un comité consultatif.

 

Les critères à remplir pour mettre sur pied un comité consultatif sont fondés sur des recherches poussées aussi bien que des analyses comparatives, et ils constituent un cadre auquel les responsables peuvent se référer dans les circonstances. Il est donc recommandé que les critères demeurent en vigueur.

 

Les consultations menées dans le cadre de l’examen de la gestion publique ont révélé, de façon générale, que la structure des comités consultatifs fonctionne raisonnablement bien dans certains cas, tandis qu’elle se prêterait à des améliorations dans d’autres. Il a été constaté que plusieurs comités consultatifs sont chargés de questions qui se rapportent à un seul Service municipal, et qu’ils ne répondent pas, par conséquent, aux critères approuvés présidant à la mise sur pied de comités consultatifs (à savoir qu’ils doivent toucher aux responsabilités de plusieurs Services et s’occuper de questions de nature panmunicipale). Leur activité pourrait donc être optimisée si elle était insérée dans une structure autre.

 

Il a été observé, en outre, que la réussite et la valeur à long terme d’un comité consultatif passent généralement par un nombre réduit de réunions, un attachement rigoureux à fournir des avis au Conseil municipal et au comité permanent compétent et des activités de rayonnement communautaire dans les secteurs dont le comité est responsable aux termes de son mandat.

 

La structure actuelle se prête à des améliorations, à savoir à des mesures de rationalisation et d’accroissement de l’efficience, notamment en ce qui concerne le déséquilibre des charges de travail des comités et le temps excessif consacré aux réunions, et au réaménagement réfléchi des priorités et des questions privilégiées lorsqu’il s’agit d’adresser des avis au Conseil aux fins de la prise de décisions. Les parties consultées ont fait valoir notamment qu’une profusion de comités consultatifs alourdit sensiblement la charge de travail de tous les intéressés et que les résultats qu’ils donnent ne sont pas toujours clairs. La Ville de Toronto est aussi aux prises avec des problèmes posés par la structure de ses comités consultatifs. Dans un récent rapport sur la structure de gestion publique on note : «La préoccupation est que la création de nombreux comités ad hoc et consultatifs augmente de façon importante la charge de travail des membres du Conseil et des employés, au détriment du système dans son ensemble.» Qui plus est, les mandats de certains comités consultatifs sont redondants ou se chevauchent, et il peut en résulter des prises de position ou des conseils divergents.

 

Plusieurs comités ou conseils d’administration en activité sont des vestiges des structures municipales antérieures à la fusion. Le rapport les passe sous silence, par souci de respecter les délais ou en raison de la nécessité d’en examiner la situation juridique et la raison d’être au cas par cas. Cela dit, il a été signalé que les examens futurs de la structure de gestion publique municipale doivent viser à en déterminer le rôle, le mandat et la situation dans le cadre d’un processus rationnel, efficient et soumis à une obligation redditionnelle. Il s’agit, notamment :

 

Le rapport ne traite pas de tous les organes énumérés ci-dessus, mais il propose néanmoins de légers changements à apporter à la relation hiérarchique du Conseil d’administration du club de golf municipal Pineview et du Conseil de gestion du terrain de camping municipal. Comme aucun changement n’est proposé pour le moment au Fonds de pension de la Ville d’Ottawa ou au Conseil du musée de Cumberland, le rapport n’en fait pas mention ultérieurement.

 

L’examen de la structure de gestion publique de la Ville d’Ottawa englobe des données quantitatives sur l’activité des comités consultatifs établis depuis 2001 et les mesures qu’ils ont prises, dans l’optique de brosser un tableau objectif de leur productivité et des avis qu’ils ont fournis au Conseil municipal.

 


 

 

 

 

COMITÉ

 

 

NOMBRE DE RÉUNIONS

 

 

NOMBRE DE QUESTIONS DISCUTÉES

 

 

NOMBRE DE DÉLÉGATIONS PUBLIQUES ACCUEILLIES

 

 

NOMBRE D’HEURES DE RÉUNION

 

 

NOMBRE DE QUESTIONS ADRESSÉES À UN COMITÉ PERMANENT DANS LE CADRE D’UN RAPPORT

NOMBRE DE QUESTIONS POUR LESQUELLES UN AVIS A ÉTÉ ADRESSÉ AU CONSEIL OU AUX SERVICES SOUS FORME DE NOTE OU AUTREMENT

Comité consultatif sur l’accessibilité

 

23

 

234

 

19

 

55

 

4

 

8

Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales

 

 

25

 

 

153

 

 

18

 

 

66,5

 

 

0

 

 

14

Comité consultatif sur les arts

 

13

 

76

 

0

 

29

 

1

 

0

Comité de liaison avec les conseils scolaires de la ville

 

 

3

 

 

29

 

 

4

 

 

4,75

 

 

3

 

 

0

Comité consultatif sur le cyclisme

 

24

 

166

 

14

 

62

 

6

 

0

Comité consultatif sur l’environnement

 

23

 

213

 

47

 

81

 

1

 

26

Comité consultatif sur l’équité et la diversité

 

19

 

128

 

48

 

38

 

1

 

2

Comité consultatif sur les services en français

 

16

 

111

 

18

 

31

 

1

 

10

Comité consultatif sur la santé et les services sociaux

 

 

21

 

 

139

 

 

9

 

 

74,5

 

 

1

 

 

2

Comité consultatif sur le patrimoine

 

22

 

292

 

19

 

156

 

5

 

24


 

Comité consultatif sur la conservation de l’architecture locale

 

 

34

 

 

213

 

 

85

 

 

73,5

 

 

52

13, plus 197 notes sur des demandes adressées au Comité de dérogation ou des demandes d’approbation de plans d’implantation

Comité consultatif sur les forêts d’Ottawa

 

20

 

210

 

31

 

65

 

5

 

24

Cabinet des jeunes d’Ottawa

 

20

 

171

 

36

 

48,5

 

5

 

1

Comité consultatif sur le parcs et loisirs

 

21

 

163

 

31

 

53,25

 

1

 

5

Comité consultatif sur les questions liées à la pauvreté

 

 

20

 

 

238

 

 

23

 

 

74

 

 

9

 

 

2

Équipe de gestion de la Zone de conservation de Richmond

 

22

 

241

 

32

 

53,5

 

4

 

0

Comité consultatif sur les personnes âgées

 

20

 

155

 

16

 

50,5

 

4

 

4

Comité consultatif sur les taxis

 

13

 

88

 

13

 

26

 

2

 

1

Comité consultatif sur les transports

 

19

 

253

 

9

 

132

 

4

 

18

[Note : Les statistiques témoignent de l’activités des comités depuis leur création (pour la plupart entre juin et octobre 2001) jusqu’à la fin d’août 2003. Seules les réunions officielles et ordinaires des comités consultatifs ont été recensées et non celles de sous‑comités ni les rencontres de comités tenues à des occasions spéciales ou aux fins de projets exceptionnels. Fait à noter, les statistiques sur les questions référées aux comités permanents n’incluent pas les rapports et les plans de travail annuels présentés par un comité consultatif au cours de son mandat.]

 


Bien que le recours à des données numériques soit utile pour évaluer l’efficacité globale de certains comités consultatifs, force est de reconnaître les nombreuses heures de bénévolat et l’important volume de savoir‑faire dont bénéficie gratuitement l’administration municipale. Il faut aussi reconnaître les efforts acharnés, la persévérance et le talent que les membres des comités consultatifs mettent au service de la gestion publique. Il est difficile de mesurer l’importante valeur que des résidents dévoués fournissent, individuellement et collectivement, à la Ville.

 

 

Comité consultatif sur l’accessibilité

(Organe constitué obligatoirement aux termes de la Loi de 2001 sur les personnes handicapées de l’Ontario)

 

Le mandat légal dont s’acquitte le Comité consultatif sur l’accessibilité consiste à mieux comprendre les préoccupations des résidents handicapés d’Ottawa et les questions qui les intéressent afin d’améliorer leur qualité de vie.

 

Aucun changement au mandat du Comité consultatif sur l’accessibilité dans le cadre de la structure de gestion publique n’est recommandé actuellement.

 

Fait à noter, le Comité consultatif sur l’accessibilité relève présentement du Service des ressources humaines. Par contre, comme les Services généraux ont été chargés à la fois de l’élaboration du Plan d’accessibilité de la Ville aussi bien que de la mise en œuvre de la Politique relative aux supports multiples, il est recommandé que ce soit ce dernier qui assume la responsabilité première du Comité consultatif sur l’accessibilité, dont le mandat rejoint le rôle exercé par le Service.

 

Comme il est proposé de dissoudre le Comité consultatif sur les taxis (recommandation expliquée en détail ci‑dessous), il est recommandé qu’une place au Comité consultatif sur l’accessibilité soit réservée à un représentant du public siégeant à l’actuel Comité consultatif sur les taxis, afin que l’activité de ce dernier et les dossiers dont il a traité soient pris en compte à l’avenir par le Comité consultatif sur l’accessibilité.

 

 

Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales — Dissolution

 

Le Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales s’acquitte du mandat suivant :

 

o      Fournir des conseils et des opinions au Comité de l’agriculture et des affaires rurales ainsi qu’au Conseil municipal sur les questions qui concernent le milieu et les organismes agricoles ainsi que la collectivité rurale. Le Comité épaulera le Conseil municipal dans ses efforts visant à protéger et à préserver le secteur rural et à promouvoir des communautés rurales saines, où il soit possible de vivre, de travailler et de se divertir et qui respectent l’environnement et les ressources naturelles.

 

Comme l’a constaté le Comité permanent de l’agriculture et des affaires rurales, la Ville d'Ottawa est la seule ville canadienne qui s’être doté d’un Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales. Le Comité s’est réuni 25 fois au cours du mandat du Conseil et a traité de 153 questions. Par contre, il n’a accueilli que 18 délégations publiques, en dépit d’avoir régulièrement tenu des réunions dans les quartiers ruraux. La statistique nous apprend que le Comité n’a soumis aucun rapport à l’examen du Comité permanent de l’agriculture et des affaires rurales en 2001, 2002 ou 2003, bien qu’il ait adressé 14 notes renfermant des recommandations à des membres du Conseil au cours du mandat écoulé, la plupart se rapportant à l’affaire des élevages porcins.

 

Fait à noter, à l’instar du Comité permanent de l’agriculture et des affaires rurales, la principale raison d’être du Comité consultatif est de traiter de questions qui intéressent la population rurale. Cette mission est de nature géographique, et elle englobe des questions sur lesquelles se penchent de nombreux autres comités consultatifs et organismes communautaires. Il en résulte des activités redondantes, mal focalisées et une imputabilité mal définie.

 

Les consultations au sujet du Comité consultatif sur l’agriculture et les affaires rurales ont dégagé un consensus selon lequel le rôle, le mandat et la raison d’être du Comité sont mal orientés et qu’il ne concentre pas ses efforts de façon avisée. La structure de l’administration municipale s’accommode mal d’une relation hiérarchique axée directement sur les questions rurales.

 

Les principes de saine gestion publique portent à croire qu’il y aurait lieu de traiter globalement des questions qui touchent les résidents des milieux ruraux. Par ailleurs, la fonction du Comité consultatif a fait en sorte qu’occasionnellement des questions ont été examinées deux fois et il a fallu tenir des réunions mixtes.

 

Il est recommandé, en outre, que tous les comités consultatifs réservent au moins une place à un représentant rural en prévision du mandat de 2003‑2006 du Conseil afin de garantir que les questions rurales sont bien représentées et examinées à fond dans le cadre des affaires courantes de chaque comité.

 

 

Comité consultatif sur les arts, le patrimoine et la culture

 

Le mandat du Comité consultatif sur les arts est le suivant :

 

 

Le Comité consultatif sur le patrimoine s’acquitte du mandat suivant :

 

 

Puisque les deux mandats énoncés ci‑dessus sont complémentaires, il est recommandé de fusionner les deux comités et d’en faire le Comité consultatif sur les arts, le patrimoine et la culture. Les auteurs sont d’avis que le comité ainsi formé servirait mieux les résidents et le Conseil municipal par les opinions qu’il offrirait.