Chapitre 3 - La situation actuelle et future 3.1 Le réseau de transport d’Ottawa Près de 800 000 personnes vivent à Ottawa. Même si la ville s'étend sur environ 2 760 kilomètres carrés, seulement 10 % de cette superficie est urbaine, le reste étant composé de terres agricoles, de villages, de sols marginaux et forestiers et de marécages. La Ville de Gatineau et sa zone rurale environnante, sur la rive de la rivière des Outaouais du côté de la province de Québec, a une population de plus ou moins 300 000 habitants. Ensemble, ces villes représentent la plus grande zone urbaine du Canada après Toronto, Montréal et Vancouver. L'agencement unique à Ottawa de communautés urbaines et rurales et de banlieues, est largement reconnu comme offrant une qualité de vie qui rivalise avec celle de toute autre ville canadienne. Ottawa est unique en ce que la responsabilité à l'égard de son réseau de transport relève de trois compétences gouvernementales, chacune ayant des intérêts précis relativement à la planification, la conception, la construction et l'entretien de ses propres infrastructures. Bien que le réseau routier, en grande partie, soit détenu et entretenu par la Ville, les autoroutes interurbaines (soit les autoroutes 416, 417 et 7) sont de compétence provinciale et constituent des liens essentiels. Une partie de l'infrastructure de transport d'Ottawa est de compétence fédérale, notamment les cinq ponts routiers interprovinciaux et les routes et sentiers récréatifs qui relèvent de la Commission de la capitale nationale. Un aéroport international et trois aéroports généraux, deux gares de voyageurs, un terminus d'autobus interurbains, deux traversiers et une gare de marchandises desservent également la ville. Les résidents d'Ottawa peuvent compter sur un vaste réseau de transport multimodal qui comprend des infrastructures piétonnières et cyclables (infrastructures sur rue pour le cyclisme, trottoirs et sentiers récréatifs), des services de transport en commun (services d'autobus sur rue, Transitway, O-Train et parcs-o-bus), un réseau routier (autoroutes, artères, routes collectrices et routes locales) et des infrastructures de stationnement sur rue et dans les parcs de stationnement. La Ville détient et exploite environ 6 000 kilomètres de routes, y compris des artères, des routes collectrices et des routes locales ainsi qu'une autoroute (se reporter au chapitre 9 pour plus de détails à ce sujet). Les artères représentent environ 1 300 km et les routes collectrices, 1 700 km; le reste est composé essentiellement de routes locales. La Ville détient et exploite aussi environ 1 500 km de trottoirs, 300 km de sentiers récréatifs et 150 km de pistes cyclables sur rue. De plus, la Ville exploite 15 parcs de stationnement totalisant 1 600 espaces de stationnement et 3 750 parcomètres de stationnement sur rue. Le réseau de transport de la Ville d'Ottawa porte le nom d'OC Transpo et compte plus de 900 autobus ordinaires et à plancher surbaissé en service. Outre les services d'autobus réguliers sur rue, la Ville a un vaste système de transport en commun rapide qui comprend 28 kilomètres de voies réservées aux autobus, qu'on appelle le Transitway et qui comprend aussi 30 stations, 21 kilomètres de voies réservées aux autobus sur les accotements autoroutiers et huit kilomètres de voie ferrée pour le système léger sur rail (SLR) O-Train avec cinq stations. La Ville exploite également un réseau de transport adapté pour les personnes handicapées, Para Transpo, qui s'appuie sur un parc de 76 fourgonnettes munies d'un monte-charge et 68 automobiles. De plus en plus d'autobus à plancher surbaissé pleinement accessibles sont aussi en service régulier et tout le parc d'OC Transpo sera composé de ce genre de véhicules d'ici 2015. 3.2 La demande en transport actuelle Les résidents d’Ottawa se déplacent davantage en automobile que par tout autre moyen de transport. On estime qu’en 2001, environ 250 000 déplacements-personnes ont été effectués à l’heure de pointe de l’après-midi d’un jour de semaine typique. Sur ce nombre, environ 74 % ont été faits en automobile, 15 % en transport en commun, près de 10 % à pied et tout juste un peu moins de 2 % à vélo 1. Pratiquement 90 % des ménages ont au moins un véhicule moteur, les ménages dans les zones urbaines en ayant en moyenne 1,2 et ceux dans les zones rurales, en moyenne 1,9. L’achalandage du transport en commun, qui est l’une des préoccupations de ce plan, a chuté et a ensuite progressé au cours de la dernière décennie (voir la figure 3.1). Il a sans cesse diminué au début des années 1990 pour atteindre en 1996 un plancher de 65 millions de déplacements par transport en commun par année. Depuis, cependant, l’achalandage a grimpé en moyenne de 5 % par année pour atteindre 86 millions de déplacements en 2002. Ottawa enregistre le taux d’utilisation du transport en commun par habitant le plus élevé de toutes les villes canadiennes autres que Montréal et Toronto — plus de 100 déplacements annuels par résident — et le taux le plus élevé de toutes les villes de taille comparable en Amérique du Nord. Le service Para Transpo transporte environ 600 000 passagers par année. Le transport des marchandises est aussi une composante importante de la demande totale en déplacements à Ottawa. Les camions transportent pratiquement toutes les marchandises dans la ville et à travers celle-ci, ce qui représente 480 millions de tonnes annuellement par rapport à 900 000 tonnes par train et 14 000 tonnes par avion. Près de 4 % de toutes les marchandises transportées à Ottawa sont à destination et en provenance de Gatineau - environ 3 500 camions par jour ont traversé la rivière des Outaouais en 2000, soit moins de 2 % de toute la circulation quotidienne sur les ponts. Figure 3.1 –
3.3 Les futurs taux de population et d’emploi La Ville d’Ottawa prévoit une croissance appréciable de la population et des emplois d’ici 2021; les nouveaux résidents et travailleurs exerceront une pression considérable sur son réseau de transport. La figure 3.2 résume ces projections de croissance selon les principaux sous-secteurs géographiques illustrés à la figure 3.3. La figure 3.2 montre que la population de la ville devrait augmenter d’environ 50 % de 2001 à 2021. Sur les 400 000 nouveaux résidents, les communautés de la Ceinture de verdure en accueilleront 18 %, les communautés urbaines en dehors de la Ceinture de verdure, 73 % et les communautés rurales, 9 %. Le nombre d’emplois devrait croître de 50 % de 2001 à 2021. Les communautés de la Ceinture de verdure accueilleront 40 % des nouveaux emplois, les communautés urbaines en dehors de la Ceinture de verdure, 55 % et les communautés rurales, 5 %. 3.3 Les futurs taux de population et d'emploi La Ville d'Ottawa prévoit une croissance appréciable de la population et des emplois d'ici 2021; les nouveaux résidents et travailleurs exerceront une pression considérable sur son réseau de transport. La figure 3.2 résume ces projections de croissance selon les principales régions géographiques illustrées à la figure 3.3. La figure 3.2 montre que la population de la ville devrait augmenter d'environ 50 % de 2001 à 2021. Sur les 400 000 nouveaux résidents, les communautés de la Ceinture de verdure en accueilleront 18 %, les communautés urbaines en dehors de la Ceinture de verdure, 73 % et les communautés rurales, 9 %. Le nombre d'emplois devrait croître de 50 % de 2001 à 2021. Les communautés de la Ceinture de verdure accueilleront 40 % des nouveaux emplois, les communautés urbaines en dehors de la Ceinture de verdure, 55 % et les communautés rurales, 5 %. Figure 3.2 –
Figure 3.3 – Figure 3.3 - Les principales régions géographiques
1 Les estimations de parts modales sont établies selon des données d'une enquête origine-destination de 1995, vérifiées à l'aide de données des recensements fédéraux de 1996 et 2001 ainsi que de comptages routiers multimodaux et de mesures d'achalandage du transport en commun effectués chaque année par la Ville d'Ottawa. |
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