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Temps d’en Parler

Pour tout le monde

tempsD'ENparler

Saviez-vous qu’un Canadien sur cinq aura une maladie mentale à un certain moment dans sa vie? Il pourrait s’agir de vous ou d’une personne que vous connaissez et aimez. Regardez ces cinq nouvelles vidéos pour en apprendre davantage sur la façon dont nous pouvons promouvoir une bonne santé mentale Un guide d’activités accompagne la série de vidéos pour maintenir le dialogue et vous aider à prendre des mesures qui favorisent une bonne santé mentale.

Comment parler de votre santé mentale

Il peut être difficile pour certaines personnes de parler de leur santé mentale. Découvrez des façons de parler de votre santé ou maladie mentale et de soutenir les autres personnes qui vous font part de leurs problèmes.

Réduire la stigmatisation

La stigmatisation concernant les maladies mentales peut empêcher les gens d’aller chercher l’aide dont ils ont besoin et de se soutenir mutuellement dans les moments difficiles. Nous pouvons tous contribuer à réduire la stigmatisation au sein de notre communauté et trouver des moyens de réduire la stigmatisation.

Améliorer sa résilience personnelle

Être résilient est bon pour la santé mentale car cela nous aide à récupérer et à affronter les problèmes d’une manière positive. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour apprendre la résilience. Trouvez des façons d’améliorer votre résilience ou aidez les autres à améliorer la leur.

Proche aidant, prenez soin de VOUS!

Prendre soin d’une personne vivant avec une maladie mentale peut être gratifiant et éprouvant. Il est important que vous preniez D’ABORD soin de vous afin de pouvoir prendre soin des autres. Trouvez des moyens de vous aider à être le meilleur aidant possible.

Améliorer ses liens sociaux

Établir des liens avec les personnes qui nous sont chères est une excellente façon de protéger et d’améliorer notre santé mentale. Trouvez des façons d’améliorer vos liens ou d’en établir des nouveaux.

Bande-annonce

Guide d’activités

Visionnez l’une ou plusieurs des vidéos temps D’EN parler, puis utiliser les activités proposées dans le Guide d’activités.  Vous pouvez les faire vous-même ou organiser un groupe :

Ressources

Si vous, ou une personne que vous connaissez êtes en situation de crise, veuillez appeler la ligne de crise en santé mentale.  Si la situation est urgente, composez le 9-1-1 ou allez directement à l’hôpital.

Transcription

Comment parler de votre santé mentale

Pensez à un moment où vous aviez une bonne nouvelle à partager avec quelqu’un, comme un bon résultat scolaire ou les félicitations de votre superviseur pour un travail bien fait.

À qui en aviez-vous parlé?

Nous aimons donner de bonnes nouvelles à nos proches et à ceux à qui  nous faisons confiance.

Toutefois, beaucoup de gens trouvent qu’il est très difficile de parler quand les choses vont moins bien.  C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de problèmes de santé mentale ou de maladies mentales.

En fait, 42 % des Canadiens ont dit qu’ils hésiteraient à fréquenter un ami vivant avec une maladie mentale.

On peut maintenant comprendre à quel point la stigmatisation peut avoir un impact lorsqu’on parle de sa santé mentale.

Selon certains, la stigmatisation qui en résulte serait pire encore que la maladie elle-même…

…et elle pourrait empêcher la personne d’aller chercher de l’aide rapidement … si même elle finit par aller en chercher!  En plus, elle peut diminuer le soutien dont cette personne a besoin pour aller mieux.

Prenons un exemple.

Voici Juan.

Il est très préoccupé dernièrement et il vit beaucoup de stress. Juan dort mal et se sent vraiment déprimé. Il ne veut en parler ni à sa famille, ni à ses amis, car il croit qu’ils ne pourront pas comprendre. Il a donc gardé ses soucis pour lui pendant des mois, et les choses ont empiré.

Heureusement, son ami Marco a remarqué des changements dans son comportement. Il lui demande : « Mais qu’est-ce qui se passe? Tu n’es plus toi-même ces temps-ci… ça va? »

Juan fait confiance à Marco, car il l’a déjà soutenu dans le passé. Comme il croit qu’il peut lui parler ouvertement, il lui révèle combien il va mal. Son ami l’écoute et lui dit qu’il est là pour lui.

Après quelques recherches, Marco propose qu’ils appellent une ligne d’écoute téléphonique pour savoir ce que Juan peut faire et où il peut trouver de l’aide.

Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui a un ami comme Marco, et la stigmatisation fait en sorte que nous ne réagissons pas toujours aux problèmes de santé mentale de la même façon que les problèmes d’ordre physiques.

Pensez à la dernière fois où vous ne vous sentiez pas bien physiquement. Par exemple, vous aviez de la fièvre et vous n’arriviez pas à vous en débarrasser? Vous vous étiez peut-être foulé une cheville?

Qu’avez-vous fait?

Vous en avez probablement parlé à un proche et vous êtes allé chercher des soins sans attendre, pas vrai?

Nous devons traiter la santé mentale de la même manière que l’on traite la santé physique!

Si vous vivez des problèmes de santé mentale, il est important d’en parler à un professionnel. En obtenant de l’aide RAPIDEMENT, vous protégez votre santé et faites en sorte d’éviter de voir vos problèmes s’aggraver.

Pour vous aider à vous sortir d’une difficulté ou d’une maladie mentale, vous pouvez aussi parler à des proches en qui vous avez confiance, qui pourront alors vous offrir leur soutien.

Vous n’êtes pas obligés d’avoir cette conversation, mais elle peut être un point de départ qui vous aidera vraiment à traverser les moments difficiles.

C’est à vous de décider si vous aborderez le sujet, et quand vous le ferez.

Si vous choisissez d’en parler, N’OUBLIEZ PAS que certaines personnes pourraient ne pas réagir comme vous le souhaitez.  De plus certaine communauté et familles ne parle JAMAIS de santé mentale.

On pourrait même être méchant avec vous, surtout si vous vous exprimez sur les réseaux sociaux. Ces utilisateurs peuvent être cruels! Assurez-vous d’être prêt et d’avoir un bon état d’esprit avant d’en parler ou de publier quoi que ce soit en ligne. Et si vous avez besoin d’aide et ne savez pas quoi faire, appelez une ligne d’écoute téléphonique, où vous pouvez recevoir l’aide de professionnels EN TOUT TEMPS.

Vous voulez en parler et sentez que c’est le bon moment et le bon endroit pour le faire… alors, comment vous y prendre?

Tout d’abord, choisissez des gens en qui vous avez vraiment confiance.

Demandez-leur si vous pouvez leur faire une confidence.

Dites-leur comment vous vous sentez.

Vous n’avez pas à tout dire d’un coup.

Si la personne réagit bien, vous pouvez lui en dire plus ou lui reparler plus tard;

toutefois, si elle réagit mal, songez à qui pourrait mieux vous écouter.

Si quelqu’un vous parle de ses problèmes, sachez que vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. En fait, il vaut mieux écouter, soutenir la personne et l’encourager à aller chercher de l’aide.

Si vous vous inquiétez pour sa sécurité ou pour votre propre sécurité, appelez le 9-1-1 ou votre ligne d’écoute téléphonique locale.

Pensez à ce qui pourrait vous aider à vous mettre plus à l’aise pour parler de votre santé mentale.  Pensez aussi à ce que vous pourriez faire si quelqu’un vous parlait de ses problèmes.

Notez ces idées; vous pourrez ainsi vous y référer plus tard au besoin.

Pour obtenir plus d’information et des ressources sur la santé mentale et les maladie mentales, et pour savoir où et quand obtenir de l’aide, visitez tempsDENparler.ca.

Pour obtenir plus d’information tempsdENparler.ca

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

Réduire la stigmatisation

Vous êtes-vous déjà senti rejeté ou jugé par les autres parce qu’ils pensaient que vous étiez différent?

Peut-être avez-vous déjà vécu de la discrimination?

Comment cela vous a-t-il affecté?

Vous êtes-vous senti incompris, mal à l’aise, isolé ou même effrayé?

Voilà comment on peut se sentir quand on est stigmatisé

Mais qu’est-ce que la stigmatisation?

La stigmatisation est un ensemble de croyances négatives et de préjugés envers un groupe de personnes. Elle désigne également des comportements néfastes à leur endroit. Beaucoup de gens sont stigmatisés à cause de leur race, de leur religion, de leur orientation sexuelle, de leur genre, de leur situation économique, ou d’autres raisons.

Les personnes qui ont une maladie mentale font souvent  face à de la stigmatisation et de la discrimination. Elles peuvent ressentir de la honte, du désespoir, de la détresse, de la réticence à aller chercher ou à accepter de l’aide, et se sentir responsables de leur maladie.

En fait, presque la moitié des Canadiens pensent que les gens se servent de la maladie mentale pour excuser un mauvais comportement, et 27 % d’entre eux disent qu’ils auraient peur de côtoyer quelqu’un atteint d’une maladie mentale grave.

Pourquoi certaines personnes pensent-elles cela?

Eh bien… il y a plusieurs années, la maladie mentale n’était pas bien comprise. On ne savait pas comment elle influait sur le cerveau des gens ni comment elle pouvait agir sur leurs pensées, leurs émotions et leurs comportements.

Ces personnes n’obtenaient pas l’aide dont elles avaient besoin, et elles étaient considérées comme des parias, ou même comme des gens dangereux.

Pour mettre fin à la stigmatisation, tous doivent comprendre et accepter que la maladie mentale est une maladie comme une autre et qu’elle doit être traitée correctement.

On ne dirait jamais à quelqu’un : « Sois positive et ton diabète guérira ». Mais combien de fois avez-vous entendu : « Essaie d’être heureuse… sois positive… ne sois pas si déprimée. Il y a tellement de belles choses dans ta vie. »?

Voici un exemple des blessures que peut laisser la stigmatisation.

Stéphane est un étudiant de première année à l’université. Il aime son programme et s’est fait des amis.

Cependant, il est stressé et débordé parce qu’il a beaucoup de travail à faire et qu’il est loin de chez lui. Il ne se sent pas lui-même; la plupart des jours, il ne veut même pas sortir du lit. Il a peur que ses amis pensent qu’il est faible s’il leur en parle, et il ne veut pas que quelqu’un le voie à la clinique, alors il ne va pas chercher d’aide sur le campus.

Son état empire… et il trouve difficile de poursuivre ses cours

Comme pour Stéphane, l’expérience de la stigmatisation empêche souvent les gens d’aller chercher de l’aide auprès de leur famille, de leurs amis et de professionnels.

Les études révèlent qu’une personne qui va chercher de l’aide rapidement a de meilleures chances de s’en sortir. Cela est vrai pour toutes les maladies, y compris les maladies mentales.

Alors… comment peut-on réduire la stigmatisation et aider des personnes comme Stéphane?

  1. Réfléchissez à vos propres sentiments à l’égard de la maladie mentale. Avez-vous des préjugés ou portez-vous des jugements?
  2. Soyez conscient du langage que vous utilisez. Évitez les mots qui peuvent être blessants comme « fou » ou « cinglé ».
  3. Remettez en question ce que vous voyez dans les médias. La façon dont les personnes vivant avec une maladie mentale sont présentées dans les médias n’est pas toujours exacte ni juste…
  4. Informez-vous sur la maladie mentale. Consultez des sites Web fiables tels que celui de l’Association canadienne pour la santé mentale ou de Bell Cause pour la cause.
  5. Pensez aux occasions où vous pourriez offrir de l’aide aux gens de votre entourage qui vivent avec des problèmes de santé mentale

Après avoir regardé cette vidéo, dressez une liste de ce que vous pourriez faire pour que vous et les membres de votre entourage acceptiez mieux tout le monde, y compris ceux d’entre nous qui vivent avec une maladie mentale…

Y a-t-il une chose que pourriez-vous faire dès maintenant pour aider à réduire la stigmatisation causée par la maladie mentale?

Vous pourriez simplement éviter les mots blessants et les étiquettes.

Vous pourriez tendre la main à quelqu’un qui semble en difficulté et l’encourager à aller chercher de l’aide.

Vous pourriez faire part de votre propre expérience de la maladie mentale à une personne en qui vous avez confiance, si vous vous sentez à l’aise et en sécurité de le faire.

Voilà autant de façons de contribuer à réduire la stigmatisation et d’éviter qu’elle n’empêche les autres – et ne vous empêche vous-même – d’aller chercher de l’aide si nécessaire.

Pour obtenir plus d’information sur la stigmatisation, visitez tempsdENparler.ca

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

Améliorer sa résilience personnelle

Pensez à un moment difficile de votre vie.

Peut-être avez-vous eu un problème à l’école, au travail ou avec votre conjoint?

Peut-être avez-vous eu de graves problèmes financiers?

Avez-vous trouvé qu’il était difficile de traverser ce moment?

Qu’est-ce qui vous a aidé à remonter la pente?

La capacité à surmonter les difficultés de la vie de façon positive s’appelle la résilience.

La résilience, c’est la capacité d’affronter les défis qui se posent à nous, et de s’en remettre ensuite.

La résilience nous aide à nous épanouir et à réaliser notre plein potentiel, même quand les temps sont durs. C’est ce qui fait la différence entre se sentir dépassé par une épreuve et la voir comme une occasion d’apprendre.

La résilience n’est pas le résultat d’une vie parfaite. Cela ne signifie pas que nous devons être heureux tout le temps. En fait, c’est normal d’être triste ou fâché pendant les moments difficiles.

La résilience, c’est plutôt notre façon de faire face aux défis et de les relever!

Pas mal comme aptitude, non?

En effet! Selon les recherches, la résilience nous aide à nous remettre plus vite d’une maladie, à vivre plus longtemps et à obtenir de meilleurs résultats dans nos activités quotidiennes. Les personnes résilientes ont aussi des relations plus harmonieuses et plus saines.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons tous, avec pratique, renforcer notre résilience et aider les autres à faire la même chose.

Ce n’est pas une qualité qui vient (ou pas) à la naissance. Nous pouvons TOUS la construire, petit à petit, au fil du temps! Nous pouvons même l’enseigner à notre famille. En renforçant notre résilience, nous améliorons notre protection contre les problèmes de santé mentale et les maladies.

Prenons un exemple concret.

Voici Josée.

Josée traverse une période difficile. Elle se sent stressée et bouleversée.

Sa mère ne va pas bien, elle a reçu ce mois-ci des factures salées qu’elle n’avait pas prévues et  Shilo, le chien de la famille, vient de mourir il y a deux semaines.

Alors, que pourrait faire Josée pour se sortir de ce mauvais pas?

Eh bien, elle peut penser aux choses qui l’ont aidée à remonter la pente par le passé.

Elle sait que :

  • faire de l’activité physique;
  • écouter sa musique préférée;
  • et voir sa famille et ses amis l’aident à se sentir mieux.

Elle peut aussi se concentrer sur les éléments positifs de sa vie, comme sa relation avec son conjoint. Elle peut trouver des solutions à certains des problèmes qu’elle peut régler. Peut-être pourrait-elle faire des heures supplémentaires pour payer ces factures?

Josée devrait aussi savoir qu’il est toujours recommandé de discuter avec un professionnel de la santé quand on traverse une période difficile.

Ce qui est bien avec la résilience, c’est qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour commencer à la pratiquer!

Alors, rappelons-nous certaines façons efficaces pour renforcer et maintenir sa résilience :

  • connaître ses forces;
  • apprécier ce que l’on a;
  • trouver des solutions à des situations difficiles;
  • accepter de ne pas pouvoir tout faire à la perfection;
  • pratiquer la respiration profonde, la méditation ou la pleine conscience
  • demander de l’aide à des amis, à des proches ou à professionnel de la santé
  • laisser ses enfants affronter les défis et les appuyer tandis qu’ils apprennent à gérer les difficultés;
  • adopter des habitudes comme manger sainement, avoir des passe-temps sains, dormir suffisamment et passer du temps avec ses proches, qui sont bien sûr bénéfiques pour tous.

Comme Josée, nous pouvons tous profiter de ces conseils quand nous traversons une mauvaise passe. Nous pouvons même les transmettre aux personnes de notre entourage lorsqu’elles vivent des moments difficiles.

Maintenant, pensez à une épreuve de votre vie. Qu’est-ce qui vous a aidé à la traverser?

Quels nouveaux moyens pourriez-vous essayer d’employer la prochaine fois?

Notez ces idées; dressez une liste que vous pourrez consulter au besoin.

Cette semaine, essayez d’appliquer une de ces idées pour renforcer et maintenir votre résilience!

Pour obtenir plus d’information et de ressources sur la résilience, visitez tempsDENparler.ca

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

Proche aidant, prenez soin de VOUS!

Pensez à une personne qui a reçu votre aide récemment ou qui en aurait peut-être besoin un jour.

En quoi cela affecte-t-il ou pourrait-il affecter votre vie?

Saviez-vous que plus de huit millions de personnes au Canada prennent soin d’un ami ou d’un proche?

Et que plus d’un demi-million de personnes s’occupent de quelqu’un qui vit avec un problème de santé mentale ou une maladie mentale?

Peut-être êtes-vous ou connaissez-vous une de ces personnes?

Être un proche aidant peut être très gratifiant, mais aussi éprouvant par moments. Votre propre santé physique et mental peut en souffrir.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plein de façons pour vous aider à prendre soin de votre santé et celle de vos proches!

Prenons un exemple concret. Voici Samira.

En plus de travailler à temps plein, Samira aide souvent sa sœur Aiyana, qui vit avec une maladie mentale.

Samira aime sa sœur et veut l’aider mais elle trouve difficile de concilier son travail et sa vie personnelle. Elle n’a pas beaucoup de temps pour faire ce qui lui plaît.

Samira se sent mal à l’aise dans cette situation. Elle veut prendre soin de sa sœur, mais elle aimerait aussi voir ses amis plus souvent, et même voyager.

Que pourrait donc faire Samira pour sa sœur, et pour elle-même?

Comme tous les aidants, Samira doit connaître ses limites, c’est-à-dire déterminer ce qu’elle PEUT et NE PEUT PAS faire. Elle doit aussi savoir quand et où demander de l’aide, et apprendre à accepter de l’aide quand il est offert.

Un aidant doit se rappeler qu’il devrait  D’ABORD prendre  soin de lui-même avant de pouvoir prendre soin des autres.

Qu’est-ce que Samira pourrait faire d’autre?  

Samira pourrait commencer par compter le nombre d’heures par semaine qu’il lui faut pour s’occuper de ses affaires et le temps libre dont elle a besoin pour son bien-être. Ensuite, elle serait plus en mesure de savoir combien de temps elle peut consacrer à sa sœur.

Elle pourrait peut-être obtenir du soutien au travail en demandant à son superviseur un horaire flexible.

Elle pourrait discuter de sa situation avec un professionnel de la santé.

Elle pourrait se joindre à un groupe de soutien pour mieux connaître la maladie de sa sœur et apprendre comment d’autres personnes vivent avec des situations semblables.

Elle pourrait aussi demander de l’aide à sa famille et à ses amis, ou faire appel à des services communautaires.

L’expérience que vit chaque aidant est unique, tout comme les émotions qu’il ressent. Il se peut que vous viviez des émotions positives et négatives; cela est tout à fait normal.

Il peut arriver que vous vous sentiez dépassé par ces émotions.  Tout vous semble hors de contrôle! Bonnes ou mauvaises, ces émotions sont les vôtres!

Accordez-vous le droit de les ressentir, et n’essayez pas de  les juger. Exercez-vous plutôt à comprendre POURQUOI vous les ressentez. Ceci vous aidera à mieux les gérer et à comprendre ce qu’elles signifient pour vous, en quoi elles influencent vos actions, et même en quoi elles touchent la personne dont vous prenez soin.

Si vous remarquez des changements inhabituels dans votre santé mentale ou physique, parlez-en dès que possible à votre fournisseur de soins de santé ou à un professionnel de la santé. Rappelez-vous que vous avez vous aussi des besoins et qu’ils sont importants.

Si vous n’êtes pas vous-même un aidant, vous en connaissez probablement un. Il y a des choses que vous pouvez faire pour aider, comme vous montrer gentil et serviable à un proche aidant et envers la personne aidée.

Après avoir regardé cette vidéo, notez des choses que vous pouvez faire pour prendre soin de vous-même ou d’un proche aidant.

Ensuite, choisissez UNE chose que vous ferez cette semaine…petite ou grande. Tout compte pour aider à rester en santé et être le meilleur aidant possible!

Pour obtenir plus d’information et des ressources sur le rôle de proche aidant, rendez-vous à tempsDENparler.ca.

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

Améliorer ses liens sociaux

Pensez à la dernière fois où vous avez passé du temps en famille, entre amis ou avec des êtres chers.

Comment vous êtes-vous senti?

Être en relation avec des gens crée un sentiment d’appartenance et contribue même à réduire le stress, à renforcer le système immunitaire, à réduire la tension artérielle et à prolonger l’espérance de vie.

D’ailleurs, les adultes bien entourés sont généralement plus heureux, ont une meilleure santé mentale et éprouvent davantage un sentiment d’appartenance à leur communauté.

À l’inverse, les personnes qui se sentent seules ou isolées ont souvent une mauvaise santé.

Selon des études récentes, ne pas avoir de relations sociales peut être aussi nocif pour l’espérance de vie que fumer plus de 100 cigarettes par semaine.

Heureusement, nous pouvons tous faire quelque chose pour changer cette situation et nous rapprocher les uns des autres.

Prenons l’exemple de Samuel.

Samuel vient de déménager dans une nouvelle ville où il n’a aucune famille. Comme son nouvel emploi prend beaucoup de son temps, il ne s’est pas encore fait de bons amis. Quand il rentre du travail, il passe la soirée tout seul devant la télé ou sur son ordinateur. Sa famille lui manque, et il se sent chaque jour un peu plus triste et fatigué.

Que peut faire Samuel pour améliorer sa vie sociale?

  • Il pourrait par sortir de chez lui et explorer son nouveau quartier, en allant par exemple au centre communautaire pour voir les activités qui y sont offertes.
  • Il peut manger ou aller se promener avec ses nouveaux collègues de travail.
  • Samuel adore le vélo, mais il ne connaît pas le coin. Il pourrait donc se rendre dans un magasin de vélos pour savoir s’il existe des groupes de cyclistes dans son quartier, ou regarder sur Internet.
  • Le bénévolat est aussi un excellent moyen de rencontrer des gens. Il pourrait demander à des organismes comme Bénévoles Canada ou des agences communautaires locales s’ils ont besoin d’aide, ou encore consulter les annonces dans le journal local.

Comme tout le monde, Samuel pourrait avoir besoin d’un peu plus de soutient à un moment. Quand on s’installe dans une nouvelle ville, quand on est malade ou quand on vit un changement important, appeler une personne de confiance ou parler à un professionnel de la santé peut vraiment aider.

Samuel pourrait faire appel au programme d’aide aux employés de son travail, s’il y en a un, ou composer le 2-1-1 pour se renseigner sur les programmes et les services d’aide.

Dans la vie, on a tous besoin d’être entourés, dans les bons moments comme dans les mauvais.

Il faut savoir demander de l’aide au besoin, accepter celle qui nous est offerte, et aider les autres en retour.

Maintenant, pourriez-vous trouver quelque chose que vous pourriez faire pour renforcer vos liens sociaux?

Y a-t-il des personnes ou des groupes à qui vous pourriez tendre la main?

Dans votre quartier, y a-t-il des gens qui auraient besoin de plus grands liens sociaux?

Seriez-vous prêt à préparer un repas pour un nouveau parent, un aidant proche, ou un voisin qui traverse une mauvaise passe?

Notez toutes vos idées, puis choisissez une chose que vous pouvez faire cette semaine pour créer davantage de liens ou pour aider d’autres personnes à le faire.

Tenir la porte à quelqu’un, sortir les poubelles du voisin, apporter de la nourriture à une personne dans le besoin…

… même les petits gestes comptent et peuvent améliorer votre vie sociale ainsi que votre santé physique et mentale.

Pour obtenir de plus amples renseignements et des ressources sur les liens sociaux, visitez tempsDENparler.ca.

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

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Nous parlons de nombreux sujets durant la journée : la météo, les sports, les événements des dernières semaines, ...ainsi que de sujets difficiles à aborder.

Mais la santé mentale, est-ce qu’on EN parle?

Or, ce pourrait être l’un des sujets les plus importants de votre vie!

Un Canadien sur 5 aura une maladie mentale au cours de sa vie.

Ce pourrait être vous, ou une personne qui vous est chère.

Alors, passons à l’action afin de réduire les préjugés, d’offrir plus de soutien et d’inciter les gens à obtenir de l’aide plus rapidement.

Pour en savoir plus, visitez tempsDENparler.ca.

Préparé par Santé publique Ottawa avec l’appui de Bell Cause pour la cause.

Pour les parents

La campagne vidéo sur la santé mentale « temps D’EN parler » de Santé publique Ottawa a été élaborée afin de renseigner les parents sur la santé mentale. Les vidéos visent à transmettre de l’information et des ressources aux parents afin qu’ils soient bien outillés pour parler de santé mentale avec leurs enfants ou adolescents. Le programme a été lancé dans le cadre de la journée Bell Cause pour la cause, le 28 janvier 2014.

Les problèmes de santé mentale affectent un Canadien sur cinq. De plus, 75 % de ces troubles commencent avant l’âge de 24 ans. On encourage les parents à visionner ces vidéos pour en apprendre davantage sur la façon d’aborder le sujet de la santé mentale avec leurs enfants ou adolescents. Veuillez partager ces vidéos sur Facebook, Twitter ou par courriel. En parlant ouvertement de santé mentale, vous pouvez aider votre enfant à devenir un adulte équilibré et résilient.

Partie 1 : La santé mentale et mon ado

Aider-nous à vous aider. Veillez SVP répondre à notre sondage:
http://fluidsurveys.com/s/tempsdenparler1

Vous voulez partager cette vidéo sur les médias sociaux? Copiez le lien suivant : http://youtu.be/iOLgsg6saq0
Pour visionner chaque question de la partie 1 sous forme de vidéo séparée, consultez la page YouTube temps D’EN parler.
Transcription : Partie 1 : La santé mentale et mon ado

Partie 2 : Aider mon ado à surmonter les moments difficiles

Aider-nous à vous aider. Veillez SVP répondre à notre sondage:
http://fluidsurveys.com/s/tempsdenparler2

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Pour visionner chaque question de la partie 2 sous forme de vidéo séparée, consultez la page YouTube temps D’EN parler.
Transcription : Partie 2 : Aider mon ado à surmonter les moments difficiles

Partie 3 : Comment aborder le sujet

Aider-nous à vous aider. Veillez SVP répondre à notre sondage:
http://fluidsurveys.com/s/tempsdenparler3

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Pour visionner chaque question de la partie 3 sous forme de vidéo séparée, consultez la page YouTube temps D’EN parler.
Transcription : Partie 3 : Comment aborder le sujet

Partie 4 : Ce que tous les parents doivent savoir au sujet de la dépression et du suicide

Aider-nous à vous aider. Veillez SVP répondre à notre sondage:
http://fluidsurveys.com/s/tempsdenparler4

Vous voulez partager cette vidéo sur les médias sociaux? Copiez le lien suivant : http://youtu.be/aWxTcMwh3QI
Pour visionner chaque question de la partie 4 sous forme de vidéo séparée, consultez la page YouTube temps D’EN parler.
Transcription : Partie 4 : Ce que tous les parents doivent savoir au sujet de la dépression et du suicide

Bande-annonce

Vous voulez partager cette vidéo sur les médias sociaux? Copiez le lien suivant : http://youtu.be/B9NBKettqb0
Transcription : Bande-annonce

Transcription

Partie 1 : La santé mentale et mon ado

Bonjour. Je m’appelle Valérie Nurse, infirmière avec Santé Publique Ottawa. Ceci est la première vidéo d’une série de quatre titrée C’est le temps d’en parler : la santé mentale et mon ado.

À quels changements dois-je m’attendre chez mon ado sur les plans physique, émotionnel et comportemental?

Votre adolescent passe au travers d’une période qu’on appelle la puberté. Il y aura des changements physiques, tels un changement de poids, un changement de taille. Chez les filles, on va remarquer un changement de poitrine. Il y a aussi, chez certains adolescents, ceux qui développent l’acné. Il y a aussi un changement hormonal, ce qui va causer des sauts d’humeur, tel un enfant va pleurer une seconde et crier de l’autre, et ensuite rire aux éclats.

Comment savoir si mon ado est en bonne santé mentale?

Avoir une bonne santé mentale consiste à pouvoir s’adapter à des situations stressantes dans sa vie. C’est aussi de pouvoir fonctionner dans les activités quotidiennes à l’école ou à son emploi. C’est aussi de pouvoir participer à la vie familiale et communautaire.

Vous allez remarquer chez votre adolescent des comportements qui sont normaux. Peut-être qu’il ne voudra pas passer de temps avec vous, avec la famille; c’est normal. Il y aura moins de becs en public. Votre enfant aussi recherche de l’indépendance. Il est important de lui donner, mais aussi de le guider. Il y aura aussi des moments où il prendra des risques; il ne pense pas au futur. Peut-être qu’il se promènera à vélo sans porter de casque. Il va aussi consommer de l’alcool. C’est normal.

Maintenant, nous allons vous montrer une image d’Emma. Regardez Emma : ses cheveux sont colorés, son maquillage, elle a un air rebelle. C’est normal : elle se recherche, elle cherche une identité.

Jamal est un adolescent typique. Il est préoccupé par ses transformations physiques, il prend peut-être des risques, il ressent peut-être la pression de ses amis et de ses parents. Il veut être accepté. Il est à la recherche de modèles.

Quand devrais-je m’inquiéter de la santé mentale de mon ado? 

Votre adolescent va changer; c’est certain. Il va y avoir un manque de confiance peut-être, une estime de soi qui va abaisser. Mais ce qu’il est important de remarquer, c’est s’il y a une fréquence et si ça dure longtemps. Si votre ado commence à dire des choses comme : « Si je ne frappe pas quelque chose, je vais exploser » ou « personne ne va jamais m’aimer » ou « je ne suis plus capable ». Il est peut-être temps de s’inquiéter. Il est temps de rechercher de l’aide si votre adolescent commence à avoir des idées suicidaires. S’il dit des choses comme : « Je ne veux plus être de trouble pour personne. Je ne suis plus capable de vivre », rendez-vous à l’urgence.

Devrais-je avoir honte des problèmes de santé mentale de mon ado?

Il est très important de garder la communication ouverte. Remarquez les comportements de votre adolescent. Parlez à votre ado de ce que qui vous inquiète. Écoutez votre adolescent surtout. Parlez à un professionnel, parlez à d’autres parents. Il est très important de rechercher de l’aide si vous avez des inquiétudes.

La réalité est qu’une personne sur cinq trop souffre de troubles de santé mentale. La bonne nouvelle est que si vous recherchez de l’aide aussitôt que vous remarquez des signes, il y a une chance que votre adolescent puisse vivre une vie très normale.

Pour en savoir plus sur la santé mentale, visitez : eSantéMentale.ca
Pour plus de renseignements, visitez : ottawa.ca/RessourcesSanteMentale
Temps D’en Parler
TempsDENParler.com pas Santé Publique Ottawa
Un remerciement spécial à Bell Cause pour la cause.

[haut]

Partie 2 : Aider mon ado à surmonter les moments difficiles

Bonjour. Mon nom est Valérie Nurse, infirmière avec Santé Publique Ottawa. Ceci est la deuxième vidéo d’une série de quatre titrée C’est le temps d’en parler : aider mon ado à surmonter les moments difficiles.

Comment puis-je aider mon ado à faire face au stress?

Il est important pour un adolescent de pouvoir rebondir de moments difficiles dans sa vie. On appelle ceci la résilience. Il est très important d’avoir de relations saines. L’adolescent va rechercher l’appartenance avec un groupe. Il va vouloir savoir qu’il n’est pas seul. Il va rechercher le soutien vers ses amis et pour un parent, c’est très important de toujours lui laisser savoir que tu es là pour lui.

Comment puis-je montrer à mon ado le bon exemple en termes de techniques de résolution de problèmes?

Comme parent, vous allez guider votre adolescent à résoudre ses problèmes. Ne pas le faire pour eux. Vous allez leur montrer par exemple. Faire une liste de pour et de contre est une bonne suggestion. L’aptitude à résoudre des problèmes se fait avec la pratique. Comme parent, il est très important de gérer ses émotions lorsqu’on parle à son adolescent.

Prenons pour exemple Emma. Emma aimerait très bien aller à une fête de soirée avec ses amis. Vous êtes le parent et vous savez qu’il y aura peut-être des jeunes plus vieux, de l’alcool ou même des drogues. Vous faites part de ces inquiétudes à Emma. Emma n’est vraiment pas contente parce que vous lui avez dit qu’elle ne peut pas y aller. Emma va peut-être vous dire des choses comme : « Vous êtes le pire parent au monde. Ce n’est pas juste, tous ses amis y vont. » Eh bien vous, en tant que parent, vous devez garder en tête la santé et la sécurité de votre enfant. Vous expliquez à Emma que vous pouvez avoir une conversation, mais que vous ne tolérerez pas le criage.

Comment puis-je aider mon ado à surmonter des situations difficiles?

Il faut y avoir une attitude positive envers l’avenir. Je vais vous donner un exemple. Emma et Anna ont essayé de faire l’équipe de soccer. Elles ne l’ont pas fait. Anna dit que c’est l’entraîneur qui la déteste; c’est tout de sa faute. Emma voit les choses différemment. Elle se dit : « L’an prochain, ça ne sera pas pareil. Je vais m’entraîner toute l’année et l’an prochain, je ferai l’équipe. » Elle a une attitude positive.

Il est bien aussi en tant que parent de montrer par l’exemple. Lorsqu’il y a des moments difficiles ou même des bons moments, il est important de ressortir le positif.

Pour en savoir plus sur la santé mentale, visitez : eSantéMentale.ca
Pour plus de renseignements, visitez : ottawa.ca/RessourcesSanteMentale
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Partie 3 : Comment aborder le sujet

Bonjour. Mon nom est Valérie Nurse, infirmière avec Santé Publique Ottawa. Voici la troisième vidéo d’une série de quatre, C’est le temps d’en parler : comment aborder le sujet.

Comment amorcer le dialogue avec mon ado à propos de santé mentale?

Il est important de parler avec votre adolescent. Choisissez votre temps. Il y a des ados qui préfèrent parler à l’heure du souper, d’autres en soirée. Certains, ça va être dans la voiture. Lorsque vous faites ceci, utilisez un langage clair; soyez précis. Si vous avez une question à lui poser, posez-lui directement. Contrôlez vos émotions aussi. Pensez à ce que votre ado pense, ce qu’il ressent; c’est très important. Restez calme. Ne pas l’interrompre, même si vous sentez le besoin de dire ce que vous voulez dire.

Aussi, faites attention à votre langage corporel. Croiser ses bras est un signe d’avoir une attitude fermée et votre adolescent va le ressentir.

Comment obtenir de mon ado davantage de renseignements sur sa santé mentale?

Pour bien communiquer, il faut réagir à ses émotions. « Donc tu as l’air inquiet. Qu’est-ce qui t’inquiète? » Il faut aussi valider ce qu’il dit : « Je comprends que tes amis sont importants. Moi aussi, ils le sont pour moi. » Et puis, s’il le faut, répète ce qu’il te dit en utilisant ses propres mots.

Dans quelles situations est-il important que je sois ferme avec mon ado?

Il est parfaitement normal d’avoir des conflits avec son ado. Il gagne de l’indépendance et il va y avoir des conflits. Ce qu’il est important en tant que parents, c’est de vraiment prendre en considération ce qui est important. Il faut choisir nos batailles.

En ce qui concerne la santé, la sécurité de votre enfant, il ne devrait même pas y avoir question. Par exemple, si son lit n’est pas fait, est-ce que vous allez vraiment commencer un argument ou est-ce que vous allez garder ceci pour quelque chose qui est plus important? Comme exemple, quelque chose qui concerne l’école ou la drogue.

Comment entretenir les liens avec mon ado?

Il est important de reconnaître ses erreurs. Votre ado va remarquer que l’on n’est pas parfait. Et c’est correct : il faut l’admettre. Avec l’adolescence vient l’indépendance. Cela ne veut pas dire que votre ado ne veut pas vous voir. Comme exemple, s’il va jouer au hockey, allez l’encourager. Il ne faut aussi pas avoir un événement spécial pour parler à son adolescent. Passez du temps seul avec lui, regardez la télévision ensemble, allez prendre une marche : c’est aussi simple.

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Partie 4 : Ce que tous les parents doivent savoir au sujet de la dépression et du suicide

Bonjour. Mon nom est Thomas Vanté, je travaille au centre psychosocial. Je présente la dernière vidéo d’une série de quatre, C’est le temps d’en parler.

À quoi dois-je prêter attention si mon ado semble déprimé?

Vous savez, ce n’est pas toujours facile de faire la différence entre la dépression et l’humeur changeante d’un ado. Pour les parents, c’est important de bien reconnaître les signes et les symptômes de la dépression chez l’adolescent.

Certains ados déprimés présentent parfois certains des signes suivants : irritabilité et agressivité accrue, parfois même de la rage, perte d’intérêt face aux choses qui les intéressaient dans le passé, difficultés à l’école, une baisse de l’estime de soi, larmes à l’œil faciles, retrait des amis et des membres de la famille, changement aux habitudes alimentaires et du sommeil, agitation, manque d’enthousiasme, fatigue, perte d’énergie, comportements dangereux, manque de concentration, pensées suicidaires, propos concernant la mort et le suicide.

Il est important comme parents de prendre en considération la durée ou la persistance des symptômes et comment ça diffère sur le comportement habituel de l’ado.

Comment aborder le sujet de la dépression et du suicide?

Si vous croyez que votre adolescent est déprimé, c’est le temps d’en parler. Comme parents, parlez-lui de vos préoccupations. Donnez-lui du support, dites-lui que vous l’aimez, écoutez ce qu’il a à dire. S’il le faut, allez chercher de l’information en ce qui concerne la dépression. Demandez conseil à des professionnels. Mais il faut insister : souvent, l’adolescent, pour diverses raisons, ne veut pas en parler, mais c’est important d’y insister.

Voici quelques conseils pour parler un ado déprimé. Offrez-lui votre soutien. Vas-y doucement lui exprimer vos préoccupations, mais évitez surtout de faire des sermons. Encouragez-le à aller chercher de l’aide, accompagnez-le s’il le faut dans la démarche, participez au traitement. Enfin, si vous croyez que votre ado est suicidaire, agissez immédiatement. Je vous conseille fortement de l’accompagner à l’urgence afin qu’il puisse recevoir l’aide nécessaire dont il a besoin.

Où puis-je obtenir à Ottawa des services de santé mentale pour mon ado?

Pour les parents, il faut que vous sachiez qu’il y a certains organismes dans la communauté qui offre des services pour les ados en français. Je parle de l’hôpital des enfants CHEO, le Bureau des services à la jeunesse et le Centre Psychosocial. Le Centre Psychosocial donne des services de thérapie individuelle, familiale et de groupe.

Centre Psychosocial
150 chemin Montréal Bureau 300
Ottawa, ON
613-789-2240 poste 0
www.centrepsychosocial.ca
Line de crise : 613-260-2360 ou 1877-377-7775

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Bande-annonce

Julie? Julie? Julie. La santé mental et votre ado. C’est le temps D’EN parler. Visitez tempsDENparler.com

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Pour les milieux de travail

Les  vidéos « Temps D’EN parler » sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail

Ces films d’animation sur tableau blanc portent sur les 13 facteurs énumérés dans la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail et deviendront une ressource utile dans tous les lieux de travail d’Ottawa. Continuons de parler de santé mentale. Chacune des vidéos est accompagnée d’un guide de l’animateur pour aider à lancer la conversation.

Introduction

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Introduction

Culture organisationnelle

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Culture organisationnelle

Croissance et perfectionnement

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Croissance et perfectionnement

Leadeurship et attentes clairs

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Leadeurship et attentes clairs

Politesse et respect

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Politesse et respect

Exigences psychologiques

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Exigences psychologiques

Soutien psychologique et social

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Soutien psychologique et social

Équilibre

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Équilibre

Protection de la sécurité psychologique

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Protection de la sécurité psychologique

Protection de l’intégrité physique

Guide de l'animateur: La Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail [PDF 1.6 Mo]

Transcription: Protection de l’intégrité physique

Références

Vous désirez aborder le sujet de la santé mentale au travail ? Vous ne savez pas trop par où commencer? Vous avez déjà commencé à appliquer la Norme nationale, mais vous n’êtes pas sûr de savoir en quoi devrait consister votre prochaine étape?   

Pour les lieux de travail situés à Ottawa, communiquez avec Santé publique Ottawa. Nos infirmières  en santé publique sont des conseillères stratégiques certifiées. Nous continuerons volontiers à dialoguer avec vous sur la santé mentale au travail. Nous pouvons collaborer avec vous afin de trouver des ressources qui vous aideront à réaliser les prochaines étapes. Appelez notre Ligne Santé au travail au 613-580-6744, poste 24197 ou envoyez un courriel à l’adresse santeautravail@ottawa.ca.

Où commencer

Si vous avez l’intention d’appliquer la Norme nationale, prenez soin de consulter les ressources suivantes, qui vous aideront à démarrer :

  • La Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail 
    La Norme est un ensemble facultatif de lignes directrices, d’outils et de ressources qui visent à promouvoir la santé psychologique des employés et à prévenir les dommages psychologiques causés par des facteurs liés au milieu de travail1.
  • Une étape à la fois – Guide sur la mise en œuvre de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail 
    Cette ressource est un guide pas à pas relatif à la Norme. Il est destiné aux hauts dirigeants, aux gestionnaires des ressources humaines, et aux professionnels de la santé et de la sécurité au travail. Il offre une feuille de route pour la mise en œuvre de la Norme2.
  • Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) / Santé mentale en milieu de travail
    La Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada encourage tous les employeurs à créer et à maintenir des lieux de travail mentalement sains. La CSMC veut les aider à y parvenir en offrant outils, informations et soutien, afin que tous les Canadiens puissent se rendre au travail en sachant que leur employeur reconnaît l’importance de la santé et de la sécurité psychologiques au travail3.
  • Protégeons la santé mentale au travail
    Protégeons la santé mentale au travail (PSMT) est un ensemble de ressources uniques et gratuites conçues pour protéger et promouvoir la santé et la sécurité psychologiques au travail. Les ressources de PSMT permettent aux employeurs d’évaluer et d’aborder efficacement les 13 facteurs psychosociaux de la santé mentale. Ces facteurs sont reconnus comme ayant un effet puissant sur la santé organisationnelle, la santé des travailleurs et les résultats financiers4.
  • Ressources d’évaluation (par l’intermédiaire de PSMT) 
    Voici un bon point de départ pour évaluer votre milieu de travail. Ces ressources comprennent des sondages gratuits que les employeurs peuvent utiliser auprès des travailleurs et de la direction pour mesurer la performance du lieu de travail sur chacun des 13 facteurs. Le sondage destiné aux employés est anonyme, et le lieu de travail recevra un rapport concernant les résultats.
  • Système de gestion de la santé et de la sécurité psychologiques
    L’objectif de la mise en place d’un système de gestion de la santé et de la sécurité psychologiques n’est pas d’évaluer la santé mentale d’un employé en particulier. Il s’agit plutôt d’examiner l’effet des méthodes, des politiques et des interactions du milieu de travail sur la santé et la sécurité psychologiques de tous les employés5.
  • Au programme 
    Au programme est une série de vidéos, de présentations par diapositives et de documents complémentaires qui peuvent aider les formateurs, les chefs d’équipe, les gestionnaires ou d’autres personnes à animer des discussions visant à créer un milieu de travail psychologiquement sain et sûr6.
  • Mindful Employer Canada
    Mindful Employer Canada peut aider les lieux de travail à progresser vers l’atteinte de la Norme nationale. Consultez le site Web de cet organisme pour en savoir plus.

Prêt à agir!

Lorsque vous êtes prêt à agir, il existe un grand nombre d’excellentes ressources à votre disposition! Vous désirez promouvoir la santé mentale au travail , mais ne savez pas trop comment procéder? Les ressources suivantes peuvent vous aider!

  • Ressources d’action de PSMT
    Ces ressources contiennent des listes suggérant des mesures que vous pouvez prendre afin de répondre à des préoccupations liées à chacun des 13 facteurs. Un grand nombre de ces mesures se sont avérées efficaces dans des études de recherche, ont été recommandées en tant que pratiques exemplaires ou se sont avérées utiles dans des contextes concrets. 
  • Système de gestion de la santé et de la sécurité psychologiques : mise en œuvre 
    Cette ressource souligne l’importance de lancer la conversation au travail et mentionne des ressources précises qui peuvent aider à aborder chacun des 13 facteurs. 
  • Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale 
    Améliorez la santé et la sécurité psychologiques au travail. Ce site Web offre des outils et des ressources gratuits conçus pour sensibiliser à la santé mentale et promouvoir celle-ci. Aidez vos employés à réussir. Toutes les ressources et tous les outils sont gratuits. Servez-vous-en pour aider à changer les choses7.
    • La gestion en matière de santé mentale 
      La gestion en matière de santé mentale (GMSM) est un programme pionnier visant à aider les gestionnaires, les superviseurs et les autres dirigeants à apprendre comment reconnaître et gérer efficacement les problèmes de santé mentale au travail. Le programme GMSM utilise une approche narrative qui présente des épisodes réalistes mettant en scène des « personnages » qui font face à des situations courantes dans le monde du travail.8
    • Prenez votre pause
      Abonnez-vous aux courriels hebdomadaires Prenezvotrepause, qui offrent des activités pratiques et agréables pour la pause-café visant à améliorer la santé mentale au travail9.
  • Se rétablir en travaillant
    Lorsqu’une personne est aux prises avec un problème de santé mentale, vous êtes peut-être soucieux de ne pas envahir sa vie privée ou de ne pas donner l’impression de la harceler. Se rétablir en travaillant offre des stratégies d’adaptation pratiques, par le moyen de vidéos et de ressources connexes, qui peuvent être utilisées au travail, en dehors du travail ou lors d’un retour au travail10

Références

  1. Commission de la santé mentale du Canada. Sujet : Norme nationale [Internet]. Ottawa (Ontario). Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail; 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; [environ deux écrans]; disponible à l’adresse : http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/norme-nationale
  2. Commission de la santé mentale du Canada. Sujet : Norme nationale [Internet]. Ottawa (Ontario). Une étape à la fois : Guide sur la mise en œuvre de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail; 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; [environ deux écrans]; disponible à l’adresse : http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/norme-nationale 
  3. Commission de la santé mentale du Canada. Sujet : santé mentale en milieu de travail [Internet]. Ottawa (Ontario). Santé mentale en milieu de travail; 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; [environ deux écrans]; disponible à l’adresse : http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/focus-areas/sante-mentale-en-milieu-de-travail
  4. Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction. Ressource réalisée à la demande du Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West et financée par la Great-West, compagnie d’assurance-vie. Hamilton (Ontario). Protégeons la santé mentale au travail : Un guide pour la santé et la sécurité psychologiques au travail [Internet]; 2012 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : http://www.guardingmindsatwork.ca/
  5. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale : système de gestion de la santé et de la sécurité psychologiques [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : https://www.strategiesdesantementale.com/sante-et-securite-psychologiques/systeme-de-gestion-de-la-sante-et-de-la-securite-psychologiques
  6. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale : Au programme [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : https://www.strategiesdesantementale.com/formation-et-outils-gratuits/au-programme
  7. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : https://www.strategiesdesantementale.com/ 
  8. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale : la gestion en matière de santé mentale [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : http://www.strategiesdesantementale.com/mmhm/default.html
  9. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale : Prenez votre pause [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : https://www.strategiesdesantementale.com/newsletter/healthy-break-activities
  10. Centre pour la santé mentale en milieu de travail de la Great-West. Stratégies en milieu de travail sur la santé mentale : Se rétablir en travaillant : guide du leader [Internet]. Winnipeg (Manitoba). 2015 [consulté le 21 déc. 2015]; disponible à l’adresse : http://strategiesdesantementale.com/pdf/WTI_LeadersGuide_fr.pdf

 Transcription

Introduction

Saviez-vous que 70% des travailleurs canadiens sont préoccupés par la santé psychologique et la sécurité dans leur milieu de travail?

Penser à sa santé et à sa sécurité psychologiques, c’est en fait prévenir les problèmes de santé mentale et encourager le bien-être psychologique.

La santé et la sécurité mentales sont aussi importantes que la santé et la sécurité PHYSIQUES.  Qu’on se le dise, on ne peut PAS  être en santé sans prendre soin de sa santé mentale.

Apprenez comment VOUS et VOTRE milieu de travail pouvez améliorer les 13 facteurs qui contribuent à la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

Visitez tempsDENparler et regardez les vidéos pour en savoir plus sur le sujet.

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La culture organisationnelle 

Qu’est-ce qui vous vient en tête quand vous  entendez le mot « culture »?

Est-ce qu’on parle de la diversité des croyances...

...ou des valeurs des gens?

Ou peut-être parle-t-on de la façon de se comporter en société?

Si on parlait maintenant de votre milieu de travail. En quoi est-il différent des AUTRES endroits où vous avez travaillé ou étudié?  Est-ce que les attentes y étaient différentes?  Est-ce que votre supérieur valorisait différentes choses?

En fait,

Y’a pas deux milieux de travail qui sont pareils! 

Chacun possède sa propre culture organisationnelle  avec ses normes, ses valeurs et ses convictions. Chaque employeur peut aussi avoir diverses attentes envers ses employés. 

Tous ces facteurs mis ensemble forment se qu’on appelle «  la culture de l’organisation » ou « la culture organisationnelle ».

Dans ce contexte, les employés se servent de cette culture pour décider comment AGIR et résoudre des PROBLÈMES.

D’après vous, à quoi ressemble une culture organisationnelle POSITIVE?

Laissez-moi d’abord vous raconter une histoire,

celle de Léanne.

Léanne « en arrache » au travail.  Elle se sent tout le temps stressée et a le sentiment qu’on ne fait pas preuve de respect, de confiance et d’honnêteté dans son milieu.

Pourtant, Léanne travaille très fort mais croit qu’elle doit toujours se battre pour réussir, qu’elle devra « faire dans le moule », sinon elle sera perçue comme une employée « médiocre ».  La compétition est forte entre elle et ses collègues. 

Léanne se rend au bureau chaque matin, le moral au plus bas.  Il faut qu’elle se trouve un autre travail...n’IMPORTE QUEL autre travail! Et ça presse!

Cet exemple illustre clairement une situation où règne une culture organisationnelle NÉGATIVE...

Heureusement qu’il existe des milieux de travail bien différents, où l’ambiance générale EST « psychologiquement saine et sécuritaire », où on se traite avec confiance et on agit avec honnêteté et respect.

Les employés sont polis et respectueux les uns avec les autres.

Quand on prend des décisions, on le fait dans un souci d’équité. 

Dans ce milieu, tout le monde fait partie d’une grande équipe qui travaille ENSEMBLE pour atteindre des objectifs communs.

Les indices d’une culture organisationnelle positive sont assez faciles à voir :

Les employés sont SATISFAITS de leur travail.

Le moral des troupes et l’esprit d’équipe sont bons. 

On se sent soutenu.

Un lieu de travail doté d’une culture positive est un endroit où les gens VEULENT travailler et SOUHAITENT rester.  L’image de cette organisation est perçue favorablement par la communauté.

Et vous? Comment pourriez-vous contribuer à créer une culture organisationnelle positive?

Pourquoi ne pas essayer de faire une activité de promotion du travail d’équipe?

Les gestionnaires peuvent mettre en place un programme de mentorat et jumeler les futurs leaders aux leaders chevronnés.

Tout le monde peut aider à créer cette culture positive au travail.

  • Vos croyances, vos VALEURS, votre RAISON D’ÊTRE vous tiennent à coeur? Affichez-les fièrement!
  • Créer un groupe de marche et changez d’air! Sortez dehors,  profitez de la nature à l’heure du dîner.
  • Vous avez droit à des pauses? Prenez-les! Vous en avez besoin pour casser le rythme de votre journée ou simplement pour parler d’autre chose que du travail!

C’est MAINTENANT le moment de vous arrêter un peu pour réfléchir à ce que VOUS faites DÉJÀ pour la culture de votre entreprise. Pensez à ce VOUS POURRIEZ FAIRE pour la rendre plus positive.  Juste UNE p’tite chose...qui VOUS le savez, peut faire toute la différence!

La culture organisationnelle est l’un des 13 facteurs nécessaires à la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

Pour en savoir plus, visitez

MentalHealthCommission.ca/Français/norme-nationale

Pour obtenir des ressources, visitez

tempsDENparler.ca

Préparé par Santé publique Ottawa en collaboration avec  la Commission de la santé mentale du Canada

Comprend du contenu adapté avec la permission d’Employeur consciencieux Canada

Avec l’appui de Bell Cause pour la cause

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Croissance et perfectionnement

Avez-vous avez déjà rencontré  dans votre milieu de travail une personne inspirante que vous admiriez beaucoup?

Que vous a-t-elle appris? Cette relation vous  rendait-elle plus heureux et plus efficace au travail?

Si je vous demandais maintenant de fouiller dans vos souvenirs et de penser à une formation qui vous a vraiment marqué, qui était vraiment extraordinaire.  C’était peut-être à l’école, lors d’une présentation, d’un atelier, peu importe.  Pourquoi aviez-vous trouvé cette formation si fantastique?  Y aviez-vous appris quelque chose qui a vraiment eu un impact sur votre travail, ou peut-être même sur votre vie personnelle?

Nous avons tous des besoins : manger, dormir, se sentir en sécurité, se sentir accepté des autres et de sa communauté par exemple.

Nous avons aussi besoin de croissance personnelle,   de nous réaliser dans la vie et de sentir que nous accomplissons quelque chose d’utile.  Nous avons aussi  besoin d’apprendre de nouvelles choses, d’acquérir de nouvelles compétences pour atteindre notre plein potentiel.

Je vous présente Tarek.  Il  a été embauché dans un garage local et travaille au service à la clientèle. Tarek aime bien travailler de ses mains et il aime côtoyer les gens. Il voudrait bien un jour avoir la chance de devenir chef du service.  Mais pour le moment, Tarek n’est pas particulièrement emballé par ce qu’il fait. Son travail?... La vérification du niveau d’huile à moteur et de la pression des pneus!  Ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant pour lui…Comment Tarek pourrait  améliorer ses chances de croissance et de perfectionnement au garage?

Un employeur qui valorise la croissance et le perfectionnement de ses employés cherche à les aider à atteindre leurs objectifs de carrière.  Ces objectifs peuvent être reliés aux relations interpersonnelles, aux compétences émotionnelles ou aux compétences de travail.

L’employeur joue un rôle important dans le perfectionnement de ses employés.

L’employeur de Tarek pourrait, aux frais de l’entreprise, lui donner du temps pour suivre une formation pendant les heures de travail. Il pourrait également encourager Tarek à se créer un plan de perfectionnement personnel.

Comment Tarek pourrait  prendre en main son plan de perfectionnement de façon proactive?

Si  son employeur valorise son développement et son perfectionnement,  Tarek pourrait tout d’abord aller voir son superviseur pour discuter de ses objectifs personnels.

 Tarek pourrait aussi profiter d’une rencontre avec lui pour poser des questions sur le poste qu’il occupe et comment il est parvenu à occuper cette fonction.

Ce serait peut-être une bonne idée d’organiser un jumelage et d’observer le travail d’un de ses collègues, responsable de tâches plus complexes.

 Tarek pourrait aussi suivre un cours qui élargirait son champ de compétences.

Il y a plein de choses que les employés peuvent faire pour leur croissance et leur perfectionnement!

Et à VOTRE travail?  Y aurait-il des occasions d’acquérir de nouvelles compétences…des compétences qui vous intéressent VRAIMENT?  Et comment pourriez-vous acquérir à ces compétences?

Pour y arriver, vous n’avez pas nécessairement besoin d’ouvrir votre porte-monnaie : plusieurs webinaires et ressources sont offerts, tout à fait gratuitement.

Avez-vous songé à être un « invité spécial » lors d’une réunion entre superviseurs?  L’observation peut vous donner de bons indices sur leur travail quotidien. À quelles difficultés font-ils face? À quelles exigences doivent-ils répondre?

Et pourquoi ne pas demander à votre superviseur d’être votre mentor? Vous pourriez aussi envisager la possibilité d’un jumelage dans un poste qui vous intéresse.

Il est toujours utile et constructif d’obtenir les commentaires de votre superviseur pour vous améliorer. Posez-lui des questions telles que « Comment est ce que je pourrais m’améliorer dans ce que je fais? » ou «  Est-ce je suis prêt à prendre plus de responsabilités ? »

Avez-vous pensé que VOUS êtes peut-être à une étape de votre carrière où c’est maintenant VOUS qui êtes prêt à partager votre expertise avec d’autres personnes moins expérimentées?  Aider les autres, c’est une autre façon de grandir.

Il est parfois  utile de prendre le temps de discuter avec ses collègues pour trouver de l’encouragement et des idées pour remédier à vos difficultés. Tout le monde peut y gagner.

On peut aussi progresser en dehors du travail. Pourquoi remettre vos projets personnels à plus tard? Vous voulez joindre une équipe sportive,  faire du bénévolat ou prendre un cours dont vous avez toujours rêvé, pourquoi attendre?  Faites-le maintenant!

De quelle FAÇON allez-VOUS GRANDIR? 

Comment cela pourrait-il  contribuer au développement de votre carrière? 

Que pouvez-vous faire, DÈS AUJOURD’HUI, pour y arriver?

La croissance  et le perfectionnement font partie des 13 facteurs qui contribuent à la santé et la sécurité psychologiques au travail.

Pour en savoir plus : Commissiondelasantémentale.ca/Français/ norme-nationale

Pour plus de ressources pour votre milieu de travail, visitez tempsDENparler.ca

Préparé par Santé publique Ottawa en collaboration avec  la Commission de la santé mentale du Canada

Comprend du contenu adapté avec la permission d’Employeur consciencieux Canada

Avec l’appui de Bell Cause pour la cause

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Leadeurship et attentes clairs

Vous rappelez-vous d’une occasion au travail où on vous a donné une directive qui n’était PAS CLAIRE?

Ça vous est arrivé SOUVENT?

Ça a été une source de conflit?

Un leadeurship et des attentes clairs font TOUTE la différence au travail.

Voyons le cas de Tim.  Il vient de remettre un rapport qu’il croyait urgent pour son superviseur la semaine passée. On lui retourne le rapport avec la note « à retravailler » bien en vue sur la page couverture.  Pas d’autres commentaires du superviseur, pas de rencontre prévue pour en discuter, pas de message sur son téléphone, pas un commentaire dans son document. RIEN d’autre que cette note!  Ce problème au travail n’est malheureusement pas nouveau pour Tim.

Tim est frustré et n’a plus vraiment confiance en son superviseur.

D’après vous, à quoi ressemble un milieu de travail sain qui met en pratique le principe de leadeurship et d’attentes clairs?

Eh bien, il est fort probable que les gens qui travaillent dans ce milieu sachent exactement ce qu’ils ONT À FAIRE.  Ils savent EN QUOI  leurs tâches contribuent au fonctionnement d’ensemble et sont tenus au courant de tout changement dans un délai RAISONNABLE.

Un milieu de travail où l’on met en pratique le principe du leadeurship clair et où les attentes  sont bien définies tend à

  • entretenir le moral  des troupes, même lors de périodes de stress intense
  • et de créer plus facilement des relations de confiance entre leaders et  employés
  • Les leaders qui valorisent la santé psychologique et physique pour TOUS envoient un message très positif!

Communiquer clairement, ça se fait dans les deux sens! C’est tellement important au travail, vous ne trouvez pas?

Pour y arriver, il faut y mettre du temps pour apprendre à connaître votre superviseur et comprendre ce  qu’il attend vraiment de vous.  Chacun a la responsabilité de poser des questions en cas de doute, que vous soyez un employé, un superviseur ou un gestionnaire.

En tant que superviseur, ayez une idée claire de ce que vous attendez de vos employés.

Sur quoi vont-ils travailler?  Quand devront-ils terminer le projet et à qui seront confiées les tâches?

En tant  qu’employé,  il ne faut surtout pas  hésiter à poser des questions qui vous permettront de bien faire les choses.  Il s’agit d’une tâche simple ou COMPLEXE? Vous aurez besoin de  peu ou beaucoup de TEMPS pour la compléter? Vous y arriverez seul ou vous aurez besoin d’un peu d’aide? 

Dans le doute, il n’y a vraiment pas de mal à demander, tout simplement: « Qu’attendez-vous de moi au juste? »

Bon. Vous avez regardé cette vidéo. Maintenant, comment allez-VOUS transformer vos attentes pour qu’elles soient claires? Pourquoi ne pas commencer AUJOURD’HUI même?

Un leadeurship et des attentes clairs font partie des 13 facteurs nécessaires à la santé et  la sécurité psychologiques au travail.

Pour en savoir plus, visitez

MentalHealthCommission.ca/Français/norme-nationale

Pour obtenir des ressources pour votre milieu de travail, visitez tempsDENparler.ca

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Politesse et respect

Vous souvenez-vous d’une occasion lors de laquelle vous vous êtes senti frustré au travail? Comment avez-vous été perçu par vos collègues à ce moment-là? Avez- vous été jugé un peu impoli, voire même irrespectueux?

On peut parfois montrer un côté moins plaisant de soi, en particulier en période de stress. C’est justement à ce moment qu’il devient encore plus important de traiter les autres avec politesse et respect, au quotidien, mais aussi lorsqu’il survient des CONFLITS.

Lorsqu’ un problème se présente, est-ce que vos collègues essaient de calmer l’atmosphère et de chercher des solutions ou au contraire, mettent-ils  de « l’huile sur le feu »?

La politesse et le respect s’expriment par le souci  des autres, le respect, la reconnaissance et la considération envers ses collègues, son superviseur, ses clients. 

Rien n’est plus irritant ni désagréable qu’une personne qui roule des yeux quand vous parlez ou qui vous répond de façon négative et sarcastique.

Pire encore, le manque de civilité peut dégénérer en situations sérieuses et donner lieu à comportements inacceptables tels que le racisme, l’intimidation et la violence physique.

Que diriez-vous d’un exemple concret?

J’aimerais maintenant vous présenter Trung.  Trung s’est installé au Canada depuis peu et il suit des cours d’immersion en français.  Il possède une vaste expérience du travail d’équipe et de la gestion de projets. Sa sagesse et sa vision des choses seraient de précieux atouts pour son équipe.

Voici Sylvia. 

Elle est responsable de la coordination d’un projet et souhaite obtenir les commentaires de ces co-équipiers sur celui-ci. À la fin d’une réunion, elle demande à chacun de s’exprimer, mais lorsqu’arrive le tour de Trung, elle lui demande  simplement d’observer les échanges, histoire de se familiariser avec le projet.

Sylvia ne veut surtout pas brusquer Trung dans son nouveau rôle et lui mettre de la pression inutile sur les épaules.

Sans le savoir, Sylvia a fait un faux pas...Elle a MANQUÉ DE RESPECT envers Trung et a donné l’impression, devant tout le monde, qu’elle doutait de ses capacités. 

J’aimerais vous  rappeler que Trung a BEAUCOUP d’expérience.  Il apprend le français, c’est vrai, mais Sylvia aurait dû tout de même lui demander son opinion. En fait, il est même possible que Trung ait été CAPABLE de s’exprimer sans problème.

Si ce genre de situation se reproduit trop souvent, de la FRUSTRATION et des CONFLITS au sein de l’équipe risquent de faire surface...

Un milieu de travail psychologiquement sain et sécuritaire se reconnaît par le comportement de ses employés : ils travaillent bien ensemble et leur moral est positif. Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre pourquoi c’est ainsi ; chacun fait preuve de respect envers les autres et les conflits sont rares.  Par contre, si un conflit vient À SE PRODUIRE, on cherchera à trouver rapidement une solution au problème.

Que vous soyez superviseur ou employé, peu importe, ne supposez pas de ce que les autres VEULENT ou ce dont ils ont BESOIN. Tout le monde devrait avoir droit à son opinion et devrait pouvoir l’exprimer.

On dit souvent : « Traite les autres comme TU voudrais être traité »  mais en fait, on devrait plutôt dire « Traite les autres comme ILS veulent être traités ».

Il faut respecter la différence sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de  la culture, de la religion, de la langue, ou simplement de la façon de travailler de chacun.

La différence, c’est aussi le comportement ou les valeurs des gens.  Certains s’expriment de façon directe et ouverte. D’autres accordent plus d’importance au processus qu’au résultat.  Pour d’autres, c’est l’esprit d’équipe et la vision d’ensemble qui priment sur le travail.

Les employeurs ont tout intérêt à mettre en place des formations et des politiques afin de promouvoir le respect, comme :

  • une politique de tolérance zéro en cas d’intimidation
  • une formation sur la diversité
  • ou une formation sur la résolution de conflits.

De quelle façon pourriez-VOUS faire la promotion de la politesse et du respect à votre travail?  Allez-y, notez UNE chose que vous pouvez faire dans la prochaine semaine.

La politesse et le respect font partie des 13 facteurs qui favorisent la santé et la sécurité psychologiques au travail.

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Les exigences psychologiques 

Pensez au poste que vous occupez maintenant. Dans quel domaine travaillez-vous?  Vous y rencontrez beaucoup de gens?  Devez-vous  souvent voyager ou faire des quarts de travail?

Maintenant, imaginez-vous dans un autre emploi.  Tiens, prenons par exemple celui d’ambulancier des services paramédicaux.

Seriez-vous  en mesure de composer avec la détresse des personnes auxquelles vous portez secours?

Si vous étiez vendeur, trouveriez-vous difficile d’atteindre des quotas de vente, chaque jours?

Et si vous étiez travailleur de la construction? Ce serait difficile pour vous de travailler à l’extérieur, dans le bruit et  la poussière?

Les gens peuvent souffrir de stress pour différentes raisons. Les peurs, la personnalité et les  préférences de chacun peuvent faire en sorte qu’un type de travail convienne plus à une personne qu’à une autre. Chaque emploi comporte ses propres exigences psychologiques.

Ces exigences peuvent causer du tort à la santé si elles ne sont pas compatibles et bien adaptées aux compétences, aux connaissances, à la personnalité et à l’intelligence émotionnelle d’une personne.

Le fait de connaître les exigences psychologiques associées à un emploi nous aide à nous préparer et à répondre aux demandes qui y sont rattachées.

Prenons le cas de Pierre.

Il travaille dans une petite entreprise et y accomplit diverses tâches.  Des responsabilités, il n’en manque pas, surtout avec la gestion des comptes  de ses clients.  Pierre se débrouille très bien dans son travail et a d’excellentes relations avec ses clients.  En fait, les choses vont tellement bien pour lui que son superviseur lui a demandé de s’occuper du service des PLAINTES!

Ah non, PAS LES PLAINTES!... C’est justement le travail qu’occupait Pierre auparavant! Il avait dû quitter son emploi parce que le stress qu’il endurait et le manque de soutien de son superviseur ont eu raison de lui. Pierre est franchement inquiet. Vous comprendrez qu’il ne veut surtout pas se retrouver dans la même situation…encore une fois. Il a peur. Est-ce que son nouveau  travail va devenir un enfer?

Que devrait faire l’employeur pour apporter du soutien à Pierre?

Le superviseur pourrait organiser une rencontre pour examiner avec lui les  exigences psychologiques de ses nouvelles fonctions et pour partager les commentaires d’autres personnes qui ont occupé le même poste.  Ce serait l’occasion d’avoir une discussion franche sur les attentes associées à ce rôle et pour clarifier ce que Pierre pourrait faire pour qu’il se sente soutenu. Qui sait?  Il a peut-être besoin d’une formation pour mettre ses compétences à niveau?

Il serait bon d’examiner aussi la charge de travail de Pierre maintenant qu’il doit s’occuper du service des plaintes. Même si les attentes de son travail risquent de changer, elles doivent demeurer réalistes et équilibrées.

Son  superviseur tient à ce que Pierre se sente à l’aise avec ses nouvelles responsabilités sans que cela n’affecte bonnes relations qu’il a déjà avec ses clients.

Pierre pourrait demander à son superviseur de lui fournir du soutien, au besoin. Et il n’y a pas de mal à ça…Un superviseur n’est pas nécessairement au courant de toutes les difficultés reliées à une tâche!

Nous percevons le monde en fonction de notre personnalité et de nos expériences de vie.

Si vous croyez avoir besoin de rendre votre travail plus sécuritaire, assurez-vous d’en informer votre superviseur.

Faites une liste de toutes les exigences psychologiques associées à VOTRE travail. 

Est-ce qu’il y aurait moyen de le rendre moins stressant? Essayez-donc, juste pour voir…

Les exigences psychologiques font partie des 13 facteurs qui contribuent à la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

Pour en savoir plus :

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Soutien psychologique et social

Imaginez-vous au travail. Avez-vous déjà remarqué un changement de comportement chez un collègue? Contrairement à ses habitudes, cette personne arrive maintenant plus tard, oublie de se présenter à une réunion ou ne respecte plus ses échéances?

Qu’avez-vous fait ou dit à cette personne lorsque cela s’est produit?  VOUS étiez peut-être cette personne? Si c’est le cas, étiez-vous préoccupée par ce que les autres pouvaient penser de vous?  Vous sentiez-vous soutenue dans cette situation?

Prenons l’exemple d’Hélène. 

Hélène est plus discrète et réservée ces-jours-ci.  Ce comportement ne lui ressemble pas du tout.  En plus, elle se présente en retard au travail. 

Marco, son superviseur, s’inquiète à son sujet.  Il la prend à part et lui dit : «  Tu ne sembles pas dans ton assiette ces derniers temps Hélène.  Est-ce que tout va bien? »

Elle lui répond que non.  Son conjoint s’est récemment blessé et il ne peut plus travailler. Elle est inquiète pour sa famille et elle dit avoir de la difficulté à se concentrer sur ses tâches. Depuis que son mari ne travaille plus, elle a deux fois plus de responsabilités à la maison...Elle fait la « maman-taxi » pour son fils avant et après l’école et c’est pourquoi elle arrive tout le temps en retard!

Marco n’avait aucune idée de ce qui se passait dans la vie personnelle d’Hélène. Il la remercie de sa franchise. En tant que superviseur, cette information   l’aide à soutenir Hélène et à lui permettre de gérer ses tâches durant cette période difficile.

Le soutien psychologique et social se reconnaît par  le climat de confiance et les liens solides qui existent dans un lieu de travail.

Il se voit aussi dans l’aide et le soutien que peuvent offrir vos collègues de travail.

En tant que superviseur, vous pouvez aider vos employés de bien des façons...

  • D’abord en suggérant le programme d’assistance aux employés (PAE). Il est fort utile en cas de besoin. 
  • Vous pouvez aussi suggérer divers services de counseling offerts dans la communauté
  • Ou créer un nouveau plan de travail, mieux adapté aux besoins de votre employé.

En tant qu’employé, vous devriez faire part de vos difficultés à votre superviseur.  Bien entendu, vous n’avez pas à déballer tous les détails de votre vie privée, mais faites-lui savoir que vous vivez des moments difficiles. Cela peut vraiment vous aider et vous permettre d’avoir un peu plus de flexibilité, le temps de régler votre situation!

Maintenant, pensez à UNE façon qui VOUS aiderait à promouvoir le soutien psychologique et social à VOTRE travail, dès AUJOURD’HUI.

Le soutien psychologique et social est l’un des 13 facteurs nécessaires à la santé et sécurité psychologiques en milieu de travail.

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Équilibre

[Aim for 3-5 minutes]

Pensez à votre journée typique.

Combien d’heures passez-vous à travailler?

 Combien en passez-vous en famille et entre amis?

Pouvez-vous contribuer pleinement à ces aspects de votre vie? Et qu’en est-il de vos temps libres?

Est-ce que VOTRE milieu de travail favorise l’équilibre entre VOTRE vie personnelle et professionnelle?

 Il y a un équilibre au travail lorsqu’on reconnaît la nécessité de concilier les exigences de la vie professionnelle, familiale et personnelle.

En plus de travailler, nous jouons souvent différents rôles dans notre vie personnelle. Chacun de ces rôles comporte ses propres exigences et nécessite de l’énergie et de l’attention. Vous êtes peut-être un parent, un aidant naturel auprès d’un parent vieillissant ou un bénévole dans votre communauté. Même les tâches comme le lavage, la vaisselle, la cuisine et l’activité physique prennent du temps et de l’énergie.

Dans les milieux de travail qui accordent de l’importance à un sain équilibre, les employés ont tendance à avoir un meilleur moral, à être moins stressés et épuisés, et à s’absenter moins souvent. Compte tenu du fait que les exigences au travail peuvent varier selon la période de l’année ou les projets en cours, à quoi ressemble un équilibre sain?

Prenons un exemple. Voici Liliane. Elle travaille dans une entreprise de haute technologie, où les exigences varient selon le nombre de contrats obtenus. Ces jours-ci, elle reste plus longtemps au bureau pour respecter une échéance. Elle commence à être frustrée de devoir allonger ses journées de travail et de ne pas avoir autant de temps que d’habitude à la maison. Elle doit respecter l’échéance du projet, mais elle sait aussi qu’elle néglige sa famille. Comment peut-elle concilier ces exigences, et comment son employeur peut-il l’aider?

Liliane peut parler à sa famille de l’échéance et lui dire que sa charge de travail change parfois, mais que cela n’arrive pas régulièrement. Elle doit peut-être travailler davantage en ce moment, mais une fois le projet terminé, son horaire reviendra à la normale.

Ensuite, Liliane peut dire à son supérieur qu’elle doit être à la maison pour certains repas et certaines activités en famille, et au moins une heure avant le coucher de ses enfants.

Elle peut lui demander de l’aider à gérer les tâches restantes pour qu’elle trouve un certain équilibre entre sa vie personnelle et professionnelle.

Liliane et son supérieur peuvent aussi déterminer ensemble quelles tâches sont prioritaires, ou peut-être reporter l’échéance pour une gestion du temps plus réaliste.

De plus, il serait peut-être possible pour Liliane de travailler de la maison, ou de prendre des vacances une fois le projet terminé.

Voici d’autres façons dont les milieux de travail peuvent favoriser cet équilibre :

  • Offrir des régimes de travail flexibles, comme des horaires comprimés, du travail à domicile ou un partage d’emploi.
  • Encourager le personnel de gestion à ne pas dire que tout est « urgent ».
  • Encourager les employés à prendre leurs pauses, comme le dîner et la pause-café.
  • Encourager les employés à prendre leurs congés annuels et les congés qu’ils ont accumulés (ou obtenus).
  • Veiller à ce que les heures supplémentaires ne fassent pas partie du quotidien et soient nécessaires seulement lorsque les échéances sont serrées.
  • Offrir des centres de conditionnement physique sur place ou à proximité, encourager les employés à aller dehors et à utiliser les sentiers pédestres ou organiser des activités que les employés peuvent faire près du travail.
  • Inviter les employés à parler de leurs réalisations personnelles.

L’équilibre entre vie personnelle et professionnelle est différent pour tout le monde.

Il est important de savoir ce que cela signifie pour vous et d’en parler avec votre supérieur.

Comment allez-vous améliorer votre équilibre entre vie personnelle et professionnelle dans la prochaine semaine?

L’équilibre est l’un des 13 facteurs qui favorisent la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail. Pour en savoir plus, visitez :

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Protection de la sécurité psychologique

Avez-vous déjà eu à signaler un problème à votre supérieur au travail?

À lui dire que vous aviez fait une erreur?

À exprimer une opinion qui ne serait peut-être pas la bienvenue?

Ou à dire que vous vous sentiez épuisé?

Étiez-vous à l’aise d’en parler?

Avez-vous déjà eu peur que cela nuise à votre travail?

Est-ce que VOTRE employeur encourage les employés à s’exprimer ou est reconnaissant qu’ils le fassent?

Un milieu de travail où vous êtes à l’aise d’échanger des idées ou de poser des questions, sans craindre de conséquences, est un milieu qui montre l’exemple d’une bonne PROTECTION DE LA SÉCURITÉ PSYCHOLOGIQUE. Les employeurs qui accordent de l’importance à la protection de la sécurité psychologique ont à cœur le bien-être émotionnel de leurs employés.

On pense souvent que la sécurité se limite aux risques PHYSIQUES, comme travailler avec des produits chimiques, dans des environnements dangereux ou à risque élevé, ou être exposé à des maladies infectieuses. En fait, la sécurité concerne ce qui pourrait faire du mal non seulement à votre CORPS, mais aussi à votre ESPRIT. Certaines situations au travail peuvent être nocives ou dangereuses pour votre santé mentale. Prenons l’exemple de Deepak.

Il n’est pas très heureux au travail ces temps-ci. C’est un esprit créatif qui a habituellement de grandes idées. Il a l’impression que ses suggestions sont souvent ignorées. Il ne sait pas trop si c’est parce que ses idées sont mauvaises, ou parce que son superviseur ne veut pas avoir l’avis de l’équipe. Deepak commence même à penser qu’en s’exprimant, il pourrait mettre son emploi en jeu. Il ne se sent plus en sécurité. Que pourrait faire l’employeur de Deepak pour qu’il se sente protégé psychologiquement?

Même si ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de parler franchement, il est important que nous le fassions tous. Il est aussi important que les gestionnaires favorisent un milieu où les employés n’ont pas peur de s’exprimer. Les gestionnaires peuvent aussi être ceux qui demandent l’opinion de leurs employés. Quand ces derniers peuvent proposer des solutions et des idées positives, il y a moins de conflits, d’erreurs, d’accidents, de blessures, d’intimidation et de harcèlement, et les règles et règlements sont davantage respectés.

Il est essentiel d’avoir des processus, des politiques et une culture organisationnelle qui encouragent les employés à apporter leur contribution et à formuler des commentaires. Les employés peuvent alors donner le meilleur d’eux-mêmes et se sentir stimulés au travail. Les dirigeants ont la responsabilité de promouvoir, d’appliquer et de renforcer ces pratiques.

La culture du milieu de travail contribue beaucoup au sentiment de sécurité des employés. Adoptez les idées nouvelles. Considérez les discussions comme des occasions d’apprendre, de partager et de collaborer. Acceptez l’erreur – c’est comme ça qu’on apprend! Donnez aux employés des occasions de discuter de façon franche et confidentielle avec leurs supérieurs. Vous pouvez intégrer une culture de communication à votre milieu de travail quotidien, par exemple pendant les réunions, dans la conception des projets ou même quand vous avez des échéances à respecter.

Après avoir regardé cette vidéo, faites une liste des mesures que votre employeur prend pour vous protéger psychologiquement. Que pourriez-vous faire pour rendre votre milieu de travail encore plus sécuritaire?

La protection de la sécurité psychologique est l’un des 13 facteurs qui favorisent la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

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Protection de l’intégrité physique

Pensez à votre milieu de travail. Plusieurs aspects de l’espace de travail PHYSIQUE peuvent vous affecter. Et votre emploi peut aussi comporter des risques plus évidents.

Travaillez-vous avec de la machinerie?

Avec des produits chimiques?

Travaillez-vous à l’extérieur?

Certains aspects de votre travail physique qui sont moins évidents pourraient aussi avoir des effets à long terme sur vous. Travaillez-vous à l’ordinateur? Ou dans un endroit très bruyant? Êtes-vous assis longtemps?

En fait, TOUS les milieux de travail comportent des risques physiques. Ce sont les MESURES que prennent les employeurs pour réduire ces risques qui aident les employés à se sentir en sécurité. Les employeurs qui le font bien offrent une bonne protection de l’intégrité physique. Au fond, votre espace de travail physique peut affecter non seulement votre corps, mais aussi votre santé mentale. Travailler dans un endroit bruyant pourrait non seulement endommager votre ouïe, mais aussi nuire à votre concentration. Travailler avec des clients fâchés pourrait drainer votre énergie mentale. Et travailler avec des produits chimiques ou de la machinerie demande de la vigilance.

Voici Ayesha. Elle est une nouvelle employée dans une entreprise de fabrication. Elle a beaucoup d’expérience dans le domaine. Le gros changement pour elle, c’est que son nouvel employeur utilise une technologie différente de ce qu’elle connaît. Le superviseur d’Ayesha lui donne du travail la première journée, après une courte séance d’orientation. Il pense que, compte tenu de son expérience, Ayesha devrait savoir comment utiliser la machinerie lourde et se protéger des blessures et des autres risques. Ayesha se sent stressée et anxieuse. Ce n’est vraiment PAS une situation saine OU sécuritaire pour elle, et elle a l’impression qu’elle pourrait se blesser. Elle hésite à en parler à son nouveau patron, puisque c’est sa première journée. Comment les employeurs peuvent-ils s’assurer que leurs employés se sentent protégés contre les blessures?

Le nouvel employeur d’Ayesha aurait avantage à offrir une formation initiale normalisée. Il s’assurerait ainsi que les employés connaissent tous les risques – physiques et psychologiques – associés à leur travail. Les employés sauraient alors quoi faire pour soulever leurs inquiétudes sans tarder, au besoin. Une formation normalisée garantirait aussi que tout le monde est sur la même longueur d’onde et obtient la même information. Elle assurerait également une utilisation uniforme de l’équipement, et plus important encore, elle améliorerait la sécurité et la productivité des employés. Les superviseurs doivent aussi vérifier auprès des employés s’ils comprennent et appliquent ce qu’ils ont appris en formation.

Certaines formations sont maintenant exigées par des lois provinciales, territoriales ou fédérales. Les employeurs peuvent aussi donner une formation aux employés au sujet de l’effet de leur espace de travail physique sur leur santé mentale. Cela peut être rassurant pour le personnel de savoir COMMENT signaler les incidents et QUELLES mesures de soutien sont offertes en cas d’incident.

Selon le lieu de travail, on peut changer les outils et l’environnement pour réduire ou gérer les risques pour les employés. Il suffit parfois d’installer un éclairage adéquat ou des alarmes de panique, de réduire le bruit, ou encore d’augmenter la ventilation.

Bien que l’employeur soit en grande partie responsable de la sécurité des employés, tout le monde devrait contribuer à la sécurité physique au travail. Les employés ont aussi une responsabilité. Si vous remarquez quelque chose qui pourrait causer des blessures au travail, dites-le à votre supérieur. De plus, si vous ne vous sentez pas en sécurité quand vous effectuez une tâche, dites à votre patron que vous auriez intérêt à suivre une formation supplémentaire.

Après avoir regardé cette vidéo, faites une liste de trois façons dont votre milieu de travail vous aide à vous protéger physiquement. Que serait-il bon d’améliorer? Parlez-en à votre supérieur cette semaine.

La protection de l’intégrité physique est l’un des 13 facteurs qui favorisent la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail.

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