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Maladies et conditions médicales

Cancer, diabète et maladies cardiaques

Cancer

  • Les cancers les plus diagnostiqués sont ceux du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme.
  • Le cancer des poumons est la principale cause de mortalité tant chez les hommes que chez les femmes.
  • La recherche indique que l’on peut empêcher de 30 à 35  p. cent tous les cancers en ayant une bonne alimentation, en étant actif et en conservant un poids idéal.
  • Il est possible de diminuer les risques de développer un cancer :
    • en ne fumant pas et en ne mâchant pas de tabac;
    • en adoptant un régime alimentaire sain, ce qui signifie manger des fruits et des légumes et limiter la consommation de viandes rouges, de viandes transformées, de gras saturés et d’alcool qui sont associés à un risque accru pour plusieurs cancers.
    • En protégeant votre peau des rayons ultraviolets du soleil qui sont la cause des coups de soleil et du cancer de la peau.
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Plus de renseignements

Action Cancer Ontario
La Société canadienne du cancer
Cancer de la prostate Canada

Diabète

Le diabète est un état caractérisé par des concentrations élevées de sucre dans le sang. Il se développe lorsque l’organisme est incapable de produire suffisamment d’insuline ou d’utiliser adéquatement l’insuline – une hormone produite par le pancréas, qui permet au corps de transformer le glucose (sucre) en énergie.

Sans insuline, le glucose demeure dans le courant sanguin plutôt que de parvenir aux cellules pour produire de l’énergie. À long terme, les effets de fortes concentrations de glucose dans le sang peuvent entraîner des complications telles que des maladies du cœur, des accidents vasculaires cérébraux, la cécité, une insuffisance rénale ou la perte de sensation et/ou des ulcérations au niveau des jambes et des pieds.

Diabète de type 1

Le diabète de type 1, aussi appelé diabète insulino-dépendant, ne peut être évité et touche principalement les enfants et les adolescents. Dans cette forme de diabète, le pancréas ne parvient pas à produire l’insuline dont l’organisme a besoin. Par conséquent, les personnes qui en sont atteintes doivent s’injecter elles-mêmes de l’insuline chaque jour.

Diabète de type 2

Cette forme de diabète est le résultat d’une résistance insulinique associée au fait que l’organisme ne peut utiliser l’insuline qu’il produit. Il peut aussi être le résultat d’une insuffisance insulinique liée au fait que l’organisme ne parvient pas à produire assez d’insuline pour transformer le glucose afin qu’il puisse être utilisé par les cellules du corps. Le diabète de type 2 représente environ 90 p. cent de tous les cas de diabète. On peut prévenir ou retarder le développement de cette forme de diabète en maintenant un poids santé, en mangeant sainement et en faisant de l’exercice régulièrement.

  • Ce diabète peut apparaître après l’âge de 40 ans.
  • De plus en plus d’enfants en sont touchés.
  • La durée de vie des personnes atteintes de diabète de type 2 est écourtée de 5 à 10 ans.

Services concernant le diabète offerts à Ottawa et par le Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain

Plus de neuf millions de Canadiens sont diabétiques ou prédiabétiques. Il est fort probable que vous‑même ou quelqu’un que vous connaissez soyez atteint de diabète. Pour obtenir de l’information sur les types de diabète, ainsi que sur les facteurs de risque et les signes et symptômes associés à cette maladie, visitez le site Diabète Québec.

Si vous avez reçu un diagnostic de diabète d’un professionnel de la santé et si vous avez besoin d’information sur les programmes d’éducation sur le diabète, les services de soins des pieds, les services de soins oculaires, le soutien de l’autonomie et l’aide financière, visitez le site Champlain services reliés au diabète

Clinique du diabète du CHEO

La clinique fournit des soins spécialisés aux enfants qui ont le diabète de type 1 ou de type 2, ou un déficit de la tolérance au glucose. Elle offre un programme de pompe insulinique, des séances d’enseignement individuel ou collectif et des séances d’information sur la transition vers les soins aux adultes.

Façon d’obtenir un rendez‑vous

Les recommandations soumises par des médecins sont privilégiées. Les démarches personnelles des patients sont acceptées.
Les transferts en provenance d’autres centres sont acceptés, mais nécessitent une demande écrite de la part d’un organisme communautaire (centre d’accès aux soins communautaires, etc.).

Envoyez un formulaire de demande par la poste ou par télécopieur à la :
Clinique du diabète, CHEO
401, chemin Smyth
Ottawa (Ontario)  K1H 8L1
Télécopieur : 613-738-4236

Autres sources d’information sur le diabète :

Maladies cardiaques

On qualifie de maladies cardiaques toutes les maladies qui affectent le cœur, comme les maladies coronariennes, les crises cardiaques, l'angine, l'insuffisance cardiaque, la cardiopathie valvulaire et la cardiopathie congénitale. Les maladies cardiaques sont la première cause de décès chez les Canadiens et Canadiennes. Généralement, on peut prévenir les maladies du cœur.

On note deux sortes de facteurs de risque associés aux maladies cardiaques :

Ceux qu'on ne peut pas changer

  • les antécédents familiaux
  • le sexe masculin
  • être ménopausée
  • le vieillissement

Ceux qu'on peut changer ou gérer

  • le diabète
  • le tabagisme et l'exposition à la fumée secondaire
  • l'hypertension artérielle non traitée
  • un taux de cholestérol ou de triglycérides élevé
  • le manque d'activité physique
  • l'obésité
  • le niveau de stress
  • la consommation d'alcool

Symptômes précurseurs d'une crise cardiaque

  • des douleurs à la poitrine - comme la compression, l'oppression, la pression, le brûlement ou le serrement
  • l'irradiation des douleurs à la poitrine jusqu'aux bras, au cou, au dos ou à la mâchoire
  • l'essoufflement
  • la pâleur, la transpiration ou la faiblesse
  • la nausée, le vomissement et l'indigestion
  • anxiété, peur ou déni de la réalité

Si vous ressentez un de ces symptômes, cherchez de l’aide immédiatement.

Les femmes ont souvent des symptômes moins précis, qui peuvent être intermittents

  • vague malaise à la poitrine
  • difficulté à respirer
  • sensation d’avoir une indigestion
  • fatigue inexpliquée/inhabituelle

Prévention

  • ayez une alimentation saine
  • faites de l'activité physique
  • ne fumez pas
  • maintenez un poids santé

Réagissez immédiatement. Les chances de survivre à une crise cardiaque sont plus élevées si les symptômes sont traités dans les 2 ou 3 heures suivant leur apparition.

Apprenez la RCR. Comme la plupart des crises cardiaques surviennent à la maison, savoir administrer la RCR pourrait vous permettre de sauver la vie d'une personne que vous connaissez.

De saines habitudes de vie quotidienne peuvent aider à prévenir les maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, les AVC, le cancer et le diabète.

Plus de renseignements

Maladie à virus Ebola

Qu’est-ce que la maladie à virus Ebola?
Les Canadiens risquent-ils de contracter l’Ebola?  
Je suis récemment arrivé(e) ou revenu(e) d’un des pays touchés. Que devrais-je faire?
Je suis arrivé(e) récemment d’une des régions touchées et je ne me sens pas bien – que dois-je faire?
Quels sont les symptômes de l’ Ebola?
Existe-t-il un traitement curatif pour l’ Ebola?
Comment peut-on prévenir l’ Ebola?
Quel est le rôle de Santé publique Ottawa? 
Quelles sont les mesures prises par le Canada?
Quels hôpitaux à Ottawa sont responsables de l’évaluation et du traitement des patients relativement à l’Ebola?
Renseignements concernant les voyages

Qu’est-ce que la maladie à virus Ebola?

La maladie à virus Ebola (Ebola) est une maladie rare qui provoque de la fièvre hémorragique chez l’humain et chez certains animaux. Dans ses derniers stades, cette infection virale grave peut entraîner des hémorragies internes et externes et causer la mort.

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Les Canadiens risquent-ils de contracter l’Ebola?  

L’Afrique occidentale est aux prises avec une éclosion sans précédent de l’Ebola, qui sévit actuellement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Il y a eu des cas d’Ebola confirmés dans d’autres pays, notamment trois aux États-Unis. Le risque que présente la maladie pour la santé publique au Canada est faible, car le virus ne se propage pas facilement d’une personne à une autre. Il se propage principalement par contact direct avec des liquides organiques d’une personne infectée et non par simple contact.

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Je suis récemment arrivé(e) ou revenue(e) d’une des régions touchées. Que devrais-je faire? 

Santé publique Ontario informe Santé publique Ottawa des personnes en provenance d’un pays touché par l’Ebola qui reviennent au Canada ou qui y viennent en visite. Chaque voyageur en provenance d’un tel pays est adressé à son arrivée à un agent de quarantaine de l’Agence de la santé publique du Canada, qui vérifie ses antécédents de voyage et le soumet à une évaluation obligatoire de sa santé comprenant une vérification de sa température. Les personnes en provenance d’un pays touché par l’Ebola qui se rendent en Ontario reçoivent l’ordre, en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine, qui relève du gouvernement fédéral, de se présenter à leur bureau de santé publique dans un délai de 24 heures. Si vous avez reçu l’ordre de vous présenter au bureau de Santé publique Ottawa :

  • Appelez au 613-580-6744, poste 24224, pendant les heures normales de travail, soit du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30, OU composez le numéro que l’agent de quarantaine vous a déjà fourni OU en dehors des heures de travail normales, appelez le 3-1-1 et demandez à parler à un représentant de Santé publique Ottawa.
  • Une infirmière en santé publique évaluera votre niveau de risque d’infection et vous donnera des instructions concernant vos activités pour la période de surveillance de 21 jours.

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Je suis récemment arrivé(e) ou revenu(e) d’un des pays touchés. Que devrais-je faire?

  • Si vous avez de la fièvre ou si vous avez tout autre symptôme après un séjour dans des pays où des éclosions de la maladie ont été déclarées, appelez Santé publique Ottawa au 613-580-6744.
    • Informez-les de vos symptômes et des pays que vous, ainsi que toutes les personnes avec lesquelles vous avez eu des contacts étroits, avez visités.
    • N’utilisez pas les transports en commun si vous devez vous rendre chez votre médecin pour une consultation.

Si vous avez besoin de soins d’urgence, appelez le 911.

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Quels sont les symptômes de l’Ebola?

  • Les symptômes de l’Ebola apparaissent de 2 à 21 jours suivant l’exposition au virus.  
  • Les premiers symptômes comprennent une fièvre (? 38 °C) d’apparition soudaine, des douleurs musculaires, des maux de tête et de gorge, de la diarrhée et de la douleur thoracique.    
  • Les signes plus caractéristiques de l’Ebola qui peuvent survenir plus tard chez certains patients comprennent la conjonctivite, une éruption cutanée et des hémorragies internes et externes. 

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Existe-t-il un traitement curatif pour l’Ebola?

Il n’existe pour l’instant aucun vaccin ni traitement spécifique pour l’Ebola. Les patients gravement atteints peuvent nécessiter un traitement de soutien ou l’hospitalisation.

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Comment peut-on prévenir l’Ebola?

Pour prévenir la propagation de la maladie, il est recommandé de :  

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Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?

Des infirmières de Santé publique Ottawa (SPO) sont disposées à répondre à toute question au sujet de l’Ebola, à évaluer le risque d’exposition à l’Ebola chez les voyageurs en provenance des régions touchées, et à recommander un suivi tel l’auto-évaluation des symptômes 

SPO travaille en étroite collaboration avec les hôpitaux et les fournisseurs de soins de santé de la région afin d’assurer une évaluation, une gestion et un suivi en temps opportun des cas de maladie éventuels chez des personnes revenant d’un voyage à l’étranger. De plus, SPO collabore avec les hôpitaux et les partenaires de soins de santé afin d’informer la population de tout développement concernant Ebola, y compris tout risque pour la santé de la population locale lié au virus.

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Quelles sont les mesures prises par le Canada?

Aucun cas d’Ebola n’a été signalé au Canada.  

En Ontario, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée et le médecin hygiéniste en chef par intérim prennent des mesures pour améliorer la préparation de la province à contenir et à traiter tout cas potentiel de virus Ebola sur son territoire

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Quels hôpitaux à Ottawa sont responsables de l’évaluation et du traitement des patients relativement à l’Ebola?

Dans la région d’Ottawa, le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) et le campus général de l’Hôpital d’Ottawa (HO) ont été désignés comme hôpitaux de recours pour le traitement des cas potentiels d’Ebola à Ottawa. Les autres mesures prises par le gouvernement provincial sont décrites dans un communiqué de presse et un document d’information émis le 17 octobre.

Santé publique Ontario et l’ASPC conseillent les professionnels de la santé sur la mise en œuvre des lignes directrices appropriées visant à prévenir la propagation du virus.

L’ASPC surveille continuellement bon nombre de maladies infectieuses existantes et émergentes au Canada. L’Agence collabore avec les gouvernements provinciaux et fédéral ainsi qu’avec des partenaires internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la santé.

Les instances nationales et provinciales continuent de surveiller la situation de l’Ebola à l’étranger. Elles ont fourni des lignes directrices aux fournisseurs de soins de santé de l’Ontario advenant qu’un patient déclare avoir voyagé dans un pays où une éclosion de la maladie a été déclarée.

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Renseignements concernant les voyages

Visiter le site de L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) Conseils de santé aux voyageurs pour les avis et restrictions en vigueur.

Pour de plus amples renseignements au sujet de l’Ebola, veuillez téléphoner à Santé publique Ottawa au 613 580-6744 pour parler à une infirmière en santé publique, ou visiter l’un des sites Web suivants :  

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Entérovirus D68

Qu’est-ce que l’entérovirus D68?
En quoi cette souche est-elle différente?
Quand devrais-je m’inquiéter des symptômes que présente mon enfant et que devrais-je faire?
Qui est le plus touché par l’entérovirus D68?
Comment se propage le virus?
Que puis-je faire pour protéger mes enfants et me protéger moi-même?
Existe-t-il un test de dépistage de l’entérovirus D68?
Quel est le traitement?
Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?

Qu’est-ce que l’entérovirus D68?

L’entérovirus D68 (EV-D68) appartient à une famille de virus courants qui causent des symptômes de troubles respiratoires ou « de rhume », tels que de la fièvre, de la toux, un écoulement nasal, des éternuements et un mal de gorge. En général, les entérovirus se propagent l’été et l'automne en Amérique du Nord. On observe une augmentation de ces types de maladies chaque année lorsque les enfants retournent à l'école.

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En quoi cette souche est-elle différente?

Par rapport aux autres entérovirus, l’EV-D68 rend les enfants plus malades, en particulier les plus jeunes. Aux États-Unis, un grand nombre d'enfants ont été hospitalisés pour des problèmes respiratoires. Il n’y a eu aucun décès directement associé à la souche d’entérovirus D68 (au 19 septembre 2014).  

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Quand devrais-je m’inquiéter des symptômes que présente mon enfant et que devrais-je faire?

Symptômes légers : Si un enfant présente des symptômes légers comme de la fièvre, de la toux, un écoulement nasal, des éternuements et un mal de gorge et que ses parents sont inquiets, ils devraient consulter un professionnel de la santé, comme un médecin de famille ou une infirmière praticienne, ou emmener leur enfant à une clinique sans rendez-vous.

Symptômes graves : Les problèmes respiratoires constituent le plus gros souci avec ce type de virus. Si un enfant a une respiration difficile ou sifflante (son sifflant aigu lors de l’inspiration et de l’expiration), il devrait être vu par un professionnel de la santé. Tout enfant qui semble avoir du mal à respirer devrait être emmené immédiatement dans un service d'urgence.  

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Qui est le plus touché par l’entérovirus D68?

Les enfants de moins de 5 ans ainsi que les enfants et adolescents souffrant d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires constituent les groupes les plus touchés. Ils sont plus à risque de tomber gravement malades et on devrait les surveiller de près afin de voir si les symptômes s’aggravent. Les enfants souffrant d’asthme ou de problèmes respiratoires devraient avoir à portée de main des médicaments comme des inhalateurs et on devrait avoir un plan d’action pour traiter les problèmes respiratoires. En général, les adultes sont légèrement malades ou ne le sont pas du tout, mais ils peuvent malgré tout transmettre le virus.

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Comment se propage le virus?

Il se propage comme n'importe quel autre virus respiratoire ou « virus du rhume », c'est-à-dire, de personne à personne ou par contact avec des surfaces contaminées par les fluides corporels, comme la salive ou le mucus, d’une personne infectée. Il se propage également par les gouttelettes projetées par la toux ou les éternuements.

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Que puis-je faire pour protéger mes enfants et me protéger moi-même?

On se protège contre ce virus de la même façon que pour tout autre virus respiratoire ou « virus du rhume », par exemple :

  • Lavez-vous les mains souvent avec de l’eau et du savon pendant au moins 15 secondes :
    • après être allé dans un endroit public ou à l’extérieur;
    • après avoir toussé, éternué ou vous être mouché;
    • après être allé à la toilette;
    • après avoir préparé de la nourriture ou avoir mangé;
    • avant de rendre visite à des personnes malades et après leur avoir rendu visite.
  • Utilisez un désinfectant à base d’alcool si vous ne pouvez pas vous laver les mains avec de l’eau et du savon.
  • Évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche avec vos mains si vous ne vous êtes pas lavé les mains.
  • Évitez d’embrasser ou d’étreindre dans vos bras des personnes malades et de partager une tasse ou des ustensiles avec elles.
  • Toussez ou éternuez dans un papier-mouchoir ou dans votre bras ou votre manche plutôt que dans votre main.     
  • Restez à la maison si vous êtes malade.
  • Nettoyez les surfaces fréquemment touchées, comme les jouets et les poignées de porte.

Pour obtenir des conseils simples sur la façon de prévenir la transmission des germes qui propagent l’entérovirus ou causent des maladies, consultez le site Prévenir la transmission des germes .

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Existe-t-il un test de dépistage de l’entérovirus D68?

On n’effectue pas systématiquement le dépistage de cette souche virale, car le traitement est identique pour tous les virus respiratoires. Toutefois, il est possible d’en effectuer un dans certains cas.

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Quel est le traitement?

Il existe un traitement qui peut être très utile pour atténuer les symptômes : tout d’abord, il faut se reposer et boire beaucoup de liquides. En cas de respiration très difficile ou sifflante, on peut obtenir des médicaments ou des appareils à l’hôpital pour aider à respirer.  

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Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?

Santé publique Ottawa (SPO) travaille en étroite collaboration avec les hôpitaux et les professionnels de la santé au sein de la collectivité pour assurer une évaluation et une gestion adéquates de la maladie provoquée par l’entérovirus D68. 

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Maladie de Lyme

La tique à pattes noires 

La maladie de Lyme est une importante source de préoccupations pour la santé dans bon nombre de régions canadiennes, dont celle d’Ottawa; elle est transmise par la piqûre d’une tique à pattes noires porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi. La plupart des personnes atteintes ont été infectées par la piqûre d’une tique non adulte (nymphe).

Les nymphes sont minuscules (moins de 2 mm, soit environ la taille d’une graine de pavot) et difficiles à voir; elles se nourrissent durant le printemps et l’été. Les tiques adultes sont beaucoup plus grosses, et elles sont plus faciles à repérer et à enlever avant d’avoir eu le temps de transmettre la bactérie. Les tiques à pattes noires adultes sont surtout actives au printemps, puis à la fin de l’été et en automne.

La tique à pattes noires qui transporte la bactérie pouvant causer la maladie de Lyme se retrouve dans la région d’Ottawa, dans l’Est de l’Ontario et dans la région de l’Outaouais, au Québec. Ottawa est maintenant considérée comme une zone à risque pour la maladie de Lyme.

Santé publique Ottawa a constaté une augmentation du nombre de cas de maladie de Lyme signalés chez les résidents d’Ottawa au fil du temps, ainsi que du nombre d’infections vraisemblablement contractées dans la région d’Ottawa.

Santé publique Ottawa s’emploie à réduire les risques pour la santé que pose la maladie de Lyme en adoptant des mesures de prévention, d’éducation, de sensibilisation et de surveillance. Éviter les piqûres de tiques est le meilleur moyen de prévenir la maladie de Lyme.

Prévention

Les populations de tiques à pattes noires sont en pleine croissance et étendent leur territoire, de sorte que le risque de contracter la maladie de Lyme est de plus en plus grand au pays. Bien que les tiques puissent se retrouver presque n’importe où à l’extérieur, elles vivent souvent dans les herbes hautes, les buissons et les régions boisées.

Santé publique Ottawa recommande les mesures suivantes pour profiter du plein air sans risquer de se faire piquer par les tiques.

  • Appliquez un insectifuge approuvé par Santé Canada contenant du DEET ou de l’icaridine sur la peau exposée et les vêtements.les différentes tailles de tiques
  • Portez un pantalon, un chandail à manches longues, des bas et des souliers pour protéger la peau.
  • Rentrez le rebord de votre pantalon dans vos bas.
  • Portez des vêtements de couleur claire pour repérer plus facilement les tiques.
  • Si possible, restez sur les sentiers quand vous marchez dans les bois ou dans les herbes hautes.
  • Tous les jours, après être allés à l’extérieur, inspectez toute la surface de votre peau ainsi que celle des enfants et des animaux de compagnie pour vérifier s’il y a des tiques. Portez une attention particulière aux orteils, aux genoux, à l’aine, aux aisselles et au cuir chevelu.

Les tiques à pattes noires sont très petites et il n’est pas facile de les voir, c’est pourquoi vous devriez vous examiner et examiner les enfants et les animaux de compagnie après être allés dehors. Plus la tique est enlevée rapidement, moins le risque de transmission de la maladie de Lyme est élevé.

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Comment puis-je réduire le nombre de tiques à pattes noires autour de ma maison?

Il est impossible d’éliminer complètement les tiques, mais il est possible d’en réduire le nombre sur votre terrain. Voici quelques trucs pour rendre votre environnement moins favorable aux tiques :

  • Tondez régulièrement la pelouse dans votre cour.
  • Enlevez les broussailles et les feuilles mortes aux limites de votre terrain, surtout s’il est bordé de boisés ou de champs d’herbes hautes.
  • Nettoyez la zone entourant les mangeoires à oiseaux, pour éviter d’attirer les rongeurs qui transportent les tiques, comme les souris et les campagnols.
  • Dissuadez les cerfs de venir sur votre terrain, car les tiques s’accrochent également à ces animaux pour se nourrir.
  • Tenez votre corde de bois bien ordonnée, sèche et éloignée du sol et de votre maison.

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Et si je trouve une tique?

Si vous trouvez une tique sur votre peau, enlevez-la le plus vite possible. Le risque de contracter la maladie de Lyme augmente avec la durée pendant laquelle la tique reste accrochée.

Puisqu’Ottawa fait maintenant partie des régions à risque pour la maladie de Lyme, il est important de communiquer avec votre médecin si vous croyez qu’une tique est restée accrochée à votre peau pendant 24 heures ou plus, ou si vous n’êtes pas certain de la durée de temps au cours de laquelle elle est restée accrochée. Votre médecin sera en mesure de déterminer si vous devez obtenir un traitement avec des antibiotiques. Il est possible que vous nécessitiez un traitement aux antibiotiques si :

  • la tique est restée accrochée à votre peau pendant 24 heures ou plus ou si elle est entièrement ou partiellement gonflée; et
  • 72 heures ou moins se sont écoulées depuis que la tique a été enlevée.

Si la tique est restée accrochée durant moins de 24 heures et que son corps ne semble pas gonflé après s’être alimentée ou si vous avez enlevé la tique et plus de 72 heures se sont écoulées, vous devez tout de même surveiller l’apparition des signes et symptômes de la maladie de Lyme au cours des 30 prochains jours. Si vous remarquez l’apparition de symptômes, consultez un professionnel de la santé.

Retirer les tiques

comment retirer les tiques

  • Utilisez des pinces à sourcils ou un outil prévu à cet effet (ex. : « Tick Key »).
  • Attrapez la tête de la tique le plus près possible de la peau et tirez lentement jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Évitez de faire tourner la tique. N’utilisez pas une allumette, de la lotion ou tout autre produit pour enlever la tique.
  • Nettoyez la piqûre avec du savon et de l’eau.
  • Si la tique a piqué un être humain et que vous voulez la faire analyser dans le cadre du programme de surveillance de Santé publique Ottawa, vous trouverez plus de renseignements ci-dessous.
  • Si vous ne souhaitez pas faire analyser la tique et que celle-ci est encore vivante, vous pouvez la plonger dans de l’alcool, la mettre dans un contenant ou un sac hermétique, l’envelopper dans du ruban adhésif ou la jeter dans les toilettes.

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Signes et symptômes de la maladie de Lyme

Un diagnostic juste et précoce de maladie de Lyme ainsi qu’un traitement rapide et adéquat sont essentiels pour éviter la détérioration de l’état de santé et la possibilité de complications à long terme,érupsion rouge circulaire causée par la maladie de lyme par exemple des douleurs musculaires et articulaires, de l’arythmie cardiaque et des troubles du système nerveux (touchant le cerveau, les nerfs et la moelle épinière).

Les symptômes se manifestent habituellement dans les 3 à 30 jours suivant la piqûre par une tique infectée :

  • Éruption rouge circulaire (ayant parfois l’aspect d’une cible) qui prend lentement de l’expansion autour de la piqûre
  • Grande fatigue
  • Fièvre ou frissons
  • Maux de tête
  • Douleurs musculaires et articulaires
  • Inflammation des ganglions lymphatiques
  • Engourdissements ou picotements
  • Spasmes ou faiblesse

Si vous présentez des symptômes de la maladie de Lyme, consultez un fournisseur de soins de santé.

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Mesures pour réduire l’exposition aux tiques de votre animal de compagnie

Si votre animal de compagnie passe beaucoup de temps dehors, vous devriez l’examiner tous les jours. Les chats et les chiens ne peuvent pas transmettre directement aux humains les maladies provoquées par les tiques, mais ils peuvent faire entrer le parasite dans la maison, et celui-ci pourrait ensuite piquer une personne.

Voici quelques conseils afin de réduire les risques que votre animal de compagnie transporte une tique pouvant transmettre la maladie de Lyme :

  • Consultez votre vétérinaire pour connaître les façons de protéger votre animal. Il existe de nombreux produits topiques pouvant repousser ou tuer les tiques, et même un vaccin pour les chiens.
  • Examinez votrbues sur-le-champ et débarrassez-vous-en :
    • Utilisez des pinces à sourcils ou un outil prévu à cet effet (ex. : « Tick Key »).
    • Attrapez la tête de la tique le plus près possible de la peau et tirez lentement jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Évitez de faire tourner la tique. N’utilisez pas une allumette, de la lotion ou tout autre produit pour enlever la tique.
    • Nettoyez la piqûre avec du savon et de l’eau.
    • Si la tique est encore vivante, plongez-la dans de l’alcool, mettez-la dans un contenant ou un sac hermétique, enveloppez-la dans du ruban adhésif ou jetez-la dans les toilettes.
    • Quand vous allez chez le vétérinaire, demandez-lui de vérifier si votre animal a des tiques.

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Surveillance de la maladie de Lyme à Ottawa

Le personnel de Santé publique Ottawa effectue régulièrement des collectes de tiques (en anglais seulement) et récupère les tiques envoyées par le public afin de surveiller les populations et faire des tests pour détecter la maladie de Lyme. Le nombre de cas de maladie de Lyme chez les humains signalés à Ottawa a augmenté au fil du temps.

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Existe-t-il un vaccin contre la maladie de Lyme?

Malheureusement, il n’existe actuellement aucun vaccin contre la maladie de Lyme au Canada.

Renseignements

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Faire analyser la tique

Il est possible de remettre à SPO une tique ayant piqué un être humain dans la ville d’Ottawa afin de la faire analyser. Sachez que, comme il s’agit seulement d’un programme de surveillance et d’identification, les résultats ne seront peut-être pas connus avant plusieurs mois. De plus, ces résultats ne peuvent pas être utilisés pour prendre des décisions relatives à un traitement médical.

Si vous avez été piqué par une tique, suivez les étapes suivantes pour l’enlever, et conservez la tique pour qu’elle soit analysée :

  • Utilisez des pinces à sourcils ou un outil prévu à cet effet (ex. : « Tick Key »).
  • Attrapez la tête de la tique le plus près possible de la peau et tirez lentement jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Évitez de faire tourner la tique. N’utilisez pas une allumette, de la lotion ou tout autre produit pour enlever la tique.
  • Nettoyez la piqûre avec du savon et de l’eau.
  • Placez la tique dans un flacon de pilules vide ou dans un sac à fermeture hermétique avec un essuie-tout mouillé.
  • Communiquez avec le 3-1-1 ou avec Santé publique Ottawa pour prendre rendez-vous afin de remettre la tique à des fins d’analyse (par téléphone : 613-580-6744, ou par courriel : healthsante@ottawa.ca).

Si vous avez été piqué à l’extérieur de la ville d’Ottawa, veuillez communiquer avec le bureau de santé publique de ce secteur pour savoir s’il est possible de faire analyser la tique.

Les tiques trouvées sur des animaux peuvent être remises à l’Agence de la santé publique du CanadaVeuillez noter que Santé publique Ottawa ne participe pas à ce processus.

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Syndrome respiratoire du Moyen-Orient– Coronavirus (MERS-CoV)

En quoi consiste le syndrome respiratoire du Moyen-Orient?
Quels sont les symptômes d’une infection causée par le virus MERS-CoV?
Qui est susceptible de contracter le virus MERS-CoV?
Existe-t-il un traitement contre le virus MERS-CoV?
Comment prévenir une infection au virus MERS-CoV?
Que fait le Canada?
Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?
Renseignements aux voyageurs

En quoi consiste le syndrome respiratoire du Moyen-Orient

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient est une maladie respiratoire virale causée par un coronavirus, le MERS-CoV, jusqu’ici inconnu chez l’homme. Pour le moment, ce virus est rare, mais il peut entraîner des maladies graves et même la mort. Jusqu’à maintenant le MERS-CoV a surtout frappé des résidents de certains pays du Moyen-Orient ou des personnes qui y ont voyagé. 

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Quels sont les symptômes d’une infection causée par le virus MERS-CoV?

Les principaux symptômes sont la fièvre et la toux, ainsi que de l’essoufflement et des difficultés respiratoires. Chez certaines personnes, le test de dépistage se révèle positif bien qu’elles n’aient aucun symptôme; d’autres présentent des symptômes allant de bénins (symptômes de la grippe) à alarmants (symptômes d’une pneumonie grave).

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Qui est susceptible de contracter le virus MERS-CoV?

Le virus MERS-CoV ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre. Dans les cas de transmission directe de personne à personne, il s’agissait de proches du malade, comme des membres de sa famille, des collègues de travail, du personnel soignant ou d’autres patients. Presque toutes les personnes gravement atteintes souffraient de maladies antérieures, d’une déficience immunitaire ou d’une maladie chronique, par exemple. Le virus a été décelé chez les chameaux, mais on ignore comment il se transmet à l’homme.

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Existe-t-il un traitement contre le virus MERS-CoV?

Pour le moment, il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique. Certaines personnes atteintes ont besoin d’un traitement de soutien ou doivent être hospitalisées.

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Comment prévenir une infection au virus MERS-CoV?

Afin de prévenir la transmission du virus MERS-CoV, on recommande de prendre les mesures suivantes :

  • Avant de vous rendre au Moyen-Orient, consultez les liens ci-dessous afin d’obtenir des conseils;
  • Si, après être rentré du Moyen-Orient, vous tombez malade et vous êtes fiévreux ou essoufflé, informez votre fournisseur de soins de santé de vos symptômes et indiquez les pays d’où vous venez de revenir ou ceux où ont voyagé vos proches;
  • Afin de vous protéger des maladies respiratoires comme le rhume ou la grippe, adoptez les mesures d’hygiène indiquées à la page Prévenir la transmission des germes.

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Que fait le Canada?

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) se charge de la surveillance constante de cette maladie et des maladies respiratoires graves qui surviennent au Canada. L’ASPC collabore avec les gouvernements provinciaux et avec l’Organisation mondiale de la santé.

L’ASPC émet des recommandations aux professionnels de la santé afin d’assurer la mise en place des lignes directrices qui permettront d’éviter la transmission du virus dans les établissements de soins. Les tests réalisés par le Laboratoire national de microbiologie permettent de détecter rapidement le virus MERS-CoV et ceux responsables d’autres infections respiratoires graves.  

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario a fourni des règles directrices aux fournisseurs de soins de santé en Ontario. Le Comité consultatif provincial des maladies infectieuses (CCPMI) a mis à jour son document sur le MERS-CoV en ajoutant des renseignements sur le dépistage et le traitement des patients.

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Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?

Santé publique Ottawa (SPO) mène une enquête sur tous les cas soupçonnés d’infection due au virus MERS-CoV. SPO collabore avec les fournisseurs de soins de santé de la région d’Ottawa afin d’assurer un suivi en temps opportun et avec Santé publique Ontario afin de suivre l’évolution de la situation dans la province.

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Renseignements aux voyageurs

Veuillez consulter la page Conseils de santé aux voyageurs pour prendre connaissance des bulletins aux voyageurs ou des restrictions en matière de voyage.

Pour de plus amples renseignements sur le sujet, appelez la Ligne d’information de Santé publique Ottawa au 613-580-6744 ou consultez ottawa.ca/sante ou l’un des sites Web ci-dessous :

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La santé d’Ottawa est entre vos mains 

Il est important d’adopter de saines habitudes afin de se protéger et de protéger les autres contre les germes potentiellement nuisibles. Les germes sont des types de microbes, comme les bactéries ou les virus, qui peuvent causer des maladies. Ils se propagent directement d’une personne à l’autre, ou indirectement par contact avec une surface contaminée. Les germes nuisibles peuvent parfois causer des maladies graves, particulièrement au sein de populations vulnérables telles que les jeunes enfants, les personnes âgées ou celles qui ont déjà des problèmes de santé. Afin de réduire la propagation des germes et d’éviter les maladies pour soi-même et pour les autres, Santé publique Ottawa vous recommande d’observer les précautions suivantes :

  1. Lavez-vous les mains à l’eau et au savon ou utilisez un désinfectant pour les mains.
  2. Quand vous toussez ou éternuez, couvrez-vous la bouche et le nez avec un mouchoir ou votre bras, non avec votre main.
  3. Restez chez vous si vous êtes malade.
  4. Faites-vous vacciner.

Qu’est-ce que l’hygiène des mains?

L’hygiène des mains est le moyen le plus important d’éviter de tomber malade et d’éviter que d’autres personnes tombent malades en raison d’une infection. L’expression « hygiène des mains » désigne le fait de se nettoyer les mains soit en les lavant, soit en appliquant un désinfectant pour les mains à base d’alcool. Il est essentiel de pratiquer systématiquement une bonne hygiène des mains afin de réduire la propagation des infections chez soi ainsi qu’à la garderie, à l’école, dans les lieux de travail et les lieux publics.

Quand devrait-on se nettoyer les mains?

Il est important de se laver les mains :
  • avant de préparer des aliments, ainsi que durant et après la préparation;
  • avant de manger;
  • avant de prendre soin d’une personne malade et après en avoir pris soin;
  • avant de soigner une coupure ou une blessure et après l’avoir soignée;
  • avant de mettre ou de retirer des lentilles cornéennes et après les avoir mises ou retirées;
  • après être allé aux toilettes;
  • après avoir changé des couches ou après avoir aidé un enfant à aller aux toilettes;
  • après s’être mouché ou avoir toussé ou éternué;
  • après avoir été dans un lieu public ou à l’extérieur;
  • après avoir touché ou nourri un animal ou après avoir ramassé des déchets animaux;
  • après avoir manipulé des ordures.

Comment doit-on se nettoyer les mains?

Si vous avez du savon et de l’eau courante propre à votre disposition, vous pouvez vous laver les mains pour réduire la propagation des germes. Toutefois, s’il n’y a pas d’eau et de savon à votre disposition, vous pouvez utiliser un désinfectant pour les mains à base d’alcool dont la teneur en alcool est d’au moins 60 %.

Comment se laver les mains à l’eau et au savon

Mouillez-vous les mains sous une eau courante tiède.

  • Appliquez du savon liquide.
  • Faites mousser et frottez-vous les mains au moins 20 secondes (astuce : si vous n’avez pas de minuteur, chantez Joyeux anniversaire deux fois!).
  • Rincez. 
  • Séchez-vous les mains à l’aide d’une serviette ou d’un sèche-mains.
  • Fermez les robinets au moyen d’une serviette, de votre manche ou de votre bras.

Comment se nettoyer les mains à l’aide d’un désinfectant pour les mains

  • Versez dans votre paume une quantité de désinfectant pour les mains à base d’alcool de la taille d’une pièce de vingt-cinq cents.
  • Frottez vos mains ensemble, paume contre paume.
  • Frottez le dos de chaque main avec la paume et les doigts de l’autre main.
  • Frottez autour de chaque pouce.
  • Frottez le bout des doigts de chaque main dans le creux de l’autre main en faisant un mouvement de va-et-vient.
  • Frottez-vous les mains jusqu’à ce qu’elles soient sèches (au moins 15 secondes).

 

Petit conseil : Le fait d’appliquer quotidiennement sur vos mains un hydratant sans parfum aidera aussi votre peau à demeurer saine et préviendra les gerçures, ce qui assurera une santé optimale pour vos mains!

L’hygiène des mains pour les enfants

Pour en savoir plus sur les enfants et l’hygiène des mains, vous pouvez consulter cette page : http://www.etreparentaottawa.com/fr/children/hygiene.asp

La science de l’hygiène des mains

Les germes sont des types de microbes qui peuvent causer des maladies. Lorsque les mains de deux personnes se touchent, ce contact peut propager des germes qui entraînent des maladies bénignes, comme le rhume, ou encore, des infections plus graves ou potentiellement mortelles comme la rougeole ou la méningite. Même si vos mains semblent propres, elles sont peut-être porteuses de germes qui peuvent causer des maladies. Il est important d’adopter de bonnes pratiques en matière d’hygiène des mains pour éviter de communiquer des germes à d’autres personnes ou de tomber malade vous-même. Il est prouvé qu’une bonne hygiène des mains…

  • réduit de 31 % le nombre de personnes qui contractent la diarrhée1
  • réduit de 21 % le nombre de personnes qui contractent des maladies respiratoires1

Questions fréquentes sur l’hygiène des mains

Pourquoi le lavage des mains est-il le meilleur moyen de réduire la propagation des germes?

Le lavage des mains demeure la meilleure façon de réduire la propagation des germes dans la plupart des situations. Voici pourquoi :

  • Les gens font souvent un usage incorrect des désinfectants pour les mains à base d’alcool; par exemple, ils n’utilisent pas une quantité suffisante de désinfectant ou l’essuient avant qu’il ne sèche.
  • Le savon et l’eau sont plus efficaces pour tuer certains types de germes.
  • Le savon et l’eau sont plus efficaces lorsque les mains sont visiblement souillées.
Pourquoi dois-je me laver les mains durant 20 secondes?

Bien que les scientifiques soient encore en train de recueillir des données à ce sujet, les experts indiquent que se laver les mains pendant seulement 10 secondes ne laisse pas assez de temps pour produire une bonne quantité de mousse et ne cause pas assez de friction pour bien nettoyer les mains. De plus, la plupart des gens ont tendance à surestimer le temps qu’ils passent à se laver les mains; fixer la cible à 20 secondes aide donc à faire en sorte qu’ils se lavent les mains assez longtemps pour les débarrasser efficacement des germes.

Puis-je me servir d’un désinfectant pour les mains à base d’alcool lorsqu’il y a de la saleté sur mes mains?

On ne recommande pas l’usage d’un désinfectant à base d’alcool pour les mains visiblement souillées, parce que l’effet de l’alcool est inhibé par la présence de matières organiques. Si vos mains sont visiblement sales et que vous n’avez pas d’eau courante à votre disposition, servez-vous d’abord d’une lingette humide pour ôter la saleté visible et utilisez ensuite un désinfectant pour les mains à base d’alcool.

Les désinfectants pour les mains à base d’alcool sont-ils sans danger?

Oui, si on s’en sert correctement. Utiliser une quantité de la taille d’une pièce de vingt-cinq cents et se frotter les mains pendant 15 secondes permet à l’alcool de s’évaporer complètement, de sorte qu’aucun résidu ne demeure sur les mains.

Pourquoi recommande-t-on l’usage d’un désinfectant pour les mains dont la teneur en alcool est d’au moins 60 %?

Les recherches ont démontré que les désinfectants pour les mains à base d’alcool dont la concentration en alcool se situe entre 60 et 95 % tuent les germes plus efficacement que ceux dont la concentration en alcool est inférieure.2

Quand vous toussez ou éternuez, couvrez-vous la bouche et le nez avec un mouchoir ou votre bras, non avec votre main.

Pour éviter de propager des germes qui peuvent rendre les autres malades, vous devriez toujours vous couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir lorsque vous toussez ou éternuez, et jeter votre mouchoir usagé à la poubelle. Si vous n’avez pas de mouchoir, toussez ou éternuez dans le haut de votre manche et non dans votre main.

Pourquoi faut-il se couvrir la bouche et le nez quand on tousse ou qu’on éternue?

Un accès de toux peut rejeter des milliers de gouttelettes de salive qui peuvent répandre des germes. En fait, 3000 gouttelettes sont expulsées lorsqu’on tousse une seule fois, et certaines d’entre elles peuvent sortir de votre bouche à une vitesse allant jusqu’à 80 kilomètres à l’heure.3 Les éternuements sont encore pires que la toux pour ce qui est de répandre des germes; en effet, ils peuvent produire jusqu’à 40 000 gouttelettes de salive, qui peuvent jaillir de votre nez et de votre bouche à une vitesse supérieure à 320 kilomètres à l’heure.3 En vous couvrant la bouche et le nez lorsque vous toussez ou éternuez, vous pouvez éviter de contaminer d’autres personnes. De plus, rappelez-vous de toujours vous laver les mains après avoir toussé ou éternué.

Restez chez vous si vous êtes malade

Si possible, absentez-vous du travail ou n’allez pas à vos cours lorsque vous êtes malade. Demeurer à la maison vous empêche de transmettre votre maladie aux autres. Les jeunes enfants, les gens de plus de 65 ans et les gens dont le système immunitaire est compromis, notamment, sont plus susceptibles de tomber très malades ou même de mourir lorsqu’ils sont infectés par des virus courants, comme le virus de la grippe.

Faites-vous vacciner

La vaccination antigrippale annuelle est le moyen le plus sûr et le plus efficace d’éviter la grippe ou de réduire la gravité des symptômes si vous tombez malade, et d’éviter de transmettre le virus aux autres. Pour en savoir plus, consultez la page Web de l’Agence de la santé publique du Canada intitulée Informez-vous et faites-vous vacciner contre la grippe (http://www.phac-aspc.gc.ca/chn-rcs/flufacts-fra.php).

­­­Références

1. Aiello AE.,& Coulbourn RM.,& Perez V., & Larson EL., 2008 Aug. Effect of hand hygiene on infectious disease risk in the community setting: a meta-analysis. Am J Public Health. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18556606

2. Kampf G, & Kramer A. 2004 Oct. Epidemiologic background of hand hygiene and evaluation of the most important agents for scrubs and rubs. Clin Microbiol Rev. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15489352

3. Jason Socrates Bardi. June 14, 2009. The Gross Science of a Cough and a Sneeze. Live Science. Retrieved from http://www.livescience.com/3686-gross-science-cough-sneeze.html

Ressources hygiène des mains

Les documents ci-dessous préparés par SPO contiennent de plus amples renseignements sur la prévention de la propagation des microbes.

Les documents ci-dessous existent dans d’autres formats que ceux indiqués; pour les recevoir, il suffit de communiquer avec Santé publique Ottawa au 613-580-6744 ou de cliquer sur demander de la documentation sur supports multiples.

  • La santé d’Ottawa est entre vos mains
    Ressource à télécharger : Affiche 1.2 MB
  • Lavage des mains
    Ressources à télécharger : PDF 6.4 MB
  • Quand devrais-je me laver les mains?
    Ressource à télécharger : Affiche seulement PDF 214 KB
  • Désinfection des mains
  • Ressources à télécharger : PDF 5.4 MB

La rage

• La rage est une maladie mortelle causée par un virus qui s'attaque au système nerveux central (cerveau et colonne vertébrale) des animaux à sang chaud (les mammifères), tels que les ratons laveurs, les mouffettes, les renards, les coyotes et les chauves-souris.

• Chez les animaux et les humains, la rage est mortelle si elle n'est pas traitée.

• La rage est transmise à un autre animal ou à un humain lors d’une morsure ou lorsque la salive d'animaux infectés entre en contact avec une plaie ouverte ou avec les muqueuses de la bouche, du nez ou des yeux

• Elle cause des lésions cérébrales.

• Les animaux peuvent être contagieux pendant des jours sans présenter aucun des symptômes de la maladie.

• L’Ontario dispose d’un programme efficace de lutte contre la rage qui a permis de réduire grandement les cas de rage.

• Signalez tout animal errant ou ayant un comportement étrange à la Société de protection des animaux au 613-725-3166 ou au Service des règlements au 3-1-1.

• Si vous avez été mordu ou griffé, signalez-le à Santé publique Ottawa en composant le 613-580-6744 ou le 3-1-1 en dehors des heures d’ouverture. Consultez immédiatement un médecin.

• Information sur la manière d’apprendre aux enfants comment éviter les morsures de chien.

• Apprenez-en davantage sur la rage de la chauve-souris et du raton laveur.

Symptômes de la rage chez les animaux

Un animal présentera les symptômes de la rage entre 3 et 12 semaines après avoir été infecté.

Voici quelques exemples de comportements douteux :

  • l’animal sauvage semble affectueux ou docile;
  • l’animal nocturne se déplace maintenant le jour;
  • l’animal sauvage ne s'enfuit pas lorsqu'un être humain ou un animal domestique s'en approche;
  • l'animal ne semble plus avoir l'instinct de conservation;
  • l’animal manifeste des signes d'excitation, de méchanceté ou a un comportement agressif;
  • l'animal a la tête penchée ou ses pattes arrières sont paralysées;
  • l’animal de compagnie a de la difficulté à marcher, à manger ou à boire;
  • l’animal a de l’écume autour de la gueule ou du museau;
  • l’animal attaque des objets ou d’autres animaux.

Symptômes de la rage chez les humains

Les symptômes apparaissent habituellement trois à huit semaines après la morsure, mais ils peuvent aussi se manifester après cinq jours. Il arrive parfois qu'ils ne se manifestent qu'après sept ans.

Les premiers symptômes de la rage sont les suivants :

  • agitation et irritabilité;
  • fatigue;
  • légère fièvre;
  • toux et maux de gorge;
  • augmentation de la salive et des larmes;
  • maux de tête;
  • inconfort général.

Au fur et à mesure que la maladie progresse, les symptômes suivants se manifestent :

  • hyperactivité et comportement violent;
  • confusion;
  • forte fièvre;
  • battement cardiaque irrégulier;
  • respiration irrégulière;
  • insomnie;
  • anxiété;
  • paralysie légère ou partielle;
  • excitation et hallucination;
  • trouble de déglutition;
  • hydrophobie (peur de l’eau).

Prévention de la rage

  • Ne laissez pas vos animaux de compagnie errer en liberté, surtout la nuit alors que des animaux nocturnes, tels que renards, mouffettes, chauves-souris et ratons laveurs, se promènent.
  • Il est obligatoire de faire vacciner périodiquement votre chien ou votre chat contre la rage. Le vaccin protège contre toutes les souches du virus de la rage. En faisant vacciner votre animal de compagnie, vous protégerez également votre famille.
  • Tenez-vous loin des animaux dont le comportement est étrange.
  • Observez les animaux sauvages à distance. Ne les nourrissez pas, ne les prenez pas non plus, en particulier ceux qui semblent agressifs ou malades.
  • Apprenez à vos enfants à ne jamais s'approcher des animaux, même s'ils semblent amicaux.
  • Ne gardez jamais un animal sauvage comme animal de compagnie.
  • Prenez des mesures afin d'éviter que les ratons laveurs et autres animaux sauvages ne pénètrent dans votre maison, votre garage ou votre jardin.
  • Si vous apercevez un bébé animal abandonné, laissez-le seul. Sa mère est probablement dans les parages. Même si elle n'y est pas, les risques que présente l'animal abandonné l'emportent sur le secours que vous pourriez lui porter. Avisez plutôt :
  • le Rideau Valley Wildlife Sanctuary au 613-258-9480;
  • la Société protectrice des animaux d’Ottawa au 613-725-1532;
  • le ministère des Richesses naturelles au 613-258-8214;
  • vous pouvez également consulter le site Web du Ontario Wildlife Rehabilitation & Education Network.

Exposition à la rage et traitement

  • Si vous avez été mordu ou griffé par un animal que vous soupçonnez d'avoir la rage, communiquez avec votre médecin ou rendez-vous au service d'urgence le plus près de chez vous.
  • Lavez immédiatement la région de la peau affectée avec de l'eau et du savon. Si la salive de l'animal est entrée en contact avec vos vêtements, lavez-les immédiatement dans une eau chaude et savonneuse.
  • Toutes les morsures de chien et de chat devraient être vues par un médecin et signalées à la ville.
  • Comme la rage est mortelle, toutes les morsures et griffures d'un animal soupçonné d'avoir la rage doivent être signalées.
  • Le patient, le médecin ou l'hôpital doit également signaler l'incident à Santé publique Ottawa en téléphonant au 613-580-6744.
  • Si un chien vous mord, il est important d'obtenir le nom et l'adresse du propriétaire de l'animal en question.

La prophylaxie post-exposition est administrée en cinq doses. Le vaccin est très efficace pour prévenir la rage s’il est administré le plus tôt possible après une exposition au virus. La plupart des décès répertoriés en raison du virus de la rage sont liés au fait que les personnes ne sont pas allées consulter leur médecin. Si vous recevez un traitement contre la rage, vous ne pouvez pas la transmettre à d’autres personnes à moins que vous ne soyez vous-même atteint.

Exposition d’un animal domestique à la rage

  • Ne touchez pas à votre animal, parce que de la salive fraîche d'un animal ayant la rage pourrait se trouver sur son pelage.
  • Placez immédiatement votre animal domestique dans un endroit isolé.
  • Communiquez sur-le-champ avec l'organisme responsable des animaux domestiques de votre ville, la société protectrice des animaux, l'Agence canadienne d'inspection des aliments ou votre vétérinaire.

Renseignements supplémentaires

Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario

La tuberculose

Qu’est-ce que la tuberculose?

La tuberculose est une maladie infectieuse qui se propage par des bactériespouvant flotter dans l'air. Elle s'attaque habituellement aux poumons, mais peut toucher aussi d'autres parties du corps, tels les reins, le cerveau et la colonne vertébrale. La tuberculose est une maladie évitable, traitable et guérissable.

Il y a chaque année dans le monde 9 millions de nouveaux cas de tuberculose active; on signale quelque 1 600 cas par année au Canada. À Ottawa, il y a en moyenne 50 cas de tuberculose active rapportés chaque année.

Comment la tuberculose se propage-t-elle?

La personne atteinte de tuberculose active peut propager tout en parlant, en chantant, en toussant ou en éternuant les bactéries qui causent la tuberculose active. Ces bactéries peuvent rester suspendues dans l’air ambiant pendant quelques heures, selon les conditions du milieu. Une personne qui inspire l'air contaminé de ces bactéries peut contracter ce que l’on appelle une infection tuberculeuse.

Qu’est-ce que l’infection tuberculeuse?

La personne atteinte d’une infection tuberculeuse a inspiré des bactéries qui cause la tuberculose. Ces bactéries sont logées dans ses poumons mais ne croissent pas et demeurent dans le corps à l'état dormant. La personne n'a pas de symptômes, n'est pas malade et ne peut pas transmettre la tuberculose à d'autres. Elle peut cependant développer la tuberculose active plus tard dans le courant de sa vie.

Le test cutané à la tuberculine permet de dépister une infection tuberculeuse. Lorsque le résultat est positif, il faut faire effectuer une radiographie pulmonaire et un examen médical pour confirmer qu’il ne s’agit pas d’un cas de tuberculose active. Il existe un traitement préventif qui peut diminuer de façon significative le risque que l'infection tuberculeuse se développe en tuberculose active.

Qu’est-ce que le BCG?

Le BCG (bacille de Calmette-Guérin) est un vaccin contre la tuberculose active. Il est couramment utilisé dans les pays où les cas de tuberculose sont fréquents, mais au Canada, il n’est pas généralement recommandé. Les personnes vaccinées par le BCG peuvent contracter quand même une infection tuberculeuse et développer plus tard la tuberculose active. Le vaccin BCG n’est pas une contre-indication au test cutané à la tuberculine.

Qu’est-ce que la tuberculose active?

Les bactéries qui causent la tuberculose devient active lorsque le système immunitaire est incapable d'empêcher sa croissance. C’est le cas notamment des personnes qui sont malades ou stressées, qui ne s’alimentent pas bien ou qui souffrent d’une affection tel le cancer, le diabète ou le VIH/sida. La bactérie se loge le plus souvent dans les poumons, et quiconque estatteint de tuberculose pulmonaire est considéré comme contagieux. La bactérie peut également se loger dans différentes parties de l'organisme comme la peau, les reins, la colonne vertébrale, le cerveau et les ganglions.

Quels sont les symptômes de la tuberculose?

La tuberculose active peut causer les symptômes suivants :

  • toux
  • fièvre
  • sueurs nocturnes
  • perte de poids
  • fatigue
  • perte d'appétit

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Quel est le traitement de la tuberculose active?

La tuberculose active est traitable et guérissable. Le traitement s'étend sur six mois et comprend en général la prise de quatre antibiotiques. Il est important de prendre ces antibiotiques tous les jours pour empêcher la maladie de s’aggraver et prévenir la bactérie de se renforcer et de devenir résistante aux médicaments. Tous les médicaments contre la tuberculose sont fournis par le ministère de la Santé par l’intermédiaire de Santé publique Ottawa et sont gratuits.

Qu’est-ce que la tuberculose multirésistante?

La tuberculose est dite multirésistante lorsque la bactérie qui cause la tuberculose devient résistante à l’un ou l’autre des médicaments. Une telle situation peut se produire lorsque la personne atteinte d’infection tuberculeuse ou de tuberculose active ne prend pas ses médicaments selon les prescriptions du médecin.

Qu’est-ce que la tuberculose ultrarésistante?

La tuberculose ultrarésistante aux médicaments est un genre peu commun de tuberculose multirésistante qui non seulement est résistante aux deux médicaments antituberculeux les plus utilisés, mais qui résiste également à deux ou plus des antituberculeux mineurs. Il ne reste que très peu d’options pour traiter les personnes atteintes de tuberculose ultrarésistante. La tuberculose ultrarésistante est une source de préoccupation pour les personnes atteintes du VIH ou d'autres maladies qui affaiblissent leur système immunitaire. Tout comme pour la tuberculose non résistante aux médicaments, ces personnes sont plus susceptibles de développer la tuberculose une fois infectées et, une fois atteintes de la tuberculose, elles sont également à risque élevé de décès.

Source : Agence de la santé publique du Canada

Quel est le rôle de Santé publique Ottawa?

Les infirmières et infirmiers en santé publique s’occupent de la gestion et du suivi de chaque cas de tuberculose active jusqu’à la fin du traitement. Du plus, lorsqu’une personne a été exposée à un cas de tuberculose active, le personnel infirmier en santé publique fera les arrangements pour les tests et suivis médicaux qui s’imposent.

Que dois-je faire si je pense avoir contracté la tuberculose?

Si vous pensez avoir contracté la tuberculose ou avoir été exposé à une personne atteinte de la tuberculose, communiquez immédiatement avec votre fournisseur de soins de santé.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Info-santé publique Ottawa au 613-580-6744.

Virus du Nil occidental

Comment se protéger des piqûres de moustiques
Virus de l’encéphalite équine de l’Est
Que fait la Ville pour contrôler les moustiques
Statistiques actuelles
Surveillance et élimination des oiseaux morts
Fiche de renseignement [PDF 380 Ko]

Le virus du Nil occidental (VNO) est transmis par les moustiques; il cause une infection qui, dans de très rares cas, peut provoquer une maladie grave.

  • Les moustiques, plus précisément les Culex, deviennent infectés par le virus du Nil occidental lorsqu’ils piquent un oiseau atteint du virus. Le VNO est à l’origine un virus qui se retrouve chez les oiseaux, et bien que les espèces les plus gravement atteintes appartiennent à la famille des corvidés – grand corbeau, corbeau, geai bleu –, quelques espèces communes, comme le moineau domestique, le quiscale bronzé et le merle d’Amérique y sont également pour beaucoup dans la transmission du VNO aux moustiques.
  • Le virus se transmet aux humains lorsqu’ils sont piqués par un moustique qui en est infecté. Les moustiques peuvent également transmettre le VNO aux chevaux.
  • La plupart des personnes infectées ne manifesteront aucun symptôme, mais certaines pourraient ressentir des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe. Les risques de maladie grave découlant du virus augmentent avec l’âge, et sont particulièrement élevés chez les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Voici quelques symptômes possibles :
    • symptômes apparentés à ceux de la grippe comme de la fièvre, un mal de tête frontal, des douleurs musculaires et parfois, une éruption cutanée;
    • raideur au cou, faiblesse musculaire, stupeur, désorientation, coma.
  • Il faut compter de trois à quatorze jours entre la piqûre et l’apparition des premiers symptômes.

Comment se protéger des piqûres de moustiques

Réduisez vos risques d’infection à des maladies à transmission vectorielle en faisant ce qui suit :

  • Appliquez un insectifuge approuvé sur la peau exposée et les vêtements.
  • Portez un pantalon long et une chemise à manches longues, des chaussures et des bas pour protéger la peau.
  • Portez des vêtements clairs, tissés serrés; les moustiques sont plus attirés par les couleurs sombres et peuvent vous piquer à travers des vêtements plus minces.
  • Évitez de sortir à l’aube ou au crépuscule, soit au moment où les moustiques sont le plus actifs, et en tout temps dans les zones ombragées et boisées. Si vous devez sortir à l’aube ou au crépuscule, veillez à utiliser un insectifuge et des vêtements de protection; sinon, envisagez de rester à l’intérieur durant ces périodes.
  • Assurez-vous que les moustiquaires des fenêtres et des portes de votre maison sont en bon état.

Éliminer l’eau stagnante autour de votre maison

Les moustiques ont besoin d’eau pour se reproduire. Aidez à éliminer les moustiques autour de votre propriété en réduisant ou en éliminant les zones ou les objets où l’eau peut s’accumuler et ne peut s’écouler. 

Voici quelques suggestions :

  • Faites le tour et repérez les contenants, réceptacles et autres objets où l’eau peut s’accumuler. Videz-les régulièrement, entreposez-les à l’envers ou jetez-les. 
  • Percez des trous au fond des bacs à recyclage qui sont laissés à l’extérieur afin que l’eau s’écoule.
  • Nettoyez les gouttières, enlevez les feuilles mortes et les débris qui empêchent un bon drainage de l’eau de pluie.
  • Vérifiez que toutes les ouvertures des barils de récupération de l’eau de pluie sont couvertes d’un grillage métallique en tout temps.
  • Remisez à l’envers les pataugeoires et les brouettes quand vous ne les utilisez pas.
  • Changez l’eau des bains d’oiseau au moins une fois par semaine; aérez les pièces d’eau décoratives ou mettez-y des poissons.
  • Nettoyez régulièrement la piscine et veillez à maintenir un niveau de chlore approprié; enlevez l’eau stagnante accumulée sur la bâche de la piscine.
  • Faites des aménagements paysagers pour éliminer l’eau stagnante qui s’accumule sur votre propriété.

Virus de l’encéphalite équine de l’Est

  • Le virus de l’encéphalite équine de l’Est (VEEE) est très rare, mais grave; un tiers des personnes infectées ont été plongées dans le coma ou en sont décédées. Dans un plus grand nombre de cas, les personnes infectées ont des séquelles comme une invalidité mentale et physique permanente.
  • Comme le VNO, le VEEE est transmis par un moustique qui s’est nourri du sang d’un oiseau infecté par le virus.
  • Le virus a été identifié surtout chez des insectes qui se retrouvent dans les marécages boisés de feuillus et les tourbières dans les régions rurales et suburbaines.
  • Les humains et plusieurs espèces de mammifères, particulièrement les chevaux et les lamas, peuvent être infectés, mais ne le transmettent pas.
  • Aucun cas de VEEE n’a jamais été signalé en Ontario, cependant après que des activités de détection ont été réalisées chez les moustiques et les chevaux en 2009, il a été conclu qu’il fallait effectuer une plus grande surveillance provinciale.
  • Les premiers symptômes du VEEE sont : forte fièvre, raideur dans le cou, mal de tête et faiblesse générale. Ces symptômes apparaissent de trois à dix jours après que le sujet a été piqué par un insecte infecté. L’encéphalite – l’inflammation et l’enflure du cerveau – est la complication la plus dangereuse et la plus fréquente associée au virus. La maladie s’aggrave rapidement et certains peuvent tomber dans le coma en une semaine.

Que fait la Ville pour contrôler les moustiques

Santé publique Ottawa s’est doté d’un plan de contrôle pour réduire le risque d’infection par le virus du Nil occidental et le virus de l’encéphalite équine de l’Est. Le plan prévoit les mesures suivantes :

  • Enseignement public sur la protection personnelle contre les moustiques
  • Surveillance des moustiques et chez les humains
  • Des pièges à insectes sont installés autour de la Ville pour déterminer les espèces de moustiques et leur densité. D’autres tests sont effectués toutes les semaines pour le VNO et le VEEE.
  • La Ville effectue en tout temps une surveillance des larves d’insectes et des plans d’eau artificiels situés sur les terrains de la Ville.
  • Un larvicide biologique (Bacillus thuringiensis variété israelensis – Bti) est utilisé sur les eaux de surface (p. ex. fossés, bassin de rétention des eaux pluviales) au cours de la saison et au besoin.
  • Un larvicide (méthoprène) chimique est utilisé pour traiter les eaux profondes. Chaque égout pluvial de la Ville (bassin de rétention) est traité au moins trois fois par saison.
  • Réduction des lieux de reproduction des moustiques sur les terrains de la Ville.
  • La Ville adopte une stratégie de lutte contre les moustiques au moyen d’un imagocide (malathion) seulement s’il s’avère absolument nécessaire de le faire. La décision de recourir à ce moyen est fondée sur des indications d’un fort taux de transmission de la maladie chez les oiseaux ou certaines espèces de moustiques ainsi que la présence de la maladie chez les humains. Bien que le malathion n’ait jamais été utilisé à Ottawa, la décision d’utiliser un imagocide relève du médecin-chef en santé publique en fonction d’évaluations à jour des risques.

Statistiques actuelles : 10 Octobre 2016

Surveillance du VNO ou de VEEE chez les humains

Cas de la population humaine à Ottawa

VNO  (confirmés et probables)2
VEEE 0

Surveillance des moustiques

Nombre d'échantillons de moustiques ayant : 
subi un test de dépistage du VNO jusqu'à maintenant cette année699
obtenu un résultat positif pour le VNO14
obtenu un résultat positif pour le VEEE0

Application de larvicides

La Ville est responsable d'environ 110 000 égouts pluviaux. Tous les puisards de rue sont traités trois fois par année avec un larvicide chimique, le méthoprène. Les marques de peinture près des puisards de rue indiquent où nous en sommes rendus dans les traitements: phase 1 = bleu, phase 2 = vert, phase 3 = orange.

Les points d'eau stagnante - naturels et artificiels - sont surveillés sur une base hebdomadaire. Des tests de détection des larves sont menés à chaque point d'eau stagnante et un pesticide biologique, le Bti, n'est utilisé qu'aun beson.

  • Le traitement des points d’eau stagnante est permanent et est effectué lorsque cela est nécessaire. 12.1 hectares d’eaux de surface traitées.

Surveillance et élimination des oiseaux morts

Depuis 2009, l’Ontario n’applique plus son programme de surveillance des oiseaux morts relativement au virus du Nil occidental.  Le programme ne se poursuit que pour les moustiques et les populations humaines.  Les résidents qui ont découvert au moins trois corneilles, corbeaux ou geais bleus (ou tout oiseau de proie) morts au même endroit doivent en informer le Centre Canadien Coopératif de la Santé de la Faune (1-866-673-4781).

Élimination des oiseaux morts

Les oiseaux morts ne doivent PAS être jetés aux ordures (Règlement no 2009-396).

  • Enterrez l’oiseau, mais ne le placez pas dans un sac en plastique.
  • Ne touchez pas à l’oiseau avec les mains nues.
  • Servez-vous d’une pelle, d’une paire de gants résistants ou d’un sac en plastique épais pour déplacer l’oiseau.
  • Lavez-vous soigneusement les mains avec du savon et de l’eau après avoir enterré l’oiseau.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site ottawa.ca ou communiquez avec Info-santé publique Ottawa par téléphone au 613-580-6744 (ATS : 613-580-9656) ou par courriel à healthsante@ottawa.ca. Vous pouvez également suivre SPO sur son Blogue, Facebook et Twitter (@ottawasante) pour les dernières nouvelles en matière de santé publique.

Le virus Zika

Le Zika est une maladie transmise aux humains, causée par la piqûre d’un moustique Aedes infecté.  Ce moustique est le même que celui qui transmet les virus chikungunya et de la dengue. On ne retrouve pas cette espèce de moustique au Canada. Les symptômes d’une infection au virus Zika entraîne généralement une légère fièvre, des éruptions cutanées, une conjonctivite et des douleurs musculaires. Les symptômes de la maladie se manifestent chez une personne infectée sur quatre. Habituellement bénins, les symptômes disparaissent en deux à sept jours.

Comment se transmet le virus Zika?

Le virus Zika se transmet aux humains principalement par les piqûres de moustiques de l’espèce Aedes infectés. Si une femme enceinte est infectée, elle peut transmettre le virus à son bébé par le biais du placenta ou pendant l’accouchement.
Dans de rares cas, le virus a aussi été transmis lors d’un contact sexuel avec une personne infectée ou lors d’une transfusion de sang provenant d’un donneur infecté.1

La grossesse et le virus Zika

En raison de l’incertitude entourant les effets du virus sur le fœtus et du possible lien avec la microcéphalie, une malformation congénitale (un nouveau-né avec une tête anormalement petite), l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a publié un avis aux voyageurs à destination des pays touchés. L’ASPC recommande que:

  • les femmes enceintes et celles qui envisagent de le devenir discutent de leurs plans de voyage avec leur fournisseur de soins de santé afin d’évaluer leur risque et de considérer de différer tout voyage dans les régions où le virus Zika circule.
  • des mesures strictes pour se protéger contre les piqûres de moustiques doivent être suivies si le voyage ne peut pas être différé.

Questions concernant le virus Zika

Je me suis rendu récemment dans une région touchée par le virus Zika et je ne me sens pas bien – que devrais-je faire?

  • Si vous êtes un homme ou une femme non enceinte, vous pouvez consulter votre médecin de famille et l’informer de vos symptômes et de vos récents voyages.
  • Si vous êtes enceinte, nous vous recommandons de parler avec votre médecin de famille ou une infirmière praticienne. Ils seront en mesure d’évaluer votre situation, de déterminer si un dépistage est nécessaire et de prendre les dispositions voulues pour que vous receviez tout soin nécessaire.   

Je me suis rendue récemment dans une région touchée par le virus Zika et j’ai l’intention de tomber enceinte bientôt – que devrais-je faire?

  • Vous devriez discuter de votre projet de grossesse avec votre médecin de famille et l’informer de vos récents voyages. 

Pour de plus amples renseignements au sujet du virus Zika, consultez l’un des sites Web suivants ou téléphonez à Santé publique Ottawa au 613-580-6744 pour parler à une infirmière en santé publique :

Référence:

1 Gouvernement du Canada : Virus Zika