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Maladies transmissibles et infectieuses

Virus de l’Ebola : Marche à suivre et préparatifs en cas d’urgence

L’éclosion de la maladie à virus Ebola (MVE) se poursuit en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’éclosion d’Ebola est une urgence de santé publique de portée internationale, qui exige que des mesures coordonnées soient prises. L’Agence de santé publique du Canada recommande que les Canadiens évitent tout voyage non essentiel en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Puisque le virus à Ebola se propage essentiellement par contact avec les fluides corporels des patients infectés, le risque pour les résidents d’Ottawa demeure très faible. 

Comme il y a constamment des résidents, des étudiants et de nouveaux arrivants qui débarquent au pays en provenance des pays affectés, veillez à obtenir les antécédents de voyage de vos patients. La gestion d’une exposition possible au virus à Ebola dépend de l’analyse des antécédents de voyage et de l’évaluation clinique complète. Pour faire suite à notre note de service du 5 août portant sur l’évaluation de la fièvre chez les voyageurs de retour au pays, la présente note de service a pour but de partager avec vous des conseils provenant de Santé publique Ontario sur l’évaluation du risque de MVE et de vous informer sur les protocoles établis à Ottawa. Le diagnostic précoce et le traitement rapide de votre patient dans un environnement approprié sont notre principale préoccupation.

Les partenaires du secteur de la santé d’Ottawa ont mis sur pied le centre de coordination des soins cliniques (C4) auquel participent des représentants de tous les hôpitaux, de la santé publique, des services paramédics, du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain, de la Ville d’Ottawa et d’autres partenaires.

Si votre patient(e) a séjourné dans une région affectée par l’Ebola ou s’il ou elle a été en contact étroit avec une personne qui a séjourné dans une de ces régions, il ou elle doit :

  • Communiquer avec SPO au 613 580-6744 dans les 12 heures suivant son arrivée à Ottawa pour obtenir une évaluation confidentielle et de l’aide pour la surveillance, et ce, 24 heures sur 24.
  • Surveiller toute apparition de fièvre ou d’autres symptômes pendant  21 jours. Les premiers symptômes de l’Ebola sont la fièvre, des maux de tête et de gorge, des vomissements, des douleurs thoraciques et la diarrhée.
  • Des recommandations sur la nécessité de demeurer isolé durant la période de surveillance de 21 jours seront formulées après la première évaluation de SPO.
  • Si votre patient(e) ne se sent pas bien, consultez le tableau ci-dessous.
  • Si la personne n’est pas gravement malade et qu’elle doit être transportée, appelez SPO, qui vous aidera à prendre les dispositions pour le transport. Indiquez à votre patient de ne pas prendre de mode de transport public.

Le campus général de l’Hôpital d’Ottawa (HO) et le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) ont été désignés comme sites d’aiguillage pour le dépistage du virus à Ebola. Nous avons convenu des protocoles de dépistage suivants :

Critères de dépistage pour une exposition possible au virus à Ebola  Mesure

1. Au cours des 21 derniers jours, la personne a séjourné en Guinée, au Liberia ou en Sierra Leone;

ET

 2. Fièvre au cours des 48 dernières heures ou autres symptômes préoccupants.

1. Communiquez avec le spécialiste des maladies infectieuses de garde au Campus Général de l’HO (613 737-8899, puis composez 0) ou le CHEO (613 737-7600) pour en parler.

ET

2. Avisez le Programme de contrôle des maladies transmissibles de Santé publique Ottawa au  613 580-6744, poste 24224 (ou le bureau de santé de votre localité si vous n’êtes pas d’Ottawa).

ET

Si l’état du patient est instable :

Transférer le patient au service d’urgence et en aviser immédiatement le consultant en maladies infectieuses.

Si l’état du patient est stable :

Envoyer le patient (et la personne soignante) au service d’urgence de l’HO ou du CHEO, à l’entrée des ambulances. Le médecin procédant à l’aiguillage et le spécialiste des maladies infectieuses s’entendront sur le mode de transport du patient à privilégier. Le spécialiste des maladies infectieuses avisera le médecin du service d’urgence.

Ne pas envoyer le patient au moyen d’un mode de transport public.

3. Au cours des 21 derniers jours, la personne a séjourné en Guinée, au Liberia ou en Sierra Leone;

OU

Elle a visité un établissement de santé ou s’est trouvée près d’une personne ayant contracté la MVE, sans contact étroit;

OU

Elle a eu un contact direct, mais portait l’EPI;

 Communiquez avec Santé publique pour effectuer l’évaluation du risque et le suivi.
Le patient NE répond PAS aux critères, p. ex. il s’est rendu dans un pays affecté par le virus à Ebola et ne se sent pas bien, mais n’aurait pas été exposé au virus.

Communiquez avec Santé publique pour effectuer l’évaluation du risque. Veillez à effectuer une évaluation médicale pour dépister d’autres causes de maladie. 

N.B. Les prélèvements de sang pour les tests de dépistage de la maladie à virus Ebola (MVE) seront uniquement effectués à l’HO ou au CHEO afin de veiller à ce que les précautions nécessaires soient prises.

Aperçu graphique [PDF 263 Ko]

Enseignes pour cliniques médicales

Affiche:

Une fois la décision prise par les spécialistes en maladies infectieuses en collaboration avec les représentants de la santé publique d’aller de l’avant avec les tests de dépistage de la MVE, l’hôpital et Santé publique Ottawa consulteront ou informeront le laboratoire de santé publique. Les analyses des échantillons de dépistage pour l’Ebola se feront dans les laboratoires provinciaux de Santé publique Ontario.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter ce qui suit : 

Santé publique Ottawa : 

Santé publique Ontario (en anglais seulement) : 

Tests de laboratoire pour le diagnostic de la rougeole

La rougeole est une maladie virale très contagieuse à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, L.R.O. 1990, chapitre H.7, Règlement de l’Ontario 558/9. Les symptômes typiques sont les suivants : fièvre prodromique, toux, conjonctivite, rhinite et présence de petites taches au centre blanc ou blanc bleuté à l’intérieur de la bouche et de la gorge (taches de Koplik). Les symptômes persistent durant une à deux semaines. De trois à sept jours après l’apparition des symptômes, une éruption maculopapuleuse caractéristique apparaît sur le visage, puis se répand sur le reste du corps et persiste pour une durée minimale de trois jours.

La rougeole se transmet par l’air, lors de contacts étroits avec une personne infectée ou de contacts directs avec des sécrétions des voies respiratoires, et plus rarement par contact avec des sécrétions se trouvant sur des articles contaminés. La période d’incubation est de 7 à 21 jours, mais généralement de 14 jours. La période de contagion s’étend de quatre jours avant à quatre jours après l’apparition de l’éruption cutanée.

Tout cas suspect doit faire l’objet d’un test sérologique en phase aiguë et d’un test de détection du virus par PCR. Un test sérologique en phase de convalescence est recommandé si le test en phase aiguë et le test de détection du virus donnent des résultats négatifs ou non concluants. Les résultats doivent être communiqués à Santé publique Ottawa.

Sérologie en phase aiguë

Le prélèvement d’un échantillon sanguin pour détecter la présence des anticorps rougeoleux (IgM et IgG) devra être effectué dans les sept jours suivant l’apparition de l’éruption.

Détection du virus par PCR

Le prélèvement d’un échantillon du nasopharynx par écouvillonnage ou aspiration, ou d’un échantillon de la gorge par écouvillonnage, devra être effectué de quatre à sept jours après l’apparition de l’éruption. Les échantillons doivent être prélevés avec la trousse de prélèvement avec milieu de transport pour virus (MTV) (article no N-0081). Les trousses fournies par les laboratoires de Santé publique Ontario contiennent un milieu de culture rose.
ET
Il faudra effectuer le prélèvement d’un échantillon d’environ 50 ml d’urine non souillée dans un récipient stérile muni d’un bouchon vissé dans les 14 jours suivant l’apparition de l’éruption.

Sérologie en phase de convalescence

Si le test initial donne des résultats négatifs ou non concluants pour ce qui est de la présence d’anticorps IgM suite à l’apparition des symptômes, un test sérologique de détection des anticorps IgM et IgG en phase de convalescence est recommandé de 10 à 14 jours suivant le test initial (en phase aigue). On indiquera sur le formulaire de demande d’analyse qu’il s’agit d’un prélèvement effectué à titre de suivi pour la « sérologie en phase de convalescence pour cas d’oreillons ».

Exigences relatives à l’entreposage et au transport

Tous les spécimens de détection du virus devront être entreposés au réfrigérateur et conservés au froid durant le transport vers le laboratoire. Le virus de la rougeole demeure stable à une température de 4°C pendant trois jours.

Exigences relatives aux formulaires de demande d’analyse en laboratoire

Pour les cas présumés, le formulaire doit comprendre les renseignements suivants :

  • nom et numéro de téléphone du médecin prescripteur;
  • détection des IgG et IgM rougeoleux STAT;
  • type d’échantillon (p. ex., écouvillonnage du nasopharynx);
  • antécédents vaccinaux, antécédents d’exposition et déplacements à l’extérieur d’Ottawa au cours des 21 jours précédant l’apparition du premier symptôme;
  • symptômes cliniques (p. ex., fièvre, toux, éruption cutanée; date d’apparition des symptômes);
  • raison des analyses (p. ex., « diagnostiquer la maladie », « dépistage de la rougeole »).

Options offertes pour les analyses en laboratoire

  • Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) : Si vous soupçonnez qu’un enfant de moins de 18 ans est atteint de rougeole, veuillez communiquer avec le spécialiste des maladies infectieuses sur appel au CHEO (613-737-7600, poste 0) pour discuter des symptômes et déterminer si l’enfant satisfait aux critères cliniques et doit subir des analyses. Les symptômes cliniques compatibles sont les suivants : fièvre (plus de 38,3 °C, température prise oralement), toux, rhinite ou conjonctivite, et éruption maculopapuleuse généralisée depuis au moins trois jours.
  • Laboratoire communautaire : La personne qui pourrait être atteinte devrait idéalement porter un masque chirurgical et être vue dès son arrivée au laboratoire afin de réduire le risque de transmission du virus chez des personnes à risque sur place.

Gestion des cas d'exposition à des pathogènes transmissibles par le sang

Le présent document a pour but d'offrir aux professionnels de la santé une méthode d'évaluation et de gestion des cas d'exposition non sexuelle à du sang ou des liquides organiques pouvant être infectés par le virus de l'hépatite B (VHB), de l'hépatite C (VHC) ou de l'immunodéficience humaine (VIH).

Qu'est qu'une exposition à des pathogènes transmissibles par le sang?

Une exposition à des pathogènes transmissibles par le sang peut survenir quand une personne est exposée (personne exposée) au sang ou aux liquides organiques d'une autre personne (personne source) d'une des façons suivantes :

Lésion percutanée

  • piqûre d'aiguille
  • coupure par un objet tranchant
  • morsure humaine avec rupture de la peau

Éclaboussure à une muqueuse

  • œil
  • nez
  • bouche

Peau non intacte

  • gerçures
  • éraflure récente
  • troubles dermatologiques

Types de liquides organiques pouvant transmettre le VHB, le VHC ou le VIH

  • sang et tout autre liquide organique visiblement contaminé par du sang
  • transplantation d'organe ou de tissus
  • liquide pleural, amniotique, péricardique, péritonéal, synovial ou céphalorachidien
  • sécrétions utérines ou vaginales ou sperme (faible probabilité de transmission du VHC)
  • salive (la salive seule ne transmet que le VHB; la salive contaminée par du sang peut aussi transmettre le VHC et le VIH)

Nota : Les matières fécales, les sécrétions nasales, les expectorations, les larmes, l'urine et les vomissements ne transmettent pas le VHB, le VHC ou le VIH à moins d'être visiblement contaminés par du sang.

Procédures de suivi recommandées

I. Administrer immédiatement des soins à l'endroit de l'exposition

  • Laisser la lésion saigner librement
  • Enlever les vêtements souillés de liquides organiques
  • Rincer abondamment la région exposée avec de l'eau ou de la solution saline
  • Nettoyer la région exposée avec de l'eau et du savon et sécher
  • Avertir le superviseur ou la personne désignée

II. Évaluer l'importance de l'exposition : évaluation du risque

  • Déterminer le type d'exposition (c.-à-d. : lésion percutanée, exposition d'une muqueuse ou de la peau non intacte)
  • Déterminer le type de liquide (p. ex. : sang, liquide organique visiblement souillé de sang, autres liquides ou tissus pouvant être infectieux)
  • Déterminer depuis combien de temps les liquides organiques ont quitté le corps de la personne source (minutes)
  • Déterminer si une exposition a eu lieu
  • S'il n'y a pas eu d'exposition
    • offrir une séance de consultation et insister sur les mesures de prévention et de contrôle
    • assurer la personne qu'il n'y a aucun risque
  • Si une exposition a eu lieu
    • diriger la personne exposée vers le fournisseur de soins de santé approprié
    • effectuer des tests sérologiques

III. Effectuer des tests sérologiques de détection du VHB, du VHC et du VIH

Administrer les tests à la personne exposée
  • Obtenir le consentement de la personne exposée aux tests de base et de suivi de sérodiagnostic des VHB, VHC et VIH
  • Tests de base - anticorps du VHB (anti-HBs, anti-HBc) et antigène (AgHBs), VHC et VIH
    • Répéter les tests sérologiques de détection du VIH après 6 semaines, 3 mois et 6 mois (si les résultats des tests précédents sont négatifs)
    • Répéter les tests de détection du VHB après 6 mois
    • Répéter les tests de détection du VHC après 3 mois et 6 mois
  • Si la source est une personne à haut risque d'infection à transmission hématogène aux points de vue clinique et épidémiologique, la personne exposée doit recevoir des conseils au sujet de ses risques d'infection transmissible par le sang et de la nécessité de prévenir la transmission jusqu'à ce que tous les tests soient terminés
  • Encourager la personne exposée à recevoir une série de vaccins contre l'hépatite B si elle ne l'a pas encore fait

Offrir des conseils à la personne exposée

En attendant les résultats des tests, la personne exposée doit prendre les précautions suivantes

  • S'abstenir d'avoir des relations sexuelles ou utiliser un condom en latex
  • Ne pas donner de sang, de plasma, d'organes, de tissus ni de sperme
  • Ne pas partager de brosses à dents, de rasoirs ni d'aiguilles pouvant être contaminés par du sang ou des liquides organiques
  • Ne pas devenir enceinte
  • Cesser l'allaitement maternel. Le lait maternel peut être extrait à l'aide d'une pompe et jeté jusqu'à ce que les résultats soient disponibles.

Administrer les tests à la personne source

  • Aussitôt que possible, administrer au cas source les tests sérologiques de détection du VHB, du VHC et du VIH
  • Obtenir le consentement éclairé de la personne source avant l'administration des tests et l'informer que les résultats seront révélés à la personne exposée
  • Si la personne source est positive ou que l'on ne peut pas lui administrer les tests, offrir un traitement PPE à la personne exposée

IV. Prophylaxie post-exposition (PPE)

On appelle prophylaxie post-exposition (PPE) le traitement visant à prévenir l'infection à la suite d'une exposition à du sang ou des liquides organiques. Il existe une PPE pour le VIH et le VHB, mais pas pour le VHC. La PPE est prescrite à l'urgence d'un hôpital et la décision de recommander ce traitement est fondée sur l'évaluation du médecin de l'urgence.

VIH - La PPE pour le VIH comprend habituellement l'administration de 2 ou 3 agents antirétroviraux pendant 4 semaines. Le traitement doit commencer le plus tôt possible. On peut aussi envisager un traitement à des intervalles subséquents à cause des avantages possibles du traitement précoce de l'infection à VIH en cas de séroconversion. Si le résultat des tests de la personne source est négatif, le traitement est cessé immédiatement.

VHB - La PPE concernant le VHB comporte l'administration d'immunoglobuline antihépatitique B (HBIG) et du vaccin contre l'hépatite B, selon la sensibilité ou l'immunité de la personne exposée à l'infection à VHB. L'immunoglobuline doit être administrée dans les 48 heures suivant l'exposition.

Risque de transmission du VHB, du VHC et du VIH

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs ont une incidence sur le risque d'infection à la suite d'une exposition importante et notamment

  • le virus concerné (le VHB et le VHC sont plus contagieux que le VIH)
  • le type d'exposition (une lésion profonde est plus dangereuse qu'une éclaboussure aux yeux)
  • la quantité de sang à laquelle la personne a été exposée (plus la quantité est importante, plus le risque est élevé)
  • la quantité de virus dans le sang du cas source au moment de l'exposition (plus il y a de virus, plus le risque est élevé)

Hépatite B

  • Les personnes qui ont reçu le vaccin anti-hépatite B et qui ont développé une immunité à l'égard du virus ne courent pratiquement aucun risque d'infection
  • Le risque de transmission du VHB à la suite d'une exposition par piqûre d'aiguille ou blessure d’une personne infectée est de 6 à 30 p. cent
  • Dans le cas des morsures humaines avec rupture de la peau, le risque de transmission (à la personne mordue) est inconnu mais est probablement minime puisque la concentration de VHB est 1 000 fois moins élevée dans la salive que dans le sang

La prise en charge des cas d'exposition possible au VHB est décrite dans le Guide canadien d'immunisation, 7e édition, 2006.

Hépatite C

  • On estime que le risque d'infection par le VHC après une exposition par piqûre d'aiguille ou blessure d’une personne infectée est approximativement 1,8 p. cent
  • Le risque d'infection après une exposition des muqueuses ou de la peau non intacte est inconnu, mais on le croit très faible
  • Après avoir été exposé à le VHC, il n’éxiste aucun traitement ou vaccin pour réduire le risque d’être infecté de la maladie

Virus de l'immunodéficience humaine

  • Le risque d'infection par le VIH après une exposition par piqûre d'aiguille ou blessure d’une personne infectée est estimé à 0,3 p. cent (1 sur 300)
  • On estime que le risque d'infection après une exposition des yeux, du nez ou de la bouche à du sang infecté par le VIH est de 0,1 p. cent en moyenne (1 sur 1 000)
  • On estime que le risque après une exposition de la peau non intacte au sang infecté par le VIH est inférieur à 0,1 p. cent. Une petite quantité de sang sur une peau intacte ne présente probablement aucun risque

Références

  1. Exposure to Blood, What Health-Care Workers Need to Know, Department of Health and Human Services et Center for Disease Control, Atlanta, Georgia, 2003
  2. L'exposition professionnelle au VHB, au VHC ou au VIH, Réseau juridique canadien VIH/SIDA, 2001
  3. Everything You Need to Know About Exposure to Blood and Body Fluids Guide, L'Hôpital d'Ottawa, 1998
  4. Guide canadien d’immunization, comité consultatif national de l’immunization, Agence de la santé publique du Canada, 7e édition, 2006

Révisé le 7 mars 2011

Gestion des maladies transmissibles

Afin de réduire l’incidence des maladies transmissibles dans la collectivité, la Division du contrôle et de la prévention des maladies infectieuses a élaboré des lignes directrices et des fiches de renseignements pour aider les professionnels de la santé à assurer la gestion clinique de certains aspects des maladies transmissibles. Voici certaines ressources disponibles :

Ressources sur les maladies infectieuses

Ressources sur la tuberculose

Manuels portant sur les maladies infectieuses

Antitoxine diphtérique

La diphtérie – Guide pour les professionnels de la santé
Lignes directrices pour la lutte contre la diphtérie au Canada
)

Liens à des ressources sur les maladies infectieuses

Information sur la tuberculose

Exigences relatives au signalement des cas d’infection tuberculeuse à Santé publique Ottawa

En vertu de la Loi de l’Ontario sur la protection et la promotion de la santé (LPPS), le médecin chef en santé publique d’Ottawa exige que tous les professionnels de la santé signalent les situations suivantes :

  • Les cas nouveaux et soupçonnés de TB pulmonaire ou extrapulmonaire, qui doivent être déclarés dans un délai d’un jour ouvrable au 613-580-6744, poste 24224.
    • À NOTER : Tous les cas soupçonnés de TB doivent être envoyés au Module G du Campus Général de L’HO ou au département des maladies infectieuses du CHEEO. Le Programme de lutte contre les maladies transmissibles assure le suivi de tous les cas de tuberculose active dans la ville d’Ottawa.
  • Tous les résultats positifs au test cutané à la tuberculine (TCT), indépendamment des plans de traitement d’une infection tuberculeuse latente (ITL). Pour obtenir le formulaire de signalement, cliquez ici : Rapport sur le TCT et Prescription pour le traitement de l’ITL.
  • L’issue du traitement d’une ITL. Veuillez remplir le formulaire relatif au résultat du traitement, joint au médicament remis au patient pour traiter l’ITL, et le retourner par télécopieur. Vous pouvez aussi obtenir une copie de ce formulaire en cliquant ici : Rapport sur le traitement de l’ITL.

Traitement d’une ITL

Le traitement d’une ITL représente la pierre angulaire de la démarche de prévention de la tuberculose. En traitant adéquatement une ITL, on réduit sensiblement le risque que la personne touchée développe une tuberculose active. Un traitement de neuf mois à l’isoniazide assure une protection à 90 p. 100 contre la tuberculose active.

Les médicaments pour traiter l’ITL sont remis gratuitement par le Programme de lutte contre les maladies transmissibles de Santé publique Ottawa, sur présentation d’une ordonnance. Pour commander les médicaments, il suffit de remplir le formulaire Rapport sur le TCT et Prescription pour le traitement de la tuberculose-infection latente et de le retourner par télécopieur. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les procédures de commande de médicaments pour traiter une infection tuberculeuse.

Pour en savoir plus, appelez Info-santé publique Ottawa au 613-580-6744

Information sur la tuberculose pour vos patients

Fiche d’information de SPO sur la tuberculose
L’ Association pulmonaire a des fiches de renseignements sur la TB, disponible dans plus de 20 langues.

Liens utiles sur la TB

Procédure de commende de médicaments pour traiter une infection tuberculeuse

Veuillez compléter Rapport sur le TCT et Prescription et l'envoyez :

  • par télécopieur : 613-580-9640
  • par les messageries qui viennent chercher vos vaccins (préciser : Maladies transmissibles - 7e étage Ouest)
  • par la poste :
    • Santé publique Ottawa
      Programme des maladies transmissibles
      7e étage Ouest
      100, croissant Constellation
      Ottawa (Ontario) K2G 6J8

Si vous envoyez une prescription, rappelez-vous svp d'indiquer :

  • Nom du patient, date de naissance, sexe
  • Adresse
  • Médicament : dose et durée
  • Test cutané à la tuberculine : date et résultat
  • Radiographie pulmonaire : date et résultat
  • Pays de naissance

Veuillez prévoir sept jours ouvrables pour l'exécution de la commande.

Tous les flacons de médicament sont envoyés au médecin, qui les distribue ensuite au patient. Nous recommandons de ne donner chaque fois au patient qu'une quantité d'INH suffisante pour trois mois.

Si vous utilisez les services d'Accuro ou de Bio-test, ceux-ci viendront automatiquement chercher votre commande. Dans le cas des autres messageries, votre bureau doit leur téléphoner pour leur demander d'aller chercher les médicaments. Si vous utilisez ces messageries, nous communiquerons avec vous quand votre commande sera prête.

INH :

Disponible en :

comprimés de 300 mg

100 comprimés/flacon

comprimés de 100 mg

100 comprimés/flacon

liquide à 50 mg/5 ml

500 ml/flacon

Pyridoxine :

Disponible en :

comprimés de 25 mg

100 comprimés/flacon

Rifampicine :

Disponible en :

gélules de 300 mg

100 gélules/flacon

gélules de 150 mg

100 gélules/flacon

Lignes directrices concernant la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts

Les Lignes directrices de SPO sur la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts doivent être suivies pour tous les cas suspects, probables et confirmés de coqueluche.

Signalement à SPO

Tous les cas probables et confirmés de coqueluche doivent être signalés immédiatement au Programme des maladies transmissibles de Santé publique Ottawa (SPO) par téléphone au 613-580-6744, poste 24224, ou par télécopieur au 613­580-9640. Vous devez fournir le nom du service de garde d’enfants, de l’école ou de la garderie familiale que fréquente le sujet.

Lignes directrices de SPO sur la gestion des cas de coqueluche et des sujets-contacts [PDF 353 Ko]

Tests de laboratoire pour le diagnostic des oreillons

Les oreillons sont une maladie virale modérément contagieuse à déclaration obligatoire en vertu de la Loi de 1990 sur la protection et la promotion de la santé, chapitre H.7., Règlement de l’Ontario no 558/9. Les symptômes typiques sont les suivants : fièvre, tuméfaction ou sensibilité au toucher d’une ou plusieurs glandes salivaires, habituellement la parotide, mais parfois les glandes sublinguales ou sous-maxillaires. Toutefois, environ le tiers des infections ne causent aucune tuméfaction apparente des glandes salivaires, mais peuvent toucher les voies respiratoires inférieures, surtout chez les enfants de moins de 5 ans.

Les oreillons sont transmis par gouttelettes ou par contact direct avec la salive des personnes infectées. La période d’incubation est de 12 à 25 jours. La maladie est transmissible sept jours avant et cinq jours après l’apparition de la parotidite.

Tout cas suspect doit faire l’objet d’un test sérologique en phase aiguë et d’un test de détection du virus par PCR. Un test sérologique en phase de convalescence est recommandé si le test en phase aiguë et le test de détection du virus donnent des résultats négatifs ou non concluants. Les résultats doivent être communiqués à Santé publique Ottawa. 

Sérologie en phase aiguë 

Idéalement, le prélèvement d’un échantillon sanguin pour détecter la présence des anticorps des oreillons (IgM et IgG) devra être effectué dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes.

Détection du virus par PCR

Le prélèvement d’un échantillon de la bouche ou de la gorge doit être effectué dans les neuf jours suivant l’apparition des symptômes au moyen de la trousse de prélèvement avec milieu de transport pour virus (MTV) (article no N-0081). Les trousses fournies par les Laboratoires de santé publique (LSP) de Santé publique Ontario contiennent un milieu de culture rose.  

Il faut aussi obtenir un échantillon d’environ 50 ml d’urine non souillée dans un récipient stérile muni d’un bouchon vissé dans les 14 jours suivant l’apparition des symptômes. 

Sérologie en phase de convalescence

Si le test initial donne des résultats négatifs ou non concluants pour ce qui est de la présence d’anticorps IgM suite à l’apparition des symptômes, un test sérologique de détection des anticorps IgM et IgG en phase de convalescence est recommandé de 10 à 14 jours suivant le test initial (en phase aigue). On indiquera sur le formulaire de demande d’analyse qu’il s’agit d’un prélèvement effectué à titre de suivi pour la « sérologie en phase de convalescence pour cas d’oreillons ».

Exigences relatives à l’entreposage et au transport 

Tous les spécimens de détection du virus doivent être entreposés au réfrigérateur et conservés au froid durant le transport vers le laboratoire. Le virus des oreillons demeure stable à une température de 4°C pendant trois jours.

Exigences relatives aux formulaires de demande d’analyse en laboratoire

Pour les cas présumés, le formulaire doit comprendre les renseignements suivants :

  • Nom et numéro de téléphone du médecin prescripteur;
  • Détection des IgG et IgM des oreillons (épreuve STAT);
  • Type d’échantillon (p. ex. écouvillonnage buccal);
  • Antécédents vaccinaux, antécédents d’exposition et déplacements à l’extérieur d’Ottawa avant l’apparition des premiers symptômes;
  • Symptômes cliniques (p. ex. parotidite, orchite et date d’apparition);
  • Raison des analyses (p. ex. « diagnostiquer la maladie », « dépistage des oreillons »).

 Quand elle se présente à un laboratoire communautaire, la personne qu’on présume atteinte du virus devrait porter un masque chirurgical et être vue dès son arrivée afin de réduire le risque de transmission du virus à des personnes à risque.

Révisé le 30 décembre 2015

Infection au virus Zika

Le virus Zika est un flavivirus transmis par les moustiques, principalement par les piqûres de moustiques Aedes infectés. Des cas de transmission par contact sexuel (par le sperme d’hommes infectés) et par transfusion de sang de donneurs infectés ont aussi été signalés. Pour en savoir plus.

La période d’incubation du virus Zika est d’environ 3 à 12 jours.

Signes et symptômes

Environ une personne infectée sur quatre présentera des symptômes de la maladie. Habituellement bénins, ils peuvent comprendre une poussée soudaine de fièvre, une éruption maculopapuleuse, une arthralgie et une conjonctivite; ils persistent de deux à sept jours. Des complications neurologiques et auto-immunes ont été observées. Pour en savoir plus.

Régions présentant un risque de transmission locale du virus Zika par les moustiques

Des renseignements à jour sur les régions du monde présentant un risque de transmission locale du virus Zika par les moustiques sont accessibles sur le site du Gouvernement du Canada.

Lignes directrices de dépistage

Des lignes directrices de dépistage du virus Zika sont accessibles sur le site du laboratoire de Santé publique Ontario

Prise en charge

Les recommandations les plus récentes pour la prise en charge d’un patient infecté par le virus Zika ont été publiées dans le RMTC sur le site Web de l’ASPC

Prévention de l’infection

Transmission maternelle et par contact sexuel

Pour les femmes qui planifient de devenir enceintes, la recommandation est d’attendre au moins deux mois après un voyage dans un pays touché par le virus avant d’essayer de concevoir.

Le virus Zika peut survivre jusqu’à six mois dans le sperme. La recommandation pour les voyageurs masculins est d’utiliser un condom avec une partenaire enceinte durant toute la grossesse et d’attendre six mois après le voyage avant d’essayer de concevoir. Indépendamment de la grossesse et de la conception, la recommandation est d’utiliser un condom avec tout partenaire pendant six mois après un voyage dans un pays touché.

Dons de cellules, de sang, de sperme, de tissus ou d’organes

Les personnes ayant séjourné dans un pays touché doivent attendre au moins 21 jours avant de donner des cellules, du sang, des tissus ou des organes.

Les hommes qui reviennent d’un pays touché doivent attendre au moins six mois avant d’effectuer un don de sperme.

Voyages

On encourage les femmes enceintes et celles qui prévoient le devenir éviter de voyager dans les régions actuellement touchées par des éclosions du virus Zika. Si le voyage ne peut pas être évité ou reporté, des mesures strictes de prévention des piqûres de moustiques doivent être mises en place.

Les autres voyageurs dans les pays touchés devraient évaluer le risque de transmission du virus Zika à leurs destinations (par exemple, vérifier si des mesures de lutte contre les moustiques sont mises en œuvre dans leur hôtel ou centre de villégiature). Il est également conseillé de prendre des mesures appropriées de protection personnelle contre les piqûres de moustiques jour et nuit. Pour en savoir plus sur la prévention des piqûres, consultez la Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d’arthropodes du CCMTMV.

Renseignements pour les patients

Des renseignements destinés au public ont été publiés sur le site Web de SPO.

Communiquez avec nous

Si vous avez des questions sur le virus Zika, ou si vous voulez informer Santé publique Ottawa d’un cas d’infection au virus, communiquez avec nous au 613-580-6744, poste 24224.

Renseignements sur la maladie de Lyme pour les fournisseurs de soins de santé

Messages clés

La prévalence à Ottawa de la bactérie Borrelia burgdorferi (l’agent de la maladie de Lyme) chez des tiques de l’espèce Ixodes scapularis (aussi appelées tiques à pattes noires, vecteurs de la maladie) est maintenant assez élevée pour que Santé publique Ottawa (SPO) recommande une prophylaxie postexposition pour les personnes sur qui une tique à pattes noires s’est nourrie si TOUTES les conditions suivantes s’appliquent :

  • la tique est complètement ou partiellement engorgée ou a été accrochée pendant 24 heures ou plus;
  • 72 heures ou moins se sont écoulées depuis que la tique a été retirée;
  • la doxycycline n’est pas contre-indiquée (p. ex., grossesse, enfant de moins de 8 ans).

Les personnes chez qui les conditions nécessaires à une prophylaxie postexposition susmentionnées ne sont pas toutes réunies devraient être avisées des signes et des symptômes du stade précoce de la maladie de Lyme et faire durant 30 jours l’objet d’une surveillance visant à détecter toute lésion cutanée grandissante au site de la piqûre (érythème migrant) ou maladie semblable à une infection virale.

Les cas de maladie de Lyme soupçonnés ou confirmés (par diagnostic clinique ou épreuve en laboratoire) doivent être déclarés à l’autorité de santé publique locale en vertu de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Cette obligation vise également les personnes qui ont reçu un diagnostic clinique de la maladie de Lyme sans avoir obtenu un résultat positif à une épreuve sérologique.

Qu'est ce que c'est la maladie de Lyme?

La maladie de Lyme est une infection causée par Borrelia burgdorferi, une bactérie transmise par la piqûre d’une tique à pattes noires (Ixodes scapularis) infectée. La plupart des humains atteints contractent l’infection par la piqûre d’une tique immature (nymphe) au printemps, à l’été ou à l’automne.

Le risque de transmission de Borrelia burgdorferi de la tique à l’humain augmente avec la durée pendant laquelle la tique reste accrochée. Si une tique provenant d’une région à risque élevé a été accrochée moins de 24 heures, environ, la probabilité d’infection est assez faible pour que l’utilisation de la prophylaxie ne soit pas nécessaire. Néanmoins, dans cette situation, il faut conseiller aux patients de surveiller l’apparition d’une éruption cutanée – particulièrement une éruption rouge grandissante au site de la piqûre – ou d’autres symptômes de la maladie de Lyme durant 30 jours, et de consulter un médecin si ces éventualités se produisent. L’engorgement partiel ou complet des nymphes et des tiques adultes indique que celles-ci se sont nourries plus de 24 heures, et devrait entraîner la recommandation de prophylaxie pour les personnes sans contre-indication. Il faut alors appliquer les principes généraux d’utilisation raisonnable d’antibiotiques, et la discussion sur le consentement éclairé doit porter notamment sur les risques de l’antibiothérapie pour la personne.

Tiques à pattes noires à différents stades d’engorgement

Voici trois nymphes de tique à pattes noires à différents stades d’engorgement.

Cette figure montre trois nymphes de tiques à pattes noires à différents stades d’engorgement.

Cette figure montre cinq tiques à pattes noires femelles à divers stades d’engorgement.

Cette figure montre cinq tiques à pattes noires femelles à divers stades d’engorgement.

Signes et symptômes

Le diagnostic de la maladie localisée au stade précoce (lorsque la maladie peut être traitée facilement avec des antibiotiques par voie orale) est fondé uniquement sur le tableau clinique et les antécédents d’exposition potentielle. Puisque les nymphes peuvent être de la taille d’une graine de pavot et sont difficiles à voir, les patients pourraient ne pas se rappeler avoir été piqués par une tique. Par conséquent, l’évaluation de la probabilité d’une exposition à la tique à pattes noires est un volet essentiel de l’évaluation du risque.

Veuillez signaler tous les diagnostics cliniques de la maladie de Lyme à Santé publique Ottawa, et non pas uniquement ceux confirmés par des épreuves en laboratoire.

Stade précoce de la maladie localisée (de 3 à 30 jours après une piqûre de tique)

L’un des signes classiques de la maladie est la présence d’un érythème migrant, une éruption rouge de forme annulaire qui s’éclaircit en son centre (cercles concentriques), qui s’agrandit et qui le plus souvent mesure plus de 5 cm de diamètre. Cependant, l’apparence de l’éruption peut varier (p. ex., absence d’éclaircissement au centre), et elle sera absente chez environ 20 à 30 % des patients. La fatigue, la fièvre, des maux de tête, la lymphadénopathie, la myalgie et l’arthralgie sont d’autres symptômes possibles. Nota : Une petite zone d’érythème sur le site de la piqûre de tique peut apparaître dans les 48 heures suivant la piqûre; il peut toutefois s’agir d’une irritation locale et non d’un symptôme du stade précoce de la maladie de Lyme.

Le site Web du gouvernement du Canada contient plus d’images d’éruptions postexposition

Stade précoce de la maladie disséminée (de quelques jours à quelques semaines après une piqûre de tique, moins de 3 mois)

En l’absence de traitement, l’infection peut se propager dans le sang et entraîner l’apparition d’érythèmes migrants ailleurs sur le corps, de la fatigue, de la faiblesse et des symptômes neurologiques (p. ex. paralysie faciale, méningite, encéphalopathie) ou cardiaques (p. ex. cardite, anomalies de la conduction).

Stade avancé de la maladie disséminée (de quelques mois à quelques années après la piqûre de tique)

Environ 60 % des patients non traités peuvent souffrir d’arthrite (de façon chronique ou intermittente, souvent aux genoux) et jusqu’à 5 % d’entre eux peuvent présenter des symptômes neurologiques (problèmes de mémoire et de concentration, paresthésie).

Syndrome post-traitement de la maladie de Lyme

De 10 à 20 % des patients peuvent souffrir de troubles persistants (fatigue, douleurs, notamment des douleurs musculaires et articulaires, troubles du sommeil, troubles cognitifs) après avoir suivi un traitement antibiotique approprié. La cause de ces symptômes demeure inconnue. Il n’a pas été prouvé qu’une antibiothérapie prolongée est efficace contre le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme, et ce traitement présente en fait des risques de complications graves.

La maladie de Lyme à Ottawa et dans les environs

La tique à pattes noires est présente à Ottawa, et la transmission de la maladie de Lyme par des tiques infectées est possible sur le territoire. Les régions situées au sud et à l’ouest d’Ottawa, y compris de nombreux endroits que des résidents d’Ottawa visitent pour pratiquer des loisirs, sont aussi considérées comme des zones à haut risque pour la maladie de Lyme. Les bureaux de santé publique locaux ont conseillé aux médecins d’offrir la chimioprophylaxie à tout patient déclarant une piqûre de tique à pattes noires et réunissant toutes les conditions mentionnées dans la section « Messages clés ».

On trouvera des renseignements sur le nombre de cas et l’incidence de la maladie de Lyme à Ottawa sur la page Statistiques sur les maladies infectieuses à déclaration obligatoire du site Web de Santé publique Ottawa.

Épreuves en laboratoire

Dans la plupart des cas, l’identification visuelle d’un érythème migrant peut suffire pour diagnostiquer la maladie de Lyme chez un patient qui a été piqué par une tique dans une région où on sait que les tiques sont porteuses de Borrelia burgdorferi. Il n’est alors pas recommandé de faire des épreuves en laboratoire sur les tiques, ni d’attendre les résultats de ces épreuves avant de commencer l’antibiothérapie contre la maladie de Lyme. En l’absence d’érythème migrant, le diagnostic clinique peut être plus difficile à poser, et il faut envisager des épreuves sérologiques non seulement à la première visite du patient, mais aussi au moins deux semaines plus tard. Durant les deux premières semaines d’infection, la sensibilité de ces épreuves est faible; un échantillon en phase de convalescence deux semaines après le premier test offrira donc une meilleure sensibilité. Chacune de ces épreuves est menée au laboratoire de Santé publique Ontario en deux volets (en anglais seulement) (c.‑à‑d., dépistage par test ELISA, puis, si le résultat est positif ou indéterminé, confirmation par buvardage de Western).

Des épreuves sérologiques sont aussi utiles pour les patients chez qui on soupçonne une maladie de Lyme disséminée au stade précoce ou avancé.

Un formulaire de demande téléchargeable est disponible sur le site Web du Laboratoire de Santé publique Ontario (en anglais seulement).

Si la piqûre de tique a eu lieu en Europe, veuillez indiquer les antécédents de voyage sur le formulaire de demande d’épreuve en laboratoire; l’échantillon sera transmis au Laboratoire national de microbiologie pour y subir les analyses nécessaires.

Dans le cas de la maladie de Lyme, le recours à des laboratoires privés pour la réalisation des épreuves diagnostiques n’est pas recommandé. Ces laboratoires utilisent souvent des analyses et des critères d’interprétation qui ne sont pas validés; les décisions de traitement ne devraient pas être fondées sur ces tests.

Déclaration obligatoire

Tous les cas de maladie de Lyme, qu’ils fassent l’objet d’un diagnostic clinique ou soient confirmés au moyen d’épreuves en laboratoire, doivent être déclarés au bureau de santé publique local conformément aux dispositions de la Loi sur la protection et la promotion de la santé. Nota : L’obligation de déclarer la maladie vise également les personnes qui ont reçu un diagnostic clinique de la maladie de Lyme sans qu’il y ait eu épreuve sérologique. Les bureaux de santé publique ont le mandat de recueillir des renseignements sur les signes et symptômes cliniques de la maladie (comme le diamètre de tout érythème migrant) ainsi que des données sur l’exposition aux tiques.

Formulaire de déclaration de la maladie de Lyme par le fournisseur de soins de santé [PDF 209 Ko]

Prise en charge

 Traitement antibiotique de la maladie de Lyme

Pour le stade précoce de la maladie localisée ou disséminée avec une paralysie isolée des nerfs du visage, le traitement à privilégier est la doxycycline par voie orale (pour les patients de huit ans ou plus). L’amoxicilline ou le céfuroxime sont des solutions de rechange à utiliser chez les femmes enceintes et les enfants de plus de huit ans. Généralement, le traitement dure 14 jours. Pour les enfants de moins de huit ans, la consultation d’un spécialiste des maladies infectieuses est recommandée.

Une utilisation à court terme de doxycycline est considérée comme acceptable chez les femmes qui allaitent. Pour en savoir plus, consultez LactMed ou Motherisk.

Il est généralement nécessaire d’administrer des antibiotiques par voie intraveineuse aux patients au stade précoce de la maladie disséminée qui présentent une méningite ou des symptômes cardiaques et à ceux au stade avancé de la maladie de Lyme. Il est alors recommandé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses.

Chimioprophylaxie à la suite d’une piqûre de tique

Une dose unique de doxycycline par voie orale peut être administrée aux patients adultes (200 mg) et aux enfants de huit ans et plus (4 mg/kg pour une dose maximale de 200 mg) lorsque toutes les conditions suivantes sont satisfaites :

  • le patient se présente avec une tique à pattes noires engorgée ou partiellement engorgée toujours accrochée ou a eu une tique accrochée pendant plus de 24 heures;
  • l’exposition a eu lieu dans une zone à risque connue;
  • la tique a été retirée depuis moins de 72 heures;
  • la doxycycline n’est pas contre-indiquée.                                                                                                            

La doxycycline est relativement contre-indiquée chez les femmes enceintes ou qui allaitent et chez les enfants de moins de huit ans. Dans le cas d’une grossesse, le patient et son fournisseur de soins devraient prendre une décision éclairée : soit administrer une dose unique de doxycycline, soit ne recourir à aucune prophylaxie et surveiller étroitement l’apparition possible de signes et symptômes caractéristiques de la maladie de Lyme. La doxycycline n’est généralement pas recommandée pour les enfants de moins de huit ans; il est préférable de surveiller l’apparition de symptômes du stade précoce de la maladie de Lyme.

Une utilisation à court terme de doxycycline est considérée comme acceptable chez les femmes qui allaitent. Pour en savoir plus, consultez LactMed (en anglais seulement) ou Motherisk (en anglais seulement).

Que faire si un patient a été exposé dans une autre circonscription sanitaire?

Santé publique Ontario propose une carte des zones à risque qui indique les endroits où une piqûre de tique peut justifier une chimioprophylaxie.

Zones à risque pour la maladie de Lyme [PDF]

Veuillez visiter les sites Web des bureaux de santé concernés pour connaître leurs recommandations actuelles concernant l’exposition aux tiques. Une liste des bureaux se trouve sur la page de site web.d

Que faire si un patient se présente avec une tique accrochée?

  1. Saisir la tique à l’endroit où elle est fixée à la peau à l’aide de pinces fines.
  2. Retirer la tique d’un coup, lentement et fermement. Évitez de remuer ou de tourner la tique : cela pourrait briser les pièces buccales de l’insecte et provoquer une infection au site d’alimentation. C’est sur les pièces buccales que se trouve la bactérie. Éviter de comprimer l’abdomen de la tique.
  3. Désinfecter le site d’alimentation après le retrait de la tique.
  4. Placer la tique dans un contenant stérile et la faire parvenir au laboratoire de Santé publique Ontario (en anglais seulement), qui procédera à l’identification et aux tests de détection de B. burgdorferi. Le patient peut aussi faire parvenir la tique à Santé publique Ottawa (appeler au 613-580-6744).

Prévention

La prévention des piqûres de tique est essentielle pour prévenir la maladie de Lyme. On conseille aux patients d’adopter les pratiques suivantes :

  • Appliquer un insectifuge approuvé par Santé Canada contenant du DEET ou de l’icaridine sur la peau exposée et les vêtements.
  • Porter un pantalon, un chandail à manches longues, des bas et des souliers pour protéger la peau exposée.
  • Rentrer le bas de son pantalon dans ses bas.Porter des vêtements de couleur claire pour repérer plus facilement les tiques.
  • Si possible, rester sur les sentiers lors des promenades dans les bois ou dans les herbes hautes.
  • Inspecter toute la surface de la peau (ainsi que celle des enfants et des animaux domestiques, le cas échéant) pour vérifier s’il y a des tiques. Les tiques s’accrochent souvent à des endroits comme entre les orteils, derrière les genoux, sur l’aine, sur les aisselles et sur le cuir chevelu.

Renseignements à l’intention des patients

Le site Web de Santé publique Ottawa et le site Web Canadiens en santé contiennent des renseignements destinés au public.

Pour nous joindre

Si vous avez des questions sur la maladie de Lyme, ou si vous souhaitez informer Santé publique Ottawa d’un cas de la maladie, communiquez avec nous au 613-580-6744 poste 24224.

Formulaire de déclaration de la maladie de Lyme par le fournisseur de soins de santé [PDF 209 Ko]

Ressources à l’intention des médecins