Drogues

Prévention overdoses Ottawa

Exprimez-vous... votre avis nous aide dans nos communications sur la prévention des overdoses d’opioïdes.

Qu’est-ce que le fentanyl?

Le fentanyl est un opioïde beaucoup plus toxique que la plupart des autres opioïdes. Les opioïdes sont des drogues comme l’héroïne, la morphine, le fentanyl, la méthadone et la codéine. Le fentanyl est habituellement prescrit sous forme de timbre, comme analgésique. Il est de 50 à 100 fois plus toxique que la morphine, ce qui rend le risque d’overdose accidentelle beaucoup plus élevé.

Il y a plusieurs formes de fentanyl fabriquées illégalement et vendues dans la rue. Ce fentanyl illicite est souvent mis en poudre et mélangé avec d’autres drogues comme l’héroïne, la cocaïne ou le crack. Il peut aussi être pressé en comprimés vendus comme « oxycodone » (OxyContin, « Oxy » ou « OC ») ou sous d’autres noms, comme l’ecstasy (MDMA) ou l’amphétamine.Quel est le risque posé par le fentanyl?

Le fentanyl peut être utilisé pour couper n'importe quelle substance.Lorsqu’il est mélangé à d’autres opioïdes, à de l’alcool, à des benzodiazépines ou à des stimulants comme la cocaïne, le fentanyl augmente le risque d’overdose accidentelle.

Le fentanyl illicite est beaucoup plus toxique que les autres opiacés pharmaceutiques. Il n’existe pas de moyen facile de savoir si du fentanyl a été ajouté aux drogues que vous consommez. Vous ne pouvez pas le voir, le sentir ou le goûter. N’importe quelle drogue peut être coupée (mélangée) avec du fentanyl. Même une très petite quantité peut causer une overdose.

Lorsque vous achetez des drogues ailleurs que dans une pharmacie ou auprès d’une personne autre qu’un professionnel de la santé, par exemple, par l’intermédiaire d’un ami, d’un revendeur de drogues ou d’une personne rencontrée sur Internet, vous n’avez aucun moyen de savoir exactement ce qu’elles contiennent ni de connaître leur toxicité.

Il est important de savoir que des drogues autres que le fentanyl peuvent également causer une overdose!

Consultez nos conseils sur la prévention des overdoses et la naloxone pour réduire votre risque!

Carfentanil

Le carfentanil est un opioïde que les vétérinaires utilisent pour les animaux de très grande taille, comme les éléphants. Il n’est pas destiné à la consommation humaine. Il est environ 100 fois plus toxique que le fentanyl et 10 000 fois plus toxique que la morphine, ce qui signifie que le carfentanil peut être mortel à des doses extrêmement faibles.

On a trouvé du carfentanil ici en Ontario. Il est mélangé à d’autres drogues illicites, comme l’héroïne, et les pilules de contrefaçon ressemblent à des opioïdes d’ordonnance (des pilules vertes portant les lettres « CDN » d’un côté et le chiffre « 80 » de l’autre côté, par exemple). 

Il est impossible de savoir si les drogues que l’on consomme contiennent du carfentanil. Il est invisible, inodore et sans saveur. Même une très petite quantité peut causer une overdose.

Quel est le risque posé par ‎les comprimés d'ordonnance contrefaits

Les comprimés contrefaits peuvent être fabriqués de manière à être quasiment identiques en apparence à des opiacés d'ordonnance (c.-à-d. Oxycontin, Percocet) et à d’autres médicaments. Il est très risqué et potentiellement mortel de se procurer des comprimés d'une source non médicale comme d'un ami, en ligne ou d'un revendeur de drogue, car il n'y a aucune façon de s’assurer de leur contenu réel et de leur niveau de toxicité possible. Les drogues devraient seulement être achetées dans une pharmacie locale ou auprès d’un professionnel de la santé.

Exemples de comprimés contrefaits trouvées à Ottawa.

Overdoses

Apprenez à prévenir et à reconnaître les overdoses de même qu’à intervenir si vous êtes témoin d’une overdose. Quiconque consomme des drogues peut être à risque d’une overdose.

Vous ne savez peut-être pas qu’un de vos proches fait usage de drogues. En vous renseignant davantage à ce sujet, vous pourriez lui sauver la vie.

Qu’est-ce qu’une overdose?

Une overdose survient lorsqu’une personne consomme une quantité de drogues, ou d’une combinaison de drogues, supérieure à celle que peut tolérer son organisme. De ce fait, le cerveau n’arrive plus à contrôler les fonctions vitales essentielles. La personne qui fait une overdose peut :

  • s’évanouir;
  • arrêter de respirer;
  • faire une crise cardiaque;
  • souffrir de convulsions, selon les drogues qu’elle a consommées.

Nous vous invitons à lire ce qui suit pour apprendre à reconnaître les signes et les symptômes de différents types d’overdoses!

N’importe qui peut faire une overdose : nouveaux utilisateurs, personnes qui consomment une drogue depuis longtemps, régulièrement ou seulement une fois de temps en temps, aînés, jeunes. Une overdose ne fait aucune discrimination.

  • Rien ne permet de déterminer avec précision la quantité d’une drogue ou d’une combinaison de drogues qui peut provoquer une overdose. La puissance d’une drogue, la façon dont elle est consommée (ingestion, voie nasale ou injection), la quantité et la fréquence d’utilisation sont tous des facteurs qui jouent un rôle.
  • Le poids de l’utilisateur, son état de santé et sa tolérance à la drogue à un moment précis jouent également un rôle.
  • Le risque d’overdose est plus élevé lorsque vous n’avez pas utilisé une drogue depuis un certain temps (pause dans la consommation, période de traitement ou séjour à l’hôpital ou en prison).

Statistiques sur les overdoses à Ottawa

Figure 1 : Visites aux urgences d’Ottawareliés à des overdoses de drogues

Ce rapport présente les tendances et les données mensuelles disponibles sur les visites aux urgences d’Ottawa reliées à des overdoses de drogues. Il fournit de l’information sur les tendances des visites aux urgences reliées à des overdoses de drogues au cours des six derniers mois.

Les données utilisées dans ce rapport proviennent des :

  • Statistiques sur les overdoses de drogues recueillies dans les urgences.
  • Statistiques sur les interventions du Service paramédic d’Ottawa.
  • Données sur l’administration de la naloxone par le Service paramédic d’Ottawa.

Visites aux urgences d'Ottawa reliés à des overdoses de drogues

PDF [286 Ko] (Données)

En 2015, 48 résidents d’Ottawa sont morts d’une overdose involontaire :

29 de ces décès, soit près de 2 décès sur 3, étaient dus aux opioïdes, 14 étaient liés au fentanyl, ce qui représente plus de 1 décès sur 4.

Figure 2 : Décès par overdose involontaire à Ottawa par type de substance, 2015

 Décès par overdose involontaire à Ottawa par type de substance, 2015

Source des données : Bureau du coroner en chef de l’Ontario, données extraites le 2 décembre 2016 et analysées par la Section d’épidémiologie de Santé publique Ottawa.

Âge : Ces 48 décès par overdose n’étaient pas répartis uniformément entre les groupes d’âge, certains groupes étant plus touchés que d’autres. Un tiers des personnes décédées (15 personnes) étaient âgées de moins de 40 ans. Voir le graphique ci-dessous.

Figure 3 : Répartition selon l’âge des personnes décédées par overdose involontaire à Ottawa 2015 (total de 48 décès)

Figure 2 : Répartition selon l’âge des personnes décédées par overdose involontaire à Ottawa 2015

Source des données : Bureau du coroner en chef de l’Ontario, données extraites le 2 décembre 2016 et analysées par la Section d’épidémiologie de Santé publique Ottawa.

Entre 2014 et 2015, le taux de décès par overdose a augmenté de 32 % à Ottawa, mais de seulement 6 % dans le reste de l’Ontario.

La montée du nombre de décès par overdose involontaire à Ottawa et dans le reste de l’Ontario est attribuable à l’augmentation du nombre de décès par overdose involontaire d’opioïdes. De plus, depuis 2014, le fentanyl est un facteur important dans l’augmentation du nombre de décès par overdose de drogue à Ottawa.

Pour de plus amples renseignements, voir « Décès par overdose à Ottawa, de 2000 à 2015 ».

Prévention des overdoses – Réduisez vos risques

Si vous souhaitez consommer…

Ne faites pas usage de drogues lorsque vous êtes seul.

  • Si vous faites une overdose lorsque vous êtes seul, personne ne pourra vous aider.
  • Lorsque vous consommez en compagnie d’une autre personne, ne consommez pas en même temps qu’elle. Vérifiez que votre ami est prêt à demander de l’aide et planifiez ce qu’il faudra faire en cas d’overdose.
  • Si vous décidez de consommer seul, dites-le à quelqu’un au préalable. Laissez la porte déverrouillée et demandez à quelqu’un de veiller sur vous.

Ne mélangez pas de drogues.

  • Ne mélangez pas de drogues avec d’autres drogues ou de l’alcool.
  • Le mélange avec d’autres drogues augmente votre risque d’overdose.
  • Si vous décidez de mélanger des drogues, consommez une seule drogue à la fois ou consommez une quantité moindre de chaque drogue.

Allez-y lentement.

  • La qualité des drogues illicites est imprévisible. Le fentanyl est coupé (mélangé) avec des drogues opioïdes et non opioïdes. Il peut être :
    • mis en poudre et mélangé à de la cocaïne, à de l’héroïne et à du crack;
    • pressé en comprimés vendus comme « oxycodone » (« Oxy » ou « OC ») ou sous d’autres noms, comme l’ecstasy (MDMA).
  • Vous ne pourrez probablement pas voir, sentir ou goûter le fentanyl. Même de très petites quantités peuvent causer une overdose.
  • Commencez par une petite quantité (doses d’essai) pour valider la puissance de ce que vous comptez utiliser.

Transportez de la naloxone avec vous.

  • La naloxone est un médicament qui peut inverser temporairement les effets d’une overdose d’opiacés.
  • Elle est offerte gratuitement aux personnes qui consomment des drogues ainsi qu’aux membres de leur famille et à leurs amis!
  • Renseignez-vous sur la naloxone et sur les endroits où vous pouvez vous procurer une trousse.

Connaissez votre tolérance.

  • La tolérance est la capacité de l’organisme à « supporter » les effets de la substance consommée. La tolérance à une drogue se développe au fil du temps.
  • La tolérance diminue chez une personne qui a interrompu temporairement sa consommation, que cette pause soit intentionnelle ou non (par exemple, si la personne est en traitement ou fait un séjour à l’hôpital ou en prison).
  • Votre tolérance variera aussi en fonction :
    • de votre poids;
    • des maladies dont vous êtes atteint;
    • de votre degré de stress;
    • d’un système immunitaire affaibli (en raison d’une hépatite, par exemple);
    • d’un manque de sommeil;
    • de votre consommation d’autres drogues ou médicaments;
    • de votre état de santé général.
  • Utilisez une quantité moindre de drogues lorsque votre tolérance est susceptible d’être plus faible.
  • Votre risque d’une overdose augmente si vous êtes un nouvel utilisateur ou si vous n’avez pas consommé depuis plus de trois jours!

Attention!

  •  Les drogues peuvent avoir été falsifiées à tout moment. Les acheteurs et vendeurs de drogues ne savent pas toujours si une substance a été coupée avec quelque chose d’autre avant de vous la revendre

Un paramédic discute de la prévention des overdoses et souligne l’importance appeler le 911 (disponible en anglais seulement).

Signes et symptômes d’une overdose

Une overdose peut différer d’une personne à l’autre et selon les substances en cause. Une overdose est une urgence médicale, et la première étape consiste toujours à appeler le 911.

Type de drogue

Signes et symptômes courants d’une overdose

Opioïdes

 (p. ex. héroïne, morphine, fentanyl, méthadone, OxyContin)

Signes et symptômes d’une overdose

Format imprimer: Signes et symptômes d’une overdose [PDF 929 Ko]

 

  • Respiration très lente ou irrégulière, ou absence complète de respiration
  • Lèvres ou ongles bleus
  • Corps mou
  • Ronflement profond ou sons de gargouillement
  • Perte de conscience, évanouissement (vous ne parvenez pas à réveiller la personne)
  • Absence de réaction (la personne ne réagit pas lorsque vous lui parlez ou que vous la secouez)
  • Contraction extrême de la pupille (qui devient minuscule)
  • Vomissements

 

Stimulants

(p. ex. cocaïne, amphétamine, méthamphétamine en cristaux, MDMA/ecstasy)

  • Convulsions
  • Sensation d’oppression et de serrement dans la poitrine
  • Écume à la bouche
  • Pouls rapide
  • Transpiration excessive
  • Vomissements
  • Maux de tête, vertige, bourdonnement dans les oreilles
  • Respiration difficile
  • Effondrement soudain
  • Perte de conscience, évanouissement (vous ne parvenez pas à réveiller la personne)

Hallucinogènes

(p. ex. acide, LSD, kétamine, champignons magiques)

  • Syndrome catatonique (la personne semble en transe)
  • Psychose (la réalité de la personne est altérée, elle peut avoir des hallucinations ou des délires)
  • Nausées et vomissements
  • Convulsions

Qu’est-ce que la naloxone?

La naloxone est un médicament qui peut inverser temporairement les effets d’une overdose d’opiacés. Les opioïdes sont des drogues comme l’héroïne, la morphine, le fentanyl, la méthadone et la codéine.

Comment la naloxone fonctionne-t-elle?

La respiration d’une personne qui fait une surdose d’opiacés ralentit ou s’arrête. La naloxone bloque les effets des opiacés sur le cerveau. Elle inverse temporairement les effets qui touchent la respiration. L’administration de naloxone peut prévenir un décès ou la survenue de dommages au cerveau consécutifs à un manque d’oxygène.

La naloxone ne fonctionne que dans les cas d’overdoses liées aux opioïdes. Il est important de se rappeler que beaucoup d’autres drogues sont coupées avec du fentanyl. Si la personne a consommé des drogues et montre des signes d’une overdose d’opiacés, composez le 911 et administrez de la naloxone.

Combien de temps faut-il avant que la naloxone produise son effet?

La naloxone commence habituellement à être efficace après un délai de une à cinq minutes. Il peut être nécessaire d’administrer de nouvelles doses si la victime continue de montrer des signes d’overdose.

Les effets de la naloxone ne durent que de 30 à 60 minutes. Si l’opiacé demeure dans l’organisme après que les effets de la naloxone s’estompent, les effets de l’overdose peuvent réapparaître. C’est pourquoi il est crucial de toujours composer le 911 en cas d’overdose!

Y a-t-il une limite d’âge pour l’administration de la naloxone? Est-elle sécuritaire pour les adolescents?

La naloxone est un médicament très sûr utilisé pour les personnes de tous âges. Si votre adolescent faisait une surdose, vous lui donneriez de la naloxone quel que soit son âge. Vous pourriez également donner de la naloxone à votre adolescent qui a un problème médical, comme une maladie cardiaque, pulmonaire, hépatique ou rénale, ou à votre adolescente enceinte ou allaitante.

La seule raison pour NE PAS donner de la naloxone est si la personne a des antécédents d’allergie à la naloxone ou à ses ingrédients, ce que vous ne savez probablement pas.  

Est-ce que je peux nuire à la santé de mon enfant si je lui donne de la naloxone et qu'il s’avère qu’il ne faisait pas une surdose?

Non. Le principal « risque » associé à l’administration de la naloxone à quelqu'un qui est dépendant aux opioïdes est que ce médicament provoque des symptômes de sevrage. Ces symptômes sont temporaires et ne mettent pas la vie en danger, mais ils peuvent être désagréables. Ils disparaissent une fois que les effets de la naloxone se sont estompés.

Regardez cette vidéo pour en apprendre d’avantage sur la Naloxone

Trousse de naloxone à emporter

Une trousse de naloxone

Si vous savez reconnaître les signes d’une overdose rapidement et que vous avez une trousse de naloxone sous la main, vous pourriez sauver une vie. La naloxone peut acheter un temps pendant que vous attendez l’arrivée de l’ambulance. Les trousses de naloxone à emporter ne remplacent pas la nécessité d’administrer des soins d’urgence ou ne réduisent pas l’importance de composer le 911. 

Vous pouvez obtenir gratuitement une trousse de naloxone à emporter dans les pharmacies et auprès d’autres organismes d’Ottawa. Avec votre trousse, vous recevrez aussi une formation sur les overdoses : comment les prévenir, comment les reconnaître et comment intervenir. Voici la liste des endroits à Ottawa où vous procurer cette trousse:

  • téléphoner à la Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool au 1 800 565-8603;  
  • consulter la liste des pharmacies offrant de la naloxone dressée par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée. S’il manque une pharmacie à la liste, veuillez communiquer avec le Ministère;
  • Santé publique Ottawa vous recommande de téléphoner à la pharmacie avant de vous y rendre afin de vous assurer que de la naloxone y est toujours disponible.  
  • Le Programme sur les aiguilles et les seringues propres de Santé publique Ottawa offre des trousses gratuites et une formation à ses clients, aux membres de leur famille ou à leurs amis. Rendez-vous :
    • au bureau du Programme, au 179, rue Clarence (dans le marché By), de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi;
    • à la fourgonnette mobile du Programme (qui offre des services dans l’ensemble de la Ville d’Ottawa), de 17 h à 23 h 30, sept jours sur sept (613-232-3232).
  • Vous pouvez obtenir une trousse dans de nombreuses pharmacies d’Ottawa (pour trouver une pharmacie participante près de chez vous, composez la Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool au 1-800-565-8603). 
  • L’hôpital d’Ottawa offre de la formation  et des trousses de naloxone aux patients enregistrés de l’hôpital qui sont à risque de surdose.
  • Vous pouvez aussi vous adresser au programme Oasis de prévention des overdoses du Centre de santé communautaire Côte-de-Sable (221, rue Nelson, rez-de-chaussée, 613-569-3488) :
    • services sans rendez-vous offerts du lundi au vendredi.

Quoi faire en cas d’overdose d’opiacés

Cinq étapes pour sauver une vie

 Cinq étapes pour sauver une vie. Stimulation, Composez le 911. Naloxone Compressions thoraciques, bouche-à-bouche ou réanimation cardiorespiratoire, comme enseignés. Évaluation

  1. Stimulation - Secouez la personne par les épaules et criez son nom.
  2. Composez le 911. Si la personne ne réagit pas.
  3. Naloxone - Injectez 1 ampoule (1 ml) de naloxone dans le muscle du bras ou de la jambe.
  4. Compressions thoraciques, bouche-à-bouche ou réanimation cardiorespiratoire, comme enseignés.
  5. Évaluation - Si vous ne voyez aucun changement après trois à cinq minutes, administrez une deuxième injection de naloxone et continuez les manœuvres (compressions thoraciques, bouche-à-bouche ou réanimation cardiorespiratoire) jusqu’à l’arrivée de l’ambulance.

Si jamais vous devez laisser la personne seule, placez-la en position de rétablissement. La position de rétablissement aide à garder ouvertes les voies respiratoires de la personne afin que celle-ci puisse respirer et ne s’étouffe pas dans ses vomissures ou ses crachats :

Position de rétablissement

Une illustration de la position de rétablissement

  1. Le répondant place le bras de la victime le plus proche de lui au-dessus de la tête de celle-ci.
  2. Le répondant place l’autre bras de la victime à travers la poitrine de celle-ci, et plie le genou le plus loin de lui. Le répondant tourne ensuite la victime vers lui pour la positionner sur le côté.
  3. La victime est étendue sur le côté, la tête accotée sur son bras étendu, le genou plié et stable.

Il est important de rester avec la personne après lui avoir administré de la naloxone.

  • La personne pourra être confuse et effrayée lorsqu’elle se réveillera. Vous devrez lui dire ce qui s’est passé.
  • De nombreux opioïdes peuvent demeurer plus longtemps dans l’organisme que la naloxone. Les effets de l’overdose pourraient donc revenir. Il est important de s’assurer que la personne sache qu’elle ne doit pas prendre d’autres drogues!
  • Il est important de dire aux paramédics tout ce que vous savez de la situation afin que ceux-ci puissent offrir les meilleurs soins possible.
  • La naloxone peut provoquer des symptômes de sevrage chez les personnes qui ont consommé des opioïdes. Cela pourra inciter la personne à consommer de nouveau. Le fait de continuer à consommer pendant que les effets de la naloxone s’estompent augmentera le risque d’overdose.
  • Ces symptômes peuvent être très inconfortables pour la personne, mais sa vie n’est pas en danger. Voici quelques symptômes de sevrage possibles :
    • douleurs musculaires;
    • sueurs;
    • nausées et vomissements;
    • agitation;
    • irritabilité.

Pour une formation complète sur la façon d’administrer la naloxone, visitez les endroits énumérés ci-dessus

Consultez nos conseils sur la façon de réagir aux surdoses d’un stimulant comme la cocaïne, la méthamphétamine en cristaux, la MDMA ou le Ritalin.  (Disponible en anglais seulement)

Information à l’intention des parents

Vous êtes la meilleure ligne de défense de votre enfant contre les drogues.  

Les deux choses les plus importantes que vous pouvez faire en tant que parent ou tuteur sont de vous tenir informé sur les questions relatives aux drogues et de parler à vos enfants au sujet des drogues. Pour obtenir plus d’information, y compris des conseils pour parler des drogues à vos enfants et des renseignements sur les opioïdes comme le fentanyl, dont la façon de détecter une overdose et quoi faire face à celle-ci, ainsi que les endroits où se procurer de la naloxone, veuillez consulter la page Les jeunes et les opioïdes – Ce que vous devez savoir en tant que parent du site Web Être parent à Ottawa de Santé publique Ottawa.  

Information pour les pharmacies

Distribution de naloxone

Les pharmaciens sont très respectés en tant qu'experts en matière de gestion des médicaments de l'équipe des soins de santé. En participant au Programme ontarien de distribution de naloxone en pharmacie (PODNP), votre pharmacie peut accroître son accès à la naloxone et faire partie de l'intervention accrue pour la prévention des overdoses dans notre communauté. Pour de plus amples renseignements sur la participation au PODNP, veuillez consulter cet avis du inistère de la santé et des soins de longue durée.

Élimination des médicaments inutilisés dans les pharmacies 

Les pharmacies jouent un rôle fondamental dans la sensibilisation du public à l'importance de l'élimination appropriée des médicaments non utilisés ou périmés en fournissant des points de dépôt pour des médicaments comme les produits en vente libre, les produits d'ordonnance et les produits de santé naturels par l'entremise du Programme de reprise des médicaments de l'Ontario (PRMO) de l'Association pour la récupération de produits santé (ARPS) et pour les objets tranchants par l'intermédiaire de son Programme de collecte des objets pointus et tranchants de l'Ontario (PCPO).

  • Santé publique Ottawa (SPO) travaille en partenariat avec l'Association pour la récupération de produits santé (ARPS) afin de sensibiliser le public à l'importance de l'élimination sécuritaire des médicaments non utilisés ou périmés. Le succès du Programme de reprise des médicaments de l'Ontario (PRMO) repose sur des pharmacies participantes qui connaissent les procédures, les directives et les règlements du programme et qui offrent activement la collecte et la gestion des médicaments non utilisés ou périmés retournés par le public.
  • Vous pouvez appeler  l’ARPS pour inscrire votre pharmacie au 613-723-7282 ou envoyer un courriel à info@healthsteward.ca. Le PRMO couvre les coûts associés à l'élimination responsable des produits santé retournés par le public. Ce service est gratuit pour vous.
  • Si vous souhaitez recevoir des exemplaires GRATUITS des cartes de vitrine Retournez-les! illustrées ci-dessous, vous pouvez utiliser le formulaire de commande, appeler ou envoyer un courriel à l'Association pour la récupération de produits santé. Ils seront heureux d'en envoyer, gratuitement, des exemplaires en français ou en anglais, à votre ou à vos pharmacie(s).
  • Vous trouverez ici une liste des produits qui sont acceptés et ceux qui ne le sont pas par le Programme de reprise des médicaments de l'Ontario.
  • Les clients de votre pharmacie pourront trouver les pharmacies participantes les plus proches de chez eux sur la page d'accueil du site web de l'ARPS en entrant leur code postal ou leur adresse.

Mise à jour sur les courriels concernant les opioïdes envoyés par Santé publique Ottawa

Vous pouvez aussi vous inscrire à la liste de distribution pour recevoir les mises à jour sur les opioïdes de Santé publique Ottawa qui procurent des renseignements sur la prévention des surdoses et le programme de naloxone. Pour vous inscrire à la liste, veuillez envoyer un courriel à l'adresse jackie.kay-lepors@ottawa.ca

Pour toute autre demande de renseignements

Veuillez communiquer avec la Ligne d’info-santé publique Ottawa à l'adresse healthsante@ottawa.ca ou composer le 613-580-6744 (ATS : 613-580-9656, sans frais: 1-866-426-8885) du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 (fermé les jours fériés).

Ressources locales

Faits sur le fentanyl [PDF 127 Ko]

Songez-vous à réduire votre consommation ou souhaitez-vous parler de traitement avec quelqu’un? Vous trouverez ci-dessous une liste des ressources qui sont offertes dans votre région.

Renseignements:

Désintoxication:

Services de soutien et traitement: 

Service de méthadone:

Si vous ressentez des sentiments de détresse, des ressources sont disponible aux liens suivants :

Données de la Figure 1 : Quelles ont été les tendances en matière de visites aux urgences pour des overdoses au cours des six derniers mois?

Départ Nombre par semaine
2016-10-09 18
2016-10-16 30
2016-10-23 16
2016-10-30 18
2016-11-06 21
2016-11-13 18
2016-11-20 22
2016-11-27 20
2016-12-04 25
2016-12-11 23
2016-12-18 18
2016-12-25 20
2017-01-01 19
2017-01-08 20
2017-01-15 26
2017-01-22 21
2017-01-29 28
2017-02-05 26
2017-02-12 33
2017-02-19 26
2017-02-26 22
2017-03-05 33
2017-03-12 23
2017-03-19 22
2017-03-26 18

Données de la Figure 3 : Répartition selon l’âge des personnes décédées par overdose involontaire à Ottawa 2015 (total de 48 décès)

Groupe d'âge (années) Pourcentage
10 - 19 2%
20 - 29 12%
30 - 39 19%
40 - 49 15%
50 - 59 37%
60 et plus 15%

Programme sur les aiguilles et les seringues propres

Le Programme sur les aiguilles et les seringues propres de la Ville d’Ottawa est un programme de santé obligatoire efficace, qui est en vigueur depuis 1991. L’accès à de tels programmes s’est avéré une mesure de santé publique nécessaire pour prévenir la propagation des maladies transmissibles, surtout le VIH et le virus de l’hépatite C, et pour réduire au minimum les risques associés à la consommation de drogues dans la société.

Points de service et horaires

Les services du Programme Site sont offerts aux endroits suivants :

Points de service

Jours

Horaires

Téléphone

Centre de santé sexuelle
179, rue Clarence, Ottawa

lundi à vendredi

8 h 30 à 16 h 30

  • le 24 décembre : 8 h 30 à midi
  • le 25 décembre : fermé
  • le 26 décembre : fermé
  • le 31 décembre : 8 h 30 à midi
  • le 1 janvier : fermé

La fourgonnette mobile du Programme Site visite différents endroits de la ville

7 jours sur 7

17 h à 23 h 30

  • le 24 décembre : 10 h 30 à 17 h
  • le 25 décembre : fermé
  • le 26 décembre : Horaire régulier
  • le 31 décembre : 10 h 30 à 17 h
  • le 1 janvier : Horaire régulier

613-232-3232


[haut]

Services offerts par le programme

  • Counseling et soutien de nature générale
  • Éducation en santé et promotion de la santé
  • Counseling sur la toxicomanie
  • fournitures en matière de réduction des méfaits
  • élimination d'aiguilles et de seringues
  • distribution de condoms et de lubrifiants
  • tests confidentiels de dépistage de l'hépatite B et de l'hépatite C
  • tests confidentiels de dépistage de gonorrhée, chlamydia et de syphilis
  • vaccins contre l'hépatite A et B et la grippe
  • tests anonymes de dépistage du VIH
  • contraception d’urgence (Plan B)
  • tests de grossesse
  • orientation vers des organismes de santé et de services sociaux, y compris des services de désintoxication
  • Prévention des overdoses pas les pairs (POPP)

Il est bien connu que les personnes marginalisées qui consomment des drogues évitent les services qui s'adressent à l'ensemble de la population lorsque leur dépendance et leur style de vie leur causent des ennuis de santé graves. De plus, ils n'utilisent pas les services de réadaptation et de récupération ou n'en profitent pas vraiment tant qu'ils n'ont pas pris eux-mêmes la décision d'y avoir recours. La méthode de réduction des méfaits sur laquelle s'appuie le Programme Site cherche à réduire les risques de transmission du VIH et des autres pathogènes transmissibles par le sang, grâce à des moyens de prévention et d'éducation visant à minimiser les autres conséquences négatives pour la santé en période d'utilisation active.

Buts du Programme Site et services offerts :

Éduquer les clients à la façon de réduire et d'éviter les risques de transmission du VIH, de l'hépatite et des autres pathogènes transmissibles par le sang, c'est-à-dire :
  • Accroître le degré de sensibilisation aux risques liés au partage d'aiguilles, aux autres comportements associés à l'utilisation de drogues et aux pratiques sexuelles non protégées. Accroître les capacités nécessaires pour changer les comportements à risque élevé et adopter des comportements à risque peu élevé ou nul.
  • Fournir des renseignements exacts sur les modes de transmission du VIH (y compris la transmission par voie sexuelle) ainsi que sur le dépistage et la prévention.
  • Fournir des services d'éducation en santé, d'échange d'aiguilles et de distribution de condoms et d'eau de Javel.
Offrir une éducation en santé, un échange d'aiguilles et de tubes de verre ainsi que des condoms, favoriser une meilleure estime de soi parmi les utilisateurs de drogues et les autres clients de même qu'une sensibilisation aux questions de santé en : 
  • Accroître le degré de sensibilisation au VIH, à l'hépatite B et à l'hépatite C en tant que problèmes de santé et offrir des services de dépistage.
  • Favoriser et assurer la vaccination contre l'hépatite A/B et la grippe.
  • Fournir des services d'éducation en santé, de dépistage anonyme du VIH et de dépistage confidentiel de l'hépatite B, l'hépatite C, gonorrhée. Chlamydia et de syphilis, de vaccination contre l'hépatite A/B, de counselling sur le VIH et l'hépatite C et de suivi auprès des partenaires.
Offrir aux utilisateurs de drogues et aux autres clients un environnement qui les incite à avoir accès aux services médicaux et sociaux, c'est-à-dire :
  • Gagner la confiance des clients afin de les inciter à avoir accès aux services sociaux et de santé pouvant répondre à leurs besoins.
  • Orienter les utilisateurs de drogues vers des services médicaux, de désintoxication ou de counselling ainsi que vers d'autres services sociaux.
  • Offrir des services de counselling en cas de crise et d'orientation vers les organismes communautaires et les programmes de désintoxication.

Organismes partenaire

Au cours des dernières années, l'accessibilité aux services d'échange d'aiguilles et aux autres services de réduction des méfaits s'est grandement accrue à Ottawa, grâce aux partenariats conclus avec d'autres organismes servant la même clientèle. Le Programme Site peut compter sur 14 organismes partenaires qui offrent des services d'échange d'aiguilles.

Le personnel du Programme Site et celui des organismes partenaires sont sensibles aux possibilités qui s'offrent à eux d'éduquer les clients à l'utilisation sécuritaire des seringues et tubes de verre et de l'ensemble du matériel permettant une consommation de drogue plus sûre. Ils s'efforcent de profiter de ces possibilités.

Comité du sida d’Ottawa Ottawa
19, rue Main 613-238-5014

Centre de santé communautaire
900, ch. Merivale 613-722-4000 poste 260

Centre 454
216, rue King Edward, 613-235-4351

Centre 507
507, rue Bank, 613-233-5626

Centre de santé autochtone Wabano 
299, chemin de Montréal Vanier, 613-748-5999

Centre de santé communautaire de Carlington
900, chemin Merivale, 613-722-4000

Centre de santé communautaire du Centre-ville
420, rue Cooper, 613-233-4697

Centre de santé communautaire de la Côte-de-Sable
221, rue Nelson, 613-789-6309

Centre de santé communautaire Somerset-Ouest 
55, rue Eccles, 613-238-1220
Camionnette NESI 613-761-0003 

Centre de Santé Communautaire du sud-est d’Ottawa
1355 Bank Street, suite 600, 613-737-5115

Elizabeth Fry Society of Ottawa
311-211, avenue Bronson, 613-237-7427

Les Bergers de l'espoir
230, rue Murray, 613-241-6494 
256, avenue King-Edward, 613-562-7845

Opération retour au foyer
150, rue Gloucester, 613-230-4663
Ligne de soutien, 24 heures sur 24 : 1-800-668-4663

Ottawa Freedom Center
265 Montreal Rd., 613-422-2294

Services communautaires et de santé Pinecrest-Queensway
1365, chemin Richmond, 2e étage, 613-820-2001

Site Programme d’échange d’aiguilles et de seringues
179, rue Clarence 613-234-4641
Camionette Site 613-232-3232

Ontario Addiction Treatment Centre
401, rue Somerset Ouest 613-233-1114
1318 Ave Carling 613-627-0856
263 chemin Montréal 613-749-9666

Centre de ressources communautaires de la Basse-Ville
40, rue Cobourg 613-789-3930

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Mandat confié par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario

Contexte

À la fin des années 1980, le taux d'infection à VIH, au virus de l'hépatite B et au virus de l'hépatite C a atteint des proportions épidémiques parmi les utilisateurs de drogues injectables. Le ministère de la Santé a reconnu l'urgente nécessité de mettre en place des stratégies de réduction des méfaits afin de lutter contre cette épidémie. Les coûts humains de l'infection à VIH ainsi que le fardeau financier qu'elle imposait au système de santé constituaient une importante source de préoccupation.

Aux termes de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario a confié aux conseils de santé le mandat suivant :

« Le conseil de santé doit s'assurer que les utilisateurs de drogues par voie intraveineuse peuvent se procurer du matériel d'injection stérile par le biais de programmes d'échange de seringues et d'aiguilles, de manière à prévenir la transmission du VIH, de l'hépatite B, de l'hépatite C, d'autres infections véhiculées par le sang et des maladies qui leur sont associées dans les zones où l'usage des drogues constitue un problème reconnu. La stratégie doit également inclure des activités de sensibilisation et des services d'orientation vers les services de santé primaires et les services de traitement et de désintoxication. Le conseil de santé doit préparer un rapport annuel sur les activités du programme et en faire parvenir un exemplaire au ministère de la Santé. »

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Sondage consultatif sur l’amélioration des services de réduction des méfaits à Ottawa

Le sondage est terminé. Merci à toutes celles et à tous ceux qui y ont participé.

Vos précieux commentaires nous aideront à prendre des décisions éclairées quant aux façons d’augmenter les services de réduction des méfaits à Ottawa.  

Introduction

Le 20 juin 2016, Santé publique Ottawa (SPO) a présenté au Conseil de santé d’Ottawa un rapport portant sur les façons d’augmenter les services de réduction des méfaits à Ottawa. Ces services, dont le Programme sur les aiguilles et les seringues SITE de SPO est un exemple, atténuent les problèmes qui touchent les consommateurs de drogue et protègent la population. La réduction des méfaits consiste à distribuer aux clients du matériel (p. ex., des aiguilles), à sensibiliser la clientèle sur la sécurité en matière de consommation et à la diriger au besoin vers d’autres services de santé et services sociaux.

SPO offre aussi de la formation en prévention des surdoses, distribue des trousses de naloxone pour les consommateurs d’opioïdes par injection (les opioïdes comprennent l’héroïne, la morphine, le fentanyl ou l’OxyContin) et offre des tests de dépistage du VIH et de l’hépatite C, des tests de grossesse, des contraceptifs d’urgence, des vaccins et des services de secourisme.

Amélioration des services de réduction des méfaits à Ottawa – Données, principes directeurs et prochaines étapes

Parmi les façons d’améliorer les services de réduction des méfaits, citons l’accroissement des heures d’ouverture, l’augmentation du nombre d’endroits qui offrent des services, ainsi que la mise en place de deux mesures qui ne sont pas offertes à Ottawa pour le moment :

  1. des distributrices de matériel pour la réduction des méfaits;
  2. des services d’injection supervisée.

Foire aux questions

Qu’est-ce que la réduction des méfaits?

Réduction des méfaits

  • Elle est axée sur la sécurité de la population et sur la prévention des blessures, des maladies et des décès.
  • Elle vise à réduire les méfaits immédiats causés par la consommation de drogue au moyen d’initiatives comme les programmes d’échange d’aiguilles, le traitement de maintien à la méthadone, les services d’injection supervisée et les programmes de sensibilisation et d’éducation.
  • Elle sauve des vies et améliore la qualité de vie des consommateurs de drogue en les aidant à s’intégrer dans la société et en les dirigeant vers des services de soutien médicaux et sociaux.
  • Elle tient compte du fait que les clients pourraient continuer de consommer de la drogue malgré les risques.
  • Elle est bénéfique pour la population parce qu’elle réduit la consommation ouverte de drogue, favorise l’élimination adéquate des seringues souillées et réduit les coûts de soins de santé et d’application de la loi en lien avec la consommation de drogue1,2.

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Quels sont les services de réduction des méfaits actuellement offerts à Ottawa?

À Ottawa, les services de réduction des méfaits sont conformes aux Recommandations de pratiques exemplaires pour les programmes canadiens de réduction des méfaits. Ils sont offerts à de nombreux endroits, tant fixes (dans les locaux d’un organisme) que mobiles (dans une fourgonnette mobile). Ils sont fournis par l’intermédiaire du Programme sur les aiguilles et les seringues SITE de SPO et de 20 partenaires communautaires, dont 3 services mobiles. Ces organismes :

  • distribuent du matériel favorisant une consommation de drogue plus sécuritaire (aiguilles stériles, réchauds, eau stérile, tampons d’alcool);
  • éliminent le matériel usagé;
  • distribuent des dispositifs de protection pour les rapports sexuels (condoms et lubrifiant);
  • offrent des services de prévention et de sensibilisation (virus de l’immunodéficience humaine, ou VIH, hépatite C, maladies cutanées et veineuses);
  • donnent des formations sur la prévention des surdoses et sur l’utilisation de la naloxone aux personnes à risque de faire une surdose d’opioïdes;
  • fournissent des services de dépistage des maladies transmises sexuellement et par le sang (ITSS) comme le VIH et l’hépatite C, des tests de grossesse, des contraceptifs d’urgence, des vaccins et des services de secourisme.

À Ottawa, des organismes coordonnés par le Centre de santé communautaire Somerset Ouest distribuent également du matériel pour la consommation plus sécuritaire de crack.

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Quelles sont les heures d’ouverture actuelles des services de réduction des méfaits d’Ottawa?

Actuellement, les services de réduction des méfaits sont offerts à 22 endroits fixes situés dans des bureaux et des locaux d’organisations dispersés sur tout le territoire d’Ottawa, y compris les centres de santé communautaire et Santé publique Ottawa. La plupart de ces services fixes sont ouverts pendant les heures normales, de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi, et quelques-uns sont également ouverts quelques heures pendant la fin de semaine, de jour. Notons qu’Ottawa compte aussi trois fourgonnettes de réduction des méfaits qui circulent en soirée (de 17 h à 23 h 30) la plupart des jours de l’année.

Pour en savoir plus sur les services de réduction des méfaits et obtenir la liste de tous les organismes qui en offrent, consultez le site Web du Programme sur les aiguilles et les seringues SITE de SPO.

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Les programmes de réduction des méfaits favorisent-ils ou encouragent-ils la consommation de drogue?

De nombreuses études ont conclu que les programmes d’échange de seringues et autres services de réduction des méfaits n’entraînent pas d’augmentation de la consommation de drogue3,4.

Il a été démontré que les services de réduction des méfaits contribuent à prévenir les décès chez les consommateurs de drogue ainsi que la propagation du VIH et de l’hépatite C et d’autres problèmes liés à l’usage de drogue chez les personnes qui ne veulent pas cesser d’en consommer, qui ne sont pas prêtes à arrêter ou qui n’y parviennent pas.

Les services de réduction des méfaits sont souvent le seul lien de certaines personnes avec les services de santé et les services sociaux; par ailleurs, ils améliorent les chances que les consommateurs de drogue :

  • se réinsèrent dans la société;
  • réduisent leurs activités criminelles;
  • mènent une vie productive;
  • cessent de consommer de la drogue.

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Les programmes de réduction des méfaits accroissent-ils le désordre public ou menacent-ils la santé et la sécurité publiques?

Des études ont montré que les programmes de réduction des méfaits n’accroissent pas le désordre public et ne menacent pas la sécurité de la population. En fait, ils tendent à avoir l’effet contraire, et ils ont des conséquences positives sur la santé et la sécurité publiques.

  • Ils préviennent les infections transmises par le sang comme le VIH et l’hépatite C chez les consommateurs de drogue.
  • Ils font en sorte qu’un nombre accru d’aiguilles et de seringues souillées soient éliminées de façon sécuritaire dans le cadre de programmes, ce qui évite qu’elles soient jetées dans les lieux publics.
  • Ils appuient les ententes entre les services de police et de réduction des méfaits pour veiller à l’application des lois sur le trafic de drogue, créant ainsi un environnement où le trafic ouvert est dissuadé et où les consommateurs sont encouragés à accéder aux services dont ils ont besoin5, 6, 7.

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Qu’est-ce qu’une distributrice de matériel pour la réduction des méfaits?

Une distributrice de matériel pour la réduction des méfaitsest une machine qui améliore la sécurité de la consommation de drogue en fournissant gratuitement du matériel sécuritaire, comme des aiguilles stériles, uniquement aux personnes ayant reçu des jetons spéciaux du personnel du programme d’échange d’aiguilles et de seringues.

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Pourquoi avons-nous besoin de telles distributrices à Ottawa?

Il est nécessaire d’accroître l’accès aux services de réduction des méfaits (notamment au matériel sécuritaire) partout dans la ville d’Ottawa, mais certains secteurs n’en offrent aucun. Les distributrices sont utiles parce qu’elles :

  • donnent accès à du matériel de réduction des méfaits à la population des secteurs qui n’ont pas de services fixes;
  • donnent accès aux services dans les moments où les autres services sont fermés.

De plus, les distributrices joignent des clientèles moins visibles exposées à un risque élevé, puisque leur nature anonyme et confidentielle les rend très attrayantes pour cette population8.

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Des distributrices de matériel sont-elles utilisées ailleurs?

Les premières distributrices de seringues ont été installées au Danemark et en Norvège à la fin des années 1980. Par la suite, elles ont été implantées dans bon nombre de pays d’Europe, dont la Suisse, l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et l’Autriche, ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande9. À l’heure actuelle, les seules distributrices au Canada sont installées à Vancouver, et elles servent toutes deux à fournir du matériel sécuritaire pour la consommation de crack. Elles se trouvent dans deux centres de ressources pour les consommateurs de drogue10.

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Qu’est-ce qu’un service d’injection supervisée?

Il s’agit d’un service de santé qui donne accès à un endroit propre et sécuritaire où les clients peuvent s’injecter de la drogue sous la supervision d’un infirmier, qui peut intervenir en cas d’urgence (par exemple de surdose), ou offrir des services cliniques, de l’information sur la santé et un aiguillage vers d’autres services.

Les services d’injection supervisée ont habituellement quatre grands objectifs11,12:

  1. Réduire la propagation des maladies infectieuses (VIH et hépatite C).
  2. Réduire le nombre de surdoses.
  3. Mettre les personnes qui s’injectent de la drogue en contact avec d’autres services de santé, sociaux et de traitement.
  4. Réduire certains problèmes dans la ville, comme la consommation de drogue en public et les seringues jetées dans les lieux publics.

Parmi les services offerts, citons :

  • la distribution de matériel d’injection sécuritaire;
  • la supervision d’un infirmier pendant l’injection;
  • des renseignements sur la consommation sécuritaire de drogue;
  • des services de prévention des surdoses et d’intervention;
  • des services médicaux et de counseling;
  • un aiguillage vers des services de traitement de la toxicomanie;
  • de l’aide au logement et d’autres services de soutien13.

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Les services d’injection supervisée sont-ils légaux?

Au Canada, les services d’injection supervisée peuvent être offerts en raison d’une exemption à l’article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, qui autorise les services de santé à fonctionner sans risquer que leurs clients et employés ne soient accusés de possession de drogue. C’est le ministre de la Santé du Canada qui accorde les exemptions lorsque des « raisons d’intérêt public, notamment des raisons médicales ou scientifiques, le justifient14».

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À quels autres endroits des services d’injection supervisée sont-ils en activité?

Le premier centre d’injection supervisée a ouvert ses portes il y a 30 ans, en Suisse. Aujourd’hui, plus de 90 centres sont en activité dans le monde, principalement dans des pays européens et en Australie15. Au Canada, on compte deux centres d’injection supervisée, tous deux à Vancouver :

  • Insite, qui se situe dans le quartier Downtown Eastside de la ville, et qui est opéré par la Vancouver Coastal Health Authority;
  • le Dr. Peter Centre, qui opère un petit centre d’injection supervisée dans le cadre de son programme pour les personnes infectées par le VIH.

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Y a-t-il des études à l’appui des services d’injection supervisée?

Des recherches menées ailleurs dans le monde sur les services d’injection supervisée ont montré qu’ils sont bénéfiques pour leurs utilisateurs ainsi que pour la population dans son ensemble. En effet, il est démontré qu’ils :

  • réduisent le nombre de décès par surdose et sauvent des vies;
  • réduisent le partage d’aiguilles, qui est en cause dans la transmission du VIH et de l’hépatite C;
  • améliorent l’utilisation des services de désintoxication et de traitement de la toxicomanie;
  • sont efficients;
  • réduisent la consommation de drogue en public;
  • réduisent le nombre d’aiguilles et de matériel d’injection jetés dans les lieux publics;
  • ne mènent pas à une augmentation de la criminalité dans les environs16.

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Quels liens les données probantes montrent-elles entre les services d’injection supervisée et la criminalité liée à la drogue?

Des recherches effectuées sur Insite de Vancouver ont montré une diminution de l’injection en public et du nombre d’aiguilles jetées dans les lieux publics, de même qu’une absence d’augmentation de la criminalité dans les quartiers avoisinants17,18,19. Des études menées à Sydney, en Australie, ont pour leur part montré une absence d’augmentation des vols qualifiés et des vols, du flânage et d’autres crimes liés à la drogue dans les quartiers entourant le Medically Supervised Injecting Centre de Sydney après son ouverture20.

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Y a-t-il des « zones interdites aux policiers » autour des centres d’injection supervisée?

Une « zone interdite » est un endroit où certaines personnes n’ont pas le droit d’entrer. Certains s’inquiètent qu’une telle zone interdite de quelques pâtés de maisons soit établie autour des centres d’injection supervisée, où les services de police n’auraient pas le droit de se trouver. Cependant, les zones interdites n’existent pas. Le Service de police d’Ottawa fera respecter le Code criminel partout à Ottawa, et pourra porter des accusations et faire des saisies de drogue21. D’après la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, seul l’intérieur du bâtiment où les services d’injection supervisée seront offerts sera exempté des lois sur la possession de drogue. Les policiers ne pourront donc pas les y appliquer22.

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Quels sont les différents modèles de prestation de services d’injection supervisée?

Il existe trois modèles de prestation de services d’injection supervisés 23,24 :

  1. Services fixes intégrés à des services de santé et de réduction des méfaits existants
    Selon ce modèle, les services d’injection supervisée sont offerts de concert avec d’autres services aux personnes qui consomment de la drogue, notamment des services de réduction des méfaits et de traitement de la toxicomanie, des soins de santé, des services de logement et d’autres services sociaux. Les clients peuvent accéder à de nombreux services dont ils sont besoin à un seul endroit.
  2. Services fixes indépendants, non intégrés à services de santé et de réduction des méfaits existants
    Selon ce modèle, seul un service d’injection supervisée est offert. Contrairement au modèle précédent, aucun autre service ne sera fourni. L’objectif de cette approche est de donner accès aux clients à un lieu sécuritaire et supervisé où ils pourront s’injecter de la drogue. Le personnel peut diriger les clients vers d’autres organismes pour des services de réduction des méfaits et de traitement de la toxicomanie, des soins de santé, des services de logement et d’autres services sociaux.
  3. Services mobiles, sous forme d’une fourgonnette qui peut sillonner la ville pour joindre les clients là où ils se trouvent
    Ce service est offert dans une fourgonnette modifiée spécialement pour accueillir entre un et trois isoloirs, dans chacun desquels une personne peut s’injecter de la drogue de manière sécuritaire. Comme pour les centres fixes, les fourgonnettes mobiles offrent des services de réduction des méfaits, dont un programme d’échange d’aiguilles et de seringues, le dépistage du VIH et de l’hépatite C et des aiguillages vers d’autres services. De plus, elles peuvent se déplacer pour offrir leurs services là où les clients en ont besoin.

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Pourquoi avons-nous besoin de services d’injection supervisée si nous avons déjà des services de réduction des méfaits, comme un programme d’échange d’aiguilles et de seringues?

Les services d’injection supervisée amélioreraient les initiatives de réduction des méfaits actuellement offertes à Ottawa, en offrant aux clients, en particulier à ceux qui sont sans-abri, un endroit propre et sécuritaire où s’injecter de la drogue. Bien que le personnel actuel du Programme de réduction des méfaits sensibilise les clients à une consommation plus sécuritaire et à la prévention des surdoses, il ne peut pas superviser les injections, ni venir en aide à un client s’il fait une surdose après son départ. De plus, en l’absence d’endroit sécuritaire où s’injecter de la drogue, les consommateurs risquent de se rabattre sur l’injection dans les lieux publics. Notons que ce risque ne touche pas seulement les sans-abri, mais aussi les personnes qui vivent en cohabitation ou dans un refuge et qui, par crainte de perdre leur logement s’ils consomment de la drogue sur place, se tournent alors vers les lieux publics25.

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Les services d’injection supervisée ne risquent-ils pas d’attirer davantage de consommateurs de drogue dans notre quartier?

La plupart des clients potentiels des services d’injection supervisée accèdent déjà à des services de réduction des méfaits. Des études ont montré que les consommateurs de drogue par injection ne se déplacent que sur de courtes distances (c’est-à-dire quelques pâtés de maisons) pour recevoir des services de santé, y compris d’injection supervisée26,27.

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Pourquoi devrions-nous investir dans les services de réduction des méfaits plutôt que dans l’amélioration du traitement?

Aucune approche unique ne pourra éliminer la totalité des méfaits causés par la consommation de drogue dans notre ville. Nous avons besoin de services de réduction des méfaits pour fournir des services de santé aux personnes qui consomment activement de la drogue, ainsi que de services de traitement pour ceux qui désirent cesser d’en consommer ou réduire leur consommation[xxviii]. L’un n’exclut pas l’autre. Nous devons investir à la fois dans la réduction des méfaits et dans les services de traitement afin de répondre aux besoins des clients d’un bout à l’autre du spectre de consommation.

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Quels seraient les coûts de l’expansion des services de réduction des méfaits proposés? Qui devrait payer la facture?

Il est trop tôt pour dire combien il en coûtera pour accroître les services de réduction des méfaits à Ottawa. Tous les organismes concernés devront évaluer leurs propres coûts et faire une demande de financement en conséquence.

Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec Programme sur les aiguilles et les seringues SITE de Santé publique Ottawa, à l’adresse site@ottawa.ca.

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Références

  1. Cheung, Y. W. (2000). « Substance Abuse and Developments in Harm Reduction », Canadian Medical Association Journal, 13 juin 2000, vol. 162, no 12, p. 1697.
  2. Ministère de la Santé de la Colombie-Britannique (2005). Harm Reduction: A British Columbia Community Guide. Sur Internet : <http://www.health.gov.bc.ca/library/publications/year/2005/hrcommunityguide.pdf>.
  3. Satcher, D. (2000). Evidence-Based Findings on the Efficacy of Syringe Exchange Programs: An Analysis of the Scientific Research Completed Since April 1998, Washington, D.C., États-Unis, Department of Health and Human Services des États-Unis.
  4. Hagan, H., et coll. (2000). « Reduced injection frequency and increased entry and retention in drug treatment associated with needle-exchange participation in Seattle drug injectors », Journal of Substance Abuse Treatment, vol. 19 no 3, p. 247-252.
  5. Huo, D., et coll. (2005). « Drug use and HIV risk practices of secondary and primary needle exchange users », AIDS Education and Prevention, vol. 17, no 2, p. 170–184.
  6. Watters, J. K., et coll. (1994). « Syringe and Needle Exchange as HIV/AIDS Prevention for Injection Drug Users », Journal of the American Medical Association, vol. 271, no 2, p. 115-120.
  7. Paone, D., et coll. (1995) « Syringe Exchange: HIV Prevention, Key Findings, & Future Directions », International Journal of the Addictions, vol. 30, no 12, p. 1647-1683.
  8. Islam, M., et coll. (2008). « The effectiveness and safety of syringe vending machines as a component of needle syringe programs in community settings », International Journal of Drug Policy, décembre 2008, vol. 19, no 6, p. 436-411.
  9. Islam, M., et coll. (2007). « Assessing the Role of Syringe Dispensing Machines and Mobile Van Outlets in Reaching Hard-to-reach and High-risk Groups of Injecting Drug Users (IDUs) », Harm Reduction Journal, vol. 14, no 4.
  10. McIntyre, G. (2014). « Vancouver now home to Canada’s first crack pipe vending machines », The Province, 11 février 2014. Sur Internet : <http://www.theprovince.com/Vancouver+home+Canada+first+crack+pipe+vending+machines/9490689/story.html>.
  11. Strike, C., et coll. (2012). Toronto and Ottawa Supervised Consumption Assessment Study. Sur Internet : <http://www.stmichaelshospital.com/pdf/research/SMH-TOSCA-report.pdf>.
  12. Fischer, B., et coll. (2002). « Safer injection facilities (SIFs) for injection drug users (IDUs) in Canada », Canadian Journal of Public Health, vol. 93, no 3, p. 336-338.
  13. Dolan, J. K., et coll. (2000). « Drug consumption facilities in Europe and the establishment of supervised injecting centres in Australia », Drug and Alcohol Review, vol. 19, no 3, p. 337-346.
  14. Loi réglementant certaines drogues et autres substances, L.C. 1996, ch. 19.
  15. Global Platform for Drug Consumption Rooms. Sur Internet : <www.salledeconsommation.fr>.
  16. Toronto Drug Strategy’s Supervised Injection Services Working Group (2013). Supervised Injection Toolkit, Toronto (Ontario). Sur Internet : <http://www.toronto.ca/legdocs/mmis/2013/hl/bgrd/backgroundfile-59914.pdf>.
  17. Wood, E., et coll. (2004). « Changes in public order after the opening of a medically supervised safer injecting facility for illicit injection drug users », Canadian Medical Association Journal, vol. 171, no 7, p. 731-734.
  18. Wood, E., et coll. (2006). « Impact of a medically supervised safer injecting facility on drug dealing and other drug related crime », Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy, vol. 1, no 1, p. 13.
  19. Boyd, N., et coll. (2008). Final report – Public order and supervised injection facilities: Vancouver’s SIS. Vancouver, Colombie-Britannique.
  20. Freeman, K., et coll. (2005). « The impact of the Sydney Medically Supervised Injecting Centre on crime », Drug Alcohol Review, vol. 24, no 2, p 173-184.
  21. Communication personnelle avec le surintendant Cameron, Service de police d’Ottawa, 21 octobre 2013.
  22. Loi réglementant certaines drogues et autres substances, L.C. 1996, ch. 19.
  23. European Harm Reduction Network (2014). Drug Consumption Rooms in Europe Models, Best Practice & Challenges. Sur Internet : <http://www.eurohrn.eu/images/stories/pdf/publications/dcr_europe.pdf>.
  24. Bayoumi, A. M., et coll. (2012). Report of the Toronto and Ottawa Supervised Consumption Assessment Study. Sur Internet : <http://www.catie.ca/Sites/default/files/TOSCA%20report%202012.pdf>.
  25. Toronto Drug Strategy’s Supervised Injection Services Working Group (2013). Supervised Injection Toolkit, Toronto (Ontario). Sur Internet : <http://www.toronto.ca/legdocs/mmis/2013/hl/bgrd/backgroundfile-59914.pdf>.
  26. Toronto Drug Strategy’s Supervised Injection Services Working Group (2013). Ibid.
  27. Strike, C., et coll. (2012). Toronto and Ottawa Supervised Consumption Assessment Study. Sur Internet : <http://www.stmichaelshospital.com/pdf/research/SMH-TOSCA-report.pdf>.
  28. Toronto Drug Strategy’s Supervised Injection Services Working Group. (2013). Ibid.

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Ce que l'on fait des aiguilles que l'on jette dans nos communautés?

Assurer la sécurité de nos quartiers et de nos communautés est notre responsabilité à tous. Les aiguilles jetées suscitent une grande inquiétude chez les membres de notre collectivité et Santé publique Ottawa adopte diverses mesures pour s’attaquer au problème des aiguilles jetées tout en assurant la sécurité dans la collectivité.

Programme des boîtes-dépôt

Il est illégal de mettre des aiguilles, des pipes à crack (tiges de verre) ou d’autres objets pointus dans les poubelles ou les bacs de recyclage (Règlement no 2009-396, annexe J). Pour cette raison, Santé publique Ottawa a créé et administre le Programme des boîtes-dépôt. Ce programme met à la disposition des résidents à 78 endroits de la ville des boîtes-dépôt inviolables pour l’élimination pratique et sécuritaire des objets pointus. En 2015, environ 876 765 aiguilles ont été recueillies dans les boîtes-dépôt. Pour obtenir un complément d’information sur la manipulation et l’élimination sécuritaires des aiguilles, visitez le site Que faire des aiguilles usagées et des pipes à crack? Si vous voulez obtenir une boîte-dépôt pour votre entreprise ou votre collectivité, appelez la ligne d’information de Santé publique Ottawa au 613-580-6744.

Programme de ramassage des aiguilles

Le Programme de ramassage des aiguilles fait partie intégrante de la réponse de la Ville d’Ottawa au problème des aiguilles, des pipes à crack et des autres accessoires pour la consommation de drogues que l’on trouve dans nos communautés. L’équipe du Programme est formée de personnes qui cherchent ces articles de façon proactive dans les secteurs prioritaires de la ville afin de les éliminer d’une manière sécuritaire. Leurs parcours font l’objet d’un suivi continu et sont modifiés afin que les zones où les problèmes sont aigus puissent être ciblées.

Mis en place en 1998, le Programme de ramassage des aiguilles fonctionne sept jours sur sept à longueur d’année. Pendant la saison hivernale 2012-2013, on a instauré un parcours passant par un grand nombre des garages et aires couvertes ou accessibles du marché By. Actuellement, l’équipe du Programme fait de la patrouille dans les communautés suivantes :

  • Marché By/Basse-Ville
  • Centre-ville
  • Vanier
  • Carlington

En 2015, l’équipe du Programme de ramassage des aiguilles a recueilli 17 169 aiguilles et 1 531 pipes à crack.

Collaboration avec les services municipaux pour le ramassage rapide des aiguilles jetées

Santé publique Ottawa collabore avec d’autres services municipaux, par l’intermédiaire du Centre d’appels (3-1-1), en vue de répondre aux demandes de ramassage d’aiguilles jetées d’une manière 4inadéquate. La Ville s’efforce de répondre à toutes ces demandes dans l’heure qui suit. En 2015, 1 111 aiguilles et 32 pipes à crack ont été recueillies grâce à la collaboration du personnel municipal.
IMPORTANT : Si vous avez ramassé des aiguilles usagées ou d’autres accessoires pour la consommation de drogues, veuillez communiquer avec Santé publique Ottawa à l’adresse needlereporting@ottawa.ca pour donner les renseignements suivants :

  • Votre nom et vos coordonnées
  • Ce que vous avez trouvé
  • Le nombre d’articles
  • L’adresse exacte ou la plus proche de l’endroit où les articles ont été trouvés
  • La date où les articles ont été ramassés

Formation sur le ramassage et l’élimination sécuritaires des aiguilles

Santé publique Ottawa donne aux fournisseurs de services et aux groupes communautaires des renseignements et de la formation sur la manipulation et l’élimination sécuritaires des aiguilles. Pour obtenir un complément d’information à ce sujet, visitez le site Que faire des aiguilles usagées et des pipes à crack? ou appelez la ligne d’information de Santé publique Ottawa au 613-580-6744 pour organiser une séance de formation.

Intervention auprès des utilisateurs d’aiguilles

Santé publique Ottawa gère le Programme sur les aiguilles et les seringues propres, qui est fondé sur le principe selon lequel on réduit les préjudices en fournissant aux utilisateurs de drogues injectables un nombre d’aiguilles stériles répondant à leurs besoins. Ce programme vise surtout à prévenir la propagation de maladies transmissibles, principalement l’infection à VIH et l’hépatite C, et à minimiser les risques associés à la consommation de substances illicites dans la collectivité. De plus, les professionnels de la santé publique qui y participent renseignent les utilisateurs de drogues injectables sur la façon de se défaire des aiguilles en toute sécurité et sur les risques qu’ils courent en ne le faisant pas. Ils mettent à la disposition de ces personnes des contenants pour le dépôt d’objets pointus et les renseignent sur divers endroits aménagés pour le dépôt des aiguilles usagées. En 2015, le personnel et les organismes partenaires du Programme sur les aiguilles et les seringues propres ont recueilli environ 453 371 aiguilles. Pour obtenir un complément d’information, visitez la page Web du Programme sur les aiguilles et les seringues propres.

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Évaluation des besoins de la collectivité et de l’efficacité des programmes

Santé publique Ottawa consulte une grande partie de la collectivité afin de connaître les préoccupations et les besoins locaux, et met en application des mesures pour assurer l’efficacité des programmes, notamment les suivantes :

  • relevé du nombre d’aiguilles et d’accessoires pour la consommation de drogues ramassés par le personnel de la Ville, et orientation des ressources et programmes municipaux vers les secteurs les nécessitant;
  • relevé et analyse des taux locaux de blessures et de maladies;
  • recherche continue, notamment sur l’évaluation des programmes et sur la mise en œuvre des pratiques exemplaires;

promotion de l’augmentation des ressources pour les programmes de ramassage des aiguilles.

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Nombre estimatif d’aiguilles recueillies

Sources

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

Boîtes-dépôt

229,400

235,783

258, 654

245,923

*923,870

824,110

941,866

876,763

Dépôts de déchets ménagers dangereux

55,667

80,000

93,333

148,233

99,500

96,334

198, 670

68, 666

Personnel de la Ville

1,527

3,816

985

    1,978

1,195

751

3,037

1, 111

Programme de ramassage des aiguilles

3,350

4,094

3, 944

6,349

8,325

7,645

13,046

17, 169

Programme sur les aiguilles et les seringues propres et organismes partenaires

273,415

432,784

389, 848

435,448

404,128

428,538

451,284

453, 371

Total

563,359

756,477

746,764

 837,931

1,437,018

1,357,379

1,607,899

1, 417, 080

 * En 2012, préoccupé par le fait que le nombre estimatif d’aiguilles recueillies dans les boîtes-dépôt pouvait être sous?évalué, SPO a adopté une méthode de calcul plus juste fondée sur le poids des objets pointus se trouvant dans chacune des boîtes-dépôt.  

Remarque : Le nombre d’aiguilles recueillies dans les boîtes-dépôt et aux dépôts de déchets ménagers dangereux est une estimation. Il peut inclure d’autres objets pointus ou accessoires pour la consommation de drogues, une grande partie servant à des fins médicinales.

Nombre estimatif de pipes à crack recueillies

Sources

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

Personnel de la Ville

545

2

44

96

34

41

7

25

Programme de ramassage des aiguilles

278

1,203

1, 064

1,271

1,558

1,421

1,928

1, 531

Total

823

1,205

1, 108

1,367

1,592

1,462

1,935

1,556

Remarque : Santé publique Ottawa ne distribue plus de pipes à crack propres ni du matériel de consommation de crack plus sécuritaire depuis le 31 juillet 2007.

Nombre d’aiguilles recueillies et pourcentage du nombre total par quartier

Quatier

Nombre d’aiguilles recueillies

Pourcentage

Inconnu

72

0.39

1

65

0.36

2

301

1.65

3

3

0.02

4

4

0.02

7

22

0.12

8

54

0.30

9

1

0.01

10

7

0.04

12

14,713

80.49

13

6

0.03

14

2,620

14.33

15

12

0.07

16

336

1.84

17

22

0.12

18

3

0.02

20

13

0.07

21

18

0.10

22

8

0.04

Total

18,280

100.00

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