Foire aux questions


Qu’est-ce que le Plan d’action de la rivière des Outaouais?
Quels sont les plans à long terme du Plan d’action de la rivière des Outaouais?

Qu’est-ce qu’un débordement d’égout unitaire?

S’agit-il d’un nouveau problème?

Quelle quantité d’eaux usées est actuellement déversée dans la rivière?

Comment la Ville a-t-elle réussi à atteindre un taux de traitement des eaux usées de 99 %?

Quels sont les plans d’avenir de la Ville d’Ottawa pour réduire davantage le nombre de déversements?

Qu’est-ce que l’évaluation environnementale du contrôle des déversements d’égout unitaire?

Quelles sont les trois propositions de la Ville pour réduire le nombre de déversements?

Quels seront les coûts de chacune de ces propositions pour les contribuables? Comment ces coûts se traduiront-ils sur une facture de taxes moyenne?

Qu’est-ce que la dernière zone d’égouts unitaires?

Pourquoi la Ville ne cherche-t-elle pas à éliminer complètement les déversements d’égout unitaire?

Les déversements d’égout unitaire ont-ils une incidence sur l’eau potable?

À quelle fréquence des déversements d’égout unitaire surviennent-ils? Combien de fois par année?

À quel endroit de la rivière les déversements d’égout unitaire surviennent-ils?

Les déversements sont-ils plus fréquents qu’avant? J’ai lu dans le journal qu’en date du mois d’octobre, plus du triple du volume d’eau moyen avait été déversé dans la rivière. Est-ce vrai?

Ces débordements d’égout unitaire posent-ils des problèmes de santé pour le public?

Les changements climatiques ont-ils un effet sur la fréquence des débordements?

Quel est le niveau de pollution actuel de la rivière des Outaouais? D’où provient cette pollution?

Quelle est l’incidence de l’installation de traitement des eaux usées de Gatineau sur l’île Petrie?

La Ville collabore-t-elle avec d’autres autorités afin de réduire la pollution de la rivière des Outaouais?
A-t-on consulté les principaux intervenants comme Sentinelle Outaouais?

Quelle est la différente entre un débordement d’égout unitaire et un débordement d’égout séparatif?

Qu’est-ce que le système de commande en temps réel?

Quel est le rôle du modèle de qualité de l’eau de la rivière?

Pourquoi prévoit-on réviser la stratégie de séparation des égouts?

Le Centre environnemental R.-O.-Pickard a-t-il des répercussions importantes sur l’île Petrie?

Les déversements en provenance des égouts unitaires résultent-ils d’une capacité insuffisante du Centre environnemental R.-O.-Pickard?

Quels changements se sont produits depuis le rapport de juin 2009 présenté au Comité de l’urbanisme et de l’environnement?

Qu’est-ce que le Plan d’action de la rivière des Outaouais?

La Ville d’Ottawa possède un plan d’action pour protéger la rivière des Outaouais contre les déversements d’eaux usées. Au cours des cinq prochaines années, 16 projets approuvés visent à réduire le nombre et le volume des déversements d’eaux usées dans la rivière. Plusieurs projets sont déjà en cours de réalisation afin :

  • d’assurer le respect des règlements relatifs au contrôle des débordements d’égout unitaire;
  • d’optimiser l’utilisation des plages locales pour des activités de loisirs;
  • de minimiser l’impact sur la rivière des Outaouais des déversements directs.

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Quels sont les plans à long terme du Plan d’action de la rivière des Outaouais?

En 2010, des consultations auront lieu afin de déterminer les objectifs et plans à long terme pour le bassin hydrologique. Au cours de la deuxième phase du Plan d’action, la gamme des questions environnementales, économiques et sociales à l’étude sera élargie, les priorités pour la communauté et les objectifs pour la rivière seront déterminés et les moyens nécessaires pour les atteindre seront définis.

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Qu’est-ce qu’un débordement d’égout unitaire?

La plupart des nouveaux réseaux d’égout captent les eaux pluviales et les eaux usées dans deux réseaux de canalisation distincts. Cependant, les sections les plus anciennes du réseau d’Ottawa captent les eaux pluviales et les eaux usées dans les mêmes canalisations (égouts unitaires) ou laissent les eaux de drainage des fondations et l’eau s’écoulant des toits des maisons se déverser dans les conduites des égouts domestiques (égouts semi-séparatifs). Ces systèmes fonctionnent bien par temps sec, mais lorsque les pluies sont abondantes, le volume d’eau pluviale dans les canalisations peut excéder la capacité du réseau et une certaine quantité d’eaux usées doit, en conséquence, être déversée dans la rivière des Outaouais. Environ 800 localités nord-américaines, dont Kingston, London, Toronto, Montréal et New York, possèdent des égouts unitaires et doivent composer avec des déversements d’eaux usées lors de pluies abondantes.

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S’agit-il d’un nouveau problème?

Non. Cette situation prévaut depuis qu’il y a un réseau d’égout à Ottawa. Jusqu’en 1960, le déversement de toutes les eaux usées dans les rivières ou les étendues d’eau était une pratique courante dans toutes les villes nord-américaines. Avec l’introduction en 1959 d’un nouvel égout intercepteur de grande dimension et d’un réseau de traitement des eaux usées, les égouts existants ont été modifiés pour permettre le traitement de 95 % des eaux usées captées. Les déversements se produisent lorsque le volume d’eau excède la capacité de l’intercepteur en raison de pluies abondantes. À cette époque, il était impossible de construire des usines de traitement des eaux usées et des intercepteurs assez grands pour contenir les forts débits causés par les pluies abondantes et c’est toujours impossible de nos jours.

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Quelle quantité d’eaux usées est actuellement déversée dans la rivière?

Actuellement, la Ville d’Ottawa capte et traite plus de 99 % des eaux usées domestiques et des eaux pluviales, un des taux les plus élevés parmi les villes ontariennes disposant d’égouts unitaires. Les eaux usées qui ne sont pas traitées — moins de 1 % — sont déversées dans la rivière des Outaouais sous forme de déversements d’égout unitaire pendant les pluies abondantes.

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Comment la Ville a-t-elle réussi à atteindre un taux de traitement des eaux usées de 99 %?

  • Depuis les années 1950, la Ville d’Ottawa a séparé plus de 1 930 hectares de ses égouts unitaires (approximativement 65 %), des travaux s’élevant à ce jour à environ 700 millions de dollars (valeur de 2009). Ces travaux progressent en moyenne de 2,5 km par année.
  • Dans les années 1990, deux égouts de dérivation ont été construits pour permettre le détournement du débit d’eau des zones à faible capacité vers les zones à plus grande capacité pendant les pluies abondantes. Ces travaux ont coûté environ 10,75 millions de dollars.
  • Au cours des deux dernières années, les anciens régulateurs ont été remplacés et améliorés à certains endroits stratégiques pour permettre une meilleure gestion du débit d’eau, un investissement de 18 millions de dollars. Des détecteurs et des systèmes d’alarme ont également été installés sur tous les régulateurs ayant des parties mobiles pour assurer une surveillance du réseau jour et nuit, un investissement d’environ 4 millions de dollars.
  • À la fin des années 1990, des détecteurs de débit et de niveau d’eau ont été installés à certains endroits stratégiques du réseau, notamment aux principaux exutoires, au coût approximatif d’un million de dollars. Les données recueillies par ces détecteurs ont été grandement utilisées par la Ville pour améliorer et optimiser le réseau.
  • Depuis la rupture de la vanne en 2006, les protocoles d’inspection, d’entretien et de communication ont été renforcés pour permettre une intervention rapide, la mise en œuvre de mesures correctives et la transmission d’un rapport au Centre d’intervention en cas de déversement du ministère de l’Environnement et au Conseil municipal en cas de déversement.

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Quels sont les plans d’avenir de la Ville d’Ottawa pour réduire davantage le nombre de déversements?

Plusieurs projets du Plan d’action de la rivière des Outaouais contribueront à réduire davantage la fréquence, le volume et l’incidence des déversements d’égout unitaire dans la rivière des Outaouais.

  • Projet 1 : Maximiser la capacité actuelle du réseau par la mise en œuvre du système de commande en temps réel. Ce système permettra aux opérateurs de retenir ou de canaliser le débit d’eau vers des zones du réseau qui n’ont pas atteint leur pleine capacité et d’intervenir immédiatement lorsque des défaillances du réseau sont détectées. Ces travaux sont bien avancés et devraient être terminés au début de 2010.
  • Projet 3 : Augmentation de la capacité du système pour contenir et transporter temporairement le débit d’eau pendant les pluies abondantes et empêcher les déversements dans la rivière. Trois propositions sont à l’étude. Dans les trois cas, la capacité ajoutée serait suffisante pour assurer la conformité du réseau aux règlements (c.-à-d. un maximum de deux déversements dans la rivière des Outaouais par année normale).
  • Projet 5 : Poursuivre la séparation du réseau d’égout dans certains quartiers pour résoudre d’autres problèmes du réseau comme les inondations locales. Actuellement, le travail projeté se concentre sur la région de Rockliffe Park et de Manor Park. La séparation des égouts a déjà été effectuée dans la plupart de la zone au sud de la rue Rideau. Avec la réfection de l’avenue King Edward et de la rue Rideau, l’évacuation des eaux sera améliorée et la séparation des égouts sera accomplie dans cette zone. La séparation des égouts dans la zone longeant la promenade Sussex aura lieu au cours des travaux de réfection prévus à cet endroit-là.
  • Projet 4 : Examen de l’efficacité de la stratégie de séparation des égouts par rapport à d’autres stratégies et révision de la stratégie, au besoin.
  • Projets 6 et 7 : Réduire les sources externes du débit d’eau et améliorer la gestion générale du débit d’eau du réseau pendant les pluies abondantes d’ici janvier 2012, grâce à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un Plan de gestion de l’infrastructure de traitement des eaux pluviales.
  • Projet 8 : Réduire la quantité de débris flottants rejetés dans la rivière en cas de déversement d’égout unitaire grâce à l’installation d’environ 3 200 appareils entre 2009 et 2013.

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Qu’est-ce que l’évaluation environnementale du contrôle des déversements d’égout unitaire?

L’objectif du Projet 3 du Plan d’action de la rivière des Outaouais consiste à réduire la fréquence et le volume des déversements d’égout unitaire dans la rivière des Outaouais. Avant de passer à l’étape de la conception détaillée, le projet doit être soumis à une évaluation environnementale municipale de portée générale.

La phase 1 de l’évaluation environnementale consiste à consulter la communauté sur le niveau souhaitable de contrôle des déversements d’égout unitaire. Trois propositions seront présentées au public. Dans les trois cas, les mesures proposées permettraient de réduire le nombre de déversements à deux par année moyenne. Les coûts varient toutefois entre 40 millions et 2,2 milliards de dollars.

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Quelles sont les trois propositions de la Ville pour réduire le nombre de déversements?

Les trois propositions sont conformes aux règlements (c.-à-d. un maximum de deux déversements par année moyenne). Toutefois, aucune de ces trois propositions ne permettrait d’éliminer complètement les déversements. En cas de conditions météorologiques extrêmes, l’eau doit être divergée des communautés afin d’y éviter le débordement des égouts.

  • La proposition A est conforme aux règlements provinciaux actuels.
    L’augmentation de la capacité de stockage du réseau d’égout unitaire permettrait de contenir temporairement les accumulations d’eau pendant les pluies abondantes, empêchant ainsi les déversements dans la rivière des Outaouais. La capacité de stockage assurerait le respect des exigences provinciales actuelles en ce qui concerne les déversements d’égout unitaire.
  • La proposition B reprend la proposition A en offrant une plus grande capacité pendant les pluies abondantes.
    L’augmentation de la capacité de stockage du réseau d’égout unitaire – dans une plus grande mesure que dans la proposition A – permettrait de contenir temporairement les accumulations d’eau pendant les pluies abondantes, empêchant ainsi les déversements dans la rivière des Outaouais. La capacité de stockage assurerait le respect des exigences provinciales actuelles en ce qui concerne les déversements d’égout unitaire et permettrait de réduire davantage le nombre de déversements pendant la période d’ouverture des plages.
  • La proposition C vise la séparation de l’ensemble du réseau actuel d’égout unitaire et semi-séparatif.
    Plutôt que de construire des réservoirs, la Ville entamerait des travaux de séparation dans la zone d’égouts unitaires et semi-séparatifs, chaque type d’égout couvrant environ la moitié des 1 000 hectares de cette zone. Cette proposition permettrait d’éliminer une grande partie du débit d’eau provenant des égouts séparatifs et d’empêcher les déversements, sauf en cas de conditions météorologiques extrêmes.

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Quels seront les coûts de chacune de ces propositions pour les contribuables? Comment ces coûts se traduiront-ils sur une facture de taxes moyenne?

Voici les coûts pour chaque proposition :

  • Proposition A : entre 40 et 60 millions de dollars
  • Proposition B : entre 95 et 140 millions de dollars
  • Proposition C : entre 1,3 et 2,2 milliards de dollars

Dans les trois cas, la séparation continue d’environ 185 hectares d’égout unitaire devra être effectuée au coût de 250 millions de dollars supplémentaires.

Le coût par contribuable dépendra du type de financement du projet, selon que le financement provient des redevances ou des taxes. Les trois propositions sont conformes aux règlements; les propositions B et C dépassent toutefois les exigences et il serait plus approprié, dans ces deux cas, que la différence de coûts soit financée par les taxes.

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Qu’est-ce que la dernière zone d’égouts unitaires?

Dans la stratégie actuelle de la Ville d’Ottawa, les travaux de séparation du réseau d’égouts unitaires ne concernent pas une partie de la zone initiale d’égouts unitaires. Cette zone de 675 hectares couvrant la majeure partie du Centre-ville et du Glebe se dénomme « dernière zone d’égouts unitaires ». Lorsque des travaux de réfection ou de remplacement des égouts sont nécessaires dans cette zone, les égouts ne seront pas séparés mais plutôt remplacés par de nouveaux égouts unitaires

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Pourquoi la Ville ne cherche-t-elle pas à éliminer complètement les déversements d’égout unitaire?

L’élimination complète des déversements d’égout unitaire nécessiterait la construction d’environ 300 km d’égouts et le remplacement des conduites des drains de fondation de 58 000 résidences et édifices par des conduites secondaires ainsi que l’installation de pompes d’assèchement. Des travaux intensifs devraient être effectués en continu pendant plus de 50 ans, ce qui pourrait coûter jusqu’à 2 milliards de dollars. De plus, selon le modèle de qualité de l’eau de la rivière, le captage et le traitement de toutes les eaux usées domestiques – plutôt que de 99 % – n’auraient qu’une incidence minimale sur l’environnement. Enfin, d’autres projets de protection de l’environnement auraient une bien plus grande utilité.

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Les déversements d’égout unitaire ont-ils une incidence sur l’eau potable?

NON. L’eau potable d’Ottawa est d’excellence qualité et classée parmi les meilleures de la province. Le maintien de cette qualité est une priorité de la Ville en matière de santé.

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À quelle fréquence des déversements d’égout unitaire surviennent-ils? Combien de fois par année?

La fréquence et le volume des déversements dépendent directement de l’importance des précipitations.

DÉVERSEMENTS D’ÉGOUT UNITAIRE PENDANT LA PÉRIODE DE CONTRÔLE ANNUELLE

(DU 15 AVRIL AU 15 NOVEMBRE)

Année

Nombre de déversements

Volume – mètres cubes

Précipitations – millimètres

2008

327

895 000 m3

715 mm

2007

253

730 000 m3

555 mm

2006

271

1 090 000 m3

790 mm

Au cours de l’année moyenne, environ 400 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de 180 piscines olympiques, en provenance d’égouts se déverse dans la rivière des Outaouais entre le 15 avril et le 15 novembre (la période de contrôle fixée par le ministère de l’Environnement), ce qui représente moins que 0,5 % des 92 millions de m3 du volume d’eau recueilli durant la période témoin et équivaut au volume d’eau de la rivière des Outaouais qui passerait en six minutes par la station de contrôle de Britannia.

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À quel endroit de la rivière les déversements d’égout unitaire surviennent-ils?

La Ville d’Ottawa compte 18 exutoires qui déversent l’eau des égouts unitaires dans la rivière des Outaouais et la rivière Rideau. De tous les déversements, 97 % surviennent aux six exutoires suivants : canal Rideau, rue Booth, rue Keefer, rue Cathcart, Manor Park et Cave Creek. Tous, sauf les exutoires de Manor Park et de Cave Creek, sont actuellement en reconstruction dans le cadre de la mise en place du système de commande en temps réel (Projet 1). Cette situation se limite à une zone bien définie de la ville; les communautés à l’extérieur de cette zone ne contribuent pas au problème.

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Les déversements sont-ils plus fréquents qu’avant? J’ai lu dans le journal qu’en date du mois d’octobre, plus du triple du volume d’eau moyen avait été déversé dans la rivière. Est-ce vrai?

Les volumes rapportés peu de temps après une pluie abondante sont des estimations grossières. Il faut du temps pour obtenir des chiffres plus réalistes qui tiennent compte des facteurs qui affectent les volumes déversés. Ces chiffres sont établis plus tard et transmis à la fin de l’année. Étant donné que la Ville d’Ottawa doit faire rapport des volumes sur-le-champ, on transmet des estimations très conservatrices établies à l’aide de simples tableaux. Les déversements se produisent pendant les pluies abondantes parce que les eaux pluviales surchargent le réseau d’égout situé dans les zones anciennes de la ville. Plus il pleut, plus le volume des déversements est élevé. Plus il pleut souvent, plus le nombre de déversements est élevé. Les pluies abondantes ont été nombreuses cette année. Il y a donc eu beaucoup de déversements. Les déversements sont moins fréquents pendant les années sèches.

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Ces débordements d’égout unitaire posent-ils des problèmes de santé pour le public?

De la fin juin à la fin août, la Ville d’Ottawa met en œuvre un programme d’analyse de la qualité de l’eau de toutes les plages d’Ottawa, notamment la plage de la baie Mooneys, la plage Britannia, la plage Westboro et la plage de l’île Petrie. Un avis d’interdiction de baignade est émis lorsque l’eau contient des niveaux de bactéries supérieurs aux niveaux recommandés par le médecin-chef en santé publique et dans les directives provinciales et fédérales pour des activités récréatives comportant un contact du corps avec l’eau. Au cours de la période de baignade, les rapports de qualité de l’eau sont affichés sur site Web ottawa.ca/sante.

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Les changements climatiques ont-ils un effet sur la fréquence des débordements?

Les recherches sur les changements climatiques et la modélisation montrent que les précipitations annuelles au Canada ont augmenté, tout comme l’intensité et la fréquence des fortes pluies. Le ministère des Transports et le ministère de l’Environnement de l’Ontario, ainsi que d’autres organismes de réglementation (offices de protection de la nature et municipalités) ont formulé des recommandations sur la gestion de l’eau de pluie. Très peu de recommandations portent sur les effets des changements climatiques éventuels.

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Quel est le niveau de pollution actuel de la rivière des Outaouais? D’où provient cette pollution?

Le Programme de référence du suivi de la qualité de l’eau de la Ville d’Ottawa a permis d’accumuler des données sur les eaux de surface d’Ottawa pendant plus de 10 ans à l’aide d’analyses de la qualité de l’eau de 6 rivières et de 29 ruisseaux, presque tous des affluents de la rivière des Outaouais.

Les données recueillies montrent que l’eau est polluée tant dans les cours d’eau des régions urbaines que rurales. La qualité de l’eau a tendance à se dégrader lorsque les affluents rétrécissent, leur capacité à tolérer la pollution étant réduite. De manière générale, la qualité de l’eau des principales rivières d’Ottawa va de bonne  à excellente, une bonne nouvelle pour les résidents, mais plus particulièrement pour les nageurs, les canotiers et les pêcheurs.

Pendant les averses, les débordements d’égout unitaire constituent la principale cause de décharge de bactéries dans les cours d’eau; les eaux de ruissellement transportent d’autres contaminants, comme des métaux.

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Quelle est l’incidence de l’installation de traitement des eaux usées de Gatineau sur l’île Petrie?

Bien que la Ville de Gatineau ne traite pas actuellement pas les effluents de son installation de traitement des eaux usées, la modélisation physique montre que l’eau déversée par cette installation suit la rive québécoise et ne représente que 2 % de la décharge d’E. coli à l’île Petrie pendant les averses.

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La Ville collabore-t-elle avec d’autres autorités afin de réduire la pollution de la rivière des Outaouais?

La Ville d’Ottawa collabore avec des représentants des gouvernements fédéral et provincial et de la Ville de Gatineau pour surveiller et réduire les agents polluants et pour maintenir la qualité de l’eau de la rivière des Outaouais.

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A-t-on consulté les principaux intervenants comme Sentinelle Outaouais?
Nous entendons inviter différents intervenants à la prochaine séance de consultation publique. Nous donnerons l’occasion à chacun d’entre eux de nous présenter leurs points de vue.

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Quelle est la différente entre un débordement d’égout unitaire et un débordement d’égout séparatif?

Contrairement à un débordement d’égout unitaire (qui est prévu), un débordement d’égout séparatif est un déversement d’eaux d’égout brutes et d’eaux usées non traitées dans l’environnement causé par un accident, un mauvais fonctionnement de l’équipement ou une inondation due à une averse violente. Ce type de débordement déverse des eaux usées concentrées dans l’environnement et ne fait pas partie du fonctionnement normal des égouts. Lorsque survient un déversement, des agents mènent une enquête et présente un rapport au ministère de l’Environnement, au Centre d’intervention en cas de déversement et aux personnes vivant en aval.

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Qu’est-ce que le système de commande en temps réel?

Le système de commande en temps réel est un système électromécanique qui permet d’assurer une surveillance constante du débit et un contrôle automatique de l’équipement afin de maximiser la prise d’échantillons et le traitement des eaux usées dans l’égout unitaire.

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Quel est le rôle du modèle de qualité de l’eau de la rivière?

Le modèle élaboré permet de déterminer le niveau de bactéries E. coli à certains points d’entrée dans la rivière des Outaouais et en aval, vers l’île Petrie. Le modèle a permis de tirer les conclusions suivantes :

  • Pendant les averses, les débordements d’égout unitaire causent le plus grand déversement de bactéries dans la rivière.
  • Les eaux de ruissellement constituent la plus grande source d’autres contaminants, comme des métaux.
  • Pendant les averses, les débordements des égouts unitaires d’Ottawa et de Gatineau et l’installation de traitement des eaux usées de Gatineau déversent actuellement 85 % de la charge supplémentaire d’E. coli supérieure au niveau naturel dans la rivière des Outaouais.
  • Une fois le système de commande en temps réel en place, la plus grande source d’E. coli à l’île Petrie pendant les averses seront les ruisseaux urbains, notamment le ruisseau Green, le ruisseau Voyageur et le ruisseau Bilberry, en grande partie en raison de leur proximité de la plage et de la mauvaise qualité de l’eau des affluents.
  • La prise et la retenue des eaux et le débit des égouts unitaires permettent de réduire la concentration d’E. coli à l’île Petrie comme le fait la séparation des égouts, mais à un prix moindre et bien plus rapidement.

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Pourquoi prévoit-on réviser la stratégie de séparation des égouts?

Une révision à long terme de la stratégie est recommandée pour que la Ville s’assure qu’il s’agit du moyen le plus rentable de protéger la rivière des Outaouais. La séparation des égouts produit des déversements beaucoup plus fréquents et abondants d’eaux de ruissellement dans la rivière, qui autrement se rendraient au Centre environnemental R.-O.-Pickard où elles seraient entièrement traitées et épurées. En plus de contenir des bactéries, les eaux de ruissellement transportent aussi des contaminants, comme des métaux. Bien que la séparation continue des égouts réduise la quantité des débordements d’égout unitaire, elle ne diminue pas considérablement le volume global des déversements parce que les égouts qui n’ont pas encore été séparés constituent moins de 5 % du volume total. La séparation des égouts est également très coûteuse.

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Le Centre environnemental R.-O.-Pickard a-t-il des répercussions importantes sur l’île Petrie?

Non, le Centre environnemental R.-O.-Pickard n’a pas de répercussion importante. Une étude récente a montré que le Centre décharge moins de 1 % des E. coli à l’île Petrie pendant les averses.

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Les déversements en provenance des égouts unitaires résultent-ils d’une capacité insuffisante du Centre environnemental R.-O.-Pickard?

Non, ils sont liés au modèle de l’ancien réseau d’égouts.

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Quels changements se sont produits depuis le rapport de juin 2009 présenté au Comité de l’urbanisme et de l’environnement?

Les montants ont été mis à jour pour tenir compte des coûts effectifs actuels ou des dernières estimations fondées sur le budget préliminaire de 2010.

Le système de numérotation du projet a été revu pour en faciliter la présentation au public.

Trois choix sont offerts, au lieu de deux, dans la mise en oeuvre de l’évaluation environnementale du projet de stockage du réseau d’égout unitaire :

  • Option A : le stockage, comme il est recommandé dans le rapport du mois de juin
  • Option B : un nouveau choix qui réduirait à zéro les déversements au cours d’une année moyenne
  • Option C : la séparation complète des égouts, comme il est expliqué dans le rapport du mois de juin

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