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Foire aux questions

Foire aux questions

Pourquoi Larco procède-t-elle à l’agrandissement de l’hôtel?

Ce projet d’agrandissement vise à répondre à la demande croissante pour un hébergement de longue durée dans la capitale canadienne ainsi qu’à remplacer le garage de stationnement vieillissant actuel.

Pour en savoir davantage à cet égard, consultez le site Web du projet de Larco.

Approbations

Quelles sont les autres approbations requises?

Le requérant doit faire approuver une demande d’approbation du plan d’implantation et une dérogation mineure avant le début des travaux.

Qui approuvera ces demandes?

Le pouvoir délégué ayant été retiré, le personnel de la Ville fera des recommandations au Comité de l’urbanisme, qui prendra la décision définitive concernant la demande de réglementation du plan d’implantation. 

Le Comité de dérogation prend la décision finale en ce qui concerne la demande de dérogation mineure.

Peut-on contester une décision?

Un résident peut contester une décision du Comité de dérogation relativement à une demande de dérogation mineure. Cette contestation doit être déposée dans les 20 jours qui suivent la décision écrite du Comité et comprendre, en plus des frais y afférents, les motifs sur lesquels elle s’appuie. Le rejet d’une demande d’approbation du plan d’implantation ne peut être contesté que par le ou la propriétaire de la propriété visée. Le Tribunal d’appel de l’aménagement local entend les appels de demandes d’aménagement.

Consultation publique

Y aura-t-il d’autres consultations publiques?

Le public pourra voir la version révisée des plans lorsque ceux-ci seront mis en ligne, soit avant la tenue de la réunion du Comité d’examen du design urbain. Il pourra également prendre connaissance du rapport du personnel concernant la demande de réglementation du plan d’implantation et commenter le plan de conception lorsqu’il sera présenté au Sous-comité du patrimoine bâti le 3 juin et au Comité de l’urbanisme le 13 juin. 

Que fera la Ville des commentaires qu’elle reçoit du public? 

Dans le cadre de l’examen des demandes d’aménagement et de permis en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario, le personnel de la Ville tient compte des commentaires formulés par les gens du public. Le personnel présentera dans le rapport concernant chaque demande un sommaire des commentaires s’y rapportant, avant qu’elle fasse l’objet d’une décision.

Le résumé des commentaires du public sur la demande d’approbation du plan d’implantation figurent dans un rapport Ce qui a été dit [PDF 409 Ko].

Les résidents ont également la possibilité d’exposer directement leur point de vue au Comité de l’urbanisme et au Comité de dérogation

Mes commentaires sont-ils vraiment importants? 

Oui. La consultation publique est un élément clé du processus de planification. Les urbanistes de la Ville analysent toutes les politiques applicables ainsi que les réponses des organismes publics et techniques dans le cadre de leur examen des projets d’aménagement. Les recommandations qu’ils formulent aux représentants élus ou aux titulaires de pouvoirs délégués représentent leur avis de professionnels de l’urbanisme, et cet avis est fondé sur l’analyse et l’examen minutieux qu’ils ont effectués.

Quelle a été la réaction du public aux propositions antérieures?

La réaction du public a été variée; le personnel d’urbanisme de la Ville a regroupé plusieurs thèmes dans les réponses. Le sentiment général exprimé est que le Château Laurier occupe une place très spéciale, pas seulement à Ottawa, mais dans le Canada entier. Certains sont contre toute forme de changement. D’autres sont d’avis que si des changements doivent être apportés, l’annexe devrait reproduire l’architecture originale et s’intégrer harmonieusement au bâtiment actuel. Nombre de répondants rejettent l’allure contemporaine proposée et expriment le souhait d’une conception plus romantique, voire fantaisiste, qui s’harmoniserait au cadre pittoresque naturel. Les personnes disposées à accepter une conception contemporaine ont souvent trouvé la version précédente trop peu audacieuse pour cet emplacement particulier.

La réaction du public à la proposition en février 2018 était plus favorable, particulièrement en ce qui a trait à la hauteur réduite, cependant le revêtement en verre engendre d’autres préoccupations relatives aux reflets et aux collisions d’oiseaux. Des préoccupations sont énoncées au sujet de l’incompatibilité de la conception, de l’accès public aux espaces privés, de l’absence de pierre et de l’obstruction des vues sur le bâtiment actuel. En réponse à ces considérations, la proposition a de nouveau été révisée (mai 2018). En réponse aux préoccupations exprimées, la proposition a fait l’objet d’une nouvelle révision (en mai 2018). La proposition actuelle présente un bâtiment plus bas (sept étages) et intègre une combinaison de pierre, de verre et de bronze.

Par suite des modifications tenant compte des conditions d’approbation pour le permis patrimonial, certaines personnes sont demeurées préoccupées par l’obstruction des vues et l’incompatibilité de l’annexe avec l’hôtel patrimonial. D’autres personnes ont aimé l’utilisation accrue de la pierre et ont trouvé la conception contemporaine appropriée et complémentaire. 

Plus de 2 400 personnes ont formulé des commentaires et ont transmis leurs coordonnées à la Ville : elles ont rempli les questionnaires de rétroaction, les feuilles de commentaires, ont envoyé un courriel ou ont signé aux séances portes ouvertes. 

Patrimoine

Quelle est la valeur patrimoniale de l’hôtel? 

En 1978, la Ville d’Ottawa désigne le Château Laurier en vertu de la partie IV de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario comme étant un bâtiment d’une valeur architecturale et historique. Le règlement de désignation inclut les raisons suivantes :

Il est recommandé de désigner le Château Laurier, situé au coin de la rue Rideau et de l’avenue Mackenzie, comme étant un bâtiment d’une valeur historique et architecturale. Construit entre 1908 et 1912, par la Grand Trunk Railway Company, dans le style château de l’époque victorienne tardive conformément aux plans du cabinet d’architectes montréalais Ross et MacFarlane, il a été agrandi par la suite dans le respect du style architectural d’origine. Ce style contrastait avec le projet néogothique proposé à l’origine. Plusieurs hôtels d’un bout à l’autre du Canada ont intégré les caractéristiques romantiques du style château. Sir Wilfred Laurier a été le premier à signer le registre de l’hôtel. De 1930 à 1935, R.B. Bennett y a résidé. Au fil du temps, le Château Laurier a servi de résidence secondaire à de nombreux députés et sénateurs en leur offrant un accueil digne et animé dans la ville d’Ottawa. 

En plus de la désignation en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario, le Château Laurier a également été désigné comme lieu historique national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Il s’agit d’une désignation commémorative uniquement qui n’est assortie d’aucune restriction. 

Pourquoi Larco n’est-il pas tenu de créer une annexe qui s’agence avec le bâtiment existant?

La Loi sur le patrimoine de l’Ontario n’impose pas d’exigence sur le style ou l’expression d’une annexe qu’on ajoute à un édifice historique. Si l’annexe avait le même aspect que le bâtiment existant, elle serait difficile à distinguer de la partie patrimoniale, car elle éclipserait les caractéristiques patrimoniales visuelles de l’hôtel emblématique. L’objectif architectural de ce projet consiste à créer une annexe qui soit subordonnée à la partie historique du bâtiment désigné, de façon à ce que celle-ci continue de définir le caractère patrimonial de la propriété dans son cadre contemporain. Ces choix sont conformes aux Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada : « Conserver la valeur patrimoniale et les éléments caractéristiques lorsqu’on construit des ajouts à un lieu patrimonial ou de nouvelles constructions contiguës. S’assurer que les nouveaux éléments sont compatibles physiquement et visuellement avec le lieu patrimonial, qu’ils en sont subordonnés et qu’ils s’en distinguent. »

Comment évalue-t-on un ajout à un édifice historique désigné?

Les planificateurs de la conservation du patrimoine fondent leur évaluation sur les pratiques exemplaires et font appel à différents outils et à différentes normes internationales pour évaluer les annexes des édifices désignés patrimoniaux. Ils s’en remettent notamment aux Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada de Parcs Canada, que le Conseil municipal a adoptées en 2008. Les normes 10, 11 et 12 portent en particulier sur les projets de réfection. La norme 11 précise qu’il faut préserver la valeur patrimoniale et les éléments définissant le caractère d’un bâtiment lorsque l’on construit une annexe, qui doit être physiquement et visuellement compatible avec le lieu historique, en plus d’y être subordonnée et de s’en distinguer. La section 4.3.1 des Lignes directrices pour les bâtiments renferme d’autres directives sur les annexes. 

Pour ce projet, les planificateurs de la conservation du patrimoine ont également consulté quatre études d’impact sur le patrimoine culturel; la première, préparée par MTBA Associates Inc., se fonde sur la proposition initiale, la deuxième, établie par E.R.A Architects Inc., analyse les nouveaux plans, et la troisième et la quatrième, préparée par MTBA Associates Inc. Ces documents font état de l’analyse détaillée du Château Laurier, de son histoire et de son architecture, analyse qui a permis aux planificateurs de la conservation du patrimoine d’évaluer l’annexe projetée. 

Pourquoi existe-t-il un groupe de travail sur le patrimoine?

Le personnel de la Ville consulte parfois des spécialistes en patrimoine à l’externe lorsqu’il étudie des demandes d’aménagement de plus grande envergure ou complexes. Il a été constaté par le passé que l’avis d’experts indépendants est souvent la clé de meilleurs résultats. La Ville a invité des professionnels expérimentés en conservation du patrimoine, en architecture et en aménagement paysager à se joindre à un groupe de travail sur le patrimoine qui conseillera l’équipe de conception du propriétaire dans le dossier du Château Laurier.

Qui fait partie du groupe de travail?

Le groupe de travail se compose de quatre experts reconnus dans le milieu de la conservation patrimoniale :

Robert Allsopp, OALA, RPP, MCIP
Associé, DTAH

Robert Martin, OAO, MIRAC, ACECP, PA LEED
Directeur, Robertson Martin Architects

Michael McClelland, OAO, ACECP, FIRAC
Directeur, ERA Architects

John Zvonar, OALA

De quoi le Groupe de travail a-t-il discuté?

Le Groupe de travail a tenu à l’hiver 2017 trois réunions d’une journée complète chacune. Les discussions portaient sur toute une série de sujets, mais les principaux thèmes en vedette ont été la forme du bâtiment, la hauteur et la volumétrie, la toiture, l’espace public et l’aménagement paysager, les vues, la fenestration et les matériaux, ainsi que les liens avec le canal Rideau et le parc Major’s Hill. De nombreux échanges ont aussi porté sur le style et les caractéristiques du Château Laurier.

Quels conseils le Groupe de travail a-t-il formulés?

Le Groupe de travail a suggéré, entre autres choses, d’augmenter la distance entre l’annexe et la partie historique de l’hôtel, de réduire la hauteur de la partie est de l’annexe, de changer le traitement du toit, de réorganiser les zones d’embarquement du côté de l’avenue MacKenzie et d’améliorer l’aménagement paysager à proximité, de considérer l’emploi d’autres matériaux et de revoir le lien avec le parc Major’s Hill.

La demande de permis patrimonial présentée en mai 2018 a-t-elle été approuvée?

Oui. Le 27 juin 2018, le Conseil municipal a approuvé la construction de l’annexe, à certaines conditions. Ainsi, le personnel travaillera avec le demandeur pour apporter des changements aux matériaux extérieurs et aux détails architecturaux, afin de rendre l’annexe plus compatible avec l’hôtel original sur le plan visuel.

Où le bien-fonds se situe-t-il selon le Plan officiel?

Selon le Plan officiel, le bien-fonds se situe dans le secteur central; selon le Plan stratégique secondaire de l’Aire centrale, il se situe également dans le secteur du Canal, où tout bâtiment construit doit :

  • Appuyer essentiellement des activités récréatives, culturelles, institutionnelles, judiciaires et gouvernementales dans un lieu historique ouvert unique
  • être principalement de hauteur faible à moyenne et respecter le caractère historique des espaces ouverts
  • Maintenir les perspectives significatives existantes, particulièrement celles des édifices du Parlement
  • Réduire au minimum les impacts potentiels des véhicules sur le caractère du secteur, axé principalement sur les piétons

Le Plan stratégique secondaire de l’Aire centrale ne contient aucune politique particulière au sujet du Château Laurier. 

Image conceptuelle du secteur distinctif du canal du Plan secondaire du secteur central
Le secteur distinctif du canal

Plusieurs routes panoramiques et routes d’entrée entourent la propriété. Le Plan officiel donne un caractère distinctif [1.67 Mo] aux rues Wellington et Rideau, à l’avenue Mackenzie et à une portion du boulevard de la Confédération.

Zonage 

Quelles règles de zonage s’appliquent au bien-fonds?

Le Château Laurier se trouve dans la zone de centre-ville polyvalent et dans un secteur désigné à valeur patrimoniale. Le rapport plancher-sol est de 4,5.

Y a-t-il une hauteur maximale?

Selon les dispositions relatives aux secteurs désignés à valeur patrimoniale, la hauteur des murs et de la toiture du rajout ne doit pas dépasser celle du bâtiment patrimonial. 

Quels sont les retraits requis?

Aucun retrait n’est requis dans la zone de centres polyvalents. Toutefois, selon les dispositions relatives aux secteurs à désignation patrimoniale, le rajout à un bâtiment patrimonial doit être en retrait d’au moins 3 mètres depuis une cour arrière et être de 60 cm supérieur à celui du mur latéral existant. 

Pour quelle raison le projet d’agrandissement ne répond pas aux règles de zonage et nécessite une dérogation mineure?

Une dérogation mineure est requise pour dispenser le projet d’une disposition relative à la désignation patrimoniale. La dérogation mineure fait l’objet d’un processus distinct. De l’information complémentaire à ce sujet sera fournie avant l’audience du Comité de dérogation (aucune date n’est encore fixée).