La Ville d’Ottawa figure parmi les meilleurs employeurs pour la diversité au Canada

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Published on
8 mars 2023
Maison et communauté
Services sociaux

La Ville d’Ottawa figure parmi les meilleurs employeurs pour la diversité au Canada pour la onzième fois cette année.

C’est un grand honneur, mais Jacklyn St Laurent, spécialiste de la lutte contre le racisme pour la Ville, sait que ce qui compte vraiment, c’est le travail du personnel en coulisse qui a permis à la Ville d’obtenir cette distinction. Après tout, c’est leur travail qui détermine si les employés se sentent vus, entendus et soutenus au travail, quels que soient leur âge, leur culture, leur origine ethnique ou leur orientation sexuelle.

Alors, de quoi ce travail s’agit-il?

Il ne s’agit certainement pas du travail d’une seule personne, mais le rôle de Jacklyn en tant que spécialiste de la lutte contre le racisme en est un bon exemple.

Une partie de son travail consiste à examiner les politiques de la Ville dans une optique de lutte contre le racisme, à fournir une formation sur la lutte contre le racisme et l’oppression ainsi qu’à rechercher d’autres formations afin de les recommander au personnel.

Une femme noire aux cheveux longs, portant des lunettes, une robe bleu roi et un collier en argent, sourit à la caméra.
Jacklyn St Laurent, spécialiste de la lutte contre le racisme pour la Ville d’Ottawa et psychothérapeute.

Alors, qu’est-ce que cela signifie concrètement?

Cela signifie qu’il faut analyser, identifier et affronter le racisme systémique, le racisme et les microagressions raciales dans nos politiques, pratiques, programmes et services.

Nous y parvenons notamment en proposant des formations sur ces questions aux superviseurs, aux gestionnaires et aux nouveaux membres du personnel, afin qu’ils soient en mesure de discuter des questions difficiles. Nous voulons encourager tout le monde à prendre conscience, travailler et continuer à nous renseigner sur nos préjugés raciaux inconscients.

« Cela peut être inconfortable pour les gens, alors la question devient : comment pouvons-nous être un peu plus à l’aise avec le fait d’être mal à l’aise? », exprime Jacklyn.

L’espoir est que chaque membre du personnel commence tranquillement à se sentir en sécurité et soutenu au travail, sans égard à son origine ethnique et culturelle.

Il s’agit de promouvoir une main-d’œuvre qui reflète les communautés qu’elle sert.

Jacklyn fait remarquer qu’elle s’est investie dans la stratégie de lutte contre le racisme de la Ville, non seulement en tant que membre du personnel de la Ville, mais aussi en tant que membre de la communauté racialisée. « Pour mon partenaire, mes futurs enfants et les communautés racisées, je sais que nous tirons davantage profit des services de la Ville lorsque nous nous reconnaissons dans ces services. »

Elle s’empresse de souligner que si l’embauche ou la promotion de personnes racialisées est importante, ce n’est qu’une pièce du casse-tête. « Pour donner aux gens les moyens de réussir au travail, dit-elle, nous devons gagner leur confiance. Et pour ce faire, nous devons nous présenter dans les communautés racialisées d’Ottawa, écouter ce que les gens ont à dire, leur redonner et cesser de tout leur prendre. »

Soutenir la santé et le bien-être des membres racialisés du personnel est essentiel pour Jacklyn. « Je dis aux gens que j’adorerais que nous soyons présents à tous les événements communautaires, à toutes les conférences et à toutes les réunions du Conseil pour parler de la stratégie de lutte contre le racisme, mais qu’il est également important pour nous de respecter notre rythme, de nous reposer, de nous ressourcer et d’éviter l’épuisement racial. »

Cela signifie qu’il faut faire évoluer les attitudes et la culture.

L’expérience de Jacklyn comme psychothérapeute l’aide à comprendre ce qu’elle pense qu’il faut faire pour créer le changement culturel dont Ottawa a besoin pour devenir une ville antiraciste :

Faire preuve d’humilité culturelle

Faire preuve d’humilité culturelle signifie être conscient de ses propres limites lorsqu’il s’agit de comprendre le contexte culturel et l’expérience d’une autre personne. Il s’agit d’une démarche qui est centrée sur l’autre personne plutôt que sur soi.

Lutter contre la xénophobie

Jacklyn souligne qu’il peut être émotionnellement éprouvant d’aider continuellement les autres à VOIR les personnes racisées comme des êtres humains et non comme des menaces. Cela s’appelle la xénophobie — la peur de ce qui est différent de moi.

« Que craignez-vous lorsque vous voyez une personne africaine, caribéenne ou noire? » C’est une question que Jacklyn a commencé à se poser et à poser à d’autres personnes pour y réfléchir lors de conférences.

« À ce moment-là, je peux ressentir l’énergie et le malaise de chacun. Mais nous allons nous asseoir ensemble dans ce sentiment et travailler ensemble pour comprendre ce sentiment d’une manière sûre et bienveillante. »

En référence au livre du Dr Ibrahim Kandi, How to Be Antiracist, Jacklyn déclare : « Nous avons appris à nous ignorer, à nous craindre, à nous détruire et à nous arracher les uns aux autres. Commençons à apprendre à vivre les uns à côté des autres et à voir nos différences comme une beauté et une force. »

Consultez le site Ottawa.ca pour plus de renseignements concernant les efforts de la Ville pour créer une ville accessible, équitable, inclusive et respectueuse de la diversité.

Pour en savoir plus sur les programmes et services de la Ville, rendez-vous au ottawa.ca ou composez le 3-1-1 (ATS : 613-580-2401) ou le 613-580-2400 pour communiquer avec le Service de relais vidéo canadien. Vous pouvez également nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.