Ce site utilise JavaScript. Veuillez activer la fonction JavaScript dans votre navigateur et recharger la page pour voir le site complet.

Un partage solidaire – Prêt par Yvonne van Lith des imprimantes 3D de la Bibliothèque publique d’Ottawa pour fabriquer des visières de protection

12 mai 2020
Articles en vedette

On a demandé aux personnes ayant en leur possession des articles des succursales de la Bibliothèque publique d’Ottawa (BPO) de les garder pendant la durée de la fermeture. Toutefois, les livres ne sont pas les seuls articles pouvant faire l’objet d’un prêt à long terme.

La pandémie a été la source de cauchemars pour les chaînes d’approvisionnement du monde entier, alors que les travailleurs de la santé avaient de la difficulté à se procurer l’équipement de protection nécessaire à accomplir leur travail en toute sécurité. Par conséquent, les gouvernements, les organismes sans but lucratif et le secteur privé s’associent pour trouver des solutions créatives visant à acheminer les fournitures où le besoin est le plus criant.

Lorsque la gestionnaire de programme de la Bibliothèque publique d’Ottawa, Yvonne van Lith, a constaté ces histoires dans les nouvelles en mars, elle a immédiatement pensé aux imprimantes 3D inutilisées qui se trouvaient dans l’Espace Imagine de la bibliothèque. Rapidement, elle s’est mise au travail en vue de prêter les imprimantes 3D à ComputerWise, un organisme sans but lucratif de la région qui aide les adultes polyhandicapés à acquérir des compétences en informatique.

Une femme portant un chandail bleu de la Bibliothèque publique d’Ottawa et des lunettes de soleil se prend en photo devant un arbre dans sa cour arrière.
Par le biais d’un vidéobavardage, Yvonne van Lith a raconté le déploiement des imprimantes 3D de la Bibliothèque publique d’Ottawa pour qu’elles servent à fabriquer des visières de plastique, ces écrans faciaux absolument essentiels aux travailleurs de la santé.

Comment ce partenariat a-t-il vu le jour?

ComputerWise fait partie des utilisateurs réguliers de notre Espace Imagine. Par ailleurs, nous avons travaillé avec cet organisme dans le cadre d’autres projets, notamment pour fabriquer des appareils fonctionnels personnalisés pour leurs clients.

Pendant la pandémie, ComputerWise a participé aux efforts déployés pour remédier à la pénurie d’équipement médical. Par expérience, l'organisme savait que les imprimantes 3D de la bibliothèque convenaient parfaitement à la fabrication de bandeaux servant à maintenir en place les visières de protection faite de plastique. Lorsque ComputerWise a communiqué avec la BPO pour savoir s’il pouvait emprunter les imprimantes 3D, mes collègues et moi étions ravis de cette collaboration. Nous savions que l’organisme pouvait mettre à profit cette technologie pour lutter contre la COVID-19.

Quel genre de logistique fut nécessaire pour transporter ces imprimantes vers leur foyer temporaire?

Tout s’est passé très vite à la mi-mars, probablement au plus fort de l’urgence entourant l’acquisition d’équipement de protection. Nous avons réussi à livrer les imprimantes environ une semaine après notre première conversation avec des membres du personnel de ComputerWise, après quoi ils ont commencé à imprimer des visières très rapidement. Nous avons travaillé avec eux pour nous assurer que le personnel les utilisant était dûment formé et avait accès au bon filament. Le filament correspond à l’« encre » dans l’imprimante, pour ainsi dire. Il s’agit du matériel utilisé pour fabriquer les visières.

En arrière-plan, on aperçoit une main tenant une visière fabriquée par l’imprimante 3D.
L’imprimante MakerBot, qu’on voit sur cette photo, est l’une des imprimantes 3D qui ont été prêtées à ComputerWise.

Qui utilise les visières de protection fabriquées par ces imprimantes 3D?

ComputerWise fournit ces visières de protection à des organismes comme Total Communication Environment et l’Association d’Ottawa-Carleton pour personnes ayant une déficience intellectuelle. Le personnel de ces organismes sans but lucratif travaille avec des adultes handicapés et ayant des besoins particuliers, dont beaucoup d’entre eux habitent dans des résidences de groupe. Comme il s’agit d’un segment de la population à risque élevé, il est important pour les soignants de porter l’équipement adéquat afin de réduire le risque de propagation de la COVID-19.

Un homme aux cheveux bruns vêtu d’un T-shirt noir montre comment porter une visière de protection.
Alex Fuller, membre de l’équipe de ComputerWise, conçoit le modèle de visières de protection que l’organisme fabrique. Les imprimantes 3D de la bibliothèque créent la partie orange qui la tient la visière en place. L’organisme sans but lucratif utilise les dispositifs à laser pour fabriquer la visière de protection transparente faite de plastique.

Quelle fut votre expérience de travail sur ce projet?

Le personnel de première ligne fournit avec dévouement des soins essentiels aux personnes handicapées et je suis très heureuse d’avoir pu jouer un rôle contribuant à assurer leur sécurité au travail.

Je consacre mon temps libre à faire du bénévolat auprès d’un groupe de Scouts Canada. Nous enseignons à nos scouts à faire preuve de débrouillardise. La devise des Castors est : « Partagez, partagez, partagez! » Ce projet de prêt de nos imprimantes semble compléter à merveille les valeurs de la Bibliothèque publique d’Ottawa et celles des scouts.

Je suis simplement heureuse que nous ayons pu remettre ces imprimantes aux gens capables d’en tirer le meilleur profit durant cette pandémie. Il faut de deux à trois heures pour imprimer une seule visière. Par conséquent, ces imprimantes prêtées ont aidé ComputerWise à accélérer la production des visières de protection.

Je pense beaucoup aux travailleurs de première ligne ces jours-ci. Que ferions-nous aujourd’hui sans le personnel de la collecte des ordures, les facteurs et les équipes d’Hydro Ottawa? Que ferions-nous sans les médecins et les infirmiers? Nous leur devons tout. J’aimerais pouvoir en faire plus, mais j'essaie de me rappeler que je contribue à l’aide des décisions que je prends quotidiennement. Je fais uniquement l’épicerie une fois toutes les deux semaines et je me lave les mains de façon compulsive. Ces stratégies visent à réduire la propagation communautaire du virus. Il en existe bien d’autres. Nous pouvons également poser des gestes de solidarité et de soutien pour les travailleurs de première ligne qui ne peuvent pas rester à domicile.

Comment arrivez-vous à rester active et à avoir des interactions sociales en dépit de la mise en place de ces mesures de confinement?

Le travail me tient occupée, tout comme mes scouts! Je suis la commissaire du 137e groupe de scouts d’Ottawa. Nous avons tout mis en œuvre pour que nos scouts demeurent mobilisés, même si nous ne pouvons pas nous rassembler. Le scoutisme équivaut à beaucoup plus qu’à des réunions hebdomadaires. Il permet d’acquérir des compétences en leadership et de faire des apprentissages.

Nous essayons d’être débrouillards et de trouver des possibilités de réunir nos scouts virtuellement en raison des mesures de distanciation physique. Nous trouvons de nouvelles façons de jouer pour les tout-petits! Nous avons organisé une chasse au trésor en ligne. Nous avons créé un scénario de jeu d’évasion à l’aide de Google Forms, ce qui fut une occasion d’apprentissage pour moi! Mon fils de 21 ans est un animateur de scouts castors et il y a quelques semaines, je l’ai aidé à présenter en ligne un spectacle de marionnettes en direct à son groupe. Nos activités peuvent sembler différentes, mais cette expérience est réellement positive. Je crois que pour ces enfants et leur famille, il est très important de maintenir une certaine normalité et d’entretenir les liens en cette période.

Remarque : Pour en savoir plus sur l’acquisition de visières de protection, communiquez avec la superviseure de programme de ComputerWise, Lindsay Gillis.

Articles connexes :

Grand public

311

Médias

613-580-2450