Plantes et animaux

Animaux – La faune d’Ottawa

Apprenez-en davantage sur les nombreuses espèces d'animaux qui habitent notre ville.

En savoir plus

Série de conférences sur la faune

Dans le cadre de sa Stratégie de gestion de la faune, la Ville d'Ottawa a lancé une série de conférences sur la faune qui visent à accroître les connaissances des résidents sur la faune.

En savoir plus

Plantes

Découvrez les plus de 1 000 plantes indigènes de la région d'Ottawa.

En savoir plus

Protocole de protection de la faune pendant les chantiers de construction

La mise à jour du Protocole de protection de la faune pendant les chantiers de construction de la Ville d’Ottawa est le fruit d’une directive du Conseil municipal du 17 juillet 2013 qui s’inscrit dans la Stratégie de gestion de la faune de la Ville. Le protocole regroupe des pratiques exemplaires et sert de guide et de cadre de référence pour la Ville et l’industrie en matière de protection de la faune pendant la construction. Il sert aussi de guide et de cadre de référence pour le personnel de la Ville qui participe à la planification et à l’exécution de projets d’immobilisation ou d’autres activités qui peuvent toucher la faune et son habitat. Le but du protocole n’est pas de définir de nouvelles exigences en matière de protection de la faune pendant la construction ni de fournir aux promoteurs un moyen de contourner la législation applicable, telle que la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition et la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Les techniques et méthodes de protection de la faune doivent encore être établies par les promoteurs à l’aide des études précisées dans le Plan officiel (p. ex. étude d’impact sur l’environnement ou rapport sur la conservation des arbres) afin de respecter les exigences légales et de tenir compte des pratiques exemplaires regroupées dans le présent document. Les exigences particulières en matière de protection de la faune doivent encore être définies par le personnel, en collaboration avec les promoteurs et leurs consultants, et figurer dans les conditions d’approbation des plans de lotissement, de copropriété et d’implantation.

Stratégie de gestion de la faune

Le Conseil municipal a approuvé la Stratégie sur la faune en 2013. Prenez connaissance de cette stratégie et apprenez-en davantage sur sa mise en œuvre.

En savoir plus

Rapport d’évaluation des besoins en matière de protection de la tortue mouchetée des hautes terres de South March

La tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) est une espèce en péril présente sur les hautes terres de South March (HTSM) de Kanata-Nord, sur le territoire de la Ville d'Ottawa. Cette espèce à longue durée de vie est associée aux terres humides et aux milieux secs. Sa nidification a lieu à la fin du printemps et au début de l'été, et implique habituellement des déplacements de distance variable, souvent à travers des forêts sèches, vers des zones sablonneuses. La tortue mouchetée est sensible au développement urbain, essentiellement en raison du risque accru de mortalité sur les routes, mais également à cause de la perte et de la fragmentation de son habitat. Par ailleurs, l'espèce est fréquemment la cible de braconniers, qui profitent du commerce d'animaux de compagnie exotiques. On estime que la tortue mouchetée est abondante dans la région, plusieurs populations ayant été recensées sur le territoire d'Ottawa et de Gatineau. L'étude sur le terrain décrite dans le présent document constitue l'une des premières études approfondies menées sur une population individuelle dans le secteur urbanisé de la région d'Ottawa-Gatineau.

En 2011, la promenade Terry Fox était prolongée sur les hautes terres de South March, le long de la limite urbaine municipale. Des travaux d'aménagement de terrains résidentiels et d'infrastructures municipales sont déjà en cours du côté urbain de la promenade Terry Fox, et d'autres projets devraient voir le jour d'ici cinq à dix ans. Conformément aux critères en matière d'autorisation s'appliquant au prolongement de la promenade Terry Fox, la Ville a entrepris une estimation sur quatre ans de la population par marquage-recapture et une étude de l'habitat des tortues mouchetées des HTSM. La première année, l'année 2010, doit être considérée comme une période organisationnelle, les données les plus pertinentes, celles sur la recapture et la radiotélémétrie, ayant été recueillies en 2011 et 2012. Le travail sur le terrain, l'analyse et la reddition de comptes sont effectués par la firme Dillon Consulting Limited, et ces interventions se poursuivront pendant encore une saison de prospection, soit jusqu'à la fin de 2013. À ce jour, 97 tortues ont été répertoriées et plusieurs zones clés ont été désignées comme importantes pour des processus vitaux comme l'hivernage et la nidification. Les données de 2013 seront ajoutées à ces conditions de base, mais l'ensemble de données est à présent assez riche pour permettre d'ébaucher des conclusions sur les habitats importants et la répartition de la tortue mouchetée sur les hautes terres de South March.

La Ville d'Ottawa a retenu les services de la firme Dillon Consulting Limited pour préparer une évaluation des besoins en matière de protection, fondée sur les données recueillies jusqu'à présent. Cette évaluation consiste à examiner la biologie de la tortue, à évaluer le niveau de menace, à élaborer un modèle analytique de viabilité de la population, à caractériser les habitats possibles ainsi que les corridors de déplacement éventuels et observés, et à déterminer des objectifs précis et des recommandations pour la gestion de la protection de la tortue mouchetée sur les HTSM.

Les menaces propres à la population de tortues mouchetées des HTSM ont été évaluées, le passage des véhicules et la perte d'habitat résultant de l'urbanisation étant les plus importantes. Parmi les autres menaces potentielles, mentionnons le braconnage, la prédation naturelle, les maladies et les parasites, le changement climatique, les déchets de plastique flottants et la bioaccumulation.

Une analyse de viabilité de population (AVP) a été effectuée à l'aide de l'information sur l'évolution des populations recueillie dans le cadre d'une étude réalisée sur presque 50 ans dans le Michigan, et de données propres aux HTSM collectées lors de l'estimation de la population et de l'étude de l'habitat. L'AVP a servi à désigner les menaces auxquelles cette population est la plus sensible, et à déterminer des stratégies de gestion efficaces. L'AVP a notamment permis de conclure que les aménagements prévus allaient aggraver les risques. L'analyse démontre que la survie des tortues adultes constitue le facteur de viabilité le plus important et qu'elle devrait faire l'objet des principales mesures de conservation. Toutefois, des variables telles que la fécondité, la survie des tortues naissantes et jeunes sont autant de facteurs importants à prendre en compte pour déterminer la viabilité à long terme de cette population, et qui ne doivent pas être négligés.

L'identification de l'habitat est importante pour la gestion de la protection. La qualité de l'habitat a été déterminée à l'aide d'un système d'information géographique (SIG) informatisé et grâce à la connaissance du terrain des HTSM. Les données sur les déplacements obtenues par piégeage et par radiotélémétrie nous ont permis d'identifier certaines zones des HTSM cruciales pour les processus vitaux de la tortue mouchetée. De plus, nous avons pu effectuer une analyse des liens par SIG en vue de désigner les zones propices aux corridors de déplacement, et les avons comparés aux déplacements observés par radiotélémétrie.

D'une manière générale, l'évaluation des besoins en matière de protection permet de faire des recommandations favorables à la constitution d'une population de tortues mouchetées féconde et viable dans les HTSM. Plus précisément, l'évaluation fixe sept objectifs de discussion, allant de mesures de migration plutôt simples à des projets de collaboration plus ambitieux et parfois plus coûteux. Voici ces sept objectifs (le rapport fournit des exemples détaillés) :

Objectif 1 - Réduire les causes directes et indirectes de mortalité de la tortue mouchetée.
Objectif 2 – Continuer d'améliorer les connaissances locales et générales en la matière, et celles de la population de tortues mouchetées des HTSM, grâce à la recherche et à la surveillance.
Objectif 3 – Protéger, conserver et gérer l'habitat de la tortue mouchetée.
Objectif 4 – Mieux comprendre les habitats de la tortue mouchetée, grâce à la recherche et à la surveillance.
Objectif 5 – Sensibiliser la population à la tortue mouchetée et à la nécessité de la protéger.
Objectif 6 – Améliorer la collaboration entre les organismes municipaux, provinciaux, fédéraux et internationaux, et les organisations non gouvernementales.
Objectif 7 – Promouvoir la protection juridique de la tortue mouchetée.

Outre ces objectifs, des recommandations ont été faites en vue de résoudre les problèmes entourant l'aménagement des terres et la protection de la tortue mouchetée dans les HTSM, notamment mais sans s'y limiter les aménagements résidentiels, la gestion des eaux pluviales, la restructuration des routes, l'emprunt des idées du document intitulé Terry Fox Drive Wildlife Guide System et les programmes de protection des tortues adultes et naissantes.

Le plan provisoire d'un vaste lotissement résidentiel a été approuvé dans le secteur à l'étude, et les effets possibles de ce projet ont été évalués pour les besoins de cette évaluation. En l'absence de mesures planifiées d'atténuation et/ou d'indemnisation, on suppose que l'habitat de la tortue mouchetée dans le secteur aménagé disparaîtra.
De la même manière, un examen de l'utilisation proposée de la terre humide Kizell pour accueillir les eaux pluviales provenant du nouveau lotissement laisse supposer que cette utilisation pourrait avoir des répercussions considérables sur la protection de la tortue mouchetée sur cette terre humide.

La protection et la gestion de la tortue mouchetée sur les hautes terres de South March doivent demeurer une priorité de la Ville d'Ottawa et des autres intervenants si l'on veut préserver cette espèce unique et menacée. Si les objectifs et les recommandations de l'évaluation des besoins en matière de protection n'étaient pas pris en compte, la population de tortues mouchetées des HTSM continuera d'être confrontée à des menaces dans ses principaux habitats ainsi qu'à des problèmes de recrutement et d'abondance. Les approches adoptées pour mettre en pratique efficacement l'évaluation des besoins en matière de protection doivent tenir compte de facteurs tels que l'espèce, l'habitat, la recherche, l'éducation, la sensibilisation, la collaboration et les aspects législatifs. De plus, les recommandations faites en vue de freiner la dégradation de l'habitat et les autres menaces à la tortue mouchetée des HTSM devraient être examinées avant tout autre aménagement urbain dans le secteur. La protection d'espèces en péril nécessite des efforts de collaboration, de recherche, de sensibilisation et d'application de la loi de la part du gouvernement, des propriétaires, des chercheurs, des organisations non gouvernementales, des groupes d'intérêt et des membres du public. Parallèlement, elle peut inspirer nos jeunes, par le biais de programmes d'éducation sur le terrain, de projets d'engagement pratique et d'une participation au processus de protection des espèces.

L'intégralité du rapport est disponible en anglais seulement. Pour en obtenir une version française ou pour toute question à ce sujet, vous pouvez communiquer avec :

Nick Stow, urbaniste
Urbanisme et Gestion de la croissance
Tél. : 613-580-2424, poste 13000
Téléc. : 613-580-2459
Courriel : nick.stow@ottawa.ca

Les espèces en péril à Ottawa

Torture serpentine

Saviez-vous qu’on trouve à Ottawa près de 60 espèces en péril? Ces plantes et animaux sont considérés par le gouvernement provincial ou fédéral comme des espèces en voie de disparition, menacées ou préoccupantes. Bien que certains n’aient pas été vus ici depuis de nombreuses années, d’autres demeurent répandus, comme le noyer cendré (arbre en voie de disparition à cause d’une maladie fongique mortelle), le goglu des prés (oiseau de prairie menacé) et la tortue serpentine (espèce préoccupante). La plupart des espèces en péril vivent dans les champs, les bois ou les milieux humides, mais certaines d’entre elles, comme le faucon pèlerin et le martinet ramoneur, aiment nicher sur les immeubles du centre-ville!

Les espèces menacées et en voie de disparition ainsi que leur habitat sont protégés en Ontario en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition et, dans certain cas, de la Loi sur les espèces en péril, qui est de compétence fédérale. La Déclaration de principes provinciale et le Plan officiel d’Ottawa (section 4.7.4) interdisent l’aménagement et la modification de tout emplacement situé dans les limites d’un habitat important pour des espèces en voie de disparition ou menacées, et exigent qu’une étude d’impact environnemental (EIE) [ PDF ] soit réalisée pour démontrer que l’aménagement ou la modification d’un emplacement adjacent n’aura pas de répercussions négatives sur cet habitat.

Goglu des présLes espèces préoccupantes, catégorie pour laquelle le degré de risque est le moins élevé, peuvent être protégées en vertu de diverses lois existantes (p. ex., la Loi sur la protection du poisson et de la faune, la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les pêches). Les zones offrant un habitat important pour des espèces préoccupantes sont protégées à titre d’habitats fauniques d’importance en vertu de la Déclaration de principes provinciale et du Plan officiel d’Ottawa. L’aménagement et la modification de l’emplacement sont interdits dans les limites ou à proximité d’un habitat faunique d’importance, sauf si une EIE fait la démonstration qu’il n’y aura pas de répercussions négatives.

Vous pouvez contribuer à protéger les espèces en péril en vous renseignant à leur sujet et en signalant celles que vous observez au bureau du district de Kemptville du ministère des Richesses naturelles et aux responsables de la base de données centrale (en anglais seulement). Les Offices de protection de la nature de la région souhaitent également recevoir de l’information sur certaines espèces, comme le noyer cendré, diverses tortues et l’anguille d’Amérique. Les propriétaires fonciers qui prennent un engagement envers la protection des espèces en péril sur leurs propriétés peuvent être admissibles à des programmes provinciaux d’incitation fiscale ou à des fonds destinés aux projets profitant à ces espèces. 

Pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, consultez les sites Web suivants :