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Construction et expansion

Ottawa connut une période de croissance extraordinaire dans les années 1940 et 1950, alors que les gens commençaient à s’ouvrir décidément à la vie urbaine. Ce nouvel intérêt déclencha un boom de la construction, car il fallait de nouvelles maisons pour répondre aux besoins de la ville en plein essor. Étant bien consciente de la nécessité de tracer la voie de l’avenir, la Ville entreprit dès lors d’établir un juste équilibre entre l’amélioration des services offerts aux citoyens et la gestion des besoins du gouvernement fédéral. C’est ainsi que des changements d’envergure transformèrent le décor d’Ottawa :

  •  la construction du pont Mackenzie-King,
  • la construction du nouvel hôtel de ville,
  • l’élimination des voies ferrées du secteur central,
  • la construction du Queensway,
  • le remplacement des tramways par des autobus.

Le paysage suburbain s’élargit davantage lorsqu’en 1950, de grandes étendues de terres de Nepean et de Gloucester furent annexées à la ville. Ce redécoupage eut pour effet de quintupler la taille d’Ottawa en un an à peine.

Titre/Description : La réparation des trottoirs sur les rues Sussex et Bruyère. Des rampes sont installées pour faciliter la démolition d’un vieil immeuble. Au cours des années 1950, Ottawa grandit rapidement. La croissance de la population et la prospérité de l’économie rendent essentielle l’amélioration des infrastructures municipales.
Photographe : G. D.
Date : 26 octobre 1959
Source :Fonds Andrews-Newton Photographers / Archives de la Ville d’Ottawa / MG393-AN-A-004606-001

Droits d’auteur :Archives de la Ville d’Ottawa

Pont Mackenzie-King

Construit en 1954, le Pont Mackenzie-King a été conçu pour faciliter la circulation au centre-ville. La Ville d’Ottawa a apporté une contribution de 300 000 $ à sa construction. Le pont est aujourd’hui un axe de transport en commun majeur pour les gens de la banlieue et les autobus se dirigeant vers le centre-ville.

Titre/Description : Le Pont Mackenzie King vu de la Tour de la Paix. De cet angle, on peut apercevoir l’ancienne gare et la voie ferrée qui se trouvait au centre-ville à cette époque. Les chemins de fer de marchandises ont par la suite été déplacés sur le chemin Walkley.
Photographe : Bill Newton
Date : Août 1951
Source : Fonds Andrews-Newton Photographers / Archives de la Ville d’Ottawa / MG393-AN-SC-020156-001
Droits d’auteur : Archives de la Ville d’Ottawa

Nouvel hôtel de ville

Titre/Description : La princesse Margaret au nouvel hôtel de ville en compagnie du maire George Nelms.
Photographes : Bill Lingard et Gerry Donahue
Date : 2 août 1958
Source : Fonds Andrews-Newton Photographers/Archives de la Ville d’Ottawa/MG393-AN-NP-058731-067
Droits d’auteur :Archives de la Ville d’Ottawa

Après le grave incendie qui détruisit l’hôtel de ville d’Ottawa, en 1931, l’administration municipale et son personnel se retrouvèrent sur le pavé. Au cours des 25 années qui suivirent l’incendie, la Ville mena ses affaires depuis des bureaux temporaires loués au centre-ville.

En septembre 1955, on lança un vaste concours national afin de concevoir le nouvel hôtel de ville, une initiative qui se révéla fort compliquée en raison du manque de consensus sur l’emplacement éventuel du nouvel édifice. Trois mois plus tard, la firme d’architecture montréalaise Rother, Bland et Trudeau fut déclarée gagnante. Après avoir examiné 36 emplacements différents, c’est enfin sur l’île Verte que l’on convint, le 31 janvier 1956, de construire le nouvel hôtel de ville d’Ottawa.

Le 16 septembre 1956, la mairesse Charlotte Whitton inaugura officiellement le chantier, marquant le début des travaux de construction. L’été 1958 fut accueilli avec grand enthousiasme : Ottawa avait à nouveau son hôtel de ville. Le nouvel édifice de pierre et de verre était magnifique, et un somptueux escalier de marbre en colimaçon menait au second étage.

Le Conseil municipal tint sa première réunion dans le nouvel hôtel de ville le 21 juillet 1958. La princesse Margaret inaugura l’immeuble le 2 août 1958 à l’occasion d’une grande réception officielle à laquelle furent conviés plus de 350 dignitaires. Cet immeuble demeura l’hôtel de ville d’Ottawa jusqu’à la fusion des municipalités, le 1er janvier 2001.

Titre/Description : Cérémonie d’inauguration du chantier par la mairesse Charlotte Whitton pour la construction du futur hôtel de ville sur l’île Verte. La Ville s’est passée d’hôtel de ville pendant près de 30 ans à la suite de l’incendie du premier. La construction de l’édifice commence en 1956 et se termine en 1958.

Photographe : Andy Andrews
Date : 26 septembre 1956
Source :Fonds Andrews-Newton Photographers/Archives de la Ville d’Ottawa/MG393-AN-045713-004
Droits d’auteur :Archives de la Ville d’Ottawa

Rapport Gréber

Après la Seconde Guerre mondiale, le premier ministre Mackenzie King demanda à Jacques Gréber, un architecte et urbaniste français de grande renommée, de concevoir un plan pour la ville d’Ottawa. L’idée consistait à embellir la ville et à aider à contrôler son aménagement.

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Les tramways

Titre/Description : Accident automobile à l’angle de la promenade Sussex et de la rue Rideau. Les automobilistes d’Ottawa doivent contourner les imposants tramways, ce qui mène à des manœuvres comme celle qu’illustre cette photo. Après l’abandon du tramway, en 1959, le débit de la circulation s’améliore grandement, tout comme le bilan des accidents.
Photographe : Inconnu
Date : 17 avril 1954
Source : Fonds : Andrews-Newton Photographers / Archives de la Ville d’Ottawa / MG393-AN-NP-030847-001, MG393-CA-003911-001
Droits d’auteur : Archives de la Ville d’Ottawa

Dans les années 1940 et 1950, conduire dans les rues d’Ottawa était très différent d’aujourd’hui. En effet, les automobilistes, de plus en plus nombreux, devaient zigzaguer entre les tramways, qui constituaient le principal moyen de transport public de la ville. Ces tramways étaient exploités par la Ottawa Electric Railway Company, une entreprise privée. Cependant, celle-ci a commencé à éprouver des difficultés financières lorsqu’elle a dû payer des taxes fédérales élevées sur son système vieillissant après la Seconde Guerre mondiale. Le nombre de passagers s’est maintenu en 1947 et en 1948, mais le système faisait l’objet d’un nombre croissant de plaintes. La Ville a acheté le système en difficulté en 1948, donnant ainsi naissance à la Ottawa Transportation Commission.

Par la suite, on a demandé à Norman Wilson, spécialiste du transport en commun, d’étudier la situation afin de déterminer si la Ville devait conserver son réseau de tramways ou, plutôt, mettre en place un service d’autobus. Le rapport du spécialiste faisait état de plusieurs problèmes, notamment le coût considérable de l’exploitation des tramways comparativement à celui des autobus, le coût élevé lié à l’installation de nouveaux rails et de nouveaux parcours, ainsi que la difficulté potentielle de trouver des pièces de remplacement. M. Wilson a conclu que le tramway devait être abandonné dès l’obtention de financement pour la mise en place d’un réseau d’autobus.

En 1959, la Ottawa Transportation Commission ployait sous une dette grossissante et devait entreprendre des changements radicaux. L’entreprise a donc décidé d’interrompre le service de tramways et de convertir la totalité du réseau de transport en commun à l’autobus, qui serait plus rentable. Le dernier tramway a parcouru les rues d’Ottawa le 1er mai 1959, et une parade a souligné l’événement. Les fils aériens ont été enlevés et les rails arrachés. Au cours des semaines suivantes, la circulation du centre-ville s’est grandement améliorée.

Titre/Description : Parc de nouveaux autobus. On décide de remplacer les tramways par des autobus, car ce système est plus rentable et permet de réduire la congestion au centre-ville.
Photographe : Inconnu
Date : 20 juin 1955
Source : Fonds : Andrews-Newton Photographers / Archives de la Ville d’Ottawa / MG393-AN-037306-001
Droits d’auteur : Archives de la Ville d’Ottawa

Le logement

À l’approche de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la Ville d’Ottawa connaît une explosion démographique. Entre 1941 et 1956, la population d’Ottawa bondit, passant de 206 367 à 287 246 résidents, une augmentation de plus de 80 000 personnes en 15 ans. La croissance de la population, attribuable au retour des soldats et à l’arrivée des fonctionnaires qui décident de s’installer dans la capitale de façon permanente, cause une crise du logement.

D’ici à 1945, la Ville se dote d’un plan de construction de 200 maisons dans le secteur de l’avenue Carling et la rue Merivale. Les conseils de canton approuvent la construction résidentielle, et les maisons poussent comme des champignons. C’est pendant cette période que des promoteurs immobiliers comme Minto, Teron et Campeau tracent une esquisse de la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui.

En 1950, Campeau lance un projet de construction de deux ans dans les 60 acres de la subdivision de Billings Bridge, construisant des maisons pour la Défense nationale à l’aéroport international d’Uplands ainsi que de multiples maisons et immeubles d’habitation aux quatre coins de la ville. Pour sa part, Teron Construction crée Lynwood Village et une grande partie de Bells Corners, alors que Minto concentre ses activités dans le sud-ouest, près de Centrepointe et de Bayshore.

Titre/Description : Exemple de maison construite par l’entreprise Campeau Construction.
Photographe : Inconnu
Date : 4 juin 1958
Source : Fonds Andrews-Newton Photographers / Archives de la Ville d’Ottawa / MG393-AN-NP-057783-001
Droits d’auteur :Archives de la Ville d’Ottawa

Le magasinage à Ottawa

Comme beaucoup d’autres villes au Canada, la plupart des magasins à Ottawa étaient jadis des commerces de famille offrant un bon service à leurs clients fidèles. En 1954, toutefois, le magasinage se transforma de façon décisive avec l’ouverture du centre commercial Westgate. Premier en son genre à Ottawa, ce centre fut à l’origine construit comme une structure en plein air comptant 18 magasins.

En 1969, Ottawa comptait près de 20 centres d’achats. La prolifération des centres commerciaux ne fut pas toujours perçue favorablement, mais beaucoup de clients accueillaient avec joie ce nouveau concept en raison de son côté pratique.

L’arrivée de grands centres commerciaux dans les secteurs périphériques de la ville entraîna cependant un nouveau défi, celui de garder une certaine clientèle au centre-ville qui n’était pas adapté à la circulation moderne. En 1960, la Ville fit donc un essai en fermant la rue Sparks à la circulation automobile pour en faire un mail piétonnier extérieur. À l’origine, le mail de la rue Sparks n’était ouvert que durant les mois d’été, mais le 28 juin 1967, on l’ouvrit en permanence à longueur d’année. De nos jours, la rue Sparks est un attrait touristique important qui a accompli sa mission originale, soit celle d’inciter les gens à magasiner au centre-ville.

Titre/Description : Défilé pour l’ouverture du magasin Freimans au centre commercial Westgate. Le centre commercial Westgate est le premier à être construit à Ottawa. Peu après, d’autres centres commerciaux apparaissent un peu partout dans la ville. Ces établissements offrent aux résidents qui vivent loin du centre-ville la possibilité de faire toutes leurs emplettes au même endroit.

Photographe : Inconnu
Date : 12 mai 1955
Source :Fonds Andrews-Newton Photographers/Archives de la Ville d’Ottawa/MG393-AN-NP-036550-034
Droits d’auteur :Archives de la Ville d’Ottawa