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Expositions passées 2016

Gail Bourgeois & Anna Frlan

Stories Nearby (Récits des alentours)

Du 8 décembre 2016 au 15 janvier 2017

Vernissage : le jeudi 8 décembre de 17 h 30 à 19 h 30
Parcours de l’exposition avec les artistes (en anglais) : le dimanche 15 janvier à 14 h

Dessin de Gail Bourgeois : The heart’s long offensive reach.
Gail Bourgeois, The heart’s long offensive reach
, 2010, gesso, gouache, conté et graphite sur papier Saint-Armand, 25 x 71 cm. Gracieuseté de l’artiste

Sculpture d’Anna Frlan : War Chest.
Anna Frlan, War Chest
, 2013, acier, 58 x 93 x 54 cm. Gracieuseté de l’artiste

Extrait du catalogue

Le titre de l’exposition d’Anna Frlan et Gail Bourgeois, Stories Nearby (Récits des alentours), suggère quelque chose de personnel, un contrepoint aux tonalités douces de titres à sensation et d’images médiatiques explicitement violentes. Pendant de nombreuses années, les deux artistes ont étudié les contrecoups de la guerre et la manière avec laquelle les angoisses découlant d’événements atroces ou menaçants vécus par des civils ou des militaires sont transmises d’une génération à une autre.

Bien que la forme humaine ne soit jamais vraiment représentée par Anna Frlan ou Gail Bourgeois, on la ressent intensément en raison des références à des objets façonnés ou modifiés par l’homme. Que ce soit dans War Chest d’Anna Frlan, avec ses dentelles implacables, ou dans le dessin de Gail Bourgeois intitulé The heart’s long offensive reach, avec sa tige mortelle, telle un filet de sang, qui soutient deux formes concaves rectangulaires, l’effet émotionnel est puissant. On retrouve le même sens tragique dans l’œuvre de Betty Goodwin. L’artiste montréalaise (1923-2008) traitait le corps humain, souvent par son évocation dans les objets et les vêtements utilisés, indiquant que « tout cela concerne l’humanité ». Comme Betty Goodwin, mesdames Frlan et Bourgeois réalisent des œuvres qui concernent l’humanité. Elles provoquent un désir de réfléchir à des vérités souvent voilées par des formes moins nuancées. 

Extrait du texte par Nancy Baele

Biographies

Nancy Baele a enseigné l’anglais et l’art en plus d’avoir été bibliothécaire dans des écoles primaires d’Ottawa. Au terme de sa carrière d’enseignante, elle devint chroniqueuse des arts visuels pour l’Ottawa Citizen. Aujourd’hui à la retraite, elle apprécie ses moments en famille ou avec ses amis et diverses personnes, ou occupe son temps à jardiner, lire, assister à des spectacles de musique et de danse, visiter des expositions d’art et écrire des nouvelles.

Gail Bourgeois réalise dans son atelier des séries de dessins qui la mènent à explorer de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques. En 2016, elle a présenté une exposition solo à la galerie de la collection Firestone de la Galerie d’art d’Ottawa. En 2013-2014, elle devenait la première artiste résidente du Diefenbunker, le Musée de la guerre froide du Canada.

La sculptrice Anna Frlan, fille d’émigrés croates, travaille exclusivement avec l’acier. Ses expositions solos les plus récentes sont Kitchen Anatomy, Interbellum et The Age of Atomic Anxiety, qu’elle a présentée au Diefenbunker. L’artiste s'est vue accorder des bourses par le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de l'Ontario et la ville d'Ottawa.

Conseil des arts de l’Ontario : un organisme du gouvernement de l’Ontario

Conseil des arts du Canada

SOUVENIRS: Ajouts à la Collection d'art de la Ville d'Ottawa

Du 27 octobre au 27 novembre 2016

Vernissage : le jeudi 3 novembre de 17 h 30 à 19 h 30

Peinture de Rosalie Favell.
Rosalie Favell, Head dress’s, 2014, huile sur toile, 91 x 91 cm. Collection d'art de la Ville d’Ottawa, 2016-0011

SOUVENIRS est une exposition qui met en valeur les 43 nouvelles acquisitions de la Collection d’art de la Ville d’Ottawa. Le processus d’évaluation par les pairs permet d’enrichir la collection chaque année au moyen d’achats, de dons ou de commandes. Parmi les œuvres acquises en 2016, on compte 28 achats auprès de 28 artistes, 9 dons et 6 commandes d’art public pour des endroits donnés.

Les œuvres acquises pour la Collection d’art de la Ville d’Ottawa sont exposées dans des espaces publics et des édifices municipaux afin que les résidents et les visiteurs puissent les admirer et en profiter. La Ville d’Ottawa et les anciennes villes en son sein collectionnent des œuvres d’artistes professionnels depuis plus de 30 ans. Ainsi, la Collection a pris de l’ampleur et comprend désormais plus de 2 600 œuvres d’art de quelque 700 artistes. Les œuvres réunies ici ne représentent qu’une parcelle du milieu des arts visuels bien plus vaste dont font partie les multiples talents artistiques de la région.

Plusieurs des œuvres de cette exposition traitent du thème de la perte, de la mémoire et du souvenir. Certaines œuvres expriment la gamme des émotions liées au deuil tandis que d’autres explorent les qualités énigmatiques des réminiscences et des événements passés. SOUVENIRS nous offre une résonnance tangible, des réflexions tranquilles et de vives images du passé inspirées par ce qui forme et habite la conscience et par ce que la lucidité permet de créer pour préserver la mémoire.

œuvre de Kenneth Emig commandée pour la passerelle Adàwe
Kenneth  Emig, Une vue des deux côtés, 2016, acier inoxydable, 2016-0003, commandée  pour la passerelle Adàwe – à la rue Donald et la rue Somerset Est

Liste des ajouts récents à la Collection d'art de la Ville d'Ottawa

Achats

Barry Ace, Digital Bandolier, 2012, velours, cuivre, composantes électroniques, crin de cheval, fil métallique, perles, fil de coton, coton, plastique et écran video, 238 x 38 x 8 cm, 2016-0005
Marc Adornato, Another cargo ship ran aground near Squamish, 2016, huile et acrylique sur toile, 69 x 129 cm, 2016-0006
Joël Boudreau, La machine à étirer des nuages, 2015, plastique, métal, coton et acier, 40.5 x 183 x 40.5 cm, 2016-0007
Sabrina Chamberland, TEST 1 V2, 2014, épreuve numérique sur papier, 89 x 106.5 cm, 2016-0008              
Heidi Conrod, Lost Battles, 2016, huile et cire sur toile, 142 x 142 cm, 2016-0009
Lisa Creskey, Conjuring a Storm, 2015, céramique, 36 x 47 x 36 cm, 2016-0010
Rosalie Favell, Head dress’s, 2014, huile sur toile, 91.4 x 91.4 cm, 2016-0011
Étienne Gélinas, Comp427, 2015, techniques mixtes sur toile, 150 x 120 cm, 2016-0012
Adrian Göllner, Cast Rifle Shots, Black Powder, 2015, résine et projectile, dimensions variées, 2016-0013
Colette Gréco-Riddle, Complex Issue, 2013, techniques mixtes sur papier, 27 x 33 cm, 2016-0014
Greg Hill, Kanata Project Image Series 2016, 2016, épreuves numériques sur papier, dimensions variées, 2016-0015
Jonathan Hobin, The Deathbed, 2012, épreuve numérique sur aluminium, 96.5 x 198 cm, 2016-0016
Sayward Johnson, She Leaves Lichens in Her Wake, 2015, fil de cuivre, patine verte, fil à broder et peinture à l'huile, 76 x 61 cm, 2016-0017
David Kaarsemaker, Frame 2, 2016, techniques mixtes sur toile, 122 x 163 cm, 2016-0018
Gillian King, Lascaux II, 2015, acrylique, cire, huile, charbon et pigment sur toile, 152 x 122 cm, 2016-0019
Marc Knowles, Old Grid, New Cave, 2015, acrylique, peinture au latex et peinture en aérosol sur bois, 122 x 173 cm, 2016-0020
Whitney Lewis-Smith, Harbinger, 2013, épreuve numérique sur papier, 76 x 96.5 cm, 2016-0021
Jay Li, Lost & Found 5, 2013, huile sur toile, 91.5 x 91.5 cm, 2016-0022
Jennifer Macklem, dans l'air, 2015, techniques mixtes  sur papier, 300 x 975 cm, 2016-0023
Drew Mosley, The Forager, 2016, acrylique, résine, flore et bois, 28 x 28 cm, 2016-0024
Paula Murray, Radiance, 2015, porcelaine, 19 x 39 x 39 cm, 2016-0025
Marc Nerbonne, See the light ram through the gaps in the land, 2015, techniques mixtes sur panneau, 91 x 91 cm, 2016-0026
Erin Robertson, canary (sentinel), 2016, bronze, 13 x 10 x 5 cm, 2016-0027
Vera Saltzman, War Museum, 2012, photographie sur papier, 18 x 18 cm, 2016-0028
Meredith Snider, Untitled 03, 2015, plâtre, mousse de polystyrène, céramique et béton, 33 x 38 x 38 cm, 2016-0029
Carl Stewart, icon 16, 2012, laine, 91.5 x 71 cm, 2016-0030
Cara Tierney, Double Self-Portrait, 2013, épreuve numérique sur papier, 56 x 43 cm, 2016-0031
Eric Walker, The Ice and Snow in Nova Scotia in February 2015, 2015, techniques mixtes sur contreplaqué, 60 x 80 cm, 2016-0032

Dons

Chander Chopra, sans titre, 1993,  pastel sur papier, 153.5 x 112 cm, 2015-0303, don de Jean-Pierre & Suzanne Kingsley
Chander Chopra, sans titre, sans date, pastel sur papier, dimensions variées, 2015-0304, don de Jean-Pierre & Suzanne Kingsley
Otis Tamasauskas, The Romanticism of the Trout, 1996, lithographie sur papier avec techniques mixtes, 76 x 76 cm, 2015-0305, don de Jean-Pierre & Suzanne Kingsley
Jennifer Dickson, The Palladian Bridge at Wilton, 1992, eau forte sur papier, 61 x  81 cm, 2015-0306, don d’Angela Marcus
Agnes Ivan, sans titre, vers 1975, techniques mixtes sur toile, 137 x 175 cm, 2015-0307, don d’Angela Marcus
Shawn McNevin, Concealed, 2003, huile sur toile, 20 x 46 cm, 2015-0308, don d’Angela Marcus
Audrey Churgin, RMC Cadets, 1997, pastel sur papier, 101.5 x 134.5 cm, 2015-0309, don de l’artiste|
Audrey Churgin, In Sight Recovered, 1998, pastel sur papier, 152 x 274 cm, 2015-0310, don de l’artiste
Michael Parkin, Spectrum 4, 2014, techniques mixtes, dimensions variées, 2015-0311, don de Diane Parkin

Commandes

Deborah Margo, L’Inflorescence, 2015, cuivre, 2016-0001, commandée pour OC Transpo – 925, chemin Belfast
Christopher Griffin, Domaine du grand heron, 2015, béton, 2016-0002, commandée  pour le garage de stationnement du Glebe – 170, avenue Second
Kenneth  Emig, Une vue des deux côtés, 2016, acier inoxydable, 2016-0003, commandée  pour la passerelle Adàwe – à la rue Donald et la rue Somerset Est
Cairn Cunnane, Notre clôture, 2015, acier inoxydable, 2016-0004, commandée pour le parc Bingham – 145, rue Cathcart
Mixed Metaphors, L’arbre écoute, 2016, acier inoxydable, 2016-0033, commandée pour le parc St-Luke – 166, rue Frank
Tim desClouds, Une célébration de la communauté, 2016, acier enduit de poudre et acier inoxydable, 2016-0034, commandée  pour le parc du village de Greely – 7292, chemin Parkway

Le Prix Karsh 2016 : Michael Schreier - Camera Obscura

Du 8 septembre au 16 octobre 2016

Le Prix Karsh rend hommage au patrimoine artistique des célèbres photographes, Yousuf et Malak Karsh d'Ottawa. Il est remis tous les deux ans à un artiste professionnel local établi pour son œuvre remarquable dans le domaine de la photographie.

Vernissage : le jeudi 15 septembre de 17 h 30 à 19 h 30

Présentation du prix à 18 h

Parcours de l’exposition avec l’artiste (en anglais) : le dimanche 25 septembre à 14 h

Untitled (4a): épreuve numérique; Exemple d’une œuvre d’art de Michael Schreier

Untitled, 2016, épreuve numérique, 32 x 43 cm. Gracieuseté de l’artiste.

Untitled (4a): épreuve numérique; Exemple d’une œuvre d’art de Michael Schreier

Untitled, 2016, épreuve numérique, 32 x 43 cm. Gracieuseté de l’artiste.

Le Prix Karsh rend hommage au patrimoine artistique des célèbres photographes, Yousuf et Malak Karsh d'Ottawa. Il est remis tous les deux ans à un artiste professionnel local établi pour son œuvre remarquable dans le domaine de la photographie.

Extrait du catalogue

Les images de salles de Schreier ont plusieurs points en commun avec les portraits. Dans Camera Obscura, nous voyons le coin d’une pièce où une ombre est présente, ou un mur vierge doté d’une ligne qui traverse d’un côté à l’autre, ou le bord bien défini du caisson d’un présentoir de musée. Ou l’on voit des personnes qui occupent des salles d’un musée dans lesquelles l’espace qui sépare est vibrante de signification. C’est avec une remarquable grâce et beauté que Schreier perçoit ces espaces, et il les définit au moyen d’un sentiment de structure picturale impeccable. Là, le minimalisme invite l’imagination. Il existe des espaces où nous nous retrouvons seul avec nous-même, et avec nos yeux nous écoutons un son qui est pure et obsédant, tout en étant serein. Avant tout, cependant, ces sons reflètent l’état d’esprit de l’artiste qui cherche à définir son propre espace et sa relation avec le monde.

Les photographies de Schreier touchent autant l’espace extérieur que l’espace intérieur. Et les deux types illustrent ce qu’est l’être humain, exprimé par la poésie visuelle comprenant des lignes, des formes, des couleurs et de la lumière.

Extrait du texte par James Borcoman, C.M., MFA, LLD, Conservateur émérite, Musée des beaux-arts du Canada

Biographie

Michael Schreier est un photographe et artiste professionnel dont la grande carrière professionnelle est consacrée à la célébration du héros public et privé. Parmi ses dernières œuvres, on retrouve Storyteller/Waiting for Words exposée à la Galerie d’art d’Ottawa, organisée et préparée par Emily Falvey, 2009, et sa préparation de l’exposition Dave Heath, A Heritage of Meaning, 2013, à la Galerie d’art d’Ottawa. Des œuvres sélectionnées font partie de collections publiques et privées, y compris celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée canadien de la photographie contemporaine, de la collection de photographies des Archives nationales, du Centre des arts Agnes-Etherington, du Musée du portrait du Canada, du Visual Studies Workshop (Rochester, New York), du Light Work (Syracuse, New York), de la Galerie d’art de l’Université Carleton et des Collections spéciales de la bibliothèque de l’Université d’Ottawa.

Elle Chae & Heidi Conrod - Painter, Painter (Peintre, Peintre)

Candidates à la maîtrise en arts visuels à l’Université d’Ottawa

Du 4 au 28 août  2016

Les peintures d'Elle Chae explorent l'environnement du domicile qui se veut instable et imprévisible, et très sensible aux traces qui ressortent de l'espace domestique, y compris ses habitants. Les œuvres récentes de Heidi Conrod explorent les techniques de peintre variées qui remettent en question les façons par lesquelles nous définissons nos souvenirs en tant qu'un passé visuel, tout en considérant notre monde actuel saturé d'images.

Vernissage : le jeudi 25 août de 17 h 30 à 19 h 30

La galerie sera fermée aux heures suivantes. Nous nous excusons des inconvénients.

  • Le jeudi 11 août, de 13 h 30 à 14 h 30
  • Le vendredi 12 août, de 14 h à 16 h 30
  • Le mardi 16 août, de 13 h 30 à 15 h 30
  • Le jeudi 18 août, de 13 h 30 à 15 h 30

Peinture d’Elle Chae

Elle Chae, Home Shopping (détail), 2016, acrylique et huile sur toile, 91 x 76 cm. Gracieuseté de l’artiste

Peinture d’Heidi Conrod

Heidi Conrod, Lost Battles, 2016, huile et cire sur toile, 132 x 132 cm. Gracieuseté de l’artiste

 Afin de complémenter son programme régulier, la Galerie Karsh-Masson est heureuse de s’associer au Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa afin d’offrir un précieux mentorat et une occasion de perfectionnement professionnel.

Énoncés des artistes

S’inspirant d’expériences antérieures, l’œuvre la plus récente d’Elle Chae remet en question la notion de foyer. Elle Chae explore la façon dont les interactions des occupants peuvent rendre floue la notion de foyer en tant que refuge. Influencée par les ouvrages Regarding the Pain of Others de Susan Sontag et La poétique de l’espace de Gaston Bachelard, cette œuvre considère la nature expressive de la peinture comme un outil permettant d’inventer et de réinventer des récits où les craintes sont omniprésentes dans le cadre domestique.

Intéressée par les notions de sublime et d’affect, l’artiste explore la génétique des matériaux en exprimant et concrétisant différents degrés de présence physique et d’intensité, l’incidence modulable des couleurs et des tons sur les systèmes sensoriels des spectateurs et la vaste gamme de techniques qui accentuent la présence concrète de la peinture à l’huile. Il en résulte un espace psychologique qui fait ressortir le tableau comme un espace de contemplation où la signification repose sur l’interprétation, l’expérience synthétisée, le contexte et l’inventivité de la part du spectateur et de l’artiste. 

Les peintures récentes de Heidi Conrod portent sur la nature de la mémoire et du temps, et la manière fluide dont ces deux phénomènes immatériels interagissent. Chaque peinture passe par un processus tangible et intangible de création, de perturbation et de reconstruction. La méthodologie de Heidi Conrod s’étend au-delà de ses compositions, lui permettant d’intégrer la notion du temps dans ses œuvres. Le passé, ou l’idée de la remémoration du temps, devient substantiel entre les couches de peinture, de façon à rapprocher – tout en éloignant – le spectateur du sujet initial. Teintées d’ambiguïté, les œuvres s’inscrivent dans les espaces entre des concepts opposés : l’histoire et l’imagination, l’abstraction et la représentation, le passé et le présent, l’intime et le social, le psychologique et le corporel.

Comme point de départ, Heidi Conrod utilise des photos trouvées sur le Web. Si elle choisit ses images selon leur lien avec son vécu, elle tente toutefois de représenter une expérience humaine plus vaste en traitant de la nature éphémère du temps, de la nostalgie, de la perte, de la passion, de l’envie et de l’obsession.

Biographies

Elle Chae est une artiste d’Ottawa née en Corée du Sud. Elle a vécu en Corée du Sud et à Fidji avant de s’installer à Ottawa. Elle a obtenu en 2011 un baccalauréat en beaux-arts de l’Université d’Ottawa et elle est actuellement candidate à la maîtrise en beaux-arts au même établissement. Ses œuvres ont été exposées à Ottawa, dans l’Est ontarien et à Montréal.

Heidi Conrod est une artiste d’Ottawa dont les œuvres ont été exposées à Ottawa, Gatineau, Toronto, Calgary, Halifax et Vancouver. Elle détient un baccalauréat ès sciences en biologie de l’Université d’Ottawa et est actuellement une candidate à la maîtrise en arts visuels de l’Université d’Ottawa.

David Kaarsemaker - Scrim (Tulle)

Du 14 juin au 24 juillet 2016

Un tulle est un tissu diaphane utilisé dans les théâtres, qui à la fois réfléchit et transmet la lumière. Kaarsemaker incorpore dans ses peintures toute une variété de surfaces et de techniques pour former une nouvelle unité picturale en superposant des « tulles » de peinture translucides. Les œuvres de cette série représentent des vues d’installation d’expositions imaginaires.

Vernissage : le jeudi 16 juin de 17 h 30 à 19 h 30

Parcours de l’exposition avec l’artiste (en anglais) : le dimanche 26 juin à 14 h

Œuvre techniques mixtes de David Kaarsemaker

Oxide Red (de Colour Series), 2016, huile, cire et fusain sur toile, 30 x 41 cm. Gracieuseté de l’artiste

Œuvre techniques mixtes de David Kaarsemaker

Frame 2,2015, huile, cire et fusain sur toile, 122 x 163 cm. Gracieuseté de l’artiste

Extrait du catalogue

Kaarsemaker s’interroge sur les effets aliénants de l’espace public, du réaménagement urbain et du discours muséal au moyen d’une mise en abyme, c’est-à-dire d’une représentation dans une représentation…. Les espaces, désormais inclinés, ont acquis une certaine théâtralité bien que les agents vivants du discours social restent absents. Nous sommes invités à voir plutôt les pièces vacantes et les chaises vides d’une conférence sur l’art contemporain. Les toiles ne nous permettent pas de déterminer avec certitude si nous sommes à l’intérieur ou à l’extérieur de ce monde, comme des animaux dans des cages de verre, isolés des reflets de la nature par ces éternels panneaux vitrés des édifices publics. Elles sont autant de vitrines résistant à l’exposition, dissimulant et révélant les couches successives de construction et de médiation, qui nous renvoient un reflet du monde matériel extérieur mais aussi celui du monde intérieur que les spectateurs ou le public font entrer avec eux.

Extrait du texte par Carol Wainio

Biographie

Les peintures de David Kaarsemaker explorent la représentation et sa méditation par la reproduction et le langage. En utilisant des maquettes d’expositions imaginaires, il examine la disposition et l’éclairage de sites d’exposition pour remettre en question les fondements métaphoriques des structures conceptuelles dans le langage visuel.

Né à Chicago, David Kaarsemaker vit actuellement à Gatineau. Il est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (2014) et d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2004). Il a exposé ses œuvres à la Galerie d’art de l’Université Carleton, à Art Mûr, à la Galerie St-Laurent + Hill, à la Christina Parker Gallery et à la Galerie Karsh-Masson. Certaines de ses œuvres font partie des collections de la Banque d’œuvres d’art provinciale de Terre-Neuve, de la galerie d’art provinciale The Rooms, de la Ville de St. John’s et de la Ville d’Ottawa. David Kaarsemaker enseigne la peinture et le dessin au Collège Algonquin à Ottawa; il est représenté par la Galerie St-Laurent + Hill à Ottawa et par la Christina Parker Gallery à St John’s.

Aislinn Leggett – Gathered (Amalgame)

Du 5 mai au 5 juin 2016

À travers la photographie et les installations sculpturales, Gathered (Amalgame) explore les enjeux de la féminité et des relations familiales qui, à la base, sont inspirés des archives et des souvenirs personnels de l'artiste. Grâce au processus de modification de vieux vêtements appartenant à sa famille, les pièces finales créées font référence à l'idée du « chez-soi », du fœtus et du corps.

Vernissage : le jeudi 5 mai de 17 h 30 à 19 h 30
Causerie avec l’artiste (en anglais avec période de questions bilingue) : le dimanche 22 mai à 14 h

Œuvres d’Aislinn Leggett

Gathered #26, 2013, épreuve à jet d'encre sur papier, 152 x 101 cm. Gracieuseté de l’artiste

 Œuvres d’Aislinn Leggett

Wrapping Them Up – It #1, 2014, laine, 30 x 10 x 13 cm. Gracieuseté de l’artiste

Extrait du catalogue

Cette œuvre nous parle d’héritage, de matrimoine. On se ressouvient à la voir d’une domesticité depuis peu révolue – si peu ici. L’artiste s’ingénie à récupérer des objets qui ont bravé l’usure, qui ont conféré son âme à une maison, des souvenirs qui font naître une chaleur à l’esprit, qui procurent l’impression d’un enrobement. Ainsi, elle persiste à garder trace, d’où peut-être qu’il y ait là quelque chose de la chute vertigineuse dans le temps.

Le reste, la matière agissent comme des traces, des indices. Sans le révéler distinctement, les voici qui nous ramènent au passé. Traces de l’enfance, d’un imaginaire qu’elle aurait imprimé, quelque part, en quelqu’un. Traces d’une ère peu lointaine, des femmes y amassant rigoureusement chiffons et guenilles, y confectionnant vaillamment de quoi apaiser le froid. Traces d’huile, de cambouis, d’humus, de boue séchée. Dès lors, l’œuvre se montre indissociable de la conservation, mais aussi de la célébration de l’autre – mère, père, frères, grand-tantes, grand-mères – et d’un sol commun.

Extrait du texte Le fil du temps par Valérie Litalien

Biographie

Aislinn Leggett a grandi sur une petite ferme de Namur au Québec. L’histoire de sa famille est profondément enracinée dans la région, où l’on peut retracer les origines de ses ancêtres à travers une lignée de fermiers, de guides forestiers et d’ouvriers ayant œuvré parmi les bois. Aislinn Leggett utilise la photographie, des installations et la vidéo pour sonder et explorer les notions rattachées à la mémoire et aux archives. Aislinn Leggett a exposé ses œuvres au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie, notamment au Noorderlicht Photofestival aux Pays-Bas et aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie. En 2014, elle a publié un livre aux Éditions du Renard et, plus récemment, elle a exposé deux installations à la Maison de la culture Mercier à Montréal, ville où elle habite et travaille actuellement.

Chae, Conrod, Göllner, King, Sauvé, Skahan & Thibault – Full Catastrophe

Du 17 mars au 24 avril 2016

Dans le film Zorba le Grec, Zorba décrit ainsi sa vie : « une femme, des enfants, une maison, tout. Une vraie catastrophe. » Zorba n'assimile pas la catastrophe au désastre, mais plutôt à l'immensité de l'expérience de vie, appréciant l'abondance de la vie et l'inéluctabilité des complications, des tragédies et des chagrins. Full Catastrophe (Pleine Catastrophe) présente les dernières œuvres de Elle Chae, Heidi Conrod, Adrian Göllner, Gillian King, Anthony Sauvé, Justine Skahan et Annie Thibault.

Vernissage : le jeudi 17 mars de 17 h 30 à 19 h 30
Causerie avec les artistes Adrian Göllner (en anglais) et Annie Thibault (en français) : le vendredi 1er avril à 12 h 30

Le titre de cette exposition est un hommage au film Zorba le Grec, sorti en 1964, dans lequel le personnage principal s’exclame : « Ma femme, les enfants, la maison et tout. La pleine catastrophe. » [traduction libre]. Or, le mot catastrophe ne désigne pas ici un événement tragique, bien que Zorba en vive tout un, mais plutôt l’immensité de l’expérience humaine. Ainsi, dans cette exposition, le concept de la « pleine catastrophe » découle d’un point de vue global qui considère la vie dans son vaste ensemble tout en étant saturé de ses détails riches et abondants.

-Extrait du texte par Celina Jeffery

Full Catastrophe (Pleine Catastrophe) présente les dernières œuvres de Elle Chae, Heidi Conrod, Adrian Göllner, Gillian King, Anthony Sauvé, Justine Skahan et Annie Thibault.

Peinture abstraite de Elle Chae

Elle Chae, So The Story Goes..., 2015, huile sur toile, 214 x 153 cm. Gracieuseté de l’artiste

Elle Chae est une artiste d’Ottawa née en Corée. Elle a vécu en Corée du Sud et à Fidji avant de s’installer à Ottawa. En 2011, elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université d’Ottawa, et elle est actuellement candidate à la maîtrise en beaux-arts à cette même université. Ses peintures ont été exposées en Ontario et au Québec, et elle est représentée par la galerie Wall Space d’Ottawa. 

Peinture abstraite de Heidi Conrod

Heidi Conrod, Working Through Memory, 2015, huile et cire sur toile, 25 x 20 cm. Gracieuseté de l’artiste

Heidi Conrod est candidate à la maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa. Elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts en 2012 et un baccalauréat en sciences (biologie) en 1994. Elle est également titulaire d’un diplôme de l’École d’art d’Ottawa, avec spécialisation en dessin et en gravure. Ses œuvres ont été exposées dans des galeries partout au Canada. Ses peintures abstraites récentes abordent les notions du flux de perception et de l’acte de mémoire.

Sculpture d’Adrian Göllner

Adrian Göllner,Exploded Vase 8, 2015, terre cuite, 24 x 22 x 16.5 cm. Gracieuseté de l’artiste

Adrian Göllner a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Queen’s en 1987. Installé à Ottawa, il continue d’organiser des expositions au pays et à l’étranger et a eu la chance de recevoir 20 commandes d’œuvres d’art public. Il a occupé de nombreux postes au conseil d’administration de centres dirigés par des artistes et de groupes de promotion des arts. Il vient d’entreprendre un programme de maîtrise en beaux-arts à l’Université d’Ottawa.

Peinture abstraite de Gillian King

Gillian King, Rags, 2015, cendres de chien, pluie, vernis et acrylique sur toile, 152 x 122 cm. Gracieuseté de l’artiste

Peintre et artiste pluridisciplinaire, conservatrice et éducatrice installée à Ottawa, Gillian King est originaire de Winnipeg au Manitoba. Candidate à la maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (2016), elle est titulaire d’un baccalauréat avec mention en peinture de l’Université du Manitoba (2011). Son œuvre explore le contrôle et le chaos grâce à l’utilisation de matériaux qui franchissent la limite entre peinture et sculpture. Elle aborde les concepts de l’anthropocène ou des interactions entre l’humain et le non-humain. Gillian King a exposé ses œuvres dans diverses galeries en Ontario, au Manitoba, en Alberta, au Québec et aux Pays-Bas. Elle a récemment effectué des résidences au Banff Centre (Banff, Alberta) et aux Sparkbox Studios (Picton, Ontario).

Anthony Sauvé, The Artist as Rockstar (plan fixe), 2015, projection vidéo sur une guitar brisée, dimensions variées. Gracieuseté de l’artiste

Anthony Sauvé est un artiste multidisciplinaire formé en photographie et originaire de Montréal où il a obtenu un baccalauréat en Médias d’Impression de l’Université Concordia. Son travail est basé sur la performance: des installations-vidéo dans lesquelles il personnifie des personnages et construit des situations absurdes et comiques. Il est actuellement candidat à la maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa.

Peinture d'une scène en plein air créée par Justine Skahan

Justine Skahan, Hot Tub, 2015, huile sur panneau, 61 x 51 cm. Gracieuseté de l’artiste

Justine Skahan a obtenu son baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en Studio Arts de l’Université Concordia en 2010, et est actuellement candidate à la maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa. Elle a effectué des résidences au Banff Centre ainsi qu’à la Wild Bush Residency de Val-David. En 2015, Justine Skahan s’est rendue à la Biennale de Venise en Italie, en tant que toute première lauréate de la bourse d’études de la Fondation Stonecroft. Plus récemment, elle a participé à l’exposition intitulée Shelter à la galerie Lonsdale de Toronto.

Peinture abstraite d’Annie Thibault

Annie Thibault, Déviance et survivance, 2015, aquarelle et brou de noix sur papier, 55 x 76 cm. Gracieuseté de l’artiste

Annie Thibault vit et travaille à Gatineau, Québec. Inspirée par une esthétique de la vie où s’opèrent de multiples croisements entre l’art, la science et la nature, elle intègre dans sa pratique artistique le dessin, l’installation et la vidéo. Citons sa participation à l’exposition Intrus/Intruders au Musée national des beaux-arts du Québec (2008) et à Dé-con-structions au Musée des beaux-arts du Canada (2007). Elle a réalisé plusieurs œuvres publiques permanentes dont Élora au Pavillon d’oncologie de l’hôpital de Gatineau (2009). Ses oeuvres figurent parmi les collections du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Ville d’Ottawa, de la Galerie d’art d’Ottawa et de Loto-Québec. Elle poursuit actuellement une maîtrise en beaux-arts à l’Université d’Ottawa.

Barry Ace – Mnemonic (Re)Manifestations [(Re)manifestations mnémoniques]

Du 28 janvier au 6 mars 2016

En partenariat avec le Bal de Neige Mnemonic (Re) Manifestations [(Re)manifestations mnémoniques] réunit des œuvres récentes inspirées de multiples facettes de la culture Anishinaabe (odawa), confirmées par des sources historiques, le savoir traditionnel et des objets trouvés. Les œuvres reproduisent l’iconographie et les motifs floraux traditionnels des Grands Lacs, dont la lecture est interrompue par d’autres éléments, dont des appareils électroniques récupérés, de façon à faire converger les perspectives historique et contemporaine en tant que métaphores de la continuité et de la survie d’une culture.

Vernissage : le jeudi 28 janvier de 17 h 30 à 19 h 30
Parcours de l’exposition avec l’artiste (en anglais) : le dimanche 7 février à 14 h

Œuvre techniques mixtes de Barry Ace

Nigik Makizinan - Otter Moccasins (détail), 2014, vieilles chaussures, fourrure de loutre, tissu en velours, éléments électroniques assortis, fils de coton, poils de porc-épic synthétiques, peau de chevreuil, papier, feutre, coton, cuivre et perles, 135 x 15 x 15 cm (chacun). Photo: Toni Hafkenscheid

Œuvre techniques mixtes de Barry Ace

Digital Bandolier, 2012, fourrure de loutre, cuivre, éléments électroniques, crin de cheval, fil, perles, fils de coton, coton, plastique et un écran vidéo, 234 x 38 x 8 cm. Photo: Toni Hafkenscheid

Extrait du catalogue

Les traditions évoluent constamment. Elles perdurent parce qu’elles se répètent, transmises d’une génération à l’autre. Pourtant, avec chaque répétition, elles varient et se transforment forcément. Pour nous, les Anishinaabeg, la transformation est synonyme de pouvoir. Cette vision se reflète dans nos histoires de manitous et d’esprits capables de changer de forme, de se métamorphoser. Tout comme ces puissantes entités, les Anishinaabeg ont aussi conservé une grande capacité d’évolution et d’adaptation [1]. Alors que les souvenirs rappellent et sollicitent les traditions passées, le rythme constant de la continuité culturelle révèle une mémoire nouvellement présente. Dans l’exposition solo Mnemonic (Re)Manifestations, les plus récentes œuvres de l’artiste Barry Ace mettent en lumière la confluence et la perméabilité des dimensions historique et contemporaine, et explorent plus en profondeur le brassage incessant des souvenirs et de la tradition.

[1]Michael Witgen, An Infinity of Nations: How the Native World Shaped Early North America, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2012.

Extrait du texte par Alexandra Nahwegahbow

Biographie

Barry Ace a reçu le K.M. Hunter Visual Artist Award en 2015. C’est un visualiste actif qui puise son inspiration dans les multiples facettes de la culture traditionnelle Anishinaabe. Il crée des objets et des images qui reprennent plusieurs motifs et formes typiques, mais cherche à dérouter l’observateur avec son travail, en y introduisant des éléments non traditionnels pour faire converger les dimensions historique et contemporaine. Ses œuvres se trouvent dans de nombreuses collections privées et publiques au Canada et ailleurs. Membre de la Première nation de M’Chigeeng de l’île Manitoulin, en Ontario, Barry Ace est représenté par les Kinsman Robinson Galleries de Yorkville, à Toronto.

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