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Prix Karsh

Célébrer la photographie

À propos du prix Karsh

Fière d'honorer Yousuf et Malak Karsh, la Ville d'Ottawa a créé un prix commémoratif de 7 500 $ qui ira à un artiste professionnel établi pour souligner le caractère exceptionnel d'œuvres réalisées principalement au moyen de techniques photographiques. Le Prix est décerné tous les deux ans à un artiste d'Ottawa qui s'est engagé sérieusement à poursuivre l'excellence artistique dans cette discipline.

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À propos des frères Karsh

En 1932, Yousuf Karsh ouvre son premier studio à Ottawa, sur la rue Sparks où il reste pendant 40 ans. En 1937, le frère de Yousuf, Malak, immigre au Canada pour étudier la photographie auprès de son frère. En savoir plus sur ces photographes emblématiques.

Yousuf Karsh

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Yousuf Karsh naît en 1908 à Mardin, en Arménie (Turquie), et s'établit au Canada en 1924. Après avoir effectué de brèves études à Sherbrooke, au Québec, il reçoit pendant trois ans une formation de John Garo, un éminent photographe portraitiste de l'époque, originaire de Boston. En 1932, il ouvre son premier studio à Ottawa, sur la rue Sparks où il reste pendant 40 ans. Il déménage à l’hôtel Château Laurier en 1972. Tandis que son œuvre gagne en renommée, des membres du gouvernement, des hommes d'État en visite au Canada et d'autres dignitaires se présentent à lui afin qu'il les photographie.

Le portrait de Winston Churchill réalisé par Yousuf Karsh à Ottawa en 1941 conférera à l'artiste une grande notoriété sur la scène internationale. Cette photo deviendra d'ailleurs l'un des portraits les plus largement reproduits dans toute l'histoire de la photographie. Parmi les autres personnalités qu'il immortalisera sur pellicule au cours de sa carrière, notons Nelson Mandella, les présidents Kennedy et Clinton ainsi que leur épouse, Lester Pearson, Pierre Elliot Trudeau, le pape Jean Paul II, Eleanor Roosevelt et Albert Einstein. Des artistes tels que Pablo Picasso, Georgia O'Keefe, Andy Warhol, Stephen Leacock, Ernest Hemmingway, Luciano Pavarotti et Glenn Gould poseront également devant son objectif.

Yousuf Karsh publiera plus de dix livres entre 1946 et 2003 et collaborera à l'illustration de nombreux autres ouvrages. Nombre de ses portraits sont accompagnés d'un texte dans lequel il explique ses impressions sur le sujet photographié et l'expérience qu'il a vécue avec ce dernier. Yousuf Karsh nous quitte en 2002 tandis qu'il prépare son livre intitulé Karsh: A Biography in Images, qui fut publié en 2003 par le Musée des beaux-arts de Boston.

Tout au long de sa vie, Yousuf Karsh tiendra d'importantes expositions solos dans de grandes villes du monde entier. Certaines de ses œuvres font aujourd'hui partie des collections permanentes du Musée des beaux arts du Canada, du Museum of Modern Art et du Metropolitan Museum of Art de New York, du Chicago Art Institute, du Boston Museum of Fine Arts, de la National Portrait Gallery de Londres, de la Bibliothèque nationale à Paris, de la National Portrait Gallery d'Australie et de nombreux autres musées et galeries d'art du Canada et de pays étrangers.

En 1999, l'International Who's Who choisit Yousuf Karsh comme l'une des 100 personnalités les plus influentes du XXe siècle. Parmi les autres personnes figurant au palmarès, plus de la moitié ont été photographiées par Yousuf Karsh lui même. Ce dernier déclarera un jour : « Ma plus grande joie est de photographier des êtres d'exception, qu'ils soient humbles ou célèbres. »

Malak Karsh

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Malak Karsh naît le 1er mars 1915 à Mardin, en Arménie (Turquie). En 1937, il émigre au Canada pour devenir l'apprenti de son frère, le célèbre photographe portraitiste Yousuf Karsh, qui lui apprendra les rudiments de la photographie. Malak Karsh se spécialisera ensuite en photographie industrielle et en journalisme d'illustration. En 1941, il ouvre son premier studio sur la rue Sparks à Ottawa, avec l'aide de sa secrétaire et assistante, Barbara Holmes, qui deviendra plus tard son épouse, son associée en affaires, sa compagne de vie et la mère de leurs quatre enfants. Tout au long de sa vie, Malak Karsh utilisera son prénom seulement pour nommer son entreprise et signer ses œuvres.

Les photos de Malak Karsh illustrant la capitale nationale submergée par une mer de tulipes vaudront à l'artiste une renommée internationale. En 1952, sa fascination pour ces fleurs l'amène à fonder le Festival canadien des tulipes d'Ottawa. Ses œuvres paraîtront dans de nombreuses publications internationales, y compris le Canadian Geographic et le New York Times. En outre, plusieurs de ses créations seront reproduites sur des timbres, le plus récent étant un timbre canadien représentant une tulipe. L'une de ses photos servira également à illustrer le billet canadien de un dollar. En 2000, Malak Karsh reçoit la clé de la Ville d'Ottawa et une rue est nommée en son honneur. Cette récompense s'ajoute à l'Ordre du Canada, au prix Charlotte-Whitton et à la médaille d'or de l'Office national du film du Canada déjà décernés à l'artiste.

Malak Karsh s'éteint en 2001, nous léguant tout un héritage de beauté dans ses ouvrages : Ottawa et la région de la capitale nationale; Canadian Museum of Civilization; Canada: The Land That Shapes Us, A Capital of Tulips; Les édifices du Parlement;Tulips et Malak's Canada.

01, leaving a legacy of beauty in his books: Ottawa and the National Capital Regions; Canadian Museum of Civilization; Canada: The Land That Shapes UsA Capital of TulipsThe Parliament BuildingsTulips; and, Malak's Canada.

Date limite pour la présentation de candidature

Report du Prix Karsh de 2018 à 2019

Veuillez noter que le Prix Karsh a été reporté de 2018 à 2019.

La date limite pour soumettre une présentation de candidature pour le prix Karsh de 2019 est le lundi 7 janvier 2019.

Formulaires de présentation de candidature

Les lignes directrices et les formulaires de mises en candidature seront accessibles en septembre 2018.

Coordonnées

Renseignements sur le programme

Pour obtenir des renseignements particuliers sur votre demande ou pour discuter de votre admissibilité, communiquez avec:

Marie-Christine Feraud 613-580-2424, poste 23915

Renseignements généraux

Pour des renseignements généraux ou pour commander les formulaires de demande :

Infoculture 613-580-2424, poste 29404

2017 Karsh - Continuum (Exposition spéciale)

Continuum – Des artistes du Prix Karsh accueillent une nouvelle génération

Commissaire : Melissa Rombout

Du 14 septembre au 22 octobre 2017

Afin de créer une chaîne intergénérationnelle de mentorat favorisant l’innovation basée sur des techniques photographiques, d’anciens lauréats du Prix Karsh ont sélectionné sept artistes émergents : Joi T. Arcand, AM Dumouchel, Leslie Hossack, Olivia Johnston, Julia Martin, Meryl McMaster et Ruth Steinberg. Présentée dans le cadre du 150e anniversaire du Canada, cette exposition célèbre l’avenir de l’art issu de la photographie.

Événement spécial et vernissage

Maire Jim Watson ouvrira officiellement l’exposition à la Galerie Karsh-Masson lors d’un événement spécial qui aura lieu le jeudi 14 septembre 2017 de 17 h 30 à 19 h 30, à l’Hôtel de Ville d'Ottawa, Place Jean Pigott, 110, av. Laurier Ouest. Cet événement ainsi que le vernissage sont ouverts au public. Nous espérons que vous serez en mesure de vous joindre à nous pour cette célébration d’excellence artistique.

Parcours avec le commissaire : le dimanche 24 septembre à 14 h

Le Prix Karsh 2016

Lauréat

La Ville d’Ottawa a le plaisir d’annoncer que le Prix Karsh 2016 a été attribué à Michael Schreier.

Communiqué de presse : L’artiste d’Ottawa Michael Schreier remporte le Prix Karsh 2016 

Michael Schreier, Self-Portrait for Dave, June 27, 2016

 

 

 

 

 


 

Michael Schreier, Self-Portrait for Dave, 27 juin 2016

Exposition

La Galerie Karsh-Masson a présenté l’exposition Le Prix Karsh 2016: Michael Schreier – Camera Obscura du 8 septembre au 16 octobre 2016.

Cérémonie de remise du Prix Karsh

Le prix a été remis le jeudi 15 septembre à la Galerie Karsh-Masson.

Untitled, 2016, digital print, 32 x 43 cm. Courtesy of the artist
Untitled, 2016, épreuve numérique, 32 x 43 cm. Gracieuseté de l’artiste

Untitled, 2016, digital print, 32 x 43 cm. Courtesy of the artist
Untitled, 2016, épreuve numérique, 32 x 43 cm. Gracieuseté de l’artiste

Commentaire du jury

C’est avec plaisir que le jury du Prix Karsh 2016 nomme Michael Schreier lauréat de cette prestigieuse distinction. L’artiste a grandement contribué à la scène photographique d’Ottawa par son exploration rigoureuse mais poétique du potentiel expressif de l’image photographique, et par l’enseignement et le mentorat qu’il offre aux jeunes artistes prometteurs. 

Son approche réfléchie de l’art a toujours été centrée autant sur l’acte de photographier que sur l’image elle-même. Schreier a sa façon bien à lui de dénicher pour ses portraits des sujets insolites, bien qu’ordinaires, ce qui permet à l’observateur de se concentrer sur la valeur expressive des images elles-mêmes, sans être biaisé par l’éventuelle notoriété des sujets. Le photographe a créé des séries de clichés, regroupés sous des titres aussi évocateurs que Tears for an Empty Desert, en 2004, et Comedy of Postures, en 1996, qui poussent l’observateur à chercher ce qui relie chaque image à la série et au titre. 

Dans son blogue Camera Obscura, il explore le lien entre les photos et la mémoire en amenant l’observateur à formuler une trame narrative qui accompagnerait les images, ainsi qu’en suscitant une réflexion sur le caractère éphémère de la photo (pourquoi ce moment plutôt que l’instant d’après?). Il juxtapose poésie, musique et images, créant ainsi une légère variation de l’essence de la photographie. Comment résumer la quête de sens dans les images que s’est donnée Michael Schreier? Il n’y aurait meilleure réponse que le titre et le contenu de sa série de 2009, Storyteller/Waiting for Words. 

Membres du jury : Eva Major-Marothy, Alain Paiement et Jeff Thomas 

Lauréate du Prix Karsh 2014

Chantal Gervais

An example of Chantal Gervais's work

Chantal Gervais, Vitruvian Me, de la série Les maux non dits (The Body Ineffable), 2008. Gracieuseté de l'artiste.

Les photographies et vidéos de Chantal Gervais portent sur la représentation, l’identité et la relation entre le corps et la technologie. Théâtrale bien que sensible, son travail se délecte de la matérialité du corps, de sa vulnérabilité et de sa force. Dans une série d’autoportraits créée à l’aide d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et d’images numérisées à plat, l’artiste repousse les limites de la photographie en transformant des données scientifiques en études personnelles et révélatrices de l’identité. Ses corpus de travail distincts se veulent une narration continue  qui réfléchit sur les réactions émotionnelles et physiques face à notre propre mort et à notre condition humaine.

Formée à Ottawa et à Londres (Angleterre), Chantal Gervais vit à Ottawa depuis 1990. Engagée au sein de sa communauté, elle travaille comme enseignante  à l’Université d’Ottawa et à l’École d’art d’Ottawa. Elle a été membre du conseil d’administration de divers centres d’artistes de la région, notamment la Galerie 101 et Daïmôn. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions au Canada et à l’étranger. Elle a obtenu des subventions et des prix municipaux, provinciaux et nationaux, notamment en 2002 le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie du Conseil des arts du Canada.

 

Lauréate du Prix Karsh 2012

Rosalie Favell

Un exemple d’une œuvre d’art conçue par Rosalie Favell

Rosalie Favell, I awoke to find my spirit had returned (Plain(s) Warrior Artist). Gracieuseté de l’artiste.

La photographe Rosalie Favell s’inspire d’une multitude de sources, de la culture populaire aux albums de famille, pour dresser de complexes autoportraits de son expérience en tant que femme autochtone moderne. Dans cette image, comme dans toutes ses œuvres d’ailleurs, la photographie est un espace de diffusion dans lequel l’identité est créée, recréée, représentée et parfois même cachée. Les images illustrent l’agitation de l’artiste et son désir ardent de trouver sa place dans le monde.

Ayant grandi dans sa ville natale de Winnipeg, au Manitoba, Rosalie Favell puise son inspiration dans ses racines familiales et son patrimoine métis (cri et anglais). Elle a étudié la photographie à l’Université Ryerson (à Toronto), après quoi elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l’Université du Nouveau-Mexique et fait des études de doctorat (sauf la thèse) à l’Université Carleton (à Ottawa). Ses œuvres sont l’objet d’expositions individuelles en Amérique du Nord, en Taïwan et en Écosse. Elle a reçu plusieurs prix et bourses à l’échelle provinciale et nationale, notamment la bourse Chalmers de recherche artistique du Conseil des arts de l’Ontario  et le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton.

Lauréat du Prix Karsh 2010

Tony Fouhse

Un exemple d’une œuvre d’art conçue par Tony Fouhse

Tony Fouhse, Jessica and Melissa. Gracieuseté de l’artiste.

Né en 1954, Tony Fouhse est un photographe d’Ottawa qui, depuis 30 ans, conjugue son travail éditorial et commercial avec sa pratique artistique personnelle. Photographe portraitiste de haute technicité, Tony Fouhse a fait ses premiers pas d’artiste dans la rue, un milieu qu’il n’a depuis jamais abandonné. Sa vision humaniste a été influencée par sa sensibilité à l’égard de la rue et des leçons qu’elle nous incite à tirer. Ses œuvres ont paru dans de nombreuses publications et ont été exposées dans des galeries partout en Amérique du Nord.

Bien que les gens qu’il photographie soient le plus souvent étrangers à notre centre démographique, ses portraits crus et fascinants font tombés les barrières créées par les différences sociales. Parfois troublantes, ses images exigent de l’observateur une attention particulière, l’obligeant à lutter contre ses propres préjugés non avoués. Tony Fouhse ne juge pas en pointant son appareil photo vers le haut ou le bas, mais négocie plutôt les images de ses sujets avec une empathie fondée sur le respect mutuel. Il donne le ton en posant son trépied métaphorique droit devant vous et vous laisse tout simplement « exister ». Doté d’un sens aigu du lieu et d’une vision profondément démocratique de ses concitoyens, Fouhse suscite les éloges pour l’honnêteté émotionnelle de ses portraits.

Lauréat du Prix Karsh 2008

Jeff Thomas

Un exemple d’une œuvre d’art conçue par Jeff Thomas.

Jeff Thomas, Memory Junction. Gracieuseté de l’artiste.

Jeff Thomas est un artiste « iroquois urbain » né à Buffalo, dans l’État de New York, en 1956. Ses parents et ses grands-parents sont nés dans la réserve des Six-Nations, près de Brantford (Ontario), et ont quitté la réserve afin de trouver du travail à la ville. La démarche photographique de Thomas porte sur les questions politiques et d’identité propres aux Premières nations.

Photographe et conservateur, il s’est fait une spécialité de l’exploration des ressources culturelles historiques afin de ramener des voix, des récits et des perspectives dans le présent. Dans le cadre de ses projets de conservation, Thomas a fouillé des archives pour y trouver des documents visuels et écrits non autochotones, de façon à reconstituer des éléments oubliés de l’histoire autochtone.

Ses œuvres photographiques font partie d’importantes collections au Canada, aux États-Unis et en Europe. Elles sont à l’origine de nouvelles sources de recherches et de connaissances ayant inspiré une meilleure prise de conscience et contribué à une discussion éclairée sur les dossiers concernant les Autochtones. Reconnue pour sa grande importance sur le plan culturel et pour son caractère très innovateur, l’œuvre de Thomas a permis d’affirmer une identité autochtone urbaine contemporaine.

Lauréate du Prix Karsh 2006

Robert Bourdeau

Un exemple d’une œuvre d’art conçue par Robert Bourdeau

Robert Bourdeau, Le Grand Palais. Gracieuseté de l’artiste.

Robert Bourdeau est un artiste autodidacte qui a commencé à faire de la photographie à la fin des années 1950 après avoir rencontré l’influent photographe américain Minor White.

Utilisant un appareil photo grand format, Robert Bourdeau crée des images à partir de négatifs mesurant jusqu’à 8 po sur 10 po. Une pellicule de cette taille capte davantage de détails qui’il est possible d’en percevoir à l’œil nu. Une qulaité d’impression impeccable permet d’exposer un lien personnel avec les environnements naturels et ceux d’origine humaine et fait voir l’importance cérémonielle que Robert Bourdeau accorde à la pratique de la photographie et aux espaces qu’il saisit. Il sait traduire les formations naturelles et d’origine humaine en abstractions ressemblant à des tapisseries, effaçant le point d’observation unique pour privilégier plutôt une grande considération pour l’architecture naturelle, son unicité et sa richesse spirituelle. La production avec déférence de collections d’images illustrant des sites industriels dégradés marque une évolution dans l’œuvre photographique de Robert Bourdeau qui, de formelle et remarquable, a prix un aspect iconique et intemporel.

Lauréat du Prix Karsh 2005

Justin Wonnacott

Un exemple d’une œuvre d’art conçue par Justin Wonnacott.

Justin Wonnacott, I remember and I forget, 2007. Gracieuseté de l’artiste.

Né à Belleville (Ontario) en 1950, Justin Wonnacott s’est installé à Ottawa en 1974, se joignant à un studio commercial, où il a travaillé comme photojournaliste et photographe commercial. À la fin des années 1970, il a ré-orienté sa carrière, devenant artiste, photographe, conservateur, professeur et historien visuel. L’oeuvre de Justin Wonnacott est aussi variée que ses domaines d’intérêt. Il a commencé par explorer les méthodes documentaires, adoptant par la suite une approche théâtrale de la photographie, alors que dans les années 1990, il a exploré le photomontage numérique. Ses plus récents photomontages grand format sont inspirés du photomontage politique et de la double relation qu’il entretient avec les photographies en tant que fabricant et consommateur d’images. Justin Wonnacott continue, entre autres activités, de contribuer à un important projet concernant l’art public dans la région de la capitale nationale et à la constitution d’archives d’images contemporaines de la rue Somerset,dont une oeuvre en images intitulée « I remember and I forget », qui fait référence au genre de la nature morte et à lui-même. Tous ses projets témoignent de son ardent désir de comprendre la signification sociale de l’image photographique.

Lauréate du Prix Karsh 2003

Lorraine Gilbert 

An example of Lorraine Gilbert's work

Lorraine Gilbert, Doing the Dishes, 2002-2003. Gracieuseté de l’artiste.

Lorraine Gilbert est à la fois artiste, éducatrice et conceptrice graphique. Elle est titulaire d’un baccalauréat en biologie environnementale et d’une maîtrise en beaux-arts. Son œuvre photographique, fortement influencée par l’intérêt qu’elle porte à la biologie et à la nature, examine ce que la nature a d’extraordinaire et la façon d’y accéder par des moyens ordinaires. Montrant des jardins, des paysages urbains et sauvages et les résultats de la récolte forestière en Occident, ses images nous amènent à réévaluer les liens entre la culture et la nature. Afin de poursuivre ces explorations, Lorraine Gilbert continue de travailler auprès de Borèal Art/Nature, centre dirigé par un groupe d’artistes dans les Laurentides québécoises, où elle a également collaboré à l’organisation d’expéditions internationales et de séjours en résidence dans la maison qu’elle partageait avec deux autres personnes sur un terrain de 100 acres constitué de forêts, de champs et de lacs.

Se situant au cœur des enjeux soulevés par le contact entre la haute technologie et la nature sauvage, l’œuvre de Lorraine Gilbert reflète son intérêt pour la différence entre le paysage en tant que vision idéale ou essentielle et la nature qu’il représente en cette époque où les expériences se vivent par procuration. Elle s’efforce d’établir la distinction entre la réalité et la photographie tout en préservant l’illusion de la vérité, si importante dans l’art photographique.