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Arrêt cardiaque - Programme de défibrillateurs accessibles au public des paramédics

Lorsqu’un cœur cesse de battre, une intervention rapide permet souvent de sauver une vie. En collaboration avec les paramédics de la Ville d’Ottawa, les résidents qui ont reçu une formation en réanimation cardiorespiratoire peuvent améliorer, et ont meme amélioré, le taux de survie des personnes qui subissent un arrêt cardiaque. Consultez les quatre liens de l’illustration suivante pour connaître les étapes décisives nécessaires pour sauver une vie .

Les étapes décisives nécessaires pour sauver une vie

  1. Communication rapide de l’urgence au service 911
  2. RCR immédiate
  3. Défibrillation rapide
  4. Soins avancés en réanimation efficaces
  5. Soins à la suite d’un arrêt cardiaque

Acheter un défibrillateur externe automatisé (DEA)

photo d'un défibrillateur externe automatisé

Relevez le défi communautaire

« Une ville cardiosécuritaire » d’Ottawa

Plus de 800 défibrillateurs externes automatisés (DEA) ont été mis à la portée de résidents d’Ottawa ayant reçu une formation sur leur utilisation. De ce nombre, 350 sont des organismes du secteur privé exploités par des particuliers. Votre organisme peut participer à cette initiative salutaire en achetant un DEA et en l’installant dans ses installations.

Actuellement, la Ville d’Ottawa utilise le modèle Zoll AED Plus pour son système public, le modèle Zoll AED Pro pour ses services de police et d’incendie, et le modèle Zoll M-Series pour son service paramédic. Le Programme de défibrillateurs accessibles au public des paramédics (PDAP) tentera d’aider les installations qui n’appartiennent pas à la Ville à élaborer et à mettre en œuvre leur propre programme de DAP, pour les étapes suivantes :

  • Choix, installation, entretien et téléchargement d’un DEA approprié
  • Élaboration de plans d’intervention et de formation, renouvellement des stocks de matériel, remplacement des coussinets et coordination d’une séance de débreffage après l’événement, à l’intention du personnel

Si votre organisation choisit un DEA semblable à celui qu’utilise le Service paramédic d’Ottawa, nous pouvons vous offrir la plupart des services mentionnés plus haut gratuitement ou à coût réduit, en raison des économies d’échelle et de la normalisation de l’équipement et des services.

Pour en savoir plus sur les produits canadiens homologués, rendez-vous à :

Pour obtenir plus de renseignements sur l’achat d’un DEA.

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Foire aux questions

Q : Qu'est-ce qu'un arrêt cardiaque?

R : Un arrêt cardiaque est une affection qui survient lorsque le cœur cesse abruptement et subitement de battre. Il est habituellement causé par une fibrillation ventriculaire, c'est-à-dire lorsque le ventricule inférieur du cœur palpite de façon incontrôlable et n'arrive plus à pomper le sang. Une défibrillation rapide est le seul traitement efficace contre cette affection.

Q : Est-ce qu'un arrêt cardiaque est la même chose qu'une crise cardiaque?

R : Non. Une crise cardiaque survient lorsqu'un caillot de sang obstrue subitement une artère coronaire, ce qui entraîne le dépérissement du muscle cardiaque approvisionné en sang par cette artère. Les patient faisant une crise cardiaque éprouvent habituellement une douleur à la poitrine et demeurent généralement conscientes. Les crises cardiaques sont graves et peuvent mener à un arrêt cardiaque. Toutefois, un arrêt cardiaque peut survenir soudainement et indépendamment d'une crise cardiaque. Sans traitement immédiat, un arrêt cardiaque entraîne la mort.

Q : Qui est susceptible de subir un arrêt cardiaque?

R : Bien que la moyenne d'âge des patient subissant un arrêt cardiaque soit d'environ 65 ans, un arrêt cardiaque est imprévisible et peut toucher n'importe qui, n'importe où, n'importe quand.

Q : Qu'est-ce qu'un défibrillateur externe automatisé?

R : Un défibrillateur externe automatisé (DEA) est un dispositif qui analyse automatiquement le rythme cardiaque et indique à l'utilisateur d'administrer une décharge électrique s'il détecte une fibrillation ventriculaire, un trouble rythmique qui entraîne la mort s'il n'est pas traité.

Q : Dois-je être médecin, infirmière ou paramédic pour utiliser un DEA?

R : Non. N'importe qui peut se servir d'un DEA après quelques heures de formation.

Q : Comment fonctionnent les DEA?

R : Ces appareils sont automatisés. Ils transfèrent la responsabilité de la prise de décision des secouristes à une puce d'ordinateur interne. Au lieu d'être munis de palettes, ils possèdent des électrodes qui se placent facilement sur la poitrine du malade. Ces appareils donnent des directives par étapes à l'utilisateur au moyen d'un message préenregistré. Les DEA analysent le cœur et administrent une décharge électrique au malade seulement s'ils détectent un rythme cardiaque qui nécessite une défibrillation. Si la personne n'est pas en arrêt cardiaque, le DEA ne lui administre pas de décharge.

Q : Qu'est-ce que la réanimation cardiorespiratoire?

R : La réanimation cardiorespiratoire (RCR) fait partie intégrante de la « chaîne de survie ». En l'absence d'un défibrillateur, on peut pratiquer la RCR du moment où la crise survient jusqu'à l'arrivée de ce dernier. Ainsi, on peut prolonger la période où le défibrillateur est efficace. Les chances de survie du malade sont meilleures si l'on procède à la RCR avant l'arrivée du défibrillateur.

chances de survie contre le temps écoulé avant la défibrillation (minutes)

Q: Ne devrait-on pas attendre l'arrivée des paramédic?

R : Dans la majorité des cas, il est impossible pour les paramédics d'arriver sur les lieux d'un arrêt cardiaque assez rapidement pour commencer la RCR et procéder rapidement à la défibrillation, car, pour chaque minute qui s'écoule après un arrêt cardiaque, les chances de survie diminuent de 10 p. 100.

Commencez toujours par la RCR.

Q : Qu'arrive-t-il si j'oublie comment administrer une décharge électrique au malade?

R : Les étapes pour administrer une décharge électrique aux patient subissant un arrêt cardiaque sont simples et directes. Vous n'avez qu'à suivre les directives visuelles et auditives fournies par le DEA.

Q : Est-ce que je peux blesser le malade avec un DEA?

R : La plupart des patient subissant un arrêt cardiaque meurent si leur cœur ne reçoit pas immédiatement une décharge électrique au moyen d'un défibrillateur. Si vous suivez les procédures standard et les consignes de sécurité habituelles, vous ne pouvez faire autrement qu'aider la personne.

Q : Est-ce que je peux accidentellement m'administrer une décharge électrique?

R : Les DEA sont extrêmement sécuritaires lorsqu'ils sont utilisés de façon appropriée. La décharge électrique est programmée pour aller d'une électrode à l'autre en passant par la poitrine du malade. Si les secouristes prennent les précautions de base, comme ne pas toucher le malade pendant l'administration de la décharge, ils assurent presque entièrement leur sécurité.

Q : Est-ce que toutes les ambulances possèdent un défibrillateur?

R : Oui. Toutes les ambulances et tous les camions d'incendie sont munis les voitures de police identifiées de DAE. 

Q : Devrait-on utiliser un DEA lorsqu'un enfant subit un arrêt cardiaque?

R : Oui. Lorsque vous installez un DEA sur un enfant ou un bébé, essayez toujours d’utiliser des électrodes pour enfant. Si vous n’en avez pas, servez-vous d’électrodes pour adulte en les plaçant en position antéro-postérieure (sur la poitrine et sur le dos), vu la petite taille du corps de l’enfant ou du bébé. Si les électrodes touches, vous ne devriez pas utiliser le DEA car cela pourrait créer un arc électrique.

Q : Notre organisme possède des ressources limitées. Pourquoi devrions-nous investir dans un programme de défibrillation rapide?

R : Un DEA est l'ordinateur le plus important qu'une entreprise puisse acheter. Il s'agit d'un investissement clé dans la santé et la sécurité au travail. Plus de 50 organismes canadiens liés au domaine des soins cardiaques d'urgence, y compris la Fondation des maladies du cœur, favorisent l'installation généralisée de défibrillateurs automatisés. Les DEA commencent à faire partie des soins d'urgence standard et, depuis octobre 2000, toute personne qui reçoit une formation en RCR en Amérique du Nord reçoit également une formation sur l'utilisation d'un DEA.

Q : Quoi faire si le DEA est défectueux?

R : Lorsque les DEA sont bien entretenus, ils sont très rarement défectueux. Ils nécessitent peu d'entretien. Dans le cas improbable où un appareil ne fonctionne pas, suivez les recommandations du fabricant et pratiquez la RCR jusqu'à l'arrivée des paramédics.

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Mettre sur pied un Programme de défibrillateurs accessibles au public

Le Service paramédic d’Ottawa invite toutes les entreprises et les partenaires de la Ville d’Ottawa à mettre en place un programme d’accès public aux défibrillateurs, moyen bon marché et efficace de contribuer à la protection des employés, des résidents et des visiteurs.

La présence d’un défibrillateur externe automatisé en milieu de travail peut augmenter de façon significative les chances d’une personne de survivre à un arrêt cardiaque.

Pour de plus amples renseignements sur la façon de vous procurer un défibrillateur externe automatisé et de mettre en place, dans votre milieu de travail, un programme d’accès public aux défibrillateurs, veuillez communiquer avec nous ou composer le 613-580-2424, poste 22452.
 

Lois et règlements

Il est hautement prioritaire pour le Service paramédic d’Ottawa, responsable du Programme de défibrillateurs accessibles au public, de voir à ce que les personnes qui achètent et utilisent les DEA dans le but de sauver des vies respectent les normes élevées en vue d’une utilisation responsable.

Les DEA et la loi :

Il y a très peu de risques juridiques ou liés à la responsabilité pour une personne qui utilise un DEA. Le concept d’avoir un DEA sur place a été grandement encouragé par plus de 50 organismes canadiens voués à la santé cardiovasculaire, notamment la Fondation des maladies du cœur. Avoir un DEA sur place est rapidement en train de devenir une norme de base en matière de soins d’urgence, aussi importante qu’avoir un avertisseur de fumée. En fait, les installations qui s’équipent de DEA réduisent désormais leur responsabilité, car ils fournissent un service susceptible de sauver des vies. Le Projet de loi 171 protège davantage les organismes qui équipent leurs installations de DEA.

Comment les membres du public sont-ils protégés?

Le Code criminel fédéral exempte les personnes de tout acte commis de bonne foi lors de situations d’urgence ou constituant un danger de mort (c’est ce qu’on appelle la loi du bon samaritain – Projet de loi 20). Il est important de noter que la responsabilité lors de l’utilisation d’un DEA n’est que théorique. Il n’y a jamais eu au Canada d’affaire au civil ou au criminel portée contre un membre du public ayant utilisé un DEA pour tenter de sauver une vie. La personne que vous essayez d’aider – et que vous sauverez peut-être – est pratiquement déjà morte : vous ne pouvez pas lui nuire davantage. Même si l’utilisation de ces appareils n’est pas une garantie de survie, elle donne une chance là où il n’y en avait pour ainsi dire aucune. Empêcher l’utilisation d’un DEA sous prétexte d’une peur de responsabilité non fondée, cela revient à signer l’arrêt de mort de milliers de Canadiens chaque année.

Comment l’organisme qui a acheté un DEA est-il protégé?

Comme nous l’avons mentionné plus haut, il n’y a jamais eu au Canada d’affaire au civil portée contre un organisme qui avait installé un DEA. Tout ce qu’on exige des propriétaires de DEA, c’est qu’ils utilisent et entretiennent un appareil adéquat et qu’ils voient à ce que des employés ayant reçu une formation soient prêts à intervenir, conformément à un « plan d’intervention d’urgence interne ».

La supervision médicale d’un programme de DEA :

Dans certaines provinces, l’utilisation d’un DEA est un « acte médical délégué », ce qui signifie qu’un médecin doit superviser l’installation d’un DEA dans l’organisme ainsi que la formation qui s’y rattache. Toutefois, la province de l’Ontario a clarifié sa législation afin que ce ne soit plus un acte médical délégué. Il est cependant recommandé qu’un directeur médical (en général mis à la disposition de l’organisme acheteur par un organisme de formation agréé) encadre le programme.

Enregistrement des emplacements des DEA

Le Service paramédic d'Ottawa souhaite que les installations disposant de défibrillateurs externes automatiques sur les lieux s'inscrivent auprès du Centre de répartition du Service paramédic d'Ottawa. Ces renseignements seront fournis aux répartiteurs lorsqu'un appel au 9-1-1 provient de l'édifice inscrit. Les répartiteurs pourront ainsi indiquer aux premiers intervenants l'emplacement du DEA afin qu'ils l'utilisent.

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