Ce site utilise JavaScript. Veuillez activer la fonction JavaScript dans votre navigateur et recharger la page pour voir le site complet.

Planification et politique environnementales

Données, politiques, rapports et stratégies en matière d’environnement

La Ville d’Ottawa élabore et met en œuvre une gamme de stratégies, de politiques et de programmes pour protéger les écosystèmes et réduire la pollution, l’utilisation des ressources et la consommation d’énergie. Voici les liens vers les pages d’ottawa.ca qui portent sur le sujet.

Rapports annuels

Règlements municipaux et autres règlements

Données

Plans

Politiques, stratégies et études

Programmes

Règlement sur les modifications d’emplacements

Le 9 mai 2018, le Conseil municipal d’Ottawa a approuvé le Règlement sur les modifications d’emplacements, qui encadre les activités liées à la modification d’emplacements, comme le dépôt ou la décharge de remblai, l’enlèvement de sol arable, le déboisement ou l’arrachage de végétaux ou la modification du niveau du sol. En général, tous les terrains d’Ottawa y sont assujettis, sauf ceux qui sont déjà régis par un office de protection de la nature (p. ex., plaines inondables, rivières, ruisseaux et terres humides d’importance et leurs environs).

Le Règlement vise à :

  • prévenir les problèmes de drainage;
  • protéger la productivité des terres dans les zones désignées comme secteur de ressources agricoles dans le Plan officiel de la Ville d’Ottawa;
  • protéger contre les effets négatifs les zones naturelles désignées et les autres éléments désignés du patrimoine naturel (comme les terrains boisés et les vallées d’importance) situés dans les zones urbaines et dans les environs;
  • établir les règles et pratiques de base afin de prévenir les répercussions sur les terrains voisins et l’environnement durant la modification d’emplacements.

Dans la majorité des cas, les résidents n’ont pas besoin de l’approbation de la Ville avant de commencer à modifier un emplacement. Ils doivent cependant suivre les règles établies par le Règlement. Voici un résumé des règles de base qui encadrent la modification d’emplacements :

  1. ne pas travailler sur le terrain d’un autre propriétaire sans son autorisation;
  2. ne pas causer de problème de drainage chez ses voisins;
  3. suivre toutes les règles municipales, provinciales et fédérales applicables;
  4. ne pas nuire à la productivité des sols portant une désignation agricole;
  5. obtenir l’approbation de la Ville avant d’entreprendre des travaux dans une zone naturelle d’importance située dans le secteur illustré à l’annexe B du Règlement, ou à 30 m ou moins de celle-ci;
  6. aviser les propriétaires concernés si des travaux doivent être effectués à moins de 10 m de leur limite de propriété;
  7. aviser l’urbaniste de la Ville responsable du secteur avant de commencer à travailler sur un terrain durant le processus d’examen de la demande d’aménagement;
  8. contrôler la sédimentation et l’érosion, le cas échéant;
  9. clôturer ou délimiter le chantier, au besoin, pour prévenir les dommages accidentels aux arbres, aux structures ou aux biens situés à proximité;
  10. utiliser du remblai propre.

Appelez ou cliquez avant de creuser! Appelez Ontario One Call au 1‑800‑400‑2255 ou consultez le site https://www.on1call.com/fr/ pour connaître l’emplacement des infrastructures de services publics souterraines sur votre propriété, comme les conduites d’égout ou de gaz, les lignes électriques et les câbles de télécommunication. Ce service gratuit peut vous éviter des erreurs coûteuses ou dangereuses.

Les règles 1, 2 et 3 s’appliquent à tous. Il existe des exceptions à plusieurs autres règles pour l’entretien des cours, l’aménagement paysager, les pratiques agricoles, la gestion de terrains boisés et les aménagements approuvés. Les renseignements supplémentaires ci-dessous aideront les résidents à déterminer si les travaux qu’ils ont prévus sont visés par le Règlement.

Explication des règles encadrant la modification d’emplacements

Règle no 1 : Ne pas travailler sur le terrain d’un autre propriétaire sans son autorisation.

Si vous ne savez pas où se trouvent les limites de votre propriété, vous devez consulter votre plan d’arpentage ou communiquer avec un arpenteur-géomètre professionnel.

Règle no 2 : Ne pas causer de problème de drainage chez ses voisins.

Les résidents doivent savoir que les modifications apportées à la surface d’une propriété peuvent avoir un effet sur le drainage des eaux. Il est important de connaître les voies de drainage entourant votre résidence, votre propriété et votre quartier. Par exemple, l’aménagement d’une terrasse, d’une piscine ou même d’une plate-bande peut avoir des répercussions sur le drainage des eaux pluviales sur votre terrain et celui de vos voisins. Le Règlement indique que si votre projet nuit à la circulation de l’eau et cause des problèmes de drainage sur la propriété de votre voisin, vous pourriez être tenu de remédier à la situation.

Les fossés en bordure de route et les drains municipaux sont des éléments essentiels de l’infrastructure de la Ville qui ne doivent pas être modifiés, à moins de suivre le processus approprié (pour en savoir plus, consultez la Politique de transformation des fossés et les renseignements sur les drains et fossés). Les rivières, les ruisseaux et de nombreux autres cours d’eau sont régis par les offices de protection de la nature, et ne peuvent être modifiés sans permis. Avant d’entreprendre des travaux près d’un cours d’eau, veuillez consulter l’office de protection de la nature local.

Règle no 3 : Suivre toutes les règles municipales, provinciales et fédérales applicables.

Voici une liste de règles applicables courantes que vous devriez connaître :

Réglementation municipale

Règlement de zonage – Règlement établissant les utilisations du sol, les retraits des structures et la surface construite permise.

Règlement municipal sur la conservation des arbres urbains – Règlement visant à protéger les arbres situés sur les propriétés privées des zones urbaines et des zones d’expansion urbaine désignées.

Règlement municipal sur les égouts – Règlement régissant les rejets dans les égouts et les fossés de la Ville.

Règlement sur l’utilisation et l’entretien des routes – Règlement régissant l’utilisation des routes de la Ville, y compris l’utilisation et l’entretien des terre-pleins (appelés « boulevards » dans le règlement) par les propriétaires des terrains adjacents.

Règlement sur la protection des arbres et des espaces naturels municipaux – Règlement visant à protéger les arbres et les espaces naturels appartenant à la Ville : il faut obtenir une autorisation écrite avant d’entreprendre des travaux dans la zone critique des racines d’arbres appartenant à la Ville.

Règlement sur le bruit – Règlement régissant les niveaux de bruit, y compris les périodes pendant lesquelles l’utilisation d’outils électriques est permise.

Règlement sur les bâtiments – Règlement permettant à la Ville d’appliquer la Loi sur le code du bâtiment; il comprend des dispositions sur la construction de clôtures.

Règlement sur les clôtures – Règlement régissant la construction, l’entretien et la réparation des clôtures.

Règlement sur les enceintes de piscine – Règlement établissant les exigences relatives à la hauteur des clôtures de piscines.

Règlement sur les voies d’accès privées – Règlement régissant la construction d’entrées de cour ou de voies d’accès privées donnant sur les routes de la Ville.

Législation provinciale

Loi sur la protection de l’environnement – Loi régissant l’élimination des déchets, et visant à préserver la qualité de l’air, de l’eau et du sol.

Loi sur la protection du poisson et de la faune – Loi régissant la chasse et la pêche pour protéger la faune.

Loi sur le code du bâtiment – Loi administrée par la Ville régissant la conception et la construction des bâtiments, des rajouts, des terrasses et des installations septiques.

Loi sur le drainage – Loi régissant les drains municipaux.

Loi sur le patrimoine de l’Ontario – Loi visant à protéger les propriétés patrimoniales et les ressources archéologiques.

Loi sur les espèces en voie de disparition – Loi visant à protéger les espèces en voie de disparition ou menacées et leur habitat.

Loi sur les offices de protection de la nature – Loi régissant les travaux effectués à proximité d’un plan d’eau ou d’un milieu humide. Vous pourriez avoir besoin d’un permis pour effectuer des travaux dans ces secteurs : veuillez donc consulter l’office de protection de la nature local.

Loi sur les terres publiques – Loi régissant les travaux effectués à proximité ou le long des rives des lacs, des rivières et des cours d’eau appartenant à la Couronne autres que le canal Rideau, qui relève du gouvernement fédéral.

Réglementation et législation fédérales

Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs – Loi visant à protéger les oiseaux migrateurs et leurs nids.

Loi sur la protection de la navigation – Loi visant à protéger les eaux navigables.

Loi sur les pêches – Loi visant à protéger les poissons et leur habitat.

Règlement sur les canaux historiques pris en application de la Loi sur le ministère des Transports – Règlement régissant les travaux effectués dans le canal Rideau ou sur ces rives.

Règle no 4 : Ne pas nuire à la productivité des sols portant une désignation agricole.

Certaines terres situées en zone rurale ou dans la Ceinture de verdure ont été désignées comme secteurs de ressources agricoles dans l’annexe A ou B du Plan officiel. Ces sols productifs sont destinés à l’agriculture. Pour aider à protéger les terres de ces secteurs, le Règlement interdit l’enlèvement de terre arable ou toute autre activité qui nuirait à la productivité agricole. Des exceptions sont prévues pour les activités normales attendues dans ces secteurs : les pratiques agricoles, tout aménagement approuvé et l’entretien des cours.

Règle no 5 : Obtenir l’approbation de la Ville avant d’entreprendre des travaux dans une zone naturelle d’importance située dans le secteur illustré à l’annexe B du Règlement, ou à 30 m ou moins de celle-ci.

Cette règle vise uniquement les secteurs de la ville qui figurent sur la carte de l’annexe B du Règlement. Certains secteurs de la ville ont été désignés comme boisés d’importance provinciale ou locale. Bon nombre de ces secteurs ont été désignés comme zones écologiques naturelles, caractéristiques naturelles en zone urbaine ou caractéristiques naturelles rurales dans l’annexe A ou B du Plan officiel, tandis que d’autres font partie du secteur désigné réseau du patrimoine naturel (annexes L1, L2 et L3 du Plan officiel). Pour éviter ou atténuer les effets négatifs sur ces zones écologiquement vulnérables, le Règlement exige que les propriétaires consultent l’équipe d’urbanisme de la Ville et obtiennent l’approbation de la Ville avant d’entreprendre des travaux de modification d’emplacements dans ces zones ou dans un rayon de 30 m de celles-ci. Des exceptions sont prévues pour les aménagements approuvés, l’entretien des cours, les pratiques agricoles et la gestion des terrains boisés, en fonction des pratiques exemplaires en matière de foresterie.

Dans certains cas, la Ville pourrait exiger une étude d’impact sur l’environnement (EIE) qui démontre que les travaux proposés peuvent être réalisés sans affecter les caractéristiques naturelles ou leurs fonctions écologiques. Les décisions à ce sujet seront prises au cas par cas, conformément aux Lignes directrices concernant les études d’impact sur l’environnement de la Ville; son personnel peut accorder une dérogation aux exigences de l’EIE dans le cas des projets mineurs qui ne sont pas susceptibles d’avoir des conséquences négatives.

Le Règlement n’interdit pas aux propriétaires d’abattre des arbres ou d’enlever des boisés qui n’ont pas été désignés comme caractéristiques naturelles importantes dans le Plan officiel de la Ville. L’abattage des arbres qui se trouvent sur des terrains privés situés dans une zone urbaine ou une future zone d’expansion urbaine est régi par le Règlement municipal sur la conservation des arbres urbains, et l’abattage des arbres appartenant à la Ville, par le Règlement sur la protection des arbres et des espaces naturels municipaux.

Vous ne savez pas si cette règle vous concerne? Communiquez avec un agent de renseignements sur l’aménagement de l’un des centres du service à la clientèle de la Ville pour déterminer si votre propriété se trouve dans un rayon de 30 m d’une zone naturelle d’importance.

Règle no 6 : Aviser les propriétaires concernés si des travaux doivent être effectués à moins de 10 m de leur limite de propriété.

Si l’emplacement visé par les modifications d’emplacements proposées se trouve à moins de 10 m de votre limite de propriété, vous pourriez être tenu d’aviser les propriétaires qui partagent cette limite avant d’entreprendre les travaux. Aucun avis n’est requis pour les travaux d’aménagement paysager mineurs, l’entretien des cours, les pratiques agricoles ou la gestion des terrains boisés, ni pour les travaux à réaliser d’urgence à la suite d’incidents comme une inondation ou une défaillance d’un puits privé ou d’installations septiques.

Lorsqu’un avis est nécessaire, il est possible d’envoyer un avis écrit ou d’installer une affiche à l’entrée de votre propriété. L’avis doit comprendre les renseignements suivants :

  • une description claire des travaux et de leur objectif (p. ex., aménagement d’une nouvelle piscine ou d’une terrasse, ou travaux d’aménagement paysager);
  • l’emplacement et la superficie de l’aire touchée (p. ex., environ 30 m2 dans la cour arrière du 123, rue Exemple);
  • la durée prévue des travaux (p. ex., cinq jours à compter d’une date donnée);
  • les coordonnées de la personne ou de l’entreprise qui effectue les travaux (p. ex., nom et numéro de téléphone de votre entrepreneur).

L’avis ne donne pas le droit aux propriétaires de s’opposer à vos plans : il sert simplement à s’assurer qu’ils savent ce qui se passe, qu’ils connaissent la durée des travaux, et qu’ils savent avec qui communiquer s’ils ont des questions ou des préoccupations.

Règle no 7 : Aviser l’urbaniste de la Ville responsable du secteur avant de commencer à travailler sur un terrain durant le processus d’examen de la demande d’aménagement.

Les promoteurs qui souhaitent commencer les travaux sur un site avant que la Ville ait approuvé leur demande formulée aux termes de la Loi sur l’aménagement du territoire (p. ex., plan de lotissement ou modification du Règlement de zonage) doivent en aviser l’urbaniste de la Ville responsable du dossier. Ce dernier pourra alors en informer le conseiller du quartier et les associations communautaires concernés, et sera plus en mesure de répondre aux questions du public. Aucun avis n’est requis pour les travaux d’aménagement paysager mineurs, l’entretien des cours, les pratiques agricoles ou la gestion des terrains boisés, ni pour les travaux à réaliser d’urgence à la suite d’incidents comme une inondation ou une défaillance d’un puits privé ou d’installations septiques.

Règle no 8 : Contrôler la sédimentation et l’érosion, le cas échéant.

Les sols exposés à des activités liées aux modifications d’emplacements ou perturbés par celles-ci sont vulnérables à l’érosion par le vent ou l’eau. L’érosion du sol constitue une perte pour le propriétaire, et peut aussi avoir des impacts négatifs sur les conditions locales de l’air, la qualité de l’eau et les espaces naturels. Des mesures de contrôle des sédiments et de l’érosion peuvent être nécessaires pour garder le sol en place jusqu’à ce que le terrain se soit stabilisé. Dans le cas des projets modestes réalisés sur des surfaces relativement planes, il peut suffire d’éviter d’effectuer des travaux lorsque des pluies abondantes ou de grands vents sont prévus. Il est également utile de conserver une zone tampon intouchée comprenant de l’herbe et d’autres végétaux autour du chantier. Dans le cas des projets réalisés sur un terrain en pente ou près d’un cours d’eau, il pourrait être nécessaire d’utiliser des mesures plus avancées, comme des clôtures anti-érosion ou des barrages de correction en ballots de paille.

Règle no 9 : Clôturer ou délimiter le chantier, au besoin, pour prévenir les dommages accidentels aux arbres, aux structures ou aux biens situés à proximité pendant les travaux.

Le Règlement sur les bâtiments régit l’utilisation de clôtures de construction pour assurer la sécurité du public près des chantiers. Il est aussi conseillé de clôturer le chantier des activités liées aux modifications d’emplacements ou d’en marquer les limites autrement pour ainsi réduire les risques de dommages accidentels aux arbres environnants, aux espaces naturels, aux propriétés avoisinantes ou aux infrastructures. Si le chantier se trouve au centre d’un champ où ne se trouve aucun élément qui pourrait être endommagé, cette règle ne s’applique pas.

Règle no 10 : Utiliser du remblai propre.

La terre et les autres types de remblai utilisés sur le chantier doivent être propres. La réglementation provinciale établit les seuils pour les différents contaminants. Les résidents doivent veiller à se procurer la terre végétale et les autres types de remblai auprès de fournisseurs reconnus.

Exceptions aux règles

Le Règlement sur les modifications d’emplacements ne s’applique pas aux terrains régis par les offices de protection de la nature locaux aux termes de la Loi sur les offices de protection de la nature, notamment les plaines inondables et les terres humides d’importance de la ville, et la plupart des autres terres humides relevant de l’Office de protection de la nature de la vallée de la rivière Mississippi. Les terrains adjacents aux terres humides et aux cours d’eau sont aussi réglementés. Les limites réglementaires sont indiquées sur les cartes de geoOttawa, mais il faut les faire confirmer par votre office de protection de la nature local.

Le Règlement ne s’applique pas non plus à plusieurs activités régies par la législation provinciale et approuvées aux termes de celle-ci, y compris ce qui suit :

  • l’aménagement et l’entretien de réseaux de transmission ou de distribution aux termes de la Loi sur l’électricité;
  • l’extraction de granulat dans des puits d’extraction et des carrières autorisés aux termes de la Loi sur les ressources en agrégats;
  • l’aménagement, l’entretien ou la réparation d’ouvrages de drainage aux termes de la Loi sur le drainage ou de la Loi sur le drainage au moyen de tuyaux;
  • l’aménagement et l’exploitation de lieux d’élimination des déchets ou de systèmes de gestion des déchets aux termes de la Loi sur la protection de l’environnement.

Des exceptions à de nombreuses dispositions du Règlement sont prévues pour plusieurs activités courantes, comme les pratiques agricoles, la gestion de terrains boisés, les aménagements autorisés, l’aménagement paysager et l’entretien des cours. Pour en savoir plus sur ces exceptions, consultez les sections suivantes.

Pratiques agricoles

En vertu de la Loi de 1998 sur la protection de l’agriculture et de la production alimentaire de l’Ontario, les règlements municipaux ne peuvent restreindre les pratiques agricoles normales exécutées dans le cadre d’une exploitation agricole. Par conséquent, les agriculteurs sont exemptés de nombreuses règles du Règlement. Ils doivent obtenir une permission avant de commencer à travailler sur le terrain d’un autre propriétaire, et s’assurer qu’ils ne causent aucun problème de drainage sur les propriétés qui ne leur appartiennent pas. Ils ne sont pas obligés d’aviser qui que ce soit ni de demander l’autorisation de la Ville avant d’entreprendre des pratiques agricoles normales. Cependant, ils doivent respecter les règles 8 à 10 (contrôler la sédimentation et l’érosion et protéger la zone de travail, au besoin, et utiliser du remblai propre). La majorité des agriculteurs, qui assurent l’intendance de leurs propres terres, le font déjà au quotidien.

Les pratiques agricoles normales comprennent un large éventail d’activités, notamment la culture de champs, l’épandage de fumier, la récolte des cultures, l’installation et l’entretien de clôtures, la plantation et le retrait de haies et de brise-vent, et l’entretien des systèmes de drainage et d’irrigation. L’aménagement, l’entretien et la réparation de drains aux termes de la Loi sur le drainage au moyen de tuyaux ne sont pas assujettis au Règlement sur les modifications d’emplacements. L’enlèvement de sol arable accessoire à la production de gazon, à la culture en serre et à la culture en pépinière en est également exempté. Cependant, l’enlèvement de sol arable (y compris la tourbe) pour la vente ou aux fins de disposition y est assujetti, et est interdit dans les zones désignées secteur de ressources agricoles dans le Règlement.

Gestion de terrains boisés

Les propriétaires de terrain boisé ne sont pas tenus d’aviser qui que ce soit ni de demander l’autorisation de la Ville pour gérer leur terrain. Cependant, ils doivent obtenir une permission avant de commencer à travailler sur le terrain d’un autre propriétaire, et s’assurer qu’ils ne causent aucun problème de drainage sur les propriétés qui ne leur appartiennent pas. Ils doivent aussi respecter les règles 8 à 10 (contrôler la sédimentation et l’érosion et protéger la zone de travail, au besoin, et utiliser du remblai propre). Dans certains cas, la législation provinciale et fédérale s’applique (p. ex., Loi sur les espèces en voie de disparition et Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs).

Aménagements

Les aménagements approuvés par la Ville aux termes de la Loi sur l’aménagement du territoire ou de la Loi sur le code du bâtiment sont assujettis aux règles 1 à 3, et doivent respecter toute condition d’approbation applicable. Si vous prévoyez effectuer des travaux à moins de 10 m des limites de votre propriété, vous devez aviser vos voisins avant de commencer les travaux. Si vous souhaitez commencer les travaux avant de recevoir l’approbation de la Ville, vous devez aviser l’urbaniste de la Ville responsable de votre demande et suivre les règles 8 à 10. D’autres règles pourraient s’appliquer selon l’emplacement et le contexte du site : l’urbaniste de la Ville peut vous aiguiller à ce sujet.

Aménagement paysager et entretien des cours

L’aménagement paysager et l’entretien des cours sont exemptés de plusieurs règles du Règlement. Le terme « aménagement paysager » désigne toute activité visant à modifier les éléments visibles d’une portion de terrain. Il peut comprendre la plantation, le nivellement, l’installation de clôtures et l’aménagement de terrasses, de piscines, de plans d’eau et de structures comme des kiosques de jardin. L’entretien des cours peut comprendre des travaux comme l’épandage en couverture sur du gazon ou le remplissage de nids-de-poule sur une allée privée.

Les travaux d’aménagement paysager mineurs sont exemptés de la majorité des règles du Règlement. Les résidents n’ont pas besoin de l’approbation de la Ville ni d’aviser qui que ce soit pour terreauter leur parterre ou ajouter de nouvelles plates-bandes, de nouveaux arbres ou de nouveaux buissons. Cependant, ils doivent suivre les règles 1 à 3, ainsi que les règles 8 à 10, s’il y a lieu. Les règles 8 à 10 ne sont pas difficiles à respecter pour la majeure partie des projets de jardinage domestiques : ne travaillez pas durant les fortes averses, usez de prudence et utilisez des terres végétales de fournisseurs fiables.

Les travaux d’aménagement paysager et les projets d’entretien de cour majeurs, comme l’aménagement d’une piscine creusée ou le remplacement d’un champ d’épuration, ne sont pas exemptés de l’exigence d’avis : si le chantier se trouve à moins de 10 m de la limite de votre propriété, avisez vos voisins des travaux. Vérifiez si le projet aura une incidence sur la zone critique des racines de tout arbre appartenant à la Ville ou protégé par le Règlement municipal sur la conservation des arbres urbains, et obtenez toute autorisation nécessaire aux termes du règlement applicable concernant les arbres. D’autres règlements peuvent s’appliquer pour ces projets. Pour en savoir plus sur les champs d’épuration, communiquez avec le Bureau des systèmes septiques d’Ottawa; pour obtenir des renseignements sur le Règlement sur les enceintes de piscine, communiquez avec votre centre du service à la clientèle).

Coordonnées

Pour obtenir de plus amples renseignements sur votre propriété ou déterminer si elle est située dans un rayon de 30 m d’une zone naturelle d’importance, communiquez avec un agent de renseignements sur l’aménagement de l’un des centres du service à la clientèle de la Ville.

Pour consulter l’équipe d’urbanisme de la Ville à propos d’une modification d’emplacement proposée dans une zone naturelle d’importance située dans le secteur illustré à l’annexe B du Règlement, ou à 30 m ou moins de celle-ci, écrivez à l’adresse urbanisme@ottawa.ca.

Pour toute demande d’information concernant le Règlement et ses règles, écrivez à l’adresse urbanisme@ottawa.ca.

Pour signaler une violation potentielle du Règlement, faites le 3‑1‑1.

Stratégie de gestion des anciens sites d’enfouissement

La Stratégie de gestion des anciens sites d’enfouissement (SGASE) a été mise en œuvre par la Ville d'Ottawa dans le but de protéger la santé publique et l'environnement, d'évaluer et de limiter la responsabilité éventuelle de la municipalité et des particuliers et de fournir des renseignements aux différents intervenants en lien avec d'anciens sites d'enfouissement dans la ville fusionnée d'Ottawa.

La première phase de la SGASE comprenait un inventaire détaillé des anciens sites d'enfouissement de la ville, qui a été documenté dans le rapport intitulé  Stratégie de gestion des anciens sites d'enfouissement, Phase 1 - Détermination des sites, Ville d'Ottawa, Ontario.  Des copies électroniques sont disponibles sur demande.

Les demandes de renseignements généraux, par exemple, pour savoir si la maison d'un résident a été construite sur un ancien site d'enfouissement, peuvent être adressées à 

Unité de l’assainissement de l’environnement et des locations-  ERU-UAE@ottawa.ca

Kimberley Millar,gestionnaire, Unité de l’assainissement de l’environnement et des locations
613-580-2424, extension 23416
Kimberley.Millar@ottawa.ca.

Erin Tait, spécialiste, Assainissement de l'environnement
613-580-2424, extension 12958
Erin.Tait@ottawa.ca.

Espace vert

Une ville verte

Ottawa est reconnue pour ses grandes étendues de terres fédérales, mais notre ville ne possède pas seulement la Ceinture de verdure et les parcs fédéraux. Les sentiers et parcs aménagés, les terrains de sport et de jeux, les rangées d’arbres en bordure de route, les prairies entourant les bassins de rétention des eaux pluviales, les ravins boisés et les terres humides et forêts fragiles sont autant de formes que peuvent prendre les espaces verts publics de la Ville d’Ottawa. Bien que fermés au public, les espaces verts privés contribuent eux aussi de manière importante à la résilience et à l’intégrité écologique de la ville. Les résidents d’Ottawa tiennent à leurs espaces verts et sont conscients que ces derniers jouent un grand rôle dans leur qualité de vie. L’accroissement de la population fera de la protection de ces zones un défi, puisque de nouveaux quartiers feront leur apparition et les quartiers actuels prendront de l’expansion.

La Ville s’efforce de préserver et de mettre en valeur ses espaces verts, et ce, d’une multitude de façons.

Programmes, politiques et règlements

Le Plan officiel de la Ville contient de nombreuses politiques concernant la reconnaissance et la protection des éléments naturels, des espaces libres publics et des couloirs de liaison. Voici les principales sections du Plan officiel portant sur ces sujets : les sections 2.4.2 (Caractéristiques et fonctions naturelles), 2.4.3 (Plans des bassins et sous-bassins hydrographiques) et 2.4.5 (Espaces verts), de même que la section 3, qui présente les différentes désignations d’utilisations du sol pour l’environnement naturel et les espaces libres, la section 4, qui indique les conditions à remplir pour l’examen des projets d’aménagement, et la section 5.2.1, qui contient les politiques d’acquisition. Le Plan officiel fait aussi référence à d’autres plans et stratégies en matière d’espaces verts tels le Plan directeur des espaces verts (2006) et la Stratégie sur les caractéristiques naturelles urbaines (2007). Le Plan de gestion de la forêt urbaine (2017) et le Manuel d’aménagement des parcs (2017) sont également des documents importants.

Les bassins hydrographiques sont les zones de terrain qui alimentent les rivières, tandis que les sous-bassins hydrographiques, eux, sont des zones de moins grande superficie qui alimentent les cours d’eau plus petits et les ruisseaux. En collaboration avec les offices de protection de la nature locaux, la Ville mène des études sur l’aménagement des bassins et sous-bassins hydrographiques pour examiner leur condition actuelle, voir quels sont les possibilités et les problèmes et orienter les futures décisions relatives à la planification et à l’intendance dans ces secteurs. Pour en savoir plus, veuillez consulter la section sur les études des bassins et sous-bassins hydrographiques.

Les projets d’aménagement publics et privés qui pourraient avoir une incidence sur les espaces naturels ou d’autres espaces verts de la ville doivent être accompagnés d’études pour cerner et atténuer leurs effets négatifs. Pour connaître les différents types d’études exigées, consultez la section sur les aménagements et l’environnement. Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires sur les exigences en matière d’aménagement d’une propriété, consultez la section sur le processus d’examen des demandes d’aménagement.

Ottawa protège aussi ses arbres, ses forêts et ses espaces naturels au moyen de règlements municipaux adoptés en vertu de la Loi sur les municipalités. Les arbres et les espaces naturels qui appartiennent à la Ville sont protégés par le Règlement municipal no 2006-279. Le Règlement municipal sur la conservation des arbres urbains s’applique à la coupe des arbres situés sur des propriétés privées dans la zone urbaine.  Enfin, le Règlement sur les modifications d’emplacements définit les règles de base pour éliminer ou réduire les effets négatifs potentiels des activités comme l’enlèvement de sol arable et le défrichement, le nivellement et le remblayage du sol.Ottawa protège les arbres et les forêts par l’intermédiaire des politiques du Plan officiel et des règlements municipaux adoptés conformément à la Loi sur les municipalités.

Acquisition

Le Plan officiel d’Ottawa contient des politiques visant l’acquisition d’espaces naturels et d’autres espaces verts, en particulier les terres considérées comme des caractéristiques naturelles urbaines, des zones écologiques naturelles ou des espaces verts d’importance. Les terrains à vocation de parc sont généralement acquis par l’intermédiaire du processus d’examen des demandes d’aménagement, conformément à la Loi sur l’aménagement du territoire. Il est aussi possible d’acquérir des espaces naturels au moyen de ce processus ou d’autres méthodes, y compris les dons dans le cadre du Programme des dons écologiques du Canada. Par ailleurs, la Ville collabore occasionnellement avec des fiducies foncières et des partenaires de conservation locaux pour acquérir des espaces naturels.

La Ville possède déjà de nombreuses caractéristiques naturelles urbaines, ainsi que 10 000 hectares de terres rurales situées dans des zones importantes et sensibles sur le plan environnemental, comme les hautes terres de South March, les collines de Carp, la baie Constance et les forêts Marlborough et de Cumberland. Ces zones sont gérées par la Ville à des fins de conservation et de loisirs passifs. Elles permettent aux résidents des environs d’avoir accès à un milieu naturel et d’en profiter.

Partenariats communautaires

La Ville encourage les résidents à s’impliquer dans des activités locales d’intendance environnementale qui font d’Ottawa un endroit des plus agréables à habiter. Pour en savoir plus sur les nettoyages saisonniers, l’adoption d’un parc ou d’une route ou l’accès aux subventions pour les projets environnementaux, consultez la section sur les programmes environnementaux communautaires. Les groupes locaux suivants offrent aussi des occasions de participer à des activités :

Système du patrimoine naturel

Les espaces naturels renouvellent les aquifères, filtrent l’eau de pluie et purifient l’air. Ils constituent l’habitat faunique, favorisent la diversité de l’environnement et nous permettent de nous ressourcer physiquement et mentalement. C’est pourquoi la Ville s’efforce de protéger les zones naturelles d’importance, qui font partie intégrante de notre système du patrimoine naturel.

Système du patrimoine naturel : Système composé d’éléments et de zones du patrimoine naturel et des liens physiques prévus pour assurer la connectivité (au niveau de la région ou du site) et pour soutenir les processus naturels qui sont nécessaires au maintien de la diversité biologique et géologique, des fonctions naturelles et des populations viables des écosystèmes, et des espèces indigènes. Ce système peut inclure des éléments et zones du patrimoine naturel, des parcs et des réserves de conservation provinciaux et fédéraux, d’autres caractéristiques du patrimoine naturel, des terres qui ont été remises en état ou susceptibles d’être remises à leur état naturel, des zones de soutien des fonctions hydrologiques, et des paysages utiles au maintien des fonctions écologiques. (Déclaration de principes provinciale de 2014)

Le système du patrimoine naturel d’Ottawa, défini à la section 2.4.2 du Plan officiel, est composé de divers éléments naturels d’importance, éléments connexes et liens physiques. La plupart des éléments d’importance faisant partie du système du patrimoine naturel d’Ottawa ont déjà été reconnus et protégés par les versions précédentes du Plan officiel, sur la base d’études telles que la Stratégie concernant les systèmes environnementaux naturels de l’ancienne Région d’Ottawa-Carleton. D’autres n’ont pas été reconnus en tant que terrains environnementaux, mais devront être soumis à une étude d’impact sur l’environnement dans le cas d’une demande d’aménagement ou de modification d’emplacement.

La Ville ainsi que d’autres organismes publics locaux, comme les offices de protection de la nature ou la Commission de la capitale nationale, possèdent bon nombre des zones et éléments naturels du système du patrimoine naturel. Toutefois, le système reste en majeure partie privé. Une bonne administration de la part des propriétaires publics et privés est essentielle à la préservation et à la mise en valeur de notre patrimoine naturel.

On peut obtenir auprès du personnel de la Ville des renseignements au sujet de la nature et de l’importance des espaces naturels à Ottawa. Pour toute question relative à ces espaces et aux initiatives stratégiques connexes, veuillez nous encrire courriel vos questions sur les aires naturelles et les initiatives stratégiques de la Ville à ce sujet.

Autres sites :

Pour en savoir davantage sur la bonne gestion des aires naturelles, veuillez consulter les sites Web suivants :

L'évaluation environnementale

L'évaluation environnementale (EE) ou l'évaluation des impacts environnementaux est un processus qui sert à déterminer les répercussions positives ou négatives d'un projet ou d'une activité sur l'environnement. Elle permet d'intégrer les facteurs environnementaux dans le processus décisionnel et de réduire au minimum ou d'éliminer les effets néfastes. Certains types de projets doivent obligatoirement faire l'objet d'une EE au niveau fédéral, provincial ou municipal, selon la portée et le promoteur du projet et les lois, fédérales ou provinciales, qui s'appliquent. Dans les cas où une EE est exigée à plus d'un niveau, un processus harmonisé peut être adopté afin de s'assurer de satisfaire à toutes les exigences pertinentes au moyen d'une seule étude.

Loi canadienne sur l'évaluation environnementale

Lorsque c'est le gouvernement fédéral qui propose un projet, cède le terrain nécessaire ou accorde l'approbation où un financement permettant sa réalisation, le projet en question pourrait être assujetti aux dispositions de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCEE).

Loi sur les évaluations environnementales de l'Ontario

Les organismes provinciaux et municipaux sont régis par la Loi sur les évaluations environnementales de l'Ontario. Quoique les projets de grande envergure ou complexité puissent nécessiter un EE individuelle, la plupart des projets municipaux d'infrastructure (voirie, aqueducs, égouts) sont évalués au moyen d'un processus rationalisé d'EE municipale de portée générale, lequel fournit un cadre décisionnel qui répond avec efficacité aux exigences de la Loi sur les évaluations environnementales. Un processus, également rationalisé, s'applique aux projets de transport en commun. Quel que soit le processus qui s'applique, toutes les EE provinciales doivent faire l'objet d'avis publics et de consultation publique. Les EE actuellement en cours à Ottawa sont énumérées à la page Consultations publiques du site Web de la Ville d'Ottawa.

Étude d’impact sur l’environnement

Le Plan officiel de la Ville d'Ottawa fixe les exigences quant à la préparation d'une étude d’impact sur l’environnement (EIE) dans les cas où un aménagement est proposé dans ou adjacent à une partie du système du patrimoine naturel. L'EIE contient une description de l'environnement existant, du projet proposé et des mesures d'atténuation à appliquer pour empêcher que l'aménagement projeté ait des répercussions néfastes sur des fonctions ou éléments importants du patrimoine naturel. Le Conseil municipal d'Ottawa a approuvé les Lignes directrices concernant les études d’impact sur l’environnement en 2015 afin d'aider les demandeurs à répondre aux exigences de la Ville. Le portail de recherche de demandes d'aménagement donne accès aux rapports d'EIE associés aux demandes faisant l'objet d'une consultation publique

Aménagement et environnement

Le Plan officiel d’Ottawa exige que nous « fassions la promotion de notre expansion à l’intérieur et non vers l’extérieur » en concentrant notre croissance dans la zone urbaine désignée existante. Cela signifie qu’Ottawa concentrera son développement dans la zone urbaine déjà pourvue de services d’eau, d’égouts et de transport en commun. C’est ce qu’on appelle la densification, soit l’augmentation de l’aménagement urbain. En « densifiant » le noyau urbain au lieu de nous étendre dans les secteurs ruraux, nous préservons les espaces verts et réduisons le coût des services. Cependant, la densification peut accentuer les pressions sur les espaces verts et le couvert forestier urbain, dont il faut aussi tenir compte dans le cadre du processus de planification.

Le Plan officiel d’Ottawa comprend l’exigence suivante relativement à la conception et à l’aménagement : « Comprendre et respecter les processus et les éléments naturels, et promouvoir la durabilité environnementale dans les aménagements. » Une série de lignes directrices sur la conception ont été élaborées pour appuyer ces objectifs, dont des lignes directrices sur les zones vertes des quartiers, les rues complètes, certains types de logements et de commerces, les couloirs routiers et les parcs. Elles encouragent les toits verts, la mise en valeur des aménagements paysagers, le recyclage des eaux pluviales et d’autres mesures qui contribuent à atténuer au minimum les répercussions des aménagements.

Pour orienter les décisions relatives à l’urbanisme, il peut être nécessaire de réaliser des études environnementales afin de cerner les impacts environnementaux potentiels des projets proposés ainsi que les façons de les éviter ou de les atténuer. Le type d’étude exigé est déterminé en fonction du type de projet. Les études suivantes sont habituellement demandées dans le cadre des projets d’infrastructures publiques, de zones d’expansion urbaine et d’aménagements privés situés dans le système du patrimoine naturel ou à proximité de celui-ci ou qui pourraient avoir un impact sur des arbres de zone urbaine. Pour en savoir plus sur les exigences de la Ville en matière d’études pour les demandes d’aménagement, veuillez consulter notre Guide de préparation d’études et de plans.

Évaluations environnementales

Les projets des organismes provinciaux et municipaux sont assujettis à la Loi sur les évaluations environnementales de l’Ontario. Si les projets particulièrement vastes ou complexes peuvent nécessiter une évaluation environnementale (EE) propre, la majorité des projets d’infrastructures municipaux (routes, aqueduc, égouts, etc.) font l’objet d’une EE de portée générale simplifiée qui offre un cadre décisionnel qui satisfait de manière efficace aux exigences de la Loi. Les projets de transport en commun sont évalués à l’aide d’un processus simplifié similaire. Des avis et des consultations publiques sont exigés dans le cadre de chaque EE provinciale, quel que soit le processus employé. Les EE en cours à la Ville d’Ottawa sont présentés sur la page sur l’engagement du public.

Lorsque le gouvernement fédéral propose un projet ou offre les terrains, les approbations ou le financement nécessaires à son lancement, ledit projet peut être assujetti aux exigences de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Lorsqu’une EE est nécessaire à plusieurs niveaux, il est possible d’appliquer un processus harmonisé pour veiller à satisfaire toutes les exigences requises dans une même étude.

Plans de gestion de l’environnement

Lorsque de nouvelles zones d’expansion urbaine sont désignées, des études de planification régionale sont habituellement nécessaires pour orienter leur aménagement et leur viabilisation futurs. Ces études sont les plans de conception communautaire ou les plans secondaires, les plans directeurs de viabilisation (PDV) et les plans de gestion de l’environnement (PGE). Les PGE ont pour objet d’évaluer les caractéristiques et les fonctions naturelles existantes du secteur à l’étude, de cerner toute contrainte ou possibilité relative à l’aménagement et de fournir des recommandations pour éviter ou réduire les effets négatifs, dans la mesure du possible. Dans les secteurs qui ont déjà fait l’objet d’une étude sur le sous-bassin hydrographique, le PGE peut servir à préciser ou à mettre à jour le plan de sous-bassin hydrographique en lien avec la nouvelle zone de développement. Le PGE ne remplace pas les études environnementales pour un site donné qui peuvent être exigées au cours des dernières étapes de planification, mais il peut être utilisé pour les orienter ou établir leur portée.

Études d’impact sur l’environnement et rapports sur la conservation des arbres

Le Plan officiel de la Ville d’Ottawa établit les exigences relatives aux études d’impact sur l’environnement (EIE) lorsqu’un aménagement ou la modification d’un site est proposé dans le système du patrimoine naturel de la Ville ou à proximité de celui-ci. L’EIE décrit l’environnement existant, le projet proposé et les mesures d’atténuation prévues pour veiller à ce que l’aménagement n’ait aucun effet négatif sur les caractéristiques ou fonctions importantes du patrimoine naturel. Le Conseil municipal d’Ottawa a approuvé les Lignes directrices concernant les études d’impact sur l’environnement pour aider les demandeurs à satisfaire aux exigences de la Ville. Les rapports d’EIE associés aux demandes soumises à des consultations publiques se trouvent sur portail de recherche de demandes d’aménagement de la Ville.

La Ville exige aussi des rapports sur la conservation des arbres et des plans d’aménagement paysager pour tous les plans de lotissement et d’implantation proposés. L’objectif de la Ville est de préserver autant de végétation naturelle que possible et d’encourager la plantation d’arbres dans les nouveaux aménagements. Lorsqu’une EIE et un rapport sur la conservation des arbres sont exigés, ils peuvent être combinés.