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Parc industriel d'Orléans : Étude de conception et d'utilisation des sols

1. Résumé

L'étude de conception et d'utilisation des sols du parc industriel d'Orléans a été lancée en vue de répondre aux pressions d'aménagement croissantes que subit le couloir du chemin Innes et aux souhaits de façonner une vision globale de l'aménagement futur donnant sur le chemin Innes et dans le parc industriel. L'étude vise à élaborer des lignes directrices et des exigences en matière d'aménagement et de conception urbaine qui contribueront à forger l'image de l'aménagement futur.

Les lignes directrices sont divisées en de grandes parties qui traitent respectivement du contrôle de l'implantation, de l'architecture et de l'environnement piétonnier. Les lignes directrices en matière de contrôle de l'implantation abordent la manière dont elles peuvent être harmonieusement intégrées au contexte actuel, contribuer à l'image du secteur et répondre aux besoins fonctionnels, telle la circulation sécuritaire et efficace. Les lignes directrices recommandent d'accentuer les intersections dominantes, les emplacements d'angle et les entrées de rue clés en misant sur la forme bâtie et l'aménagement paysager. Des lignes directrices clés recommandent le renforcement des voies publiques par la réduction des retraits et l'implantation de bátiments jusqu'à la rue. Il est également recommandé de créer des façades dynamiques comprenant un fort pourcentage d'éléments transparents et de détails architecturaux.

Les lignes directrices en matière d'architecture illustrent comment, en envisageant les exigences esthétiques et fonctionnelles, de nouveaux bátiments peuvent être conçus à l'échelle humaine et contribuer à un environnement piétonnier actif. En plus de rehausser la prédominance visuelle des bâtiments, les lignes directrices recommandent de diminuer la dominance des aires de stationnement en les situant à l'arrière des bátiments ou en les cachant des secteurs piétonniers et des voies publiques adjacentes au moyen d'écrans divers. Les lignes directrices abordent la mise en place d'un domaine réservé aux piétons qui soit accessible, pratique, ramifié et relié. En fait, un réseau de trottoirs et de sentiers qui relie sans aucun obstacle les emplacements aménagés dans le parc industriel les uns aux autres et aux utilisations environnantes à l'extérieur.

Les principales lignes directrices en matière d'aménagement paysager abordent le besoin d'arbres sur tous les terre-pleins de la voie publique ainsi que l'utilisation de l'aménagement paysager pour souligner les points d'accès, camoufler des parties peu esthétiques et fournir une zone tampon entre les secteurs résidentiels voisins et les utilisations industrielles futures.

Outre les lignes directrices de conception urbaine, l'étude trace le réseau de routes collectrices principales dans le secteur du parc industriel. Ce réseau fournit un cadre pour l'aménagement et le morcellement futurs des terrains. Les prolongements de la promenade Vanguard et du boulevard Belcourt sont considérés comme étant les principales routes collectrices est-ouest et nord-sud à travers l'emplacement.

Les lignes directrices de conception urbaine doivent servir de cadre pour orienter la préparation des demandes d'aménagement et pour évaluer les présentations dans le cadre du processus d'examen des demandes d'aménagement. Les lignes directrices ont pour but d'assurer que les aménagements futurs atteindront constamment un haut niveau de qualité au chapitre du contrôle de l'implantation, de l'architecture et du concept paysager.

2. Introduction

Figure 1 : Le motif hachuré illustre l'aire visée par l'étude de conception et d'utilisation des sols du parc industriel d'Orléans.

 Le motif hachuré illustre l'aire visée par l'étude de conception et d'utilisation des sols du parc industriel d'Orléans.

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Figure 2 : L'aire à l'étude est délimitée en rouge. Elle est divisée par le chemin Mer Bleue, qui séparait autrefois les municipalités de Gloucester et Cumberland.

 L'aire à l'étude est délimitée en rouge. Elle est divisée par le chemin Mer Bleue, qui séparait autrefois les municipalités de Gloucester et Cumberland.

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Figure 3 : Caractéristiques de l'aire à l'étude.

 Caractéristiques de l'aire à l'étude.

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Figure 4 : La partie vert pâle de la figure correspond à la zone d'emploi, tandis que la partie rose désigne le centre polyvalent.

 La partie vert pále de la figure correspond à la zone d'emploi, tandis que la partie rose désigne le centre polyvalent.

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Figure 5 : Le zonage en vigueur dans l'aire à l'étude.

 Le zonage en vigueur dans l'aire à l'étude.

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Les pressions grandissantes en faveur de l'aménagement du corridor du chemin Innes commandent une vision globale qui présidera à la mise en valeur des terrains donnant sur le chemin Innes et situés dans le parc industriel. La présente étude établit des lignes directrices d'aménagement urbain et des exigences en matière d'aménagement qui détermineront l'aspect visuel de l'aménagement. De plus, l'étude trace le réseau de routes collectrices dans le secteur du parc. Tant les lignes directrices d'aménagement que le réseau de routes collectrices ont pour objet d'assurer l'aménagement intégré et réfléchi du chemin Innes et du parc industriel d'Orléans.

2.1 Contexte

Comme l'illustre la figure 2, les terrains situés au nord du chemin Innes et à l'est du chemin Pagé sont surtout de nature résidentielle. Ceux qui se trouvent immédiatement à l'est de l'aire à l'étude sont occupés par des utilisations commerciales de détail. L'aire est délimitée au sud par un corridor de transport de l'électricité de Hydro One. Les terrains situés au sud du corridor ne sont pas encore aménagés, mais le secteur à l'ouest du chemin Mer Bleue a été l'objet de plusieurs demandes d'aménagement résidentiel.

Le chemin Innes comporte deux voies de circulation sur toute la longueur de l'aire à l'étude. Il est censé être transformé en artère de circulation à quatre voies en 2004. Conformément à l'évaluation environnementale du chemin Innes, menée à bien en 2002, la largeur de la future emprise sera de 37,5 à 40 mètres. L'élargissement du chemin Mer Bleue et du chemin Tenth Line est également prévu pour répondre aux besoins occasionnés par la mise en valeur des secteurs à l'est et au sud de l'aire à l'étude. Le futur tronçon de Cumberland du Transitway et le prolongement de la rocade de Blackburn Hamlet sont situés au sud du corridor de transport de l'électricité et sont généralement parallèles à ce dernier.

Le côté nord du chemin Innes est principalement occupé par des maisons isolées et en rangée qui font dos au chemin. Toutefois, certaines maisons et un nombre limité d'utilisations commerciales donnent directement sur Innes. L'aire à l'étude compte des utilisations résidentielles légales non conformes tant sur le chemin Innes que sur le chemin Mer Bleue. Certaines utilisations commerciales sont situées sur Innes, dont la plus importante est le magasin Builder's Warehouse tout juste à l'est du chemin Boyer. D'autres utilisations commerciales et des établissements de parc commercial sont installés plus près du chemin Tenth Line.

Parmi les projets d'aménagement envisagés figurent un dépôt de neige de 18,7 ha destiné à un emplacement immédiatement à l'est du chemin Mer Bleue, contigu au corridor de transport de l'électricité, de même qu'un aménagement commercial de 45 000 mètres carrés à l'angle sud ouest des chemins Innes et Mer Bleue. (La figure 27 en indique les emplacements.)

La figure 3 apprend au lecteur que l'aire comprend également un château d'eau, des peuplements d'arbres adultes et un affleurement rocheux qui forme une crête.

2.2 Contexte urbanistique

Le Plan officiel (adopté en mai 2003) désigne comme zone d'emploi la plus grande partie de l'aire à l'étude, tandis qu'une part modeste porte la désignation centre polyvalent. (Voir la figure 4.)

La désignation zone d'emploi s'applique à des secteurs occupés principalement par des utilisations commerciales et industrielles et des bureaux. Sa fonction première est de fournir « des produits et services aux secteurs de bureaux et commerciaux de la ville ». Les utilisations précitées sont parfois assorties d'utilisations non industrielles complémentaires. Selon le Plan officiel, les zones d'emploi accueillent des utilisations qui comptent plus de 2 000 emploi.

La désignation centre polyvalent « s'applique à des terrains qui ont été définis comme des emplacements stratégiques dans le réseau de transport rapide et qui se trouvent à côté de grandes routes [...] qui offrent un potentiel élevé d'aménagements compacts et polyvalents ». Les centres polyvalents appuient l'aménagement de nature à la fois locale et régionale. Le Plan officiel fixe à au moins 5 000 l'objectif d'emploi des centres polyvalents. Il fait remarquer, de plus, en ce qui concerne les centres polyvalents, que « l'aménagement sera permis seulement après l'adoption par la Ville d'un plan secondaire ». Les limites du centre polyvalent seront corrigées par le processus de planification auxiliaire.

La Ville d'Ottawa prévoit que le nombre d'emplois dans la zone d'emploi et le centre polyvalent de l'aire à l'étude atteindra 6 700 en 2021.

L'aire à l'étude est régie par les règlements de zonage des anciennes municipalités de Gloucester et Cumberland. Les principales désignations de l'endroit sont des zones industrielles et des zones de parc commercial, auxquelles s'ajoutent une part modeste de zonage commercial et un petit secteur à zonage résidentiel sur le chemin Pagé. (Voir la figure 5.)

Les règlements susmentionnés autorisent un assortiment d'utilisations industrielles et productrices d'emplois, tels entreposage et distribution, fabrication, communications, bureaux, institutions et recherche-développement. Des utilisations complémentaires, par exemple commerces, bureaux, services et loisirs, qui répondent aux besoins de la population qui travaille et habite dans le secteur sont également autorisées. Les lignes directrices d'aménagement s'appliqueront à toutes les constructions futures dans l'aire à l'étude, peu importe l'utilisation.

Les lignes directrices ne prévoient pas de changement aux zones ou aux utilisations autorisées établies par le règlement. Toutefois, la Ville a entrepris depuis peu un examen intégral du zonage à l'échelle de son territoire, lequel est censé être terminé à la fin 2005. Les résultats de l'examen pourraient comprendre des modifications proposées à l'éventail et aux types d'utilisations permises.

Des terres à parcs seront prévues dans les limites de l'aire à l'étude, conformément aux exigences de la Loi sur l'aménagement du territoire. Restent à déterminer, toutefois, leur emplacement et leur nature. Le Plan directeur des loisirs de l'aire de croissance de Gloucester (1993) reconnaissait la nécessité de prévoir un parc comportant des terrains de sport au parc industriel, et des membres du grand public se sont dits intéressés par la préservation du peuplement d'arbres sur les lieux. La Mise à jour du Plan directeur d'Orléans, qui sera achevée en 2004, réévaluera les besoins en terres à parcs, y compris la nature et l'emplacement de nouveaux parcs. En toute vraisemblance, la stratégie d'établissement de terres à parcs dans l'aire à l'étude sera élaborée à la suite de la parution de la Mise à jour du Plan directeur d'Orléans.

2.3 Objet et portée des lignes directrices

Les lignes directrices d'aménagement ont pour objet d'assurer la grande qualité constante du contrôle de l'implantation, de l'architecture et du concept paysager des aménagements futurs dans l'aire à l'étude. Chaque nouvel aménagement doit être adapté à l'environnement actuel, en rehausser le caractère et contribuer à l'esthétique des rues et au milieu piétonnier.

Les lignes directrices doivent guider l'établissement des demandes d'aménagement1 et l'évaluation des présentations faites dans le cadre du processus d'examen de l'aménagement. Elles sont divisées en de grandes parties qui traitent respectivement du contrôle de l'implantation, de l'architecture et de l'environnement piétonnier. Une dernière section porte sur le réseau de routes collectrices principales proposé de l'aire à l'étude.

1Fait à noter, des lignes directrices de site particulier sont susceptibles d'être exigées relativement aux grands projets d'aménagement. Les décisions éventuelles en ce sens seront prises à l'étape de la demande d'aménagement.

3. Contrôle de l'implantation

 Une zone tampon paysagée de 6 m de largeur, située sur les terrains à aménager, sépare la cour arrière des maisons du parc industriel.

Figure 6 : Une zone tampon paysagée de 6 m de largeur, située sur les terrains à aménager, sépare la cour arrière des maisons du parc industriel.
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 Le plan ci dessus illustre les emplacements des deux bassins de rétention des eaux pluviales sur le chemin Pagé, au sud du croissant Nature Trail et attenants au corridor de transport de l'électricité.

Figure 7 : Le plan ci dessus illustre les emplacements des deux bassins de rétention des eaux pluviales sur le chemin Pagé, au sud du croissant Nature Trail et attenants au corridor de transport de l'électricité.
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Figure 8 : Le bord du bâtiment est situé entre 3 et 5 m de la limite de propriété. La bande comprise entre la limite de propriété et le bâtiment est paysagée.

 Le bord du bátiment est situé entre 3 et 5 m de la limite de propriété. La bande comprise entre la limite de propriété et le bátiment est paysagée..

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Figure 9 : La figure illustre les intersections dominantes de l'aire à l'étude.

 La figure illustre les intersections dominantes de l'aire à l'étude.

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Figure 10 : L'accès d'un lot d'angle aux piétons est encadré de bâtiments dont les fenêtres donnent à la fois sur la rue et sur le sentier, et il est accentué d'arbres et de plates-bandes.

 L'accès d'un lot d'angle aux piétons est encadré de bátiments dont les fenêtres donnent à la fois sur la rue et sur le sentier, et il est accentué d'arbres et de plates-bandes.

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Figure 11 : Des couleurs et des matériaux contrastants mettent en évidence l'entrée principale de cet immeuble.

 Des couleurs et des matériaux contrastants mettent en évidence l'entrée principale de cet immeuble.  

Figure 12 : L'aménagement paysager des lieux circonscrit l'entrée de l'immeuble et y conduit les piétons.

 L'aménagement paysager des lieux circonscrit l'entrée de l'immeuble et y conduit les piétons.  

Figure 13 : Les croquis à droite illustrent la situation d'aires de stationnement à l'arrière, sur le côté et à l'avant des immeubles. Les bâtiments masqueront les parcs de stationnement situés à l'arrière.

 Les croquis à droite illustrent la situation d'aires de stationnement à l'arrière, sur le côté et à l'avant des immeubles. Les bátiments masqueront les parcs de stationnement situés à l'arrière.  

Figure 14 : Une zone tampon paysagée de 7 m sépare l'aire de stationnement de la limite de la propriété. Une légère levée de terre limite la vue du stationnement depuis le trottoir.

 Une zone tampon paysagée de 7 m sépare l'aire de stationnement de la limite de la propriété. Une légère levée de terre limite la vue du stationnement depuis le trottoir.

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Figure 15 : La vue en plongée et le plan horizontal illustrent la façon de cacher les voies d'attente de la vue des piétons.

 La vue en plongée et le plan horizontal illustrent la façon de cacher les voies d'attente de la vue des piétons.

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Des principes et des lignes directrices d'implantation peuvent offrir la garantie que l'aménagement futur sera adapté au contexte actuel, contribuera à l'esthétique du secteur et répondra à des exigences fonctionnelles, par exemple en assurant la sûreté et la sécurité de la circulation. Les sections qui suivent traitent du contrôle de l'implantation en ce qu'il a trait au contexte actuel, à l'emplacement et à l'orientation des bâtiments et aux exigences de stationnement.

3.1 Milieu naturel actuel

L'aire à l'étude est principalement composée de terrains plats, qui étaient autrefois des terres agricoles, auxquels sont attenants quelques peuplements d'arbres. Les caractéristiques naturelles dominantes sont une crête et un peuplement d'arbres adultes aux environ du château d'eau, secteur mis en lumière dans la figure 3. Selon une analyse environnementale du secteur effectuée en 1992, le peuplement est une forêt de feuillus tolérants adultes, phénomène rare sur le territoire de la ville et ayant une certaine importance du point de vue de l'environnement2 (Gore et Storie, 1992, D5 6). La Ville se livre actuellement à une évaluation environnementale des aires naturelles urbaines qui devraient préciser la valeur écologique du peuplement. Grâce à un contrôle judicieux de l'implantation, l'emplacement des bâtiments et de la voirie futurs pourra être adapté à la topographie des lieux de manière à protéger la végétation adulte.

Lignes directrices

  • Le tracé des routes et la disposition des lieux bâtis doivent respecter le relief actuel des terrains et mettre en valeur la crête à titre de caractéristique naturelle. Le tracé proposé des routes collectrices (voir la figure 27) favorisera l'objectif précité.
  • Les plans de nivellement doivent intégrer le relief actuel du terrain aux aménagements.
  • Les demandes d'aménagement doivent comprendre un relevé de la végétation (emplacement, espèces, taille, état, etc.) et indiquer l'emplacement d'arbres dont le diamètre est supérieur à 10 cm.
  • Les demandes d'aménagement doivent viser à protéger les arbres adultes et à les intégrer aux plans d'implantation et d'aménagement paysager et, à cette fin, recenser la végétation à préserver.
  • Les plans de nivellement qui accompagnent les demandes d'aménagement devront respecter le niveau actuel du sol à proximité des arbres à sauvegarder.
  • Les plans de nivellement du réseau routier proposé devront également respecter le niveau actuel du sol à proximité des arbres à sauvegarder.

3.2 Milieu bâti actuel

Bien que le milieu bâti du parc industriel soit négligeable, il existe des utilisations résidentielles sur le chemin Innes, attenantes au chemin Pagé et à l'intérieur du parc industriel. De plus, le parc même renferme des utilisations commerciales et industrielles dont la plupart sont situées sur le chemin Innes et à proximité des promenades Lanthier et Vanguard. Dans tous les cas, il est indispensable d'assurer une transition judicieuse entre les utilisations actuelles et futures.

Les quartiers résidentiels au nord du chemin Innes sont séparés des futurs aménagements du parc industriel par le chemin Innes (emprise de 37,5 à 40 m). L'écart précité atténuera éventuellement certains des effets des zones de chargement et de service, l'éblouissement causé par l'éclairage et l'ombre que les bâtiments jetteront sur les maisons actuelles. Cependant, lorsqu'une zone résidentielle est directement contiguë à des terrains à aménager, il est primordial que les aménagements futurs ne nuisent pas à la qualité du secteur résidentiel. Les lignes directrices suivantes sont en vigueur en pareille situation :

Lignes directrices

  • Les éléments inesthétiques et bruyants, par exemple voies de service, zones de chargement, bennes à ordures et lieux de remisage extérieurs, doivent être éloignés des propriétés résidentielles contiguës.
  • Les zones résidentielles actuelles attenantes aux futures utilisations du parc industriel (sur le chemin Pagé et le croissant Nature Trail, par exemple) doivent être séparées des aménagements futurs par une zone tampon paysagée, située sur les terrains à aménager, dont la fonction sera de limiter l'effet des éléments inesthétiques et bruyants.
    • Comme l'illustre la figure 6, la zone tampon devra être composée d'une levée de terre esthétique de 6 m de largeur, plantée surtout de conifères qui conserveront leurs branches inférieures en vieillissant. La plantation devra constituer un écran visuel dense et continu.
  • Là où le bruit engendré par des utilisations futures est inquiétant, les intéressés pourront demander que soient effectuées des études sur le bruit, conformément aux politiques de la Ville et du ministère de l'Environnement. Au besoin, des murs pare son pourront s'ajouter à la levée de terre plantée.

3.3 Renseignements complémentaires sur le contexte

La viabilisation du parc industriel et de l'aire environnante comprendra l'aménagement de deux bassins de rétention des eaux pluviales dans l'angle sud ouest de l'aire à l'étude. Le secteur est situé derrière le quartier résidentiel Longwood et est contigu au corridor de transport de l'électricité (figure 7). Les bassins seront intégrés aux lieux en tant que caractéristiques de la collectivité environnante.

Le Plan officiel de la Ville d'Ottawa qualifie le corridor de transport de l'électricité, qui longe l'aire à l'étude au sud, de principal sentier récréatif qui fait le pont entre l'aire industrielle et les quartiers résidentiels actuels et futurs des environs. Les piétons et les cyclistes devraient avoir accès au sentier aux endroits où il croise des routes situées dans l'axe nord sud, notamment le prolongement du boulevard Belcourt, le chemin Mer Bleue et le chemin Tenth Line. D'autres points d'accès du sentier à partir du parc industriel devraient être situés à intervalles réguliers le long du corridor de transport de l'électricité. Les auteurs de demandes d'aménagement visant des terrains contigus au corridor seront encouragés à offrir des points d'accès au réseau de sentiers récréatifs. Pour que le corridor soit utilisé principalement en tant que sentier récréatif, il faut éviter que les aires de stationnement et les bâtiments du parc industriel empiètent sur lui.

L'ancienne Région d'Ottawa Carleton avait acheté les lieux du futur dépôt de neige au début des années 1990, soit avant la fusion, auquel moment un zonage autorisant l'utilisation du terrain à cette fin y avait été attribué. La planification et la conception détaillées du dépôt ont été entreprises au printemps 2003, et il est probable qu'il ouvre en 2005. Le concept du dépôt répond aux exigences relatives à la rétention des eaux pluviales et accorde une attention particulière à l'aménagement de levées de terre et de zones tampons afin de prévenir la pollution visuelle et d'amortir le bruit.

3.4 Emplacement et orientation des bâtiments

Un contrôle de l'implantation qui détermine avec soin l'emplacement et l'orientation des bâtiments augmente sensiblement la fonctionnalité et la valeur esthétique des lieux à aménager. De plus, il simplifie les déplacements et exerce une influence avantageuse sur le paysage des rues. Les lignes directrices qui suivent portent sur la relation entre le bâtiment et la rue et insistent particulièrement sur l'aménagement paysager du périmètre.

Lignes directrices

  • La façade collective des rues doit être accentuée en situant les bâtiments au bord de la rue.
  • Les bâtiments doivent être situés de 3 à 5 m de la limite de propriété avant afin de créer une façade ininterrompue sur la rue. (Voir la figure 8.)
  • Les bâtiments doivent être situés de 3 à 5 m de la limite de propriété latérale lorsque celle ci est attenante à la voie publique.
  • La bande de terrain entre le bâtiment et la limite de propriété doit être plantée d'une rangée continue d'arbres et d'arbustes cache-fondations.

Certains projets d'aménagement importants réuniront évidemment un ensemble de grands bâtiments et de petits bâtiments secondaires. Le cas échéant, les grands bâtiments pourront être situés à l'arrière du lot. Les petits bâtiments secondaires donneront plutôt sur la voie publique, comme l'indiquent les lignes directrices ci dessus. Cette forme d'aménagement comportera des cours intérieures réservées au stationnement entre les grands bâtiments et les petits bâtiments secondaires.

Il pourrait arriver que trois (voire quatre) façades d'un lot à aménager donnent sur la rue et que, dans ces circonstances, il soit difficile de prévoir un retrait de 3 à 5 m de chaque côté. Si tel est le cas, une marge de 3 à 5 m sera prévue sur la principale rue, ou les principales rues, s'il s'agit d'un terrain d'angle. La figure 9 indique les rues et intersections dominantes de l'aire à l'étude. Le chemin Innes et le prolongement du boulevard Belcourt seront invariablement considérés comme des lieux de concentration du bâtiment. Les tronçons des chemins Mer Bleue et Tenth Line qui traversent l'aire à l'étude seront deuxième en importance. Viendront ensuite la route collectrice interne est ouest et les routes collectrices restantes nord sud.

  • Il y a lieu d'accentuer les intersections principales, les terrains d'angle et les points d'accès des grands aménagements.
    • Parmi les angles de grande visibilité figurent les intersections des futures routes collectrices et des chemins Innes et Mer Bleue, aussi bien que les intersections des routes collectrices à l'intérieur du parc industriel. (Voir la figure 9.)
    • Il y a lieu d'accentuer des endroits par la conception de bâtiments et de caractéristiques de l'aménagement paysager qui tiennent compte des deux façades donnant sur la rue et qui offrent aux piétons des points d'accès des lieux et des bâtiments à partir de l'angle même. (Voir la section 3 et la figure 10.)
    • Les caractéristiques naturelles contiguës à des rues et des intersections principales pourront être préservées et faire fonction de points de repère dans le parc industriel.
    • Il est recommandé de dégager des perspectives sur le peuplement d'arbres à partir des intersections principales de la nouvelle route collectrice nord sud (prolongement du boulevard Belcourt) à l'intérieur de l'aire à l'étude.
    • Il est indiqué de profiter des occasions d'aménager des médianes centrales plantées d'arbres qui serviront de portail aux grandes intersections qu'illustre la figure 9.
  • L'entrée principale des immeubles devra donner sur la voie publique3 et comporter des caractéristiques qui en facilitent l'identification. (Voir les figures 11 et 12.) Les entrées seront mises en valeur par des halls à plafond élevé, des portes distinctives, un aménagement paysager particulier des environs, aussi bien que par des textures, des couleurs ou des revêtements contrastants.
  • La disposition des immeubles devra être pensée en fonction de la rue et ces derniers devront comporter des façades d'aspect dynamique. Par exemple, les immeubles et les portes donneront sur la rue, la conception architecturale sera établie en conséquence et le domaine piétonnier sera circonscrit en fonction de l'objectif précité. (Voir les sections 3 et 4.)
  • Les plans d'implantation qui ne mettent pas à profit la densité maximale autorisée tiendront compte de la densification future des lieux.
  • Les terrasses donneront, de préférence, sur les routes collectrices. Les bâtiments situés sur le chemin Innes seront dépourvus de terrasses à l'avant, sauf si elles sont nécessaires pour amortir le bruit.

3.5 Aires de stationnement

Le contrôle de l'implantation de tous les aménagements futurs fera en sorte que les aires de stationnement ne nuisent pas au paysage de rue ou à l'environnement piétonnier. Les lignes directrices suivantes prévoient l'implantation réfléchie et le masquage des aires de stationnement.

  • Les aires de stationnement seront interdites aux principales intersections. Seuls des bátiments ou des aménagements paysagers donneront sur la voie publique à ces endroits.
  • Des parcs de stationnement en surface seront situés à l'arrière des immeubles, si bien que ces derniers les masqueront (figure 13).
  • Le stationnement sera autorisé sur le côté et à l'avant des immeubles seulement lorsqu'il est impossible de le situer à l'arrière, ou bien le stationnement à ces endroits sera autorisé provisoirement jusqu'à ce qu'un taux de densification donné soit atteint.
  • Lorsqu'une partie d'une aire de stationnement donne sur la rue, la marge de reculement exigée par rapport à la limite de propriété sera supérieure à la normale et les voitures devront être cachées.
    • Une aire de stationnement qui donne sur la rue sera isolée de cette dernière par une marge de reculement paysagée de 7 m par rapport à la limite de propriété4 . (Voir la figure 14.)
    • La marge de reculement sera plantée d'une rangée d'arbres qui formeront une couverture continue et d'arbustes cache fondations. Lorsque la situation s'y prêtera, un seconde rangée d'arbres sera plantée. L'espacement des plantes et les essences choisies devront répondre à l'objectif des présentes lignes directrices de cacher les aires de stationnement et de faire de l'ombre sur le trottoir au profit des piétons. La plantation pourra être assortie de levées de terre esthétiques ou de clôtures ou de murs de faible hauteur qui masqueront le stationnement. Le stationnement devra être bien caché en toutes saisons.
  • Une marge de reculement paysagée de 7 m par rapport à la limite de propriété sera prévue là où des voies d'attente d'établissements offrant un service sont attenantes à la rue. (Voir la Figure 15.)
    • La marge de reculement doit être plantée d'une rangée d'arbres qui formeront une couverture continue et d'arbustes de sous bois. Lorsque la situation s'y prêtera, une seconde rangée d'arbres y sera ajoutée. La distance entre les plantes et les essences choisies devront être telles que les voies d'attente sont masquées en toute saison. La plantation pourra être complétée de levées de terre esthétiques ou de clôtures ou de murs de faible hauteur qui masquent les lieux.
  • La sûreté et la sécurité seront assurées par la visibilité de l'aire de stationnement à la hauteur des yeux. (Voir la figure 16.)
  • Les grands parcs de stationnement seront divisés en petites aires par des sentiers piétonniers qui conduisent aux entrées des immeubles et par des plantations.
  • Les îlots des parcs de stationnement auront au moins 2,5 m de largeur et seront plantés d'arbres et d'arbustes feuillus. Des couvre sol autres que du gazon pourront remplacer les arbustes.
  • Le nombre d'entrées pour véhicules doit être tenu au minimum sur toutes les routes. Il y a lieu, tout particulièrement, de limiter les nouveaux points d'accès sur le chemin Innes et de privilégier l'accès à partir de routes collectrices, de routes locales et d'emprises partagées à l'intérieur du parc industriel.
  • Il est recommandé d'autoriser l'accès partagé des aires de stationnement situées entre des bâtiments construits sur des lots distincts afin de réduire le nombre d'entrées pour véhicules. Si un accès partagé est prévu à l'avenir, le plan d'implantation doit en illustrer l'emplacement et l'accord d'aménagement doit comporter des dispositions autorisant sa construction future.

2Gore and Storrie Ltd. a établi un plan directeur du drainage de la communauté urbaine est pour la Ville de Gloucester en 1992. L'annexe D du présent rapport est une analyse environnementale qui désigne des aires naturelles d'importance.

3En raison de la vitesse et du volume de la circulation sur le chemin Innes et du petit nombre de routes nord sud qui relieront les secteurs résidentiels aux futurs aménagements, l'entrée des nouveaux immeubles pourra donner sur Innes, mais aucune obligation ne sera imposée à cette fin. Toutefois, comme le mentionne la section 3, les nouveaux bâtiments sur Innes devront obligatoirement être dotés d'une façade de qualité particulière. L'entrée principale des immeubles situés sur le chemin Mer Bleue, le chemin Tenth Line et les routes du parc industriel doit donner sur la rue. Si tel n'est pas le cas, le promoteur sera encouragé à y prévoir des entrées secondaires qui donnent sur la rue. Dans tous les cas, comme le mentionne la section 3, les façades qui donnent sur la voie publique devront obligatoirement être de qualité particulière.

4L'empiétement sur une partie modeste de la marge de reculement paysagée de 7 m sera envisagé au cas par cas s'il n'empêche pas de bien casher l'aire de stationnement.

4. Architecture

 

Figure 17 : Ce bátiment contribue à l'environnement piétonnier en mettant en valeur l'intersection et les deux façades de rue.

 Ce bátiment contribue à l'environnement piétonnier en mettant en valeur l'intersection et les deux façades de rue.

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Figure 18 : Les quatre étages de cette construction commerciale comportent une grande superficie vitrée qui donne sur le domaine piétonnier.

 Les quatre étages de cette construction commerciale comportent une grande superficie vitrée qui donne sur le domaine piétonnier.

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Figure 19 : Les deux façades de cet immeuble commercial comportent de grandes superficies vitrées au rez de chaussée et à l'étage qui donnent sur la rue.

 Les deux façades de cet immeuble commercial comportent de grandes superficies vitrées au rez de chaussée et à l'étage qui donnent sur la rue.

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Figure 20 : La façade en escalier de cet immeuble ménage un recul dans lequel situer des plantations d'accentuation qui donnent sur la voie publique.

 La façade en escalier de cet immeuble ménage un recul dans lequel situer des plantations d'accentuation qui donnent sur la voie publique.

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Figure 21 : Des images vives et des étalages frappants insufflent une vie à la voie publique.

 Des images vives et des étalages frappants insufflent une vie à la voie publique.

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Figure 22 : La variation des matériaux et des couleurs de la façade de cet immeuble commercial séparent en plusieurs plans le mur qui donne sur le trottoir public.

 La variation des matériaux et des couleurs de la façade de cet immeuble commercial séparent en plusieurs plans le mur qui donne sur le trottoir public.

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Figure 23 : Des couleurs et des matériaux distincts mettent en relief le rez-de-chaussée, les deux étages du milieu et l'étage supérieur de cet immeuble commercial.

 Des couleurs et des matériaux distincts mettent en relief le rez-de-chaussée, les deux étages du milieu et l'étage supérieur de cet immeuble commercial.

Les nouveaux bátiments situés chemin Innes et dans le parc industriel doivent être conçus à l'échelle humaine et contribuer à un environnement piétonnier dynamique5. Les lignes directrices architecturales suivantes portent à la fois sur les conditions esthétiques et les conditions fonctionnelles que doivent remplir les bátiments futurs.

  • Les entrées doivent être distinctives et mettre en valeur les façades et les principales intersections. (Voir la figure 17.)
  • Les bátiments situés sur un lot d'angle doivent être adaptés aux deux façades de rue et être accessibles aux piétons à partir du coin même. (Voir la figure 17.)
  • Un observateur doit percevoir l'intérieur du bátiment par la façade du rez de chaussée qui donne sur la voie publique et le domaine piétonnier. La façade doit être composée à 50 % au moins de fenêtres et de portes. (Voir la figure 18.)
  • Il faut éviter que de grands murs aveugles et unis donnent sur la rue et le domaine piétonnier. Les murs aveugles comprennent tant les murs dépourvus de fenestration que les façades de verre réfléchissant ou fortement teinté.
  • Il est entendu que certains bátiments, à cause de leurs fonctions, ne pourront être dotés d'une façade dont une part importante de la superficie est transparente (c'est le cas des zones de chargement, des entrepôts et des remises). Les fonctions précitées doivent donner sur des murs qui ne sont pas orientés vers la voie public et le domaine piétonnier. La surface extérieure des murs doit comporter plusieurs éléments afin de ne pas paraître massive. Pour ce faire, des détails architecturaux peuvent y être intégrés, comme il est décrit ci dessus. Qui plus est, le promoteur devra prévoir un volume important de plantations et un aménagement paysager détaillé devant un mur.
  • Pour que les présentes lignes directrices soient appliquées, les promoteurs consulteront l'administration municipale avant d'établir un plan d'implantation et de décider de la conception d'un bátiment.
  • Les façades qui donnent sur la voie publique et le domaine piétonnier comporteront le plus de détails architecturaux. Un degré élevé de détails architecturaux est atteint :
    • en faisant en sorte que les fenêtres et les portes donnent sur la rue et le domaine piétonnier; (Voir la figure 19.)
    • en variant le recul de la façade, c'est à dire en reculant ou en avançant certaines parties; (Voir la figure 20.)
    • en modifiant la ligne du toit afin d'accentuer le décalage de la façade;
    • en intégrant des vitrines aux façades; (Voir la figure 21.)
    • en variant les matériaux, les couleurs, les motifs et les textures sur la surface de l'immeuble; (Voir la figure 22.)
    • en donnant un aspect particulier au rez-de-chaussée, aux étages du milieu et aux étages supérieurs des immeubles. (Voir la figure 23.)

5Les lignes directrices architecturales s'appliquent à toutes les catégories de constructions, y compris stations service et établissements de service au volant.

5. Environnement piétonnier

Figure 24 : Un aménagement paysager abondant met nettement en relief l'entrée de l'immeuble et dirige les visiteurs provenant du domaine public.

 Un aménagement paysager abondant met nettement en relief l'entrée de l'immeuble et dirige les visiteurs provenant du domaine public.

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Figure 25 : Arbres et bacs à plantes font ressortir l'entrée piétonnière de cet ensemble de commerces.

 Arbres et bacs à plantes font ressortir l'entrée piétonnière de cet ensemble de commerces.

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Figure 26 : Le treillis ci dessus a pour fonction à la fois de circonscrire un lieu de rassemblement public et d'orienter vers la rue les piétons qui quittent l'immeuble. Le mobilier enjolive le domaine piétonnier.  

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Au fur et à mesure de l'aménagement du parc industriel, il est indispensable de veiller à ce que soit mis en place un environnement piétonnier bien défini sur toutes les voies publiques et dans les lieux à aménager. L'aménagement futur offre également l'occasion de maximiser l'accessibilité des piétons au prolongement proposé du Transitway, au centre polyvalent et aux quartiers résidentiels au sud du corridor de transport de l'électricité. Les lignes directrices suivantes ont pour objet d'assurer la présence d'un environnement piétonnier commode dont les diverses parties sont raccordées entre elles.

Le réseau piétonnier doit :

  • être libre d'obstacles et conçu avec un souci de sûreté et de sécurité;
  • prévoir des trottoirs ininterrompus et des traverses sans danger;
  • raccorder toutes les utilisations d'un même aménagement (immeubles, aires de stationnement, bátiments sur dalles, etc.);
  • raccorder visiblement les trottoirs publics et toutes les allées internes pour piétons;
  • raccorder visiblement les lieux d'aménagement du parc industriel l'un à l'autre et aux utilisations voisines (centre polyvalent et quartiers résidentiels);
  • être délimité par un aménagement paysager, des surfaces revêtues en dur et des appareils d'éclairage à l'échelle des piétons.

Chaque projet d'aménagement d'un lot de grande superficie doit être accompagné d'un plan de circulation des piétons. Celui ci doit mettre l'accent sur la facilité de circuler entre les utilisations par la conception des trottoirs, le mouvement prévu des véhicules, l'aménagement paysager et l'éclairage.

5.1 Aménagement paysager

Tous les lots doivent comporter un aménagement paysager important. Les lignes directrices suivantes complètent celles des sections 2.2 à 2.4, qui décrivent l'obligation de réaliser des plantations pour masquer les aires de stationnement ou les murs aveugles ou établir des zones tampons.

  • Des arbres doivent être plantés dans les terre-pleins de toutes les rues du parc industriel. Lorsque la situation s'y prête, des arbres doivent être plantés dans les terre-pleins latéraux, entre la bordure et le trottoir.
  • L'aménagement paysager doit mettre en valeur les entrées des immeubles et les voies piétonnières raccordées à la rue, là où les entrées donnent sur la voie publique. (Voir la figure 24.)
  • Les principales intersections de la voie publique doivent être accentuées par un aménagement paysager supplémentaire, lequel s'harmonise avec l'architecture des immeubles qui occupent les lots d'angle.
  • Des éléments d'aménagement paysager particuliers doivent distinguer les points d'accès des aménagements. (Voir la figure 25.)
  • Les espèces végétales choisies doivent être non invasives, résistantes aux conditions urbaines et à la sécheresse.
    • Il y a lieu d'accorder la préférence aux espèces indigènes qui remplissent les conditions susmentionnées.
    • La distance entre les arbres dépendra des essences choisies. Dans tous les cas, l'objectif visé est d'obtenir une couverture ou un écran continu. Les arbres peuvent être groupés plutôt que plantés en rangées pour obtenir un effet comparable.
  • Des éléments d'aménagement paysager durables, comme des revêtements particuliers (dont la couleur, la texture, le motif, etc., seront judicieusement choisis), des éléments d'architecture (treillis, murets, bacs à plantes et autres) et du mobilier compléteront les aires plantées. (Voir la figure 26.)
  • Comme les aménagements dont l'arrière donne sur le corridor de transport de l'électricité seront visibles à partir du sentier récréatif futur, une bande à planter de trois mètres de largeur sera prévue sur les terrains privés ou contigus au corridor. La plantation à cet endroit mettra en valeur le point de rencontre des lots aménagés et du corridor par lequel passe le sentier.

5.2 Signalisation, éclairage, aires techniques et aires de service

La conception et l'emplacement de la signalisation, de l'éclairage et des aires de service influencent invariablement la qualité de l'environnement piétonnier. Les lignes directrices générales qui suivent doivent être prises en compte dans le cadre de tous travaux d'aménagement futurs.

  • La signalisation, par sa conception, doit faciliter l'orientation tant des piétons que des conducteurs.
  • Elle doit être intégrée à la conception architecturale des immeubles.
  • La signalisation sur un même lot doit être concentrée afin d'avoir un aspect ordonné.
  • La signalisation, par sa conception et son emplacement, ne doit exposer les piétons et les véhicules à aucun risque.
  • La signalisation doit être distribuée de façon régulière dans l'ensemble des lieux (par exemple au dessus des entrées principales, aux entrées des véhicules et des piétons) afin que le public puisse s'orienter facilement.
  • La signalisation temporaire ou non fixée doit être interdite, par exemple panneaux-réclame, enseignes tournantes, articles gonflables, panneaux de toiture, tableaux-annonce articulés.
  • L'éclairage doit être suffisant pour garantir la sûreté et la sécurité des lieux. Un plan d'éclairage pourra être exigé relativement aux grands projets d'aménagement.
  • L'éclairage doit gêner le moins possible les utilisations du sol contiguës, notamment les quartiers résidentiels.
  • Les appareils d'éclairage seront dotés de dispositifs de blocage ou produiront des faisceaux dirigés au besoin pour éviter l'éblouissement et l'éclairage des lots voisins.
  • Les aires techniques, les aires de service et les zones utilitaires, aussi bien que les sources de pollution visuelle et de bruit, par exemple voies de service, zones de chargement, bennes à ordures, dépôts extérieurs, appareils techniques sur les toitures, doivent être éloignées du domaine piétonnier, de la voie publique et des secteurs résidentiels.
  • Si les aires techniques et les aires de service sont éloignées du domaine public et si elles sont quand même visibles, elles doivent être camouflées de tous côtés par une technique qui s'harmonise avec les immeubles. Des plantations masqueront davantage les éléments précités.

6. Tracé proposé des routes collectrices

Figure 27 : Le schéma illustre le réseau proposé de routes collectrices dans le parc industriel et met en relief des projets d'aménagement actuels.

 Le schéma illustre le réseau proposé de routes collectrices dans le parc industriel et met en relief des projets d'aménagement actuels.

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La figure 27 illustre la disposition préférée des routes collectrices dans le parc industriel. Le plan réunit les éléments avantageux de deux options théoriques antérieures. Il a été établi au moment de la mise à jour du plan directeur des services de la CUE, et il repose également sur des renseignements tirés de l'évaluation environnementale du chemin Innes et de consultations publiques et sur de l'information concernant les aménagements futurs au sud et à l'est de l'aire à l'étude.

Le plan conceptuel illustre un réseau proposé de routes collectrices principales et secondaires. Le réseau trace le cadre de l'aménagement futur et du morcellement des terrains à cet endroit. Il désigne le prolongement de la promenade Vanguard à titre de route collectrice principale est ouest sur l'ensemble des lieux. Le prolongement du boulevard Belcourt constitue une route collectrice principale nord sud, comme le prévoyait la modification no 35 du Plan officiel de Gloucester. Le plan n'illustre pas le réseau routier local, qui sera le résultat du lotissement. Au besoin, le tracé des routes collectrices proposé pourra être corrigé au moment du lotissement. L'état des lots et l'aménagement futur pourraient prescrire de raccorder à d'autres points la promenade Lanthier et le chemin Mer Bleue suivant un axe nord sud. Le cas échéant, les deux artères seraient reliées par une route locale et non une route collectrice. Les routes collectrices doivent toutes être bordées de trottoirs des deux côtés, tandis que les routes locales futures n'en auront que d'un seul côté. Comme le mentionne la section 4.1, des arbres doivent être plantés dans tous les terre pleins sur la voie publique.

La figure 27 illustre l'emplacement prévu du château d'eau et des concentrations de services publics nécessaires à l'aménagement futur du parc industriel et des environs.

7. Mise en oeuvre

Le présent document traduit la vision du Conseil qui guidera les aménagements futurs situés sur le chemin Innes ou dans le parc industriel, et dont fait état l'annexe 3 du Plan officiel municipal. Les lignes directrices d'aménagement urbain et les exigences connexes énoncées dans le présent document serviront de cadre auquel se référeront les auteurs de demandes d'aménagement aussi bien que d'instrument d'évaluation de présentations qui répondent aux exigences du processus d'examen de l'aménagement.

Les lignes directrices pourront, évidemment, être interprétées avec une certaine souplesse, pourvu que leur esprit général et la vision globale qu'elles traduisent soient respectés.

Lorsque le Conseil aura adopté les lignes directrices, le personnel amorcera un examen du zonage de tous les terrains compris dans l'aire à l'étude afin de recommander la modification des dispositions principales en matière de zonage (celles qui concernent, par exemple, l'aménagement paysager et la marge de reculement des immeubles) afin de garantir que la formes bâtie et les normes d'esthétique proposées dans le document puissent être respectées sans qu'il soit nécessaire aux promoteurs de demander des dérogations ou la modification du zonage.