Expositions 2022

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Karina Kraenzle, Andrew Morrow et Cindy Stelmackowich – Stacks and Queues (Piles et files)

Du 17 mars au 29 avril 2022

Vernissage : le jeudi 17 mars, de 17 h 30 à 19 h 30

Visite guidée avec les artistes : le dimanche 10 avril, à 14 h
Entrée libre. Présentée en anglais.

Protocole en place pour les évènements :

Karina Kraenzle, Halcyon #1, 2019, épreuve à jet d’encre d’archives, 81 x 122 cm, gracieuseté de l'artiste

 Image d’une sculpture figurative d’un buste sans visage

Andrew Morrow, It's Your Time, 2018, pastel et fusain sur papier, 61 x 46 cm, gracieuseté de l'artiste

Un dessin en noir et blanc représentant un tas composé de différentes parties du corps.

Cindy Stelmackowich, Fingers and Knees, 2017, pièces de mannequin en fibre de verre, verre et bois, 147 x 46 x 61 cm, gracieuseté de l'artiste

Parties de jambes et de bras de mannequins en plastique empilées les unes sur les autres pour former une colonne. 

Images de la documentation de l’exposition

Livret de l'exposition

Le monde numérique, avec toute la terreur et le plaisir qu’il a apporté dans nos vies, a accéléré la réalité de notre fragmentation. Il semble désormais impossible de défendre l’existence d’un véritable moi, situé dans notre corps et entièrement en chair et en os. Le moi est empilé et mis en file d’attente, pincé et replié, jeté et éparpillé sur nos sols, nos bureaux, nos tiroirs, nos téléphones, nos comptes courriel, notre stockage infonuagique…

Ces œuvres sont un séduisant découpage et collage de corps et de soi. Les artistes se penchent sur l’esthétique de la fragmentation qui caractérise notre vie contemporaine. Bien que ces œuvres ne soient pas à l’origine des réflexions sur le numérique, ce dernier est devenu si omniprésent dans le monde. Rien n’est épargné par le calcul et ses règles, et en réalisant ces œuvres, les artistes ont pu voir où le calcul avait laissé sa marque.

- Extrait du livret de l’exposition rédigée par Ryan Stec 

Biographies 

Karina Kraenzle est une artiste photographe qui vit et travaille à Ottawa. Au fil des ans, elle a combiné plusieurs médias avec des photographies originales et trouvées, produisant des séries d’œuvres ainsi que des installations spécifiques. Plus récemment, elle s’est concentrée sur diverses formes de collage, utilisant l’image découpée comme artefact historique, ainsi que comme matériau de construction pour « sculpter » de nouvelles images. Un sujet récurrent dans le travail de Kraenzle est la photographie elle-même – sa relation particulière avec le temps, la mémoire et l’étrange – ainsi que sa capacité unique à contenir certaines fictions et des vérités incertaines.

Andrew Morrow est un artiste canadien contemporain primé dont la pratique actuelle de la peinture se situe à l’intersection de l’art et du lien social. Il est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de Queen’s University et d’une maîtrise en arts visuels de l’Université d’Ottawa. Les œuvres de Morrow ont fait l’objet de nombreuses collections, expositions et évaluations en Europe et en Amérique du Nord. En plus de sa pratique d’artiste, Morrow est professeur de peinture et de dessin à l’Université d’Ottawa, et membre fondateur du comité du Prix pour les jeunes artistes du Conseil des arts d’Ottawa. Morrow vit avec sa femme et ses deux fils à Chelsea (Québec).

Cindy Stelmackowich est une artiste, conservatrice et universitaire de la Saskatchewan qui s’est installée à Ottawa pour faire une maîtrise en arts à l’Université Carleton. Elle a fait un doctorat en histoire et théorie de l’art à New York, et des études postdoctorales en histoire de l’art et des sciences à New York et en Allemagne. Stelmackowich travaille dans les limites entre l’art et la science, explorant la matérialité du corps à travers la sculpture expérimentale, les installations et le collage numérique. Elle a exposé ses œuvres au Canada et aux États-Unis (Los Angeles et New York). Ses œuvres font partie de la collection de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada, de la Galerie d’art d’Ottawa et de l’Université York.

Cindy Stelmackowich tient à remercier le Conseil des arts de l’Ontario et la Ville d’Ottawa pour leur soutien financier.

Ben Globerman – Palimpseste I

Du 12 mai au 8 juillet 2022

Vernissage : le jeudi 12 mai, de 17 h 30 à 19 h 30

Visite guidée avec l’artiste : le dimanche 29 mai, à 14 h
Présentée en anglais.

8 haut-parleurs séparés les uns des autres, face à face dans une galerie

Vue de l’installation : Ben Globerman - Palimpseste I, photo : Nicolai Gregory, House of Common Studio

image floue en noir et blanc d’un grand orgue avec un voile bleu et violet en surimpression
 
Photographie et graphisme : Ben Globerman 

Images de la documentation de l’exposition

Livret de l’exposition

Palimpseste : Document sur lequel une écriture manuscrite a été effacée pour faire place à un nouveau texte, bien que des traces de cette première écriture demeurent visibles.

Œuvre créée en collaboration avec deux chorales locales (la Société chorale d’Ottawa et les Fieldown Singers) Palimpseste I déconstruit et réarrange différents chants choraux classiques de la Renaissance pour créer une composition audio multicanaux originale, c’est-à-dire un palimpseste de sons.

Sans exploration approfondie d’une œuvre d’art, la dette qu’a cette œuvre envers ses origines historiques et culturelles peut être perdue. La métaphore du palimpseste exprime cette notion subtilement, les couches après couches de mots écrits (ou de sons, dans ce cas-ci) qui révèlent les facteurs historiques et culturels latents de toute œuvre artistique. Dans l’esprit du thème du palimpseste, Palimpseste I utilise la musique ancienne comme fondation pour disposer, synthétiser et ultimement créer une nouvelle pièce moderne.

- Extrait par Ben Globerman

Biographie

Ben Globerman est un musicien, concepteur sonore et artiste multimédia, travaillant à Ottawa. Il a composé des œuvres pour des courts métrages et des pièces de théâtre, et les installations audio multicanaux sont sa spécialité. Globerman utilise les sons pour manipuler les espaces physiques, dans le but de créer des expériences attrayantes et cinétiques pour les spectateurs. Il a produit de nombreuses installations conceptuelles audio et vidéo, pour de nombreux projets au Canada, allant des défilés de mode aux espaces thérapeutiques dans les hôpitaux, en passant par des trames sonores dans des transports en commun. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs hôtels de ville et dans de nombreuses galeries d’art. À l’aide de ses œuvres, il a abordé les thèmes du pluralisme religieux, de la technologie de pointe et les qualités thérapeutiques des sons. Globerman a présenté ses travaux partout en Amérique du Nord et a lancé six albums complets et mini-albums. Ce détenteur d’une maîtrise en études européennes et d’un baccalauréat en études religieuses (tous deux acquis à l’Université Carleton) était le seul artiste canadien choisi pour prendre part à la Red Bull Music Academy de New York en 2013.

La réalisation de cette pièce a été possible grâce au généreux financement du Conseil des Arts du Canada et de la Ville d’Ottawa (Programme de financement culturel). La création de cette exposition a été possible grâce au soutien du Conseil des arts de l’Ontario.

Doug Dumais et Simon Petepiece – Intangible Materials (Matières intangibles)

Du 21 juillet au 16 septembre 2022

Vernissage : le jeudi 21 juillet, de 17 h 30 à 19 h 30

Visite guidée avec les artistes  :  le dimanche 24 juillet, à 14 h  
Présentée en anglais avec période de questions bilingue. 

Pendant les événements liés à l’exposition, l’accès à l’édifice est limité à l’entrée de l’avenue Laurier. 

 

zone rocheuse contre un ciel turquoise


Doug Dumais, A Landscape for Construction (Return), 2020, épreuve à jet d’encre sur papier archive, 60 x 80 cm, gracieuseté de l’artiste
 

formes géométriques turquoises et grises sur une feuille rectangulaire

Simon Petepiece, Mesh Tapestry 04, 2020, filet de débris, peinture en aérosol, encre, fil de nylon, 152 x 152 cm, gracieuseté de l’artiste 

Images de la documentation de l’exposition

Livret de l'exposition

Montréal, un gag récurrent chez les résidents veut qu’il existe deux saisons : l’hiver et la période de la construction. À partir de mai, tout le territoire municipal foisonne d’itinéraires de déviation, de grues et de panneaux de signalisation au néon, formant temporairement un labyrinthe dans lequel les voitures et les piétons doivent se déplacer. Pour beaucoup, le cône orange est ainsi devenu un symbole à la fois emblématique et ironique de la ville. La réalité de cette saison contraignante, et souvent frustrante, soulève pourtant des questions beaucoup plus sérieuses autour de l’avenir de la ville en général. L’exposition Intangible Materials (Matières intangibles) présente le changement perpétuel que la construction induit sur le paysage urbain. Dans cette exposition, les artistes Doug Dumais et Simon Petepiece explorent le langage de la construction et les ramifications de son insertion dans le paysage canadien.

- Extrait par Cindy Hill

Biographies  

Doug Dumais est un artiste de la caméra installé à Charlottetown, Epekwitk / Île-du-Prince-Édouard, qui consigne des lieux subissant des modifications radicales, comme des chantiers de construction, des rivages en érosion et des institutions publiques. Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia, Doug Dumais a exposé ses œuvres à ARTCH, à la Galerie La Castiglione, à this town is small et au Eptek Art & Culture Centre.

Simon Petepiece est un artiste visuel canadien résidant à Tiohtià:ke / Montréal, au Québec. Autodidacte, il concentre son travail autour de l’environnement bâti et se nourrit de ses années passées à étudier et à pratiquer l’architecture. Utilisant une variété de techniques et de matériaux, il crée des assemblages en techniques mixtes qui s’amusent des conventions de la représentation architecturale et des méthodes de construction. Simon Petepiece a exposé ses œuvres à Ottawa, Montréal, Toronto et Dublin. Il a obtenu une maîtrise en architecture de l’Université Carleton.

Joyce Crago – Playing Dead (Faire le mort)

Du 6 octobre au 25 novembre 2022

Vernissage : le jeudi 6 octobre, de 17 h 30 à 19 h 30

Visite guidée avec l’artiste : le dimanche 6 novembre, à 14 h 
Entrée libre. Présentée en anglais. 

Pendant les événements liés à l’exposition, l’accès à l’édifice est limité à l’entrée de l’avenue Laurier. 

Joyce Crago, Worn: Brown, 2019, épreuve à pigments d’archives sur papier, 127 x 87 cm, gracieuseté de l'artist

Un personnage dont le haut du corps est couvert d’articles vestimentaires de différentes couleurs se détache de l’arrière-plan noir. Le personnage porte des gants de tricot gris et tient trois roses blanches séchées devant son visage dissimulé sous des morceaux de tissus.

Joyce Crago, Detritus, Flowers, 2019, épreuve à pigments d’archives sur papier, 66 x 46 cm, gracieuseté de l'artiste

fleurs séchées sur fond noir; les fleurs sont sèches mais de couleur vive

Images de la documentation de l’exposition 

Livret de l’exposition

Peu de temps après la disparition de sa sœur Hazel, j’ai rencontré Joyce par hasard, et nous avons décidé d’aller prendre un repas ensemble. Nous nous sommes installées sur des chaises élégantes, entourées de bavardages chuchotés. À la simple mention de Hazel, le visage de Joyce s’est décomposé, comme si la perte avait frappé son corps. Dans cette pièce d’interactions bienséantes, les larmes se sont mises à couler librement sur son visage. 

Joyce Crago a transmué l’intimité de sa peine incontrôlable en un acte de communication profonde. Elle a créé un tout sans rien perdre de la puissance et du choc de cette douleur crue et écrasante dans la beauté de ses œuvres qui n’expriment pas seulement cette douleur, mais l’articulent. Lorsque nous les voyons, nous y participons et nous comprenons. 

Joyce Crago maîtrise parfaitement la composition; sa spécialité consiste à arranger ce qui a été rejeté après des événements majeurs. Des objets hors d’usage qu’elle a récupérés, mis en scène et photographiés deviennent, entre ses mains, des formes visuellement gratifiantes, et la signification qui les imprègne est révélée, mise à nu. 

- Extrait du livret de l’exposition rédigée par Ruth Dick 

Biographie  

Joyce Crago est une artiste canadienne multimédia qui a une formation en textiles et en droit. Ses activités créatives sont initiées par un besoin compulsif de poser des questions sur des sujets tels que la mort, le vieillissement, la mortalité et les traumatismes culturels. Elle tente de mettre de l’ordre dans ces sujets dans des circonstances qui ne sont pas favorables. 

Elle a été lauréate du Projet X, prix de la photographie 2021. En 2020, son œuvre a fait son apparition dans une exposition présentée au Scotia Bank CONTACT Photography Festival, et a remporté le grand prix du RMG Fridays : Focused de la Robert McLaughlin Gallery. 

Ses œuvres ont été exposées récemment à la Galerie d’art d’Ottawa et ont également été exposées à l’échelle nationale et internationale. Ses œuvres font partie de la Collection d’art de la Ville d’Ottawa ainsi que de différentes collections privées. 

Joyce Crago tient à remercier le Conseil des arts de l’Ontario de leur appui.

Métamorphose : Ajouts 2022 à la Collection d’art de la Ville d’Ottawa

Du 8 décembre 2022 au 3 février 2023 

Vernissage : le jeudi 15 décembre, de 17 h 30 à 19 h 30
Les discours débuteront à 18 h.  

Pendant les événements liés à l’exposition, l’accès à l’édifice est limité à l’entrée de l’avenue Laurier. 

Nicholas Crombach, End of the Chase, 2017, techniques mixtes, 42 x 136 x 53 cm, 2022-0240 

Vue latérale d’une sculpture représentant un cheval blanc sur une bascule verte, ses pattes, sa crinière et sa queue pendent en signe de défaite ou d’épuisement. Le cheval porte une selle marron.

Stéphane Alexis, Snapper no. 11, 2021, encre pigmentée sur papier pour archives, 61 x 61 cm, 2022-0232

La tête d’un poisson émerge d’une substance verte et mousseuse qui occupe le reste de l’image.

Nadia Myre, [in]tangible tangles (E165988-0-A), 2021, épreuve numérique, 21 x 22.5 cm, 2022-0268

Photographie d’une paire de mocassins roses avec des détails bleus vue à vol d’oiseau.

Neeko Paluzzi, Symphonie fantastique 1, 2022, encre pigmentée sur papier chiffon de coton, 56 x 43 cm, 2022-0271

On aperçoit le reflet du photographe dans un miroir circulaire, l’appareil photo et le trépied étant au centre de l’œuvre. Le dos d’une sculpture figurative est également visible dans le reflet du miroir.

Martin Vuong, Trung Ca & Mun Ruoi, 2019, huile sur panneau, 76 x 61 cm, 2022-0283

L’œil droit, le nez et la partie supérieure de la bouche d’une personne sont visibles, le reste de son visage est en grande partie soustrait à la vue. Ses sourcils sont froncés et de petits objets sortent de sa peau, des gouttelettes de sang se formant autour de ceux‑ci.

Eliane Saheurs, Enchanted Space VI, 2014, acrylique sur toile, 122 x 122 cm, 2022-0228, don de l’artiste

Formes abstraites orange, bleu, vert, blanc, marron et rouge.

Le terme métamorphose désigne un processus de profonds changements pour passer à la prochaine étape de la vie et de l’histoire d’un organisme. Après des années d’oscillations à travers les restrictions, les confinements et les interruptions d’activités attribuables à la COVID-19, la pandémie laisse des traces sur notre conscience collective. Inaugurant une nouvelle ère d’optimisme, les 56 artistes qui participent à l’exposition Métamorphose : Ajouts 2022 à la Collection d’art de la Ville d’Ottawa utilisent leurs pratiques artistiques pour explorer cette période de réflexion, de renouvellement et de rétablissement de liens en présentant des perspectives diversifiées sur la société et notre environnement, l’identité et la mémoire. 

Métamorphose explore le rapport qui nous unit avec le temps et avec nos antécédents personnels dans le contexte de notre relation avec nous-mêmes et avec les autres, de nos expériences communes et de notre réaction aux propriétés transformatrices de la réflexion et de l’établissement de liens. Certaines œuvres naissent de l’expérience vécue par les artistes des changements causés par la COVID-19, alors que d’autres présentent d’importantes réflexions sur les enjeux socioculturels des expériences qu’ils ont vécues. Ces œuvres nous invitent à considérer les moments de croissance, de changement et de renouvellement comme des occasions de réfléchir qui nous permettent d’élargir notre perspective et notre compréhension du monde qui nous entoure. 

Cette exposition présente une sélection d’œuvres acquises en 2022 pour la Collection d’art de la Ville d’Ottawa, au moyen d’achats et de dons. Les œuvres de la Collection d’art de la Ville sont exposées aux quatre coins d’Ottawa, dans plus de 170 bâtiments et lieux municipaux. 

Comité d’évaluation par les pairs dans le cadre du Programme d’achats directs de 2022 : Adrian Göllner, Simon Guibord, Charlotte Healey, Shaya Ishaq, Kosisochukwu Nnebe 

Comité d’évaluation des dons 2022 : David Barbour, Marisa Gallemit, Annie Thibault 

Membres du Comité d’évaluation par les pairs pour les expositions de 2022

Gillian King, Cynthia O’Brien, Jakub Zdebik