Planification des installations et des parcs

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La Direction de la planification des installations et des parcs veille à la prestation d’une variété de services de planification et de conception. L’équipe supervise la planification, la conception et la construction de parcs et d’installations sur le territoire de la Ville d’Ottawa. Il peut s’agir de l’aménagement de mini-parcs, de grands parcs communautaires et de complexes sportifs, ou de la construction d’installations comme des pavillons, des bâtiments communautaires, des complexes récréatifs, des piscines, des bibliothèques et des garderies.

Planification des installations et des parcs veille en outre à la participation des membres du public aux nouveaux projets et aux projets de cycle de vie des parcs et des installations, à l’instauration de partenariats communautaires, à la planification des politiques relatives aux parcs et à l’acquisition de terrains à vocation de parcs par le biais d’examens des projets d’aménagement.

Pour obtenir plus d’information au sujet des parcs, notamment sur leur emplacement, les possibilités d’activités de loisirs et la location d’espaces, consultez la page Parcs et espaces verts.

 

Processus de planification des nouveaux parcs

Dans un souci d’excellence du service à la clientèle, la Ville d’Ottawa s’efforce d’aménager des parcs, des installations et des sentiers exceptionnels dans les nouveaux quartiers en pleine croissance afin de répondre aux besoins de loisirs actifs et passifs des résidents. La réussite de l’aménagement d’un parc commence dès les premières étapes de planification, au moment de l’examen du projet avec la consultation préalable au dépôt d’une demande, puis lors de l’étape d’examen du lotissement, lorsqu’il est temps de sélectionner et d’acquérir les terrains devant être occupés par les parcs et les sentiers. En effet, les installations qui seront construites dans un parc sont déterminées en fonction de la taille et de la forme du terrain, et l’emplacement des sentiers est établi de manière à relier le parc au réseau d’espaces verts. L’exercice annuel d’élaboration du budget et le processus de conception et d’aménagement de la Ville influent grandement sur la création de nouveaux parcs.

Vous pouvez obtenir plus d’information concernant la planification et l’aménagement de nouveaux parcs dans le Manuel d’aménagement des parcs - 2e version de 2017 [PDF-7,74 Mo].

Pour en savoir plus sur les parcs et leurs commodités, consultez la carte électronique.

Parcs faisant l’objet de consultations ou en voie d’aménagement

La Ville d’Ottawa souhaite connaître votre point de vue sur la conception des nouveaux parcs et des nouvelles installations, et sur le cycle de vie des parcs et installations existants. Retrouvez tous les nouveaux projets grâce à notre outil de recherche sur les projets d’engagement du public et faites part de vos commentaires sur les conceptions en cours d'examen.

Plan directeur des infrastructures des parcs et des loisirs

Téléchargez : Plan directeur des parcs et des infrastructures de loisirs de la Ville [19 Mo, format PDF]

Synthèse administrative

Les parcs de la Ville sont des assises importantes et des indicateurs de la qualité de vie à Ottawa.

Les parcs donnent aux villes une identité distinctive et leur permettent de s’illustrer par rapport aux autres. Les résidents d’Ottawa valorisent et utilisent les parcs, qui deviennent pour eux des points de rassemblement, des lieux où se divertir, se détendre ou découvrir et des endroits où ils peuvent participer à des sports organisés actifs. Les points et les modes de croissance de la Ville d’Ottawa devraient changer considérablement dans les prochaines années. À l’heure où la Ville est appelée à évoluer et à se développer, tous les résidents devraient continuer de compter sur d’excellentes conditions d’accès aux avantages et aux services offerts par les infrastructures des parcs et des loisirs de la Ville.

Il s’agit du premier et d’une pièce justificative du Plan officiel de la Ville (2021). Ce plan précise qu’il faut prévoir plus de terrains à vocation de parc et de commodités récréatives afin de répondre aux besoins des résidents de la Ville jusqu’en 2031.

image graphique

Voici entre autres les éléments essentiels du Plan directeur des parcs et des infrastructures de loisirs :

  • l’inventaire de l’ensemble des infrastructures des parcs et des loisirs municipaux actifs actuels;
  • la synthèse des projections sur la population, la croissance et l’évolution démographique;
  • les recommandations sur le nombre de nouveaux terrains à vocation de parc et de nouvelles infrastructures récréatives à aménager d’ici 2031;
  • les stratégies qui permettront d’appliquer les recommandations du Plans.

Les cibles et les recommandations sur les niveaux d’aménagement dans la version définitive du Plan ont été approuvées par le Comité et le Conseil municipal pour les terrains à vocation de parc actif et de chacun des 22 types d’infrastructures (dont les complexes récréatifs, les infrastructures aquatiques et les terrains de sport) par tranche de 1 000 résidents. Les recommandations s’inspirent de la rétroaction exprimée pendant les consultations, des commentaires du personnel, de l’analyse de l’inventaire actuel, des projections démographiques, des quartiers prioritaires, des tendances récentes dans l’utilisation et les loisirs, d’une analyse comparative d’autres municipalités et de l’application du point de vue de l’abordabilité.

Le Plan sera consulté par le personnel de la Ville et par la communauté des promoteurs immobiliers dans la planification et l’aménagement des nouvelles infrastructures de parcs et de loisirs sur tout le territoire de la Ville. Cette information pourrait être utile aux autres organismes qui offrent des services de loisirs, dont les associations communautaires, des organismes sportifs, les collèges et les universités dans l’établissement de leurs plans.

Le Plan précise et explique les principales méthodes selon lesquelles la Ville peut financer la construction des infrastructures des nouveaux parcs, des infrastructures récréatives en intérieur et en extérieur, le remplacement des infrastructures qui ont atteint la fin de leur durée utile, le réaménagement des parcs et des infrastructures de loisirs en intérieur et en extérieur existants et l’aménagement de nouvelles commodités dans les parcs et les pavillons de loisirs. Chaque source de financement comporte ses propres restrictions et a sa propre vocation principale, qui sont analysées dans le Plan. Nous exposons ces limites et définissons les problèmes que nous pourrions être appelés à réexaminer.

La Ville a mené plusieurs cycles de consultations propres au Plan. Les méthodes de consultation ont entre autres consisté à tenir des sondages, des séances de consultation en ligne et des réunions ciblées, qui se sont essentiellement déroulées entre janvier et la fin de juillet 2021. La Ville a également reçu, accepté et analysé les commentaires qui lui ont été transmis par téléphone, par télécopieur, par la poste et par courriel. Il faut noter que les consultations se sont déroulées dans une période au cours de laquelle d’importantes restrictions sanitaires étaient en vigueur, ce qui nous a obligés à adopter essentiellement une approche virtuelle.

Différents résidents, les partenaires institutionnels comme la Commission de la capitale nationale, les conseils scolaires, les collèges et les universités, les groupes professionnels, les organismes sportifs, les associations communautaires, le personnel de nombreuses directions générales de la Ville, les comités consultatifs et les organismes à but non lucratif qui travaillent de concert avec les résidents visés par l’équité ont été du nombre des intervenants. Le Rapport sur les constatations dans le cadre des consultations sur la Stratégie sur la condition féminine et l’équité des genres de la Ville d’Ottawa en 2019 met en lumière les priorités suivantes, dont il a été tenu compte pendant l’élaboration du Plan, notamment une ville inclusive des genres, la représentation et la consultation des résidents.

Le lecteur trouvera, dans le Rapport sur la synthèse des consultations du Plan directeur des infrastructures des parcs et des loisirs de la Ville d’Ottawa, la description et l’analyse circonstanciées des consultations qui sont entrées en ligne de compte dans la préparation du Plan. Ce Plan directeur a été préparé en partie pour répondre aux exigences de l’article 42 de la Loi sur l’aménagement du territoire relativement au plan des parcs municipaux. La Loi de 2020 visant à favoriser la reprise économique face à la COVID-19 (le projet de loi 197) a reçu la sanction royale en juillet 2020. Dans le même temps, le gouvernement provincial a publié le Règlement de l’Ontario 509/20 : Redevances pour avantages communautaires et parcs, adopté dans le cadre de la Loi sur l’aménagement du territoire. En vertu d’un nouveau paragraphe de cette loi, tous les règlements municipaux en vigueur sur la réservation des terrains à vocation de parc qui visent à calculer la superficie réservée aux parcs se fondent sur l’autre exigence à réadopter en septembre 2022, faute de quoi ils viendront à expiration à cette date.

Lorsque le Comité et le Conseil municipal auront approuvé le Plan démontrant qu’il est nécessaire d’aménager plus de terrains à vocation de parc, il sera possible de continuer de percevoir les autres fonds destinés à la réservation des terrains à vocation de parc. Cette question est importante si la Ville souhaite continuer de profiter du financement à consacrer à l’aménagement de terrains à vocation de parc au rythme qui permettra de répondre aux besoins projetés de ses résidents dans le cadre de la croissance.

La Ville a décidé de se doter d’une Stratégie de lutte contre le racisme par l’entremise de son Secrétariat de la lutte contre le racisme (SLR) afin de corriger le racisme systémique que doivent affronter les communautés autochtones, noires, asiatiques, musulmanes, juives et autres. Il est essentiel de s’assurer que tous ces points de vue soient suffisamment bien représentés pour mettre au point un plan significatif et retentissant, éclairé et porté par les données. Ce plan confirme qu’il cadrera avec la Stratégie de lutte contre le racisme qui sera approuvée par le Conseil et que dans les décisions se rapportant aux infrastructures récréatives, on adoptera une approche de lutte contre le racisme dans l’élaboration, l’évaluation et la mesure des politiques. Ce plan reprendra les éléments de la Stratégie de lutte contre le racisme afin d’accroître la diversité dans les partenariats de la Ville et d’aménager de nouvelles infrastructures dans les quartiers dans lesquels on relève de fortes concentrations de communautés en quête d’équité et qui sont très défavorisées du point de vue économique.

Classification des parcs

La Ville d’Ottawa a établi un système de classification pour définir une typologie des parcs répondant aux besoins sociaux, récréatifs et environnementaux de ses résidents. La classification des parcs présentée ci-dessous sert d’outil de référence en vue d’orienter la Ville d’Ottawa lors de la création de nouveaux parcs. Son application permettra aux responsables de la sélection des espaces destinés à la création de parcs et de la conception, de l’aménagement et de l’entretien des parcs de mieux répondre aux besoins de la collectivité.

L’emplacement et la planification des parcs sont déterminés par la Ville en fonction des exigences liées à la population et au niveau de service en matière de loisirs. Les parcs sont répartis dans les quartiers et la ville de façon à offrir aux résidents des espaces verts facilement accessibles qui répondent à un large éventail de besoins en matière de loisirs et qui embellissent l’espace public. Le choix de l’emplacement des parcs doit s’appuyer sur les plans de conception communautaire, les plans secondaires, les plans de village et les plans des parcs locaux qui s’appliquent ainsi que sur les politiques propres au secteur figurant dans le Plan officiel. La variété des types de parcs et les caractéristiques distinctives de leur conception sont bénéfiques pour la collectivité.

La classification des parcs comporte une typologie et une description des normes liées à la taille des parcs, à leur emplacement, au rayon de leur secteur de service, à leur configuration et à leurs commodités; ces renseignements permettent d’orienter le choix de l’emplacement des parcs et la conception de ceux-ci. Les parcs devraient avoir une forme et une taille qui favorisent une visibilité et un accès adéquats et offrent une certaine marge de manœuvre aux planificateurs de parcs pour l’aménagement de terrains de sport et d’autres installations récréatives.La classification comprend six types de parcs, qui reflètent la structure des espaces verts de la ville : les parcs de district, les parcs communautaires, les parcs de quartier, les miniparcs, les places ou miniparcs urbains et les parcs boisés. Vous trouverez ci-dessous une description de chacun d’eux.

Parc de district

Dotés d’un très grand rayon de service, les parcs de district sont destinés à plusieurs quartiers ou à des districts complets et peuvent être utilisés dans le cadre d’activités organisées pour l’ensemble de la ville. Ils constituent une destination importante pour les résidents et les visiteurs et peuvent comporter une composante touristique. Leur taille et leur emplacement peuvent varier selon la raison d’être du parc et de ses installations. Les parcs de district peuvent être destinés aux activités de compétition, et des installations de même nature peuvent y être regroupées pour permettre la tenue de tournois.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : À l’échelle de la ville et du district.
Utilisation : Espaces polyvalents, loisirs actifs et passifs, installations sportives importantes ou terrains pour les tournois.
Taille : Minimum de 10 hectares.
Emplacement : Les parcs de district sont situés à un endroit permettant de servir plusieurs quartiers, si possible le long d’une artère desservie par un circuit de transport en commun important. Ils devraient être reliés au réseau d’espaces verts et peuvent se trouver près d’autres espaces libres.
Commodités : Les installations permettent de pratiquer divers loisirs actifs et passifs; elles peuvent comprendre un centre communautaire, une piscine ou un aréna, des patinoires intérieures ou extérieures, des terrains pour les sports actifs, des terrains de tennis, des terrains polyvalents, des terrains de planche à roulettes, des aires de jets d’eau, des aires de jeux pour les enfants, des allées piétonnières, des espaces pour s’asseoir et des abris, au choix de la Ville.
Réalisation des travaux : Travaux généralement effectués par la Ville (Direction générale des loisirs, de la culture et des installations).
Façade de terrain : Minimum idéal de 75 % de façade continue sur les rues attenantes.
Stationnement : Stationnement offert sur place.
Éclairage : Les exigences liées à l’éclairage des allées piétonnières, des parcs de stationnement et des terrains de sport ainsi qu’à l’éclairage de sécurité seront déterminées par la Ville.
Critères pour le choix de la végétation : Les végétaux plantés (arbres, arbustes et graminées) comprendront diverses espèces qui tolèrent les conditions urbaines, surtout des espèces indigènes. Les surfaces de plantation comprendront des zones tampons et des zones de retour à l’état naturel si cela est nécessaire.
Taux visé de couvert forestier : 30 %
Taux visé de retour à l’état naturel : 20 %

Parc communautaire

Les parcs communautaires sont destinés à un secteur ou à un ensemble de quartiers précis et permettent de pratiquer divers loisirs. Ils devraient être bien reliés à l’espace urbain global. Leur taille et les installations qui s’y trouvent peuvent varier, et ils constituent un lieu central dans le secteur. On peut y pratiquer des loisirs actifs et passifs.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : Ensemble du secteur (selon le secteur de planification).
Utilisation : Divers loisirs actifs et passifs; ces parcs peuvent comporter un édifice communautaire ou un pavillon.
Taille : De 3,2 hectares (minimum) à 10 hectares (maximum).
Emplacement : Les parcs communautaires sont situés aux abords des routes collectrices, généralement près des intersections majeures. Ils sont accessibles en transport en commun et se trouvent à proximité d’un arrêt d’autobus ou de train. Ils devraient être reliés au réseau d’espaces verts et peuvent se trouver près d’autres espaces libres comme des zones de conservation, des vallées et des installations de gestion des eaux pluviales, selon les exigences de la Ville.
Commodités : Les installations permettent de pratiquer une variété de loisirs actifs et passifs; elles peuvent comprendre des terrains de sport, des terrains de tennis, des terrains polyvalents, des patinoires, des terrains de planche à roulettes, des aires de jets d’eau, des aires de jeux pour enfants, des espaces de jeu ouverts, des allées piétonnières, des espaces pour s’asseoir et des abris, au choix de la Ville.
Réalisation des travaux : Travaux effectués par la ville (Direction générale des loisirs, de la culture et des installations) ou un promoteur, ou dans le cadre d’une entente initiale.
Façade de terrain : Minimum idéal de 50 % de façade continue sur les rues attenantes.
Stationnement : Stationnement offert sur place ou dans une voie d’arrêt sur l’emprise, au choix de la Ville.
Éclairage : Il peut y avoir, au besoin, un éclairage dans les allées piétonnières, les parcs de stationnement et les terrains de sport ainsi qu’un éclairage de sécurité.
Critères pour le choix de la végétation : Les végétaux plantés (arbres, arbustes et graminées) comprendront diverses espèces qui tolèrent les conditions urbaines, surtout des espèces indigènes. Les surfaces de plantation comprendront des zones tampons et des zones de retour à l’état naturel si cela est nécessaire.
Taux visé de couvert forestier : 30 %
Taux visé de retour à l’état naturel : 20 %

Parc de quartier

Les parcs de quartier représentent le point central d’un quartier, permettent de pratiquer des loisirs actifs et passifs, et constituent un espace de rassemblement local où les résidents peuvent se rendre à pied.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : Environ 10 minutes de marche (800 m).
Utilisation : Divers loisirs passifs et actifs.
Taille : De 1,2 hectare (minimum) à 3,2 hectares (maximum).
Emplacement : Les parcs de quartier sont situés aux abords des routes locales (ou des routes collectrices dans les zones rurales et les villages). Ils devraient être reliés au réseau d’espaces verts et peuvent se trouver près d’autres espaces libres comme des zones de conservation, des vallées et des installations de gestion des eaux pluviales. Dans les quartiers où le quadrillage des rues et des pâtés de maisons est irrégulier, le parc de quartier s’intègre à l’ensemble pour former un pâté complet ou faire partie d’un pâté.
Commodités : Les installations permettent de pratiquer une variété de loisirs actifs et passifs; elles peuvent comprendre des structures d’ombrage, des espaces pour s’asseoir, de l’équipement de jeu, un terrain polyvalent, une aire de jets d’eau, une patinoire extérieure, des minis terrains de sport et d’autres installations, au choix de la Ville.
Réalisation des travaux : Travaux effectués par la Ville (Direction générale des loisirs, de la culture et des installations) ou dans le cadre d’une entente initiale avec un promoteur.
Façade de terrain : Minimum idéal de 50 % de façade continue sur les rues attenantes.
Stationnement : Préférence pour le stationnement sur rue, car ces parcs sont conçus pour qu’on s’y rende à pied.
Éclairage : Les terrains de sport ne sont habituellement pas éclairés. Il peut y avoir, au besoin, un éclairage dans les allées piétonnières et un éclairage de sécurité.
Critères pour le choix de la végétation : Les végétaux plantés (arbres, arbustes et graminées) comprendront diverses espèces qui tolèrent les conditions urbaines, surtout des espèces indigènes.
Taux visé de couvert forestier : 30 %
Taux visé de retour à l’état naturel : Selon le lieu.

Miniparc

Les miniparcs sont de petits parcs où les résidents peuvent se rendre à pied. Ils constituent des espaces verts et des lieux de rassemblement importants dans les quartiers, et permettent de pratiquer des loisirs essentiellement passifs ainsi que des loisirs actifs de faible intensité dans un milieu résidentiel ou polyvalent. Ces parcs permettent de mieux relier les quartiers, représentent des points centraux intéressants, mettent en valeur la forme bâtie et favorisent la vie communautaire en offrant un lieu où les résidents peuvent interagir, où les enfants peuvent jouer et où l’on peut organiser des activités sociales. Nota : Les miniparcs viennent compléter le réseau de parcs d’un quartier. Ils ne constitueront donc pas la seule catégorie de parc dans un quartier.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : Environ 2 à 5 minutes de marche (200 à 450 m).
Utilisation : Activités récréatives actives et passives.
Taille : De 0,4 hectare (minimum) à 1,2 hectare (maximum).
Emplacement : Les miniparcs sont situés aux abords des routes locales et sont reliés au réseau d’espaces verts. Dans les quartiers où le quadrillage des rues et des pâtés de maisons est irrégulier, le miniparc s’intègre à l’ensemble pour former un pâté complet ou faire partie d’un pâté.
Commodités : Les installations permettent de pratiquer une variété de loisirs actifs et passifs; elles peuvent comprendre des structures d’ombrage, des espaces pour s’asseoir, de l’équipement de jeu et une aire de jeux non structurée, au choix de la Ville.
Réalisation des travaux : Travaux effectués par la Ville (Direction générale des loisirs, de la culture et des installations) ou dans le cadre d’une entente initiale avec un promoteur.
Façade de terrain : Minimum idéal de 50 % de façade continue sur les rues attenantes.
Stationnement : Aucun stationnement n’est nécessaire.
Éclairage : L’éclairage des allées piétonnières et l’éclairage de sécurité seront prévus en fonction des besoins.
Critères pour le choix de la végétation : Les végétaux plantés (arbres, arbustes et graminées) comprendront diverses espèces qui tolèrent les conditions urbaines, surtout des espèces indigènes.
Taux visé de couvert forestier : 30 %
Taux visé de retour à l’état naturel : Selon le lieu.

Places ou miniparcs urbains

Ces petits parcs sont caractéristiques du tissu urbain. Le réaménagement des places et des miniparcs urbains peut être provoqué par la densification de quartiers établis. Il est également possible de les aménager dans une zone polyvalente, au centre-ville ou aux abords d’une rue principale. Ils doivent répondre aux besoins des résidents actuels et des nouveaux résidents, offrir des aires d’agrément extérieures adaptées au contexte et souvent multifonctionnelles, le tout dans un espace restreint. Une place urbaine attire parfois des visiteurs de la région élargie, suivant son emplacement.

Dans les zones urbaines intérieures à forte densité, la place est souvent de petite taille, majoritairement recouverte d’un revêtement dur et dotée d’arbres, pour apporter de l’ombre, et d’autres végétaux. Il peut y avoir des espaces pour s’asseoir, un plan d’eau ou une œuvre d’art, de l’éclairage, des tables de jeu, des structures d’ombrage, une zone pour les spectacles et des installations récréatives interactives qui correspondent au contexte et au public cible. La place peut constituer un point d’intérêt pour un secteur résidentiel ou le carrefour d’un sentier, elle peut aussi être associée aux entreprises avoisinantes, comme des cafés, des camions-restaurants ou les attraits touristiques.

Dans les zones urbaines extérieures à densité modérée, la place peut être un peu plus grande si l’espace disponible est plus vaste, ce qui peut permettre de planter plus de végétation, d’aménager des zones gazonnées et d’intégrer des installations récréatives précises, comme des paniers de basketball, des aires de jeux d’eau, des terrains de tennis, de l’équipement de conditionnement physique pour adulte et des modules de jeux.

Proportionnellement à la superficie, l’aménagement des places et miniparcs urbains est généralement plus coûteux que les autres types de parcs, comme ils sont dotés d’un recouvrement dur, d’installations plus importantes et de commodités multifonctionnelles; il faut donc en tenir compte aux premières étapes de planification.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : Variable selon le contexte. Dans les secteurs résidentiels : de 2 à 5 minutes de marche (de 200 à 450 m).
Utilisation : Variable selon le contexte.
Superficie : De 400 m2 (minimum) à 4 000 m2 (maximum).
Emplacement : Les places et miniparcs urbains sont situés dans le noyau urbain, les centres d’utilisations polyvalents et les centres-villes aux abords de rues principales. Dans les quartiers où le quadrillage des rues et des pâtés de maisons est irrégulier, les miniparcs urbains s’intègrent à l’ensemble pour former un pâté complet ou faire partie d’un pâté.
Commodités : Les places ou miniparcs urbains peuvent être dotés de pavé décoratif et comprendre des structures d’ombrage, des plans d’eau ou des jeux d’eau, des espaces pour s’asseoir, des tables de jeu, des modules de jeux, de l’équipement de conditionnement physique, une zone pour les spectacles et des paniers de basketball.
Réalisation des travaux : Déterminée au cas par cas.
Façade de terrain : Minimum idéal de 50 % de façade continue sur les rues attenantes.
Stationnement : Aucun stationnement n’est nécessaire.
Éclairage : L’éclairage doit répondre aux besoins selon le contexte, au choix de la Ville.
Critères pour le choix de la végétation : Les végétaux plantés (arbres, arbustes et graminées) comprendront diverses espèces qui tolèrent les conditions urbaines, surtout des espèces indigènes.
Taux visé de couvert forestier : De 20 à 50 %.
Taux visé de retour à l’état naturel : Selon le lieu.

Parc boisé

Les parcs boisés sont un type de parc particulier : il s’agit d’un terrain boisé préexistant protégé dans une zone de développement et intégré au réseau des parcs à titre d’aire de loisirs. Même si d’autres types de parcs peuvent comprendre de petits bosquets préexistants, le parc boisé est, comme son nom l’indique, majoritairement boisé. On vise davantage à le protéger qu’à l’aménager, mais il est possible d’y tracer des sentiers ou des sentiers naturels; d’y aménager des petits espaces pour s’asseoir et d’y installer des structures de conditionnement physique, des panneaux de signalisation et des clôtures; ainsi que d’y planter des végétaux pour le remettre en état, si nécessaire. Un boisé sera uniquement considéré comme un terrain à vocation de parc si le quartier dans lequel il se trouve compte déjà suffisamment d’installations de loisirs, comme des terrains de sports et des terrains de jeux.

Les dessins et documents de conception du parc doivent comprendre un plan de gestion du boisé (élaboré par un forestier professionnel inscrit). Les recommandations qui y sont énoncées seront mises en œuvre à l’étape de l’aménagement. Il doit présenter le plan d’entretien à long terme qui favorisera la sécurité publique ainsi que la pérennité et la santé de l’écosystème du terrain boisé.

Critères de conception

Rayon du secteur de service : Environ 10 minutes de marche (800 m), s’il y a lieu.
Utilisation : Installations récréatives, comme des sentiers et des bancs.
Taille : De 1,2 hectare (minimum) à 3,2 hectares (maximum).
Emplacement : Les parcs boisés ne peuvent être aménagés que sur les terrains déjà boisés. Le planificateur de parcs doit approuver le choix du terrain destiné à la création d’un parc boisé.
Commodités : Les installations doivent être compatibles avec le terrain boisé et favoriser son utilisation à des fins récréatives, sans compromettre l’intégrité de l’écosystème naturel. Selon le contexte, elles peuvent comprendre des sentiers ou des sentiers naturels, de petits espaces pour s’asseoir, de petites zones de conditionnement physique, des panneaux de signalisation, des végétaux pour la remise en état du boisé et des clôtures, là où c’est nécessaire.
Réalisation des travaux : Déterminée au cas par cas.
Façade de terrain : Minimum de 25 % de façade sur la rue.
Stationnement : Aucun stationnement n’est nécessaire.
Éclairage : Il peut y avoir, près des façades de rue, un éclairage dans les allées piétonnières et un éclairage de sécurité, selon les besoins.
Critères pour le choix de la végétation : Le choix des végétaux sera déterminé en fonction des recommandations du plan de gestion du boisé. La décision de retirer ou non les espèces envahissantes est à la discrétion du personnel de la Ville d’Ottawa.
Taux visé de couvert forestier : Conserver le même couvert forestier qu’avant l’aménagement. Il peut être accru par la plantation de nouveaux arbres, selon les recommandations du plan de gestion du boisé.
Taux visé de retour à l’état naturel : Selon le lieu.