Anciens lauréats

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Les lauréats de 2019

Prix de l’excellence : Aménagement intercalaire urbain (de faible hauteur)

Bayswater

Bayswater, 74, avenue Bayswater dans la catégorie Aménagements intercalaires urbains de faible hauteur

Ce terrain a été loti pour en faire trois plans étroits qui sont intimement liés, ce qui donne un aménagement plus souple et ouvert pour les trois maisons en rangée de trois étages qui y sont bâties. Les vastes fenêtres panoramiques de la façade avant et de la façade arrière viennent éclairer abondamment tout le rez‑de‑chaussée. Les retraits de cour avant, qui s’étendent sur toute la largeur du terrain, ont été conservés et ont permis d’aménager un paysagement qui crée une présence sur rue spectaculaire.

Malgré sa conception moderne, cet ensemble ne nuit pas au paysagement voyer traditionnel ni à l’harmonie du quartier existant. Les maisons en rangée qui ont été construites restent en effet fidèles à la hauteur et aux marges de retrait des maisons voisines. Le couvert forestier mature a été préservé dans le cadre de ce projet, ce qui apporte de l’ombre naturelle et assure l’intimité des résidents.

Équipe du projet :

  • Christopher Simmonds, Christopher Simmonds Architect
  • Daniel Dickie, Iris Custom Homes
  • Doug Gray, D.B. Gray Engineering Inc.
  • Jason Vriend, VRIEND Engineering

Prix de l’excellence : Aménagement intercalaire urbain (de moyenne à grande hauteur)

Édifice du Sénat du Canada

Sénat du Canada dans la catégorie Aménagements intercalaires urbains – immeuble de moyenne à grande hauteur

Cette ancienne gare ferroviaire, qui est l’un des plus importants fleurons de la culture et de l’histoire d’Ottawa, a subi de vastes travaux de restauration qui se sont étendus sur 10 ans et constitue aujourd’hui le siège provisoire du Sénat du Canada.

Ce projet définit un langage contemporain de nouveaux volumes et d’insertions à l’extérieur, qui sont éclairés par le langage classique de l’édifice originel. La nouvelle annexe extérieure du côté est, en plus de régler le problème d’une longue élévation incomplète et abandonnée, constitue désormais un terminus parachevé du couloir panoramique qui s’étire sur la promenade Mackenzie.

La cour avant redéfinie sert désormais d’entrée protocolaire et publique du Sénat et comprend la sculpture réinstallée des Cinq femmes célèbres en prolongeant la présence citoyenne de l’édifice dans le plus vaste tissu urbain et social de la Ville.

Équipe du projet :

  • Donald Schmitt, Diamond Schmitt Architects
  • Martin Davidson, Diamond Schmitt Architects
  • Ralph Wiesbrock, KWC Architects
  • Jan Kubanek, ERA Architects
  • Lisa Nicol, John G. Cooke & Associates
  • John Hillier, DTAH
  • Andrew Pratt, Crossey Engineering
  • Duane Waite, Crossey Engineering
  • François Roupinian, Light Emotion
  • Mark Reid, PCL

Prix de l’excellence : Places publiques et espaces citoyens; Prix de l’excellence : Éléments urbains

Passerelle Flora

Passerelle Flora dans la catégorie Lieux publics et espaces citoyens.

La passerelle Flora, qui s’étend sur 125 m, enjambe le canal Rideau entre l’avenue Fifth et la rue Clegg, en réunissant les quartiers du Vieil Ottawa‑Est, du Glebe et du Vieil Ottawa‑Sud.

Cette passerelle se veut universellement accessible et sert non seulement de promenade fonctionnelle, mais aussi de « lieu citoyen » qui promeut l’interaction sociale et qui est sécuritaire pour tous et pour toutes.

Le profil du pont est exprimé sous la forme d’un « ruban » blanc pur dans le contexte, alors qu’un délicat garde‑fou en aluminium sous la forme d’un voile s’étire au‑delà du bord du platelage. Un plan d’éclairage discret fait appel à des DEL dissimulées dans le garde‑fou, ainsi qu’à un éclairage d’accent sous le platelage pour éclairer la charpente en V, en projetant sur l’eau, la nuit, d’agréables réflexions. La conception du paysage fait preuve d’une grande qualité contemporaine en respectant et en étayant le contexte patrimonial emblématique.

Équipe du projet :

  • Mark Langridge, architecte, DTAH
  • Peter Fletcher Smith, architecte paysagiste, DTAH
  • Michel Vachon, ingénieur de pont principal, WSP
  • Matt Julian, ingénieur de pont du projet, WSP
  • Pat Hill, ingénieur civil principal, WSP
  • Paul Boken, éclairagiste, Mulvey & Banani Lighting Inc.
  • Richard Moore; Ville d’Ottawa
  • Stephen Forestell; Ville d’Ottawa
  • Colin Simpson; Ville d’Ottawa

Prix de l’excellence : Visions et plans directeurs

Plan lumière de la capitale de 2017 à 2027

Le Plan lumière de la capitale de 2017 à 2027 est le premier du genre au Canada; il fait état d’une stratégie pour la mise en lumière du paysage nocturne du cœur de la région de la capitale nationale.

Le Plan lumière de la capitale de 2017 à 2027 est le premier du genre au Canada; il fait état d’une stratégie pour la mise en lumière du paysage nocturne du cœur de la région de la capitale nationale, constituée des secteurs du centre‑ville d’Ottawa et de Gatineau.

Ce plan vise à rehausser le caractère naturel et culturel de la capitale, tout en veillant à respecter les normes les plus rigoureuses de l’excellence dans l’urbanisme, le paysagement et la conception architecturale. Ce plan étaye ces objectifs grâce à une stratégie exceptionnelle et innovante qui porte sur un domaine nouveau au carrefour de l’urbanisme, de l’esthétique urbaine, du génie, de l’architecture paysagère et de l’architecture classique.

Équipe du projet :

  • Commission de la capitale nationale : équipe de la planification à long terme et des transports, sous la direction de Lucie Bureau
  • Judith Balland, Lumipraxis stratégie lumière
  • Jonathan Loschmann, WSP
  • Gérald Lajeunesse
  • Alain Guilhot, Lumière

Prix de l’excellence : Initiatives communautaires; Prix du mérite : Éléments urbains; Prix du public

Le Rondeau

Le Rondeau, esplanade du pont du Portage dans la catégorie Éléments urbains

Le Rondeau est l’offre symbolique de « Canada 150 » pour les échanges culturels, le récit, le discours et la méditation.

Il est fermement ancré et portagé sur un socle constitué d’un arbre mère métaphorique et mythique à plus de 1 000 ans. Ce socle de cèdre de l’Ouest, avec ses anneaux de croissance burinés sur les planches, comprend et porte, comme canots métaphoriques, notre histoire collective inclusive, nos souvenirs, nos récits et nos rêves. En son centre même, un cercle de granite noir poli du Canada, qui témoigne éloquemment des activités énumérées ci‑dessus, évoque en même temps le temps et l’histoire dans toute leur profondeur.

Le modèle de voilure du Capteur de rêves est dérivé en divisant l’anneau externe en 13 segments égaux, qui symbolisent à la fois les 13 cycles de la grand‑mère Lune et les 13 provinces et territoires du Canada. La nuit, le discret éclairage des DEL est projeté dans cet ensemble tourbillonnant avec une séquence de coloris, bleu foncé, rouge, jaune et blanc associés aux points cardinaux et symbolisant la diversité humaine.

Équipe du projet :

  • Manuel A. Báez, de Patrimoine canadien, programme Art dans la capitale, studio Manuel Báez
  • Charlynne Lafontaine, Loretta Studios and Gallery
  • Aînée Claudette Commanda, Premières Nations Kitigan Zibi Anishnabeg
  • Aînée Verna McGregor, Premières Nations Kitigan Zibi Anishnabeg
  • Aniq Chaudhry, Josh Eckert, Sami Karimi et Guillermo Bourget Morales, équipe du projet
  • Tim Priddle, The WoodSource
  • Martin Conboy, Martin Conboy Lighting Design
  • Scott Funnell, WSP
  • Jason Gibson, Gibson Timber-Frames
  • Stéphane C. Dugré, GoodFellow Inc.
  • Goran Bjedov, Richie’s Welding

Prix de l’excellence : Projets étudiants

Électricité, pâte à papier, papier et imprimerie : L’histoire industrielle de Hull

Le site réinventé d’E.B. Eddy Mill

Le site réinventé d’E.B. Eddy Mill met en lumière l’histoire de la « papeterie » grâce à des ateliers, à des studios, à des résidences de fabricants et d’artistes, en mettant en vitrine les artéfacts et les points de référence historiques.

On propose des matériaux, une conception et des points de repérage éducatifs pour révéler l’histoire industrielle révolue du site; le paysage révèle l’histoire oubliée en faisant appel à des végétaux indigènes comme les environnements Alvar et riverains.

Dans cette vision, le site est transformé et devient un espace résidentiel et commercial établi, doté d’une animation publique qui permet aux visiteurs et aux résidents de connaître le caractère du secteur riverain, qui revêt une grande importance historique pour la région.

Équipe du projet :

  • Madelaine Snelgrove, École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton

Prix de l’excellence spécial du jury

Centre d’accueil des visiteurs sur la Colline du Parlement

L’entrée du Centre d’accueil des visiteurs
L’entrée du Centre d’accueil des visiteurs

L’entrée du Centre d’accueil des visiteurs est attentivement intégrée dans le mur Vaux, qui est l’une des caractéristiques paysagères et patrimoniales les plus importantes et valorisées sur la Colline du Parlement. Grâce à de vastes arches à l’entrée comme à la sortie, les pierres du mur révèlent élégamment la façade en retrait en métal ornemental ouvragé, dont la forme s’harmonise avec la palette du paysage patrimonial, interprétée dans une esthétique contemporaine. Le nouveau garde‑fou extérieur en acier, qui rappelle les ouvrages de fonte de la Colline du Parlement, couronne le mur Vaux prolongé et forme une série de doubles hélices intégrées et inspirées par la géométrie gothique.

Au‑delà de l’arche de l’entrée, la zone s’ouvre sur un espace souterrain généreux, accueillant et abondamment éclairé. Les visiteurs descendent en traversant une enfilade chorégraphiée d’espaces comprimés et vastes, qui débouchent sur une réception lumineuse et spacieuse.

Équipe du projet :

  • Diane Phillips, IBI Group
  • Heather Semple, IBI Group
  • Carol Phillips, Moriyama & Teshima Architects
  • Greg Woltman, Adjeleian Allen Rubeli Ltd.
  • Frédérick Dionne, Pageau Morel et associés inc.

Prix du mérite : Aménagement intercalaire urbain (de faible hauteur)

The Core

The Core dans la catégorie Aménagements intercalaires urbains – bâtiment de faible hauteur

L’architecture vigoureuse, simple et claire de ce nouvel immeuble à usage de bureaux de Barrhaven arbore une image contemporaine positive depuis l’autoroute voisine et constitue un édifice passerelle à l’entrée d’une zone polyvalente.

Équipe du projet :

  • Christopher Simmonds, Architect Inc.
  • Lashley & Associates, architecte paysagiste
  • Cleland Jardine Engineering Ltd.
  • Groupe Tomlinson, maître de l’ouvrage et entrepreneur général
  • Ottawa Business Interiors, mobilier et aménagement intérieur
  • Groupe TAL‑CO, gestionnaires des travaux

Prix du mérite : Aménagement intercalaire urbain (de faible hauteur)

Réaménagement de la boutique Canada's Four Corners

Réaménagement de la boutique Canada's Four Corners

Cet épineux projet de conservation a permis de préserver l’identité locale du cœur urbain d’Ottawa en redonnant à la Ville ses hauts‑lieux occultés. La réalisation de ce projet a permis de réintégrer l’extérieur historique à l’échelle piétonnière de la rue Sparks, en renforçant le mur existant de la rue et en enlevant la protection qui la surplombait. La restauration des fenêtres de la façade, qui datent de 1916, rétablit l’interaction piétonnière et les panoramas, en enrichissant le contexte du domaine public animé et historique de la rue Sparks.

Équipe du projet :

  • Cristina Ureche-Trifu et Robert Martin, Robertson Martin Architects
  • Chris Vopni et John Cooke, John G. Cooke and Associates
  • Craig Sims
  • Trevor Gillingwater
  • PTAH
  • Stantec
  • EllisDon
  • Atwill-Morin
  • Heritage Grade
  • Services publics et Approvisionnement Canada

Prix du mérite : Aménagement intercalaire urbain (de moyenne et de grande hauteur)

Agrandissement de la Galerie d’art d’Ottawa

Agrandissement de la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) et réaménagement de la Cour des arts, 50, pont Mackenzie King dans la catégorie Aménagements intercalaires urbains – bâtiment de moyenne ou de grande hauteur

Le nouvel édifice de la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) constitue une nouvelle destination citoyenne et culturelle pour Ottawa et la région. La nouvelle galerie réalise ainsi un rêve d’une dizaine d’années, puisqu’elle aspirait à un espace emblématique autonome et indépendant, de qualité muséale. Pour la première fois de son histoire, elle est désormais bien en vue dans toute la Ville. L’empreinte étroite et son implantation dans l’espace compris entre la Cour des arts d’Ottawa, édifice à caractère patrimonial, la salle de théâtre de style boîte noire de l’Université d’Ottawa et l’Hôtel Le Germain et la tour à logements en copropriété Arthaus ont inspiré un plan campus vertical, ce qui a ensuite permis d’offrir des occasions auparavant inimaginées pour des points de vue et des panoramas à la fois mémorables et inspirants du centre‑ville.

Équipe du projet :

  • Barry Padolsky Associates Inc.
  • KPMB Architects
  • Cleland Jardine Engineering Ltd.
  • Goodkey, Weedmark & Associates Ltd.
  • Gabriel MacKinnon, MCLD Inc.
  • Lashley + Associates
  • Delcan, Morrison Hershfield Ltd.
  • EBC Inc.
  • DevMcGill
  • Groupe Germain
  • Régis Côté et Associés
  • Pasquin St.‑Jean et Associés
  • Dupras Ledoux Ingénieurs
  • Roche
  • Denis Massie, Architecte Paysagiste Inc.

Prix du mérite : Aménagement intercalaire urbain (de moyenne et de grande hauteur)

Complexe STIM de l’Université d’Ottawa

Complexe STEM de l’Université d’Ottawa, 160, privé Louis-Pasteur dans la catégorie Lieux publics et espaces citoyens

Ce complexe, qui se veut un haut‑lieu doté d’« yeux » donnant sur le canal Rideau, intègre le domaine public du campus du centre‑ville en définissant une série de parcours piétonniers à l’intérieur et à l’extérieur.

Équipe du projet :

  • Safdar Abidi, Perkins and Will
  • Andrew Frontini, Perkins and Will
  • Matt Johnston, Perkins and Will
  • Lashley & Associates
  • PCL

Prix du mérite : Place publique et espaces citoyens

Patinoire Sénateurs Jim Tubman Chevrolet

Patinoire Sénateurs Jim Tubman Chevrolet

Cette nouvelle installation récréative communautaire polyvalente et ouverte comprend une structure abritée avec des contreventements à chevrons angulaires de pleine hauteur et une ligne de toiture réfléchie et conique, qui évoque les images de patineurs sur un étang en plein air fracturé dans une belle journée d’hiver. Son éclairage dynamique de différentes couleurs signale aussi le lieu de l’installation dans le parc boisé la nuit, ce qui lui permet de servir parfaitement de place publique centrale pour les usagers du parc.

Équipe du projet :

  • Keith Dickie, N45 Architecture Inc.
  • Gerry Mallette, N45 Architecture Inc.
  • Robert Matthews, N45 Architecture Inc.
  • Neil Johnston, AAR
  • Garry Vopni, AAR
  • Marietta Rhuland, Ruhland & Associates Ltd.
  • Rob Lefebvre, Goodkey, Weedmark & Associates Limited
  • Richard Boivin, Goodkey, Weedmark & Associates Limited
  • Sarah McLaughlin, Jp2g Consultants Inc.
  • Roxanne Tubb, Jp2g Consultants Inc.

Prix du mérite : Places publiques et espaces citoyens

Pavillon du parc Rockcliffe

Pavillon du parc Rockcliffe, 270, chemin Springfield dans la catégorie Lieux publics et espaces citoyens

Fruit d’un effort communautaire substantiel, ce majestueux pavillon en bois et cette magnifique aire sportive ont été bien accueillis et massivement utilisés par la collectivité et par les écoles de la région. Le bâtiment comprend une petite cuisine, des salles de bain, une place publique intérieure, ainsi que des bancs publics à l’intérieur et à l’extérieur.

Équipe du projet :

  • Jelle De Roeck, Linebox Studio
  • Shawn Malhotra, Claridge Homes
  • Lucien Haddad, NEUF Architects
  • Louise Malhotra

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Réaménagement du secteur de la rue Booth

Le plan directeur du secteur de la rue Booth

Le plan directeur du secteur de la rue Booth prévoyait une place polyvalente au cœur du quartier Preston‑Carling, en aménageant un domaine public fourmillant et rassembleur pour créer un sentiment d’appartenance au distinct. Dans un réseau finement ouvragé de liaisons de demi‑blocs, de passerelles et de rues partagées, le nouveau domaine public regroupe à la fois un éventail exceptionnel de bâtiments patrimoniaux et contemporains. Le secteur de la rue Booth constituera un modèle d’envergure mondiale pour l’aménagement de sites patrimoniaux en faisant appel à des méthodes nouvelles et ingénieuses.

Équipe du projet :

  • Mary Jarvis, Société immobilière du Canada
  • Craig Sklenar, Stantec
  • Molly Smith, Stantec
  • David Krajeafski, Stantec (retraité)
  • Victoria Angel, ERA Architects Inc.

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Marché By – La réappropriation des rues de la Ville

Cette proposition exprime la vision du marché By

Cette proposition exprime la vision du marché By et vise à tenir compte du contexte du marché tel qu’il existe aujourd’hui, afin de résoudre les conflits entre les déplacements des piétons et des automobilistes et les besoins des commerçants, des marchands et des touristes. Le plan directeur se conclut par une série de rendus et de propositions de conception sur la façon de se réapproprier l’espace public pour les piétons, de créer la densité polyvalente nécessaire pour créer des emplois et aménager des logements et des espaces commerciaux et pour améliorer le marché By (#meilleurmarcheby).

Équipe du projet :

  • Toon Dreessen, Architects DCA Inc.
  • Lina Dreessen, Architects DCA Inc.

Prix du mérite : Projet étudiant

Salle de spectacles « Boîte noire » de la pointe Nepean

Salle de spectacles « Boîte noire » de la pointe Nepean

La salle de spectacles projetée de la « Boîte noire », ainsi que l’amphithéâtre et le projet de revitalisation du parc constituent autant de moyens nouveaux et exceptionnels d’améliorer l’expérience vécue à la pointe Nepean. L’état actuel du théâtre en plein air existant à la pointe a été jugé contraire à la sécurité des usagers. Le programme de spectacles amélioré du site permettra d’aménager un amphithéâtre intérieur de 300 places et des installations auxiliaires, un amphithéâtre en plein air et un pavillon ouvert, dont l’empreinte rend compte de la géologie de la pointe Nepean.

Équipe du projet :

  • John Vieira, École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton
  • Vedad Haghighi, École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton

Prix du mérite : Projet étudiant

Vagues sesquicentenaires – Piscine du parc Brewer

La vision de la nouvelle piscine du parc Brewer

La vision de la nouvelle piscine du parc Brewer, qui évoque les anciens bains romains, est un espace citoyen élevé et enjoué, enraciné dans le principe de la participation citoyenne. La longue structure du tablier encadre une vaste zone commune dans laquelle les gens se réunissent pour se baigner, faire de la natation, plonger, faire de l’exercice, participer à des courses et se divertir.

Équipe du projet :

  • Guillermo Bourget Morales, École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton
  • Janine Debanne (mentore), École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton

Prix du mérite : Initiatives communautaires

Jardin communautaire Nanny Goat Hill

Jardin communautaire Nanny Goat Hill, 565, avenue Laurier Ouest dans la catégorie Éléments urbains

En s’inspirant des principes de la gestion des risques pour les sols, ce site a été restauré pour en faire le Jardin communautaire Nanny Goat Hill, ce qui démontre que l’on peut gérer les sols et leur donner une nouvelle vocation de jardin communautaire, en les rendant accessibles à des gens de différents niveaux d’aptitude physique sans abattre les arbres existants.

Équipe du projet :

  • James Lennox, James B. Lennox & Associates
  • Kevin Hicks, WOOD
  • Denis Malouin, D&R Maintenance Solutions
  • David Kiar, Ville d’Ottawa, Assainissement de l’environnement
  • Joanne Moran, Ville d’Ottawa
  • Rick Hall, D&R Maintenance Solutions

Lauréats de 2017

Prix de l’excellence : Aménagement intercalaire urbain de faible hauteur (lieu public)
Modernisation du Centre national des arts

Image of National Arts Centre Rejuvenation

Le Projet de modernisation du 1, rue Elgin, qui vise à transformer et agrandir le Centre national des arts (CNA), avait aussi pour objectif de s’intégrer avec les alentours, d’animer le paysage de rue et de rehausser la visibilité et l’identité du CNA. Les trois ailes qui flanquent les côtés ouest, nord et est du complexe expriment le langage hexagonal rigoureux de l’édifice existant. Essentiellement, l’annexe tranche vivement sur l’original : l’édifice de style brutaliste est massif et opaque, alors que la nouvelle annexe est légère et transparente.

Le nouvel édifice s’ouvre à la Ville, en accueillant le public à ses activités. Les nouveaux espaces intérieurs encadrent et rehaussent les panoramas de la Colline du Parlement, du Château Laurier et des zones vertes du parc public du canal Rideau. Les visiteurs du CNA peuvent désormais apprécier le cadre idyllique de l’édifice.

Équipe du projet

  • Diamond Schmitt Architects
  • Fast + Epp
  • ERA Architects
  • Barry Padolsky Associates Inc.
  • PCL Ottawa
  • Centre national des arts, maître de l’ouvrage et promoteur du projet

Commentaires du jury

Ce projet de modernisation vient enrichir considérablement la façade publique et l’entrée donnant sur la rue Elgin. Il anime le paysage de rue, et la nouvelle façade apporte au CNA une transparence qui attire le public et qui s’harmonise avec la géométrie du vieil édifice. Le traitement architectural discret est élégamment ouvragé, sans toutefois dominer ce lieu d’importance nationale, point de rendez-vous de la Ville et de l’État. Ce projet de modernisation réussit à aménager des lieux publics et semi‑officiels pour la Ville, ainsi qu’un espace public intérieur dont l’aménagement est réussi.

Prix de l’excellence : Places publiques et espaces populaires
Réfection de la Banque du Canada 

Image of Bank of Canada Renewal

La transformation de l’édifice de la Banque du Canada offrait l’occasion d’enrichir le domaine public des alentours de l’établissement, en améliorant et animant le paysage et les aménagements accessoires publics dans un lieu important de la Colline du Parlement. La lisière de ce nouveau paysage améliore le panorama urbain du périmètre de la rue Wellington, de la rue Kent et de la rue Sparks, en plus de constituer un nouveau point de rendez-vous public à l’angle de la rue Bank et de la rue Wellington.

La conception du nouveau parvis paysagé s’inspire de l’obsession personnelle d’Arthur Erickson pour le paysage canadien, en faisant appel à une série d’éléments abstraits qui intègrent l’architecture et le paysage pour façonner un nouveau lieu qui prend le devant de la scène des tours de verre symétriques d’Arthur Erickson. Les trois monticules de verdure intègrent l’entrée du musée et le lanterneau du toit, l’infrastructure mécanique existante et les points de sortie en sous‑sol obligatoires, tout en permettant d’aménager des places informelles en amphithéâtre et un microclimat abrité pendant les quatre saisons. Les deux tours d’éclairage vertical constituent des points de repère pour le parvis et assurent une aération sécuritaire à leur sommet. La surface légèrement pentue du parvis s’harmonise avec l’angle des lignes panoramiques s’ouvrant sur les rues Bank et Wellington à partir du musée et du parvis jusqu’aux édifices du Parlement. Le nouveau parvis est conçu pour encadrer l’entrée du musée; il est doté de points d’arrêt où élèves et touristes peuvent monter dans les autobus et en descendre et de fonctions comme un domaine public polyvalent et accessible toute l’année.

Équipe du projet

  • Andrew Frontini, Perkins+Will
  • John Hillier, DTAH
  • Tony Cook, PCL Constructors Canada 
  • Banque du Canada, maître de l’ouvrage et promoteur du projet

Commentaires du jury

Ce projet dote le lieu d’une géométrie complexe et ouvre l’accès au nouveau parvis; il s’agit d’une nouvelle aire d’agrément au cœur du centre‑ville. Le traitement architectural est le fruit d’une mûre réflexion sur l’allure du lieu le soir.

Prix de l’excellence : Éléments urbains
Renouvellement urbain du Mur du périmètre nord de la Colline du Parlement (phase 3)

Image of Urban Renewal of the North Perimeter Wall on Parliament Hill

Le Mur du périmètre nord, qui définit la lisière nord du sommet de la Colline du Parlement, est une caractéristique du paysage historique qui vient séparer les terrains publics et le paysage sauvage de l’escarpement. Ce mur représentait le dernier type de barrière construit le long du périmètre à la lisière de l’escarpement. (Les anciens ouvrages prévoyaient une clôture en bois, une haie d’arbustes et une clôture de métal.) Le projet principal de conception du mur faisait probablement partie du plan de paysagement d’origine des architectes Scott et Vaux pour la Colline du Parlement; or, ce mur n’a été construit qu’entre 1886 et 1916, pendant le mandat d’architecte en chef de Thomas Fuller.

Bien que la maçonnerie existante, irréparable, ait dû être remplacée par une nouvelle pierre compatible dont l’esthétique est comparable, la ferronnerie et le mur d’origine ont été préservés, et on en a corrigé les lacunes du point de vue de la santé-sécurité et de la conception. Les architectes ont respecté la conception du mur d’origine, en remettant le mur en valeur et en intégrant les nouvelles caractéristiques pour accentuer la hiérarchie des lieux (par exemple, les piliers installés sous le belvédère) et pour améliorer l’expérience offerte aux visiteurs. De même, l’aménagement sur mesure des pavés de pierre calcaire de la promenade piétonnière a été conçu afin de mettre l’accent sur les panoramas et les caractéristiques notables le long du mur (par exemple, la forme des pavés doublée aux points panoramiques). On a aussi intégré les fonctions paysagères existantes (par exemple, le cadran solaire et la cloche de la Tour Victoria) dans la conception de la nouvelle promenade pour leur donner une nouvelle vie. Ce projet a permis d’améliorer à la fois les caractéristiques de la conception et de la sécurité du mur, en rehaussant l’expérience offerte généralement aux visiteurs des terrains nord de la Colline du Parlement et les points de vue panoramiques qui se déroulent sous leurs yeux au‑delà du mur.

Équipe du projet

  • Robert Martin et Cristina Ureche-Trifu, Robertson Martin Architects
  • John Mazzarello et Enzo DiChiara, Prestige Design and Construction
  • Services publics et Approvisionnement Canada, maître de l’ouvrage et promoteur du projet
  • John G. Cooke and Associates
  • Craig Sims
  • Trevor Gillingwater
  • Groupe BC2
  • McIntosh Perry
  • Heritage Grade
  • Smith and Barber

Commentaires du jury

Ce projet d’envergure nationale démontre qu’il n’est pas nécessaire de faire appel à une conception avant‑gardiste pour exprimer la noblesse du lieu pour la capitale du pays. On fait appel à une riche palette de matériaux, distillée pour parer d’élégance un lieu public. Ce projet, qui déborde le cadre des éléments urbains, devient un lieu public transformatif, qui redonne de l’importance à l’une des plus importantes promenades de la Ville, aux alentours des édifices du Parlement, sur l’escarpement.

Prix de l’excellence : Projets étudiants
Réaménagement du terminus d’autobus interurbains

 Image of Inter-City Bus Terminal Redevelopment

Dans le cadre de ce projet, on propose de réaménager la station d’autobus interurbains dans le centre‑ville d’Ottawa, sur le site existant du couloir de la rue Catherine. Cette zone, tout juste au nord de l’importante autoroute 417, est affligée par le bruit et la pollution atmosphérique, par l’absence de paysage de rue convivial pour les piétons, par les immeubles inoccupés et délabrés, par les propriétés sous‑utilisées et par le peu d’espaces verts.

Ce projet étudiant, qui propose d’aménager une toiture en pente, répond aux impératifs de l’accessibilité communautaire et de l’importance contextuelle, en établissant une forme bâtie moins imposante non loin des collectivités résidentielles établies de faible hauteur. On propose d’aménager sur le site un parc public linéaire qui constituerait une zone de transition avantageuse entre un aménagement dense et la zone résidentielle établie. Des espaces ouverts transparents définissent les programmes les plus importants, grâce à l’abondance du verre et à des plafonds élevés. L’édifice s’imprègne de la lumière grâce à un lanterneau qui traverse 3,5 étages. Au travers de la façade, on discerne les dalles de plancher, qui constituent des repères extérieurs visibles dans la complémentarité des espaces intérieurs. Le parement des deux tours établit une relation paramétrique fondée sur la proximité de l’autoroute, pour faire échec au bruit et à la pollution atmosphérique. En outre, des ailettes verticales sont stratégiquement aménagées pour assurer l’intimité et la diffusion de la lumière du jour. La tour la plus haute, caractéristique notable et point de repère symbolique, est couronnée d’une série de dalles de plancher en rotation sur l’axe principal, qui offrent différents panoramas sur les édifices du Parlement.

Équipe du projet

  • Justin Spec
  • Université McGill
  • École d’architecture de l’Université McGill

Commentaires du jury

Ce projet, qui s’inscrit dans un programme généralement problématique (comment réaménager un carrefour de transport en commun), intègre harmonieusement un nouveau programme tout en créant aussi un paysage urbain dynamique et en augmentant la densité du secteur. Il s’agit d’un modèle dont pourraient s’inspirer d’autres villes et qui pourrait s’appliquer ailleurs qu’à Ottawa.

Prix spécial du jury pour l’excellence dans la conception d’immeubles de grande hauteur
The Rideau at Lansdowne

Image of The Rideau at Lansdowne

Le réaménagement du parc Lansdowne visait à en restyliser la lisière grâce à un traitement architectural polyvalent et convivial pour les piétons, qui prolongerait le couloir commercial de la rue Bank tout en intégrant un certain nombre d’éléments essentiels rappelant l’histoire du site et en protégeant les principaux panoramas donnant sur le site. L’édifice The Rideau at Lansdowne, au 1035, rue Bank, occupe un point de transition entre le secteur commercial prolongé de la rue Bank dans le sens nord et le couloir récréatif existant bordant le canal Rideau dans le sens sud. Il constitue aussi une zone tampon est‑ouest entre la rue et le stade sportif. À ce titre, le projet fait l’objet d’un certain nombre de traitements architecturaux différents, qui tiennent compte de son contexte nuancé.

Dans le cas de la façade de la rue Bank, le traitement architectural de faible hauteur des maisons en rangée, grâce à une volumétrie à petite échelle de piliers de pierre et à des panneaux décoratifs, s’harmonise mieux avec le couloir piétonnier et les quartiers résidentiels lisérant la rue. Dans le même temps, la tour trône en retrait, habillée d’une discrète palette de verre et d’aluminium étincelant. Le garde‑corps de la terrasse du toit au troisième étage est même aménagé en retrait, ce qui a permis de ne pas accroître la hauteur de la ligne de toiture de l’enfilade des maisons en rangée.

Ces mesures favorisent l’efficacité de la séparation de la tour quand on la regarde à partir de la rue et du sentier récréatif dans le sens sud.

Équipe du projet

  • Barry J. Hobin, Marc Thivierge, Doug Van Den Ham, Rhéal Labelle, Doug Brooks, Jeff Chaput, Alison Michelin et Leila Emmrys, Hobin Architecture Incorporated
  • Minto Communities, maître de l’ouvrage et promoteur du projet

Commentaires du jury

La typologie de ce projet est extrêmement bien réalisée. Le bâtiment s’intègre harmonieusement dans le domaine public, surtout du côté du canal. Le jury a estimé que sous l’angle du type de bâtiment, ce projet constitue, en raison du degré exemplaire de conception et de détail, un modèle pour d’autres grands immeubles à aménager éventuellement. Le jury a aussi noté l’élégance ouvragée de son socle, qui juxtapose des matériaux nobles comme la pierre calcaire lisse et rustiquée ainsi qu’un système de murs-fenêtres de verre articulé, qui culmine dans le faîte sculptural du bâtiment, ce qui masque les systèmes mécaniques tout en créant un point d’intérêt voyant à l’horizon.

 

Lauréats 2015

Prix du mérite : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Édifice James-Michael-Flaherty

Édifice James-Michael-Flaherty. Aménagement des terrains intercalaires, bâtiments de moyenne ou de grande hauteur; prix de mérite.

L'édifice James-Michael-Flaherty au 90, rue Elgin est une tour de bureaux construite sur le site d'origine du Musée des beaux-arts du Canada.

Le bâtiment se déploie en deux blocs, avec son pavillon de 8 étages donnant sur la rue Elgin et sa tour en retrait de 17 étages qui s'harmonise au paysage urbain du centre-ville. La volumétrie, l'expression et les proportions s'intègrent à l'aménagement du boulevard de la Confédération et aux édifices en hauteur du quartier central des affaires d'Ottawa.

Fait important : le 90, rue Elgin respecte les principes du plan Gréber avec sa composition symétrique par rapport aux lignes du pont Mackenzie-King. Ainsi, il consolide la toile de fond d'un futur monument national sur le triangle au carrefour du pont Mackenzie-King et de la rue Elgin.

L'entrée principale rue Elgin offre un atrium de 4 étages qui se prête à l'exposition d'art public.
Le rez-de-chaussée est conçu dans le but d'encourager les activités et la vitalité au niveau de la rue, par l'intégration de zones commerciales, ainsi que d'améliorer et d'enrichir l'expérience urbaine pour les occupants et les visiteurs.

Équipe de projet

David McRobie, James Salem - David S McRobie Architects Inc.;
Martin Sparrow, Gerry Doering - DIALOG
James B. Lennox & Associates, architectes-paysagistes
Great-West, compagnie d'assurance-vie et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (promoteur du projet et propriétaire).

Commentaires du jury

M. A. : « Ce projet est l'un des rares à tenir compte des deux réalités et rythmes distincts de la ville, soit la circulation routière et celle des piétons. Sa composition axiale s'adapte simplement, mais efficacement à l'emplacement de l'édifice sur l'extrémité du pont Mackenzie-King, ce qui crée une perspective impressionnante à l'entrée d'Ottawa. Sa volumétrie, composée d'un pavillon de 8 étages dominé par une tour de 17 étages en retrait, respecte l'alignement des édifices voisins, mais améliore aussi efficacement l'expérience humaine dans la rue. »

C. P. : « La typologie de la tour surmontant un socle s'intègre particulièrement bien à la Cité parlementaire d'Ottawa. L'utilisation de la symétrie permet de compléter l'axe du pont Mackenzie-King. L'échelle, la matérialité et la proportion de la base respectent le contexte urbain environnant. La tour de verre est de facture solide, et l'utilisation très judicieuse de ce matériau a permis de concevoir un sommet de type "penthouse" qui semble couronner le bâtiment au crépuscule. Le projet renforce le caractère du secteur et fait le pont entre ses parties patrimoniale, au sud, et contemporaine, au nord. »

G. S : « Ce projet est une tentative d'interprétation moderne de l'architecture fédérale : tout en restant grave et symétrique, le bâtiment est plus animé et plus joyeux que les immeubles fédéraux du 20e siècle qui l'entourent. La symétrie des formes est mise en relief par la place prépondérante qu'occupe l'édifice par rapport au pont McKenzie King. Il y a possibilité d'aménagement urbain entre le centre-ville et les quartiers voisins, ainsi que le campus universitaire, situé à l'extrémité est du pont. »

Prix du mérite : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Vibe

Vibe. Aménagement des terrains intercalaires, bâtiments de moyenne ou de grande hauteur; prix de mérite.

L'une des grandes idées à l'origine du réaménagement du parc Lansdowne était la création d'un « village urbain où l'on peut vivre, travailler et se divertir ».

Le Vibe est une tour résidentielle de neuf étages dotés d'une base à vocation commerciale. Le respect de l'esprit du quartier environnant est un principe important du plan directeur qui a guidé la conception du bâtiment.

La tour située à l'intersection est recouverte de lames de métal et de verre. Les cubes en saillie ainsi que les balcons et les fenêtres d'une grande originalité confèrent au bâtiment un caractère unique et une identité qui lui est propre. La tour est implantée en retrait de la base de façon à respecter les lignes directrices sur l'aménagement urbain concernant les « droits d'éclairement » et la continuité de l'échelle des bâtiments. Les platebandes en gradins font la transition entre les zones résidentielles et commerciales, en plus de donner l'impression d'un parterre de gazon. Le Vibe n'est pas le seul immeuble résidentiel de Lansdowne, ni le plus haut, mais il est considéré comme un joueur important dans le panorama du site.

Il bonifie le réaménagement du parc Landsdowne tout en respectant le tissu urbain du quartier et en contribuant au caractère spécial de ce secteur de la ville.

Équipe de projet

Barry J. Hobin, Doug Brooks, Marc Thivierge, Rheal Labelle, Doug van den Ham, Jeff Chaput - Barry J. Hobin & Associates Architects Inc.
Carmen Dragomir, Cassandra Richardson, architecte d'intérieur - esQape design Inc.
Mike Allen - Adjeleian Allen Rubeli Ltd.
André Drouin, Josephine Jordan - Smith + Andersen
Doublespace Photography
Minto Communities (promoteur du projet et propriétaire).

Commentaires du jury

G. W. : « L'édifice marque le passage d'un type de quartier à l'environnement sportif et commercial du parc Lansdowne. Il faut souligner la présence de la base de deux étages réservée à la vente au détail. »

C. P. : « Le Vibe a suscité beaucoup de discussions en raison de la mission qu'il s'est donnée de créer de l'activité au sein du bâtiment. J'ai l'impression que cette démarche n'était pas des plus nécessaires, parce que la conception de la base aurait pu mériter plus d'attention, de variété, d'ouverture et d'espaces publics. Toutefois, l'édifice est le vrai point d'accès au parc Lansdowne, et il est donc une pièce maîtresse de la revitalisation urbaine dans son ensemble. Sa densité et sa polyvalence sont ses points forts. Son rôle secondaire de balise pour le parc tempère et valorise la nature éclectique de l'édifice. Il donne au site un pouvoir d'attraction. Reste à voir si son importance persistera avec l'apparition de nouveaux immeubles aux alentours. »

G. S. : « En plus de son articulation hyperactive, le bâtiment affiche un mouvement prononcé de la masse et des retraits qui lui confèrent une forte présence. Sa façade intimement reliée à la rue et son ouverture à l'espace environnant témoignent du développement vibrant qui se crée dans ce secteur.  »

Prix du mérite : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Springfield Towns

Springfield Towns. Aménagement des terrains intercalaires, bâtiments de faible hauteur; prix de mérite.

Springfield est une série de maisons de ville modernes dans le quartier Lindenlea d'Ottawa.
Les trois unités de forme cohérente, simple et contemporaine respectent la volumétrie, les matériaux et l'environnement du voisinage. Le choix d'aménager le stationnement en bordure de la rue secondaire à l'arrière permet de conserver un espace attrayant et un paysage de rue accueillant pour les piétons. On trouve des restaurants, des commerces de détail, des supermarchés, des écoles et des parcs à proximité.

Springfield incarne le modernisme dans le quartier avec ses taches vives d'orangé qui rehaussent des formes de fenêtres uniques bien de 2015. Un peu plus haut que ses voisins, Springfield Towns ressort du lot tout en respectant la hauteur moyenne des bâtiments de la rue. Il s'agit aussi d'un projet certifié LEED Or.

Équipe de projet

Andrew Reeves, Jennifer Janzen - Linebox Studio Inc.
The Lake Partnership Inc. (constructeur)
ModBox Developments (promoteur et maître d'œuvre du projet).

Commentaires du jury

M. A. : « La force de ce projet est sa capacité de créer une zone intime, mais ouverte et conviviale, qui relie les domaines résidentiel et public. La distinction des matériaux permet cette transition simple et subtile, par opposition à des signaux plus forts comme des clôtures, des murs bas ou des haies. »

G. W. : « Un bon exemple de maisons de ville qui ajoutent de la vitalité à un quartier en tenant compte des éléments qui composent le tissu existant. »

C. P. : « Du point de vue du piéton, ce projet est "agréable". Niché dans une rue résidentielle, il est pensé en tous points pour la promotion d'une saine vie de quartier, ce dont témoignent l'aménagement de petits jardins dans la rue, la mise en retrait des stationnements et le renforcement des itinéraires de circulation des véhicules dans le quartier, le tout sans compromis quant à l'intimité des occupants. Trop de matériaux ont été intégrés à la construction, ce que j'ai trouvé distrayant sans y voir un point faible. Ce projet est un très bon exemple d'intensification modeste. Il a réussi à implanter l'architecture contemporaine dans une rue traditionnelle de façon très complémentaire et non contrastée. »

G. S. : « Ce projet d'aménagement intercalaire insuffle une sensibilité harmonieuse au milieu ambiant tout en affichant un design aux mouvements soigneusement étudiés. Une attention particulière a été apportée à des éléments tels que les jardins avant, la démarcation entre espace public et espace privé et l'intégration discrète du parc de stationnement, éléments qui apportent une touche moderne à l'architecture plus ancienne du lieu. »

Prix d'excellence : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Édifice Sir-John-A.-Macdonald

Édifice Sir-John-A.-Macdonald. Aménagement des terrains intercalaires, bâtiments de faible hauteur; prix de d’exellence.

L'ancienne Banque de Montréal (un édifice historique reconnu par le gouvernement fédéral) et un lot adjacent vacant à l'ouest ont été transformés en une nouvelle installation pour certaines fonctions parlementaires de la Chambre des communes. La conception de l'aménagement intercalaire et la rénovation ont permis de redonner à l'ancienne banque plutôt délabrée toute sa splendeur d'origine et de doter le lot vacant adjacent d'une architecture contemporaine. L'annexe est délibérément séparée de l'édifice historique par un atrium de verre en retrait de la rue Wellington, ce qui fait ressortir les éléments tridimensionnels de la composition existante du bâtiment. Le rez-de-chaussée du pavillon est aussi en retrait pour créer une petite avant cour où la transition depuis la rue Wellington en pente descendante jusqu'au rez-de-chaussée du complexe se fait de manière élégante par des escaliers et une rampe sans obstacle. On devait prévoir une zone de chargement dans la rue Wellington, à côté de l'entrée principale, ce qui a été fait adroitement par l'intégration d'une baie de chargement accessible aux véhicules dissimulée par un mur recouvert de bronze.

Les caractéristiques et le caractère de l'annexe sont inspirés d'une analyse de l'édifice à valeur patrimoniale, mais réinterprétés d'une manière complémentaire et contemporaine permettant de créer un lien approprié avec la banque et l'environnement parlementaire.

Équipe de projet

David Clusiau - NORR Limited
Mark Brandt, expert-conseil en patrimoine, Chris Warden - Mark Thompson Brandt Architect & Associates Inc.
John G. Cooke, Grazyna Materna, Jonathan Dee - John Cooke & Associates Ltd.
Gouvernement du Canada (promoteur du projet et propriétaire).

Commentaires du jury

M. A. : « Il s'agit d'un aménagement intercalaire intemporel d'une belle sobriété, qui se greffe merveilleusement à la Banque de Montréal d'origine en alternant les masses et les vides. Ses points forts résident dans certains des aspects les plus importants de l'architecture : composition élégante, choix d'une palette de matériaux parfaite et détails raffinés. »

C. P. : « L'édifice Sir-John-A.-McDonald est un ajout élégant à la rue Wellington ? il est en outre judicieux, distinctif, contemporain et contextuel. Les détails sont conçus avec soin et savoir-faire à l'aide de matériaux nobles comme la pierre et le bronze, mais de façon nettement contemporaine. La baie de chargement et la rampe sans obstacle sont habilement aménagées. Le bâtiment a aussi le potentiel de changer la dynamique dans la rue et de créer un nouveau rapport aux fonctions parlementaires, dont certaines activités sont visibles par le vitrage généreux qui fait le pont entre les deux sections et par la grande fenêtre panoramique du deuxième étage. Les bâtiments historiques fédéraux massifs n'ont manifestement pas souvent droit à cette nouvelle vie. »

G. S. : « Ce projet est un exemple d'aménagement intercalaire réussi avec la plus grande élégance; il respecte le caractère patrimonial de l'édifice auquel il est relié tout en le réinterprétant. Ce projet montre bien comment un travail d'aménagement contemporain peut se fondre au paysage de la colline parlementaire et le mettre en relief. »

Prix du mérite : Places publiques et espaces populaires

Carré Winston

Carré Winston. Place publiques et espaces populaires; prix de mérite.

Le carré Winston est le nouveau salon extérieur de la communauté de Westboro.
Située à l'intersection de l'avenue Winston et du chemin Richmond, et aménagée de façon harmonieuse entre la Légion royale canadienne, le Dairy Queen et The Piggy Market, cette ancienne impasse a été transformée en une nouvelle place publique. Le carré est délimité par des murs métalliques autoportants (recouverts de feuillage) dont les formes sont inspirées de la silhouette de maisons et de toitures qui se trouvent sur l'avenue Winston. Les nouvelles « façades » préservent le caractère et les proportions des maisons d'époque de Westboro tout en ceinturant le nouvel espace urbain où la communauté est à l'honneur.

La vigne vierge commune habillera ces murs de vert en été et de rouge en automne. L'hiver, les cadres galvanisés et les treillis métalliques seront visibles, ce qui accentuera la présence des façades et le câble de lumières à DEL fixé le long des toits tout autour du carré.
À l'automne, un « chandelier » féérique, conçu dans le cadre d'un concours d'art public de la Ville, remplacera le luminaire en tête de cobra.

Le carré Winston est une place polyvalente et divertissante pour les gens. En effet, on peut y organiser de nombreuses activités pour tous les âges, en toutes saisons.

Équipe de projet

Kaja Cerveny, Kelly Wojnarski - Douglas Associates Landscape Architects et Douglas Ruhland Associates Ltd.
Rick Cunliffe - Cunliffe & Associates
Guy-Olivier Mauzeroll - R.J. McKee Engineering Ltd.
Ville d'Ottawa (promoteur du projet et propriétaire).

David Lewis, l'un des visionnaires de la Place Winston

Commentaires du jury

G. W. : « Une surprise dans le tissu urbain qui favorise les rencontres et le sentiment d'appartenance. »

M. A. : « Ce projet montre qu'une intervention minimale et des plantes permettent de créer des espaces notables, à l'échelle du quartier, sur un lot vacant situé dans une impasse. L'aspect le plus réussi et créatif de ce projet est son programme architectural : un salon urbain et un espace polyvalent pour le yoga, la danse, les concerts et la peinture.»

C. P. : « Le carré Winston était un bon exemple de transformation. Les photographies ne permettent pas de bien s'imaginer le projet, qui se comprend mieux sur place. Ce petit espace au bout d'une rue résidentielle semble structurer tant les maisons qui la bordent et que la rue commerciale prospère au point de vue des piétons. Les interventions étaient judicieuses, avec l'installation de bancs aux extrémités et d'écrans cachant les installations de services publics tout en permettant l'entreposage d'un mobilier extérieur et la croissance de la verdure dans l'environnement urbain. On y voit un endroit propice aux fêtes de quartier, aux petits marchés de rue ou aux prestations de musique (une personne y avait installé un piano). Le projet a transformé un espace intercalaire inutilisé, et l'intention de créer un "salon" a été bien respectée. »

G. S. : « Tirant parti du désir d'aménager une voie piétonnière entre une rue marchande et les quartiers voisins, ce projet montre comment on peut transformer un vide entre deux espaces en un lieu de rassemblement urbain.
Cet endroit polyvalent ne se limite pas à un espace piétonnier : il combine salon extérieur, coin piano public, oasis de verdure et référence à la forme bâtie avoisinante. »

Prix d'excellence : Places publiques et espaces populaires

Sculptures Art of Rock Balance

Sculptures Art of Rock Balance. Places publiques et espaces populaires; prix d’excellence.

Situées au bord de la rivière des Outaouais dans le parc des rapides Remic, les sculptures de pierres équilibrées (Art of Rock Balance) offrent une expérience artistique participative et exploratoire gratuite au grand public qui peut marcher parmi les formes sculptées semi-abstraites le long des pierres plates qui jonchent les berges. Les sculptures sont construites en harmonie avec leur environnement, naturel et spectaculaire, et leur aspect social et esthétique, tout comme l'atmosphère invitant à la contemplation du site, attirent des Ottaviens de cultures diverses.

Le site se trouve près d'une piste cyclable et d'un sentier pédestre très fréquentés le long de la rivière des Outaouais. On y trouve un amphithéâtre de roches naturelles naturel donnant sur le cours d'eau où les couchers de soleil sont spectaculaires.

La plupart des sculptures représentent des personnages et leurs interrelations, mais d'autres ressemblent à des oiseaux. Elles ont été faites à la main, puis équilibrées et stabilisées avec de petites cales de maçonnerie, de façon à offrir une expérience artistique sécuritaire au public. Le projet vise à stimuler les rapports environnementaux, esthétiques et sociaux dans un paysage naturel et de bonifier la richesse « écologique » de la ville pour ses résidents.

On compte parmi les programmes publics offerts des ateliers d'improvisation gratuits parmi les pierres équilibrées, et une partie du site est réservée à la création publique de sculptures en pierres.

La valeur historique du site est énorme, par exemple pour son empreinte géologique riche en fossiles. L'histoire des lieux est clairement associée aux peuples autochtones et aux explorateurs français en raison des sentiers de portage encore visibles. Le site des sculptures de pierres équilibrées attire aussi de nombreux groupes qui pratiquent le yoga acrobatique, la méditation ou le tai-chi, ou encore qui s'intéressent à la santé et à l'environnement, ainsi que des touristes du monde entier.

Le terrain et entretenu et géré par la Commission de la capitale nationale.

Équipe de projet

John Felice Ceprano (artiste)
Isabelle Hughes, Michael Muir - Commission de la capitale nationale
Angelo Filoso - Centre communautaire italo-canadien de la région de la capitale nationale
Ottawa Rock Art Inc. (promoteur du projet et propriétaire).

Commentaires du jury

M. A. : « "Construisez, et les gens viendront". Bien que les berges de la rivière des Outaouais (parc des rapides Remic) soient un superbe site naturel, c'est l'ajout de cette installation poétique, cyclique et participative qui transforme l'espace en un lieu où les gens veulent se réunir. Les sculptures de pierres en évolution nous rappellent non seulement notre propre nature cyclique et éphémère, mais créent aussi un lien fort avec la ville en arrière-plan, également une construction humaine. »

C. P. : « Ce projet était ma candidature préférée, et la visite du site ne déçoit pas. Il donne tant de sens au lieu qu'il est propice aux activités sociales, comme les performances artistiques, et inspire les gens qui tentent d'équilibrer des pierres... ce qui crée un vrai dialogue avec le site. L'intervention cyclique et temporelle évolue au rythme des saisons, de l'activité humaine et des marées. C'est une expérience presque spirituelle. »

G. S. :« Cette excellente soumission transcende la tradition du design urbain en ce sens que la sculpture s'intègre intimement au paysage dans lequel elle s'inscrit. Bien que l'environnement dans lequel elle se situe soit le plus naturel et le moins urbain des environnements des autres projets, la sculpture entretient un rapport étroit avec ce qui fait Ottawa : géographie de la rivière, rivage, espace ouvert, silhouette familière de la ville et présence de cultures actuelles et passées. »

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Plan du domaine public du secteur Rideau/Arts

Plan du domaine public du secteur Rideau/Arts. Visions et plans directeurs; prix de mérite.

Le domaine public du secteur Rideau/Arts est un secteur du centre-ville connaissant d'énormes changements en raison des multiples projets en cours, comme la construction de la Ligne de la Confédération, la revitalisation du Centre Rideau, l'agrandissement de la Galerie d'art d'Ottawa et de la Cour des arts, l'ouverture du Centre Shaw, les investissements réguliers dans le campus de l'Université d'Ottawa ainsi que les aménagements résidentiels et commerciaux.

Par conséquent, une occasion unique de doter ce secteur d'un plan général du domaine public s'est présentée.

Le Plan du domaine public du secteur Rideau/Arts orientera la mise en œuvre des améliorations au domaine public, en particulier la revitalisation du paysage de rue de la principale destination magasinage au centre-ville d'Ottawa (la rue Rideau et le Centre Rideau). Le domaine public reflète un paysage de rue de grande qualité digne du rôle crucial du secteur, qui agit comme un lien entre certaines des attractions de premier plan d'Ottawa. On recommande de donner plus d'espace aux piétons en priorité, de réduire la largeur des rues au besoin, d'améliorer les voies cyclables et la sécurité des cyclistes, de planter beaucoup plus d'arbres et de faciliter la circulation des autobus.

Équipe de projet

David Leinster - The Planning Partnership
Ron Clarke - Parsons Corporation
Ken Greenberg - Greenberg Consultants
Ville d'Ottawa, Cadillac Fairview (promoteur du projet et propriétaire).

Commentaires du jury

C. P. : « Les objectifs du plan directeur de créer des liens piétonniers jusqu'aux principaux sites du centre ville sont louables et des plus nécessaires. Le canal en soi représente une attraction, mais aussi une division entre les secteurs, la circulation routière constante représentant également un obstacle. Le fait d'améliorer l'expérience des piétons en réduisant la largeur des rues, en élargissant les trottoirs et en aménageant des voies cyclables est une mesure vraiment positive qui facilite l'accès au secteur, particulièrement avec la circulation liée au Centre des congrès. La mise en œuvre du plan directeur semble réellement bénéficier du nouvel aménagement et du train léger pour ce qui est de redéfinir le paysage de rue de la ville. Il est toutefois difficile d'évaluer la réussite du plan à partir de seulement quelques éléments réalisés, malgré les bonnes intentions. On pourrait améliorer le plan en prolongeant la bande cyclable jusqu'à l'Université d'Ottawa, ce qui nécessiterait l'ajout d'une séparation physique. C'était un point important à souligner, comme il n'était pas possible d'examiner le Plan du domaine public du secteur Rideau/Arts sans tenir compte du plan de l'Université d'Ottawa. Les deux sont liés, et leurs succès sont interdépendants; c'est pourquoi il faut accorder plus d'importance au lien jusqu'à l'Université d'Ottawa. »

G. S. : « Le secteur visé par cette soumission comprend certains des carrefours les plus vitaux d'Ottawa, mais aussi les moins ouverts aux piétons et aux cyclistes. Bien qu'il reste beaucoup à faire, l'aménagement urbain que propose cette soumission constitue une étape importante pour résoudre la situation actuelle et rehausse la qualité de l'environnement visé pour tous les utilisateurs. Au vu de deux autres soumissions incluses dans le programme de cette année (et présentées plus haut), il faut accorder une attention particulière à une composante essentielle du Plan : le pont McKenzie King, qui forme un point de jonction important entre l'Édifice James Michael Flaherty (et par conséquent le centre-ville) et le campus de l'Université d'Ottawa. Des efforts doivent être déployés pour assurer la continuité entre le Pont et l'avenue Laurier est et aménager des voies piétonnières et cyclables de haute qualité entre le campus et le centre-ville. »

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Plan directeur de l'Université d'Ottawa

Plan directeur de l’Université d’Ottawa. Visions et plans directeurs; prix de mérite.

L'Université d'Ottawa est reconnue à l'échelle nationale et internationale comme l'une des meilleures universités au pays. Située en plein cœur du centre-ville d'Ottawa, elle contribue grandement à l'économie, à la culture et à la qualité de vie de la capitale du Canada. Le plan directeur de l'Université d'Ottawa orientera l'évolution de son campus, en fournissant un cadre pour l'aménagement de bâtiments, d'espaces ouverts et d'infrastructures qui le rendront aussi invitant que mémorable.

Par la création de carrefours communautaires complets dotés d'une gamme de commodités et de grands espaces, le plan favorise un sentiment d'appartenance envers l'Université, où l'on ne fera pas que suivre des cours, mais où l'on restera aussi pour échanger, manger, dormir, étudier, assister à des événements sportifs et profiter des arts et de la culture. Au cœur du campus, la nouvelle place publique, qui devrait être achevée à l'automne 2015, sera un site emblématique d'une grande beauté où les gens pourront se rencontrer et prendre part à des événements spéciaux.

Bientôt interdit aux voitures, le centre du campus sera écologique et convivial pour les piétons, ce qui en fera un endroit idéal pour profiter des installations et activités et participer à des événements culturels. De plus, de nouvelles pistes cyclables viendront s'ajouter au réseau cyclable de la ville. Les futures stations de train léger uOttawa et Lees seront quant à elles intégrées au campus, et l'accès à celles-ci sera amélioré tant pour la population universitaire que les résidents d'Ottawa en général.

Le plan respecte par ailleurs la nature des quartiers résidentiels environnants. À mesure que le campus principal sera réaménagé, son lien avec Côte-de-Sable sera resserré; l'avenue King Edward, par exemple, deviendra une rue dynamique à usage multiple, alors que l'avenue Henderson conservera son caractère résidentiel marqué.

Équipe de projet

George Dark, Eric Turcotte, Tim Smith, Sirous Ghanbarzadeh, Inger Jenset, Julia Cziraky - Urban Strategies Inc.
Ron Jack, Kate Whitfield - Parsons Corporation
Université d'Ottawa (promoteur du projet et propriétaire)

Commentaires du jury

C. P. : « Les villes axées sur le progrès se penchent sur des plans directeurs de campus urbains qui tirent avantage des synergies possibles entre les étudiants et le reste de la population. Le plan de l'Université d'Ottawa se démarque par sa façon de dynamiser le quartier en renforçant l'identité du campus et en protégeant certains de ses espaces principaux, mais aussi en permettant les utilisations conjointes polyvalentes. Il est ainsi susceptible d'engendrer une relation symbiotique saine entre l'énergie de l'endroit, la communauté universitaire et tout ce que la ville a à offrir, que ce soit sur les plans des services, de la culture ou des industries. Ce plan ne pourrait toutefois être envisagé indépendamment du Plan du domaine public du secteur Arts, dont le succès est difficile à évaluer, le projet n'étant que partiellement terminé. S'il y a un aspect de ce dernier qui soulevait des questions, c'est la pelouse devant le pavillon Tabaret; on craignait en effet que les clôtures ne demeurent pas en place, ce qui nuirait à la circulation. Cela dit, les rues piétonnes se sont avérées bien aménagées. »

G. S. :« Le Plan directeur du campus de l'Université d'Ottawa cherche à rehausser les bâtiments de l'Université et leur identité physique, à créer un espace viable à long terme et à intégrer le lieu à l'environnement plus global de la ville sans négliger pour autant l'état actuel de l'emplacement. Du fait du développement progressif de l'Université et de sa proximité avec le centre-ville, le plan devrait être approfondi si on veut en réaliser le plein potentiel. Il faudrait notamment donner un aspect attrayant et animé au côté nord-ouest du campus et tirer pleinement parti de la vision présentée dans le Plan du domaine public du secteur Rideau/Arts. »

Prix de l'excellence : Visions et plans directeurs

Parc Lansdowne et domaine public

Parc Lansdowne et domaine public. Visions et plans directeurs; prix d’excellence.

Le parc Lansdowne est constitué d'une gamme d'espaces de toutes tailles aménagés avec la flexibilité en tête, que ce soit pour accueillir les résidents au quotidien ou divers événements spéciaux tout au long de l'année, ce qui lui permet de retrouver son riche éventail d'expositions et d'activités.

Débouchant sur la rue Bank depuis son centre, le parc comprend la place des activités, alignée sur le pavillon Aberdeen; le square Aberdeen (au nord du pavillon), un espace urbain polyvalent où se tient le marché frais d'Ottawa; la terrasse est (à côté du pavillon), un espace extérieur destiné aux plus petits événements; les jardins municipaux, un hommage aux richesses horticoles d'Ottawa dont le verger patrimonial, situé dans la boucle de la navette, est agrémenté de pommiers patrimoniaux et de tables de pique-nique; une patinoire réfrigérée qui permet de s'amuser en hiver et qui accueille des activités comme des parties de basketball en été; un jardin pour enfants axé sur les goûts des préadolescents, doté d'un petit terrain de planche à roulettes, d'aires communes colorées, d'un gros mur d'escalade vert, d'un mur pour dessiner à la craie (qui cache les installations mécaniques du parc) et d'un cercle d'apprentissage; la terrasse sud, qui s'étend comme un grand porche du pavillon jusqu'à la pelouse et au canal et qui est composée d'îlots de verdure regorgeant de sièges espacés, ce qui en fait un lieu idéal pour les rencontres dans un cadre plus intime; la Grande pelouse, l'espace vert principal du parc, où les gens peuvent autant venir pique-niquer en famille qu'assister à des événements accueillant 15 000 personnes; et une plaza d'eau, qui longe l'est de la Grande pelouse et qui est entourée d'un banc de 100 mètres donnant sur l'œuvre Éminence.

Un réseau de chemins et de places publiques s'étend par des zones d'urbanisation diversifiée jusqu'à la rue Bank, reliant le quartier au canal Rideau. Dans le parc comme dans ces zones, la priorité est donnée aux piétons, et les automobilistes sont considérés comme des « invités ». Les visiteurs ont accès à des sentiers partagés et à de grands stationnements pour bicyclettes partout sur le site. On prévoit de plus accroître le nombre d'entrées du parc en aménageant des points d'accès depuis le canal.

À cela s'ajoute l'intégration d'éléments d'interprétation qui permettent de découvrir l'histoire des Algonquins. Les motifs du pavé du square Aberdeen sont inspirés de ceux des paniers de frêne, le cercle d'apprentissage dans le jardin pour enfants comporte des sièges aux couleurs de la roue de médecine en plus d'être entouré de textes évoquant les enseignements des sept grands-pères et de sept arbres qui leur sont associés, et des plantations ethnobotaniques sont intégrées aux jardins d'interprétation et à d'autres jardins partout dans le parc.

Tous les aspects du parc sont par ailleurs conçus en fonction des principes de l'accessibilité universelle, qu'on pense aux chemins bien indiqués, aux sièges avec dossier, à la signalisation tactile sous forme de bandes de pavés ou aux indications en plusieurs langues, dont l'anishinaabemowin et le braille.

Équipe de projet

Greg Smallenberg, Jeffrey Staates - PFS Studio
Julian Smith - Julian Smith & Associates, architectes
Jill Anholt - Jill Anholt Studio
Larry Morrison - Stantec
Ville d'Ottawa (promoteur du projet et propriétaire)

Commentaires du jury

M. A. : « Bien que le parc Lansdowne soit très grand, on y a aménagé avec succès une série de lieux intimes à usage multiple, et il est facile de passer de l'un à l'autre par des chemins de différentes tailles à la dénivellation peu marquée. »

C. P. : « L'étendue et les retombées de ce projet étant plus impressionnantes encore que le parc lui même, nous l'avons fait passer de la catégorie Domaine public à celle de Plans directeurs. De fait, c'est un projet qu'il faut prendre le temps d'analyser, car la présentation seule ne lui rend pas justice. Le parc a été conçu selon une approche globale complète tenant compte des édifices historiques, des systèmes naturels, des activités récréatives, des jardins communautaires ainsi que de considérations écologiques et esthétiques. On a d'ailleurs résolu le problème du stationnement lors d'événements de brillante façon. De plus, on a diligemment renforcé les délimitations entre les différentes zones pour créer des lieux intimes propices aux activités du quotidien comme aux grands rassemblements. Combiné à l'intensification résidentielle environnante, à la revitalisation du stade et à la révision des dispositions de zonage ? aspect essentiel ?, le parc est un succès tant sur le plan de la collaboration que sur celui de la planification et de l'exécution. »

G. S. : « Cette soumission est un excellent exemple de revitalisation accomplie sur tous les plans : social, culturel, physique et économique. Elle illustre parfaitement le concept d'«usage polyvalent » : c'est un mélange vibrant d'espaces résidentiels, commerciaux, récréatifs, citoyens et verts. La priorité accordée aux piétons est évidente dans ce projet caractérisé par des voies piétonnières de grande qualité. L'échelle et le déploiement progressif des formes bâties sont tout particulièrement remarquables. »

Prix de l'excellence : Éléments urbains

Place TD – The Veil

Place TD – The Veil. Éléments urbains; prix de mérite.

Inspirées du concept de « stade au sein d'un parc », les grandes tribunes sud de la Place TD ont été reconstruites de façon à mettre le bois à l'honneur. En plus d'évoquer le passé de la capitale nationale en tant que ville forestière, ce matériau rend hommage au canal rideau, qui à l'époque jouait un rôle clé dans le transport du bois et des biens commerciaux.

Plutôt que d'être un monument statique isolé de son environnement immédiat, le stade a été conçu comme une entité exubérante qui s'intègre de façon dynamique au parc. Cette vision se reflète notamment dans le lieu de confluence qui entoure le stade et permet aux visiteurs d'y circuler sans même quitter le parc.

Les gradins sud sont entourés d'une structure ondulée, le « voile », qui dès le début du projet a été imaginé en bois de cyprès jaune de l'Alaska. Sa charpente est faite de protubérances, lesquelles sont disposées à intervalles réguliers et s'ouvrent à différents moments pour offrir une vue exceptionnelle sur le parc et le canal Rideau, donnant ainsi aux spectateurs l'impression de se trouver à la fois dans le stade et dans le parc.

La conception de la Place TD s'éloigne grandement de l'idée habituelle selon laquelle un stade est un édifice inerte; on a plutôt traité l'architecture comme une œuvre artistique temporelle et dynamique axée sur les événements, où les visiteurs et la forme bâtie ne font qu'un. Les nouveaux gradins sud ont donc été faits de façon à émerger du parc, ce qui est le plus manifeste dans la forme du voile. En plus d'être l'élément distinctif du stade, ce dernier joue le rôle de phare en guidant les visiteurs à bon port. Par sa transparence, sa porosité, son accessibilité et son nouveau programme, il favorise un puissant sentiment d'appartenance envers l'environnement pittoresque aux alentours.

L'idée était de créer une nouvelle image qui rehausserait l'histoire, l'identité et la vitalité du parc Lansdowne aux abords du canal, transformant ainsi le « stade au sein d'un stationnement » en un véritable « stade au sein d'un parc».

Équipe de projet

Robert Fatovic, Yasmeen Bebal, Kevin Hinchey - CannonDesign
Robert Claiborne, projeteur, auparavant avec CannonDesign Ltd.
Guillermo Gabrielli - Groupe WSP Global
David Moses - Moses Structural Engineers
André Drouin, Dan Larson - Smith + Andersen
Brock Strapper, BAi LLC (audiovisuel)
Philippe Goulet - Pomerleau (entrepreneur)
Ville d'Ottawa, Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) (promoteur du projet et propriétaire)

Commentaires du jury

M. A. : « Le voile en bois de la Place TD est une réussite, qu'on l'observe de près ou de loin : il fait office de structure emblématique pour les automobilistes qui défilent et d'enceinte raffinée en filigrane pour les spectateurs du stade, à qui il offre une vue sur le canal Rideau. Voilà une talentueuse réinterprétation de la conception hermétique et centrée sur le terrain que l'on adopte habituellement pour les stades. »

C. P. : « Ce projet est une solution élégante et artistique au "problème de poids" des stades, et il fait particulièrement belle figure aux abords du canal Rideau. The Veil est poétique, délicat, et fluide à souhait. Nous avons reçu de nombreuses candidatures intéressantes dans la catégorie, et le succès qu'est The Veil a permis à la Place TD de surpasser le projet Surfaces en mouvement, lequel mérite d'être reconnu, mais a peu changé sur le plan de l'effet visuel. La Place TD crée une impression plus forte et plus nuancée, selon une envergure appropriée, et elle met le canal en valeur. Petit bémol, le bois du voile a vieilli et est devenu gris, ce qui est voulu et peut donner un joli résultat, mais rend ici la structure difficile à discerner de certains angles, car elle se confond avec le ciment à l'arrière. »

G. S. : « Ce projet réussit à relever un défi écrasant : transformer un stade austère en une structure aux formes légères et élégantes qui rappellent la fluidité du canal Rideau dont elle longe le rivage. L'aménagement fait de cette installation de grande importance pour la population une sculpture gracieuse qui se fond au paysage tout en répondant aux besoins propres à une grande structure. Ce design de marque témoigne avec brio de la revitalisation de l'un des emplacements les importants d'Ottawa. »

Prix de l'excellence : Éléments urbains

Tortues mouchetées des hautes terres de South March

Tortues mouchetées des hautes terres de South March. Éléments urbains; prix d’excellence.

L'idée derrière cette œuvre d'art publique est de sensibiliser les gens aux tortues mouchetées, une espèce en voie de disparition que l'on trouve juste à côté de la bibliothèque de Beaverbrook, dans les hautes terres de South March. En 2013, un rapport sur la conservation de la tortue mouchetée a révélé qu'il serait possible de la sauver, mais qu'il faudrait améliorer nos connaissances à l'échelle locale et mondiale et sensibiliser la population à la cause.

Treize tortues en béton ont donc été installées à l'entrée de la bibliothèque et du Centre John Mlacak. Sur chacune d'elles est gravé le nom d'un mois du calendrier algonquin, soulignant la croyance selon laquelle chacune des treize plaques de la carapace de l'espèce représente une lune d'une année de lune bleue. La grande murale en arrière-plan sur le mur de la bibliothèque met aussi en scène treize tortues dans leur environnement naturel de South March.

En plus de sensibiliser la population à la conservation de la tortue mouchetée, Christopher Griffin a voulu créer une installation amusante et interactive pour les enfants et les adultes qui fréquentent la bibliothèque et le centre récréatif adjacent. D'après les employés, les tortues sont toujours assaillies d'enfants; il est d'ailleurs rare que l'un d'eux passe à côté des sculptures sans les toucher, les flatter, grimper dessus... bref, sans y prêter attention. Les élèves de l'école secondaire à proximité ont même une tortue préférée sur laquelle s'asseoir pour dîner!

L'application du béton sur les sculptures a été rendue possible grâce au travail de 48 bénévoles locaux. Les traces de leurs doigts et leur « touche humaine » seront toujours visibles, favorisant ainsi le sentiment de communauté et l'attachement à l'endroit de l'œuvre. Plus grandes que nature, mais d'une taille permettant les interactions, les tortues complètent bien la murale, et vice-versa. Résultat : un environnement éducatif unique, une expérience rafraîchissante, voire magique, et un ajout spectaculaire à l'environnement urbain.

Équipe de projet

Christopher Griffin - Christopher Griffin Art Studio
Emmanuelle van Rutten - Moriyama & Teshima Architects
Bill Riseborough - Constructive Behaviour
Bibliothèque publique d'Ottawa, Ville d'Ottawa (promoteur du projet et propriétaire)

Commentaires du jury

M. A. : « Cette installation est très efficace sous plusieurs angles. À sa plus simple expression, elle constitue une rencontre magnifique, évocatrice et surprenante quand on entre dans la bibliothèque, et nul doute que la file de tortues inspire les histoires les plus loufoques aux enfants. De plus, en tant qu'œuvre d'art, elle possède des qualités matérielles et tactiles remarquables. Dernier point, et non le moindre, l'installation sensibilise le public à la culture des Premières Nations et aux nombreuses menaces à notre environnement naturel. »

C. P. : « Amusante et robuste, cette installation est très charmante. Elle maximise le potentiel d'une œuvre d'art publique, c'est-à-dire qu'elle attire la curiosité, raconte une histoire et crée de nouvelles expériences. Les sculptures et la murale sont tout à fait complémentaires, leur forme cohérente témoignant du potentiel et de la flexibilité du moyen d'expression. Installée devant une bibliothèque à l'achalandage important, cette œuvre « pour toute la famille » crée une forte impression. »

G. S. : « Cette charmante installation évoque avec éloquence le drame des espèces en voie d'extinction tout en suscitant la réflexion et la curiosité des personnes de tous âges. L'installation agit à de très nombreux niveaux. Elles se composent de tortues qui mènent vers l'entrée d'une bibliothèque et sur lesquelles les gens peuvent s'asseoir pour lire ou se reposer. La murale aux motifs gravés présente l'œuvre avec autant de simplicité que d'élégance. Le concept est d'autant plus convaincant qu'il ne tombe jamais dans la parodie du dessin animé. »

Prix du mérite : Projets étudiants

Milieu

Milieum une application logicielle, axée sur les médias sociaux et les données, qui démocratise la planification et le développement urbains. Projets étudiants; prix de mérite.

Milieu est une application logicielle, axée sur les médias sociaux et les données, qui démocratise la planification et le développement urbains. L'objectif de ce projet est de multiplier les occasions de participation du public et de favoriser des changements qui aideront les villes à surmonter les défis auxquels elles font face par la création de meilleures œuvres urbaines et architecturales.

En milieu urbain, les projets abandonnés en cours de construction abondent. Hautement estimés, mais de plus en plus rares, les projets innovateurs qui répondent aux besoins des villes restent en demande. Or, à l'ère de l'urbanisation, et de la montée en flèche des données ouvertes et des technologies de l'information et des communications (TIC), les villes évoluent, mais les processus de planification et de développement sont dépassés.

Les espaces abandonnés peuvent-ils trouver une utilité? La population peut-elle contribuer au processus de planification et de développement, voire de construction, de la ville de demain?

Bref, le défi consiste à créer de nouvelles plateformes de TIC pour les données ouvertes et à faciliter la participation du public à la planification et au développement urbains. Pour ce faire, on doit mettre en place des conditions où priment la transparence, la prévisibilité et la responsabilité, et ce, en déployant des outils servant à informer, mobiliser et outiller la population.

Équipe de projet

Lee-Michael Pronko, Thaly Crespin, Luisa Lu Yao Ji, Ema Graci - Université Carleton

Commentaires du jury

M. A. : « Ce projet représente tout ce à quoi on peut s'attendre de la nouvelle génération : la capacité à faire évoluer le domaine de l'architecture et à tirer profit du pouvoir infini des plateformes numériques pour créer de nouvelles manières d'encourager la collaboration à grande échelle. Voilà un rappel rafraîchissant que nous construisons les villes en fonction des citoyens, et que leur voix donne un sens au travail des architectes et des urbanistes. »

C. P. : « Dans le contexte des Prix de l'esthétique urbaine, ce projet est innovateur et réalisable. Il montre comment les besoins, les rétroactions et la participation de la population, ainsi que l'adoption d'une culture axée sur la créativité, peuvent orienter l'aménagement des villes. »

Prix de l'excellence : Projets étudiants

6 Homes for Canadians

6 Homes for Canadians. Project étudiants; prix d’excellence.

Les banlieues demeurent populaires, et de récents projets d'aménagement sont conçus selon une approche plus novatrice, avec des aménagements intercalaires, des habitations donnant sur une ruelle ou des immeubles d'appartements de faible hauteur qui prennent la place des unifamiliales. En analysant un pâté de maisons du quartier Alta Vista, on se rend compte que les tendances décrites dans le livre 67 Homes for Canadians, publié en 1948 par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, témoignent d'une vision dépassée pour les familles canadiennes.

Le projet 6 Homes for Canadians met de l'avant l'idée d'une allée traversant le centre d'un pâté de maisons qui comprend les six types de ménages que l'on trouvait dans le Recensement du Canada de 2011. Les logements sont surélevés et liés les uns aux autres pour aider les résidents à lutter contre l'hiver canadien et pour rappeler les liens communautaires formés dans les banlieues il y a de cela 60 ans.

Équipe de projet

Desirae Cronsberry - Université Carleton

Commentaires du jury

M. A. : « Voilà une analyse fort intéressante et rigoureuse. Ancrée dans l'histoire et pragmatique, elle présente de façon convaincante de nouveaux modèles théoriques de logements fondés sur de multiples paramètres, comme les profils démographiques et la consommation énergétique. Elle soulève de plus la question de l'aptitude qu'ont les architectes à résoudre seuls des problèmes à volets multiples du même genre, illustrant par le fait même la nécessité d'une approche multidisciplinaire pour les projets et la recherche dans le domaine. »

C. P. : « Desirae Cronsberry a présenté de façon très convaincante un projet méthodique qui était le fruit de beaucoup de recherche et d'imagination et dont le but était de suggérer une solution à l'étalement suburbain en réponse au désir qu'ont les gens de faire construire leur maison et d'en être les propriétaires. Dès le départ, Desirae a porté un regard critique sur le développement suburbain et la culture de la propriété, puis elle a réexaminé les besoins en fonction des tranches d'âge et proposé des édifices simples pouvant être personnalisés et adaptés selon différents aménagements intercalaires. Elle a fait preuve d'une grande rigueur, a bien présenté le résultat de ses recherches, a appuyé sa démarche sur un précédent historique et a conçu un visuel adéquat et ingénieux. Bref, elle a su jouer sur la nostalgie des années 50 et l'esthétique des guides d'utilisation et des affiches destinés à monsieur Tout-le-Monde pour mettre en lumière une critique du développement suburbain. »

G. S. : « Cette soumission exprime un point de vue neuf et provocant sur la disponibilité du logement dans la dynamique actuelle des villes et des familles canadiennes. En même temps qu'il conteste et dépoussière les vieilles présomptions, le projet repense la vision d'ensemble en lui opposant l'expérimentation sur le terrain dans le contexte réel de la ville d'Ottawa. Il concilie adroitement les aspects individuels et communautaires et accorde une place de même importance aux questions sociales, culturelles, environnementales et économiques. »

Lauréats 2013

Prix de l'excellence : Éléments urbains

Chalets de la patinoire du canal Rideau

Chalets de la patinoire du canal Rideau

Les chalets de la patinoire du canal Rideau, initiative de La Commission de la capitale nationale, animent la saison hivernale des résidents d'Ottawa et permettent aux visiteurs canadiens et de partout dans le monde de prendre part à une remarquable célébration de l'hiver au cœur de la Ville. La structure d'acier en arc à treillis évoque les différents ponts de l'époque victorienne qui enjambaient le canal Rideau, des images de bateaux sillonnant les eaux et les traces laissées par les patins et les traîneaux.

Commentaires du jury :

AN : « Une série de structures formant un ensemble uni et élégant qui met à profit et rehausse l'un des principaux atouts de la Ville – le canal Rideau; un ajout inspirant à l'appui de l'un des plus célèbres rituels d'Ottawa. »

PF : « La figure du pavillon urbain est clairement posée et la solution tectonique est intelligente. Un peu à la manière de l'architecte Jean Prouvé, ce pavillon offre une intégration réussie entre programme, structure et forme. Il s'en dégage une figure qui deviendra probablement une icône au canal. »

GG : « C'est un merveilleux concept. Une architecture qui crée un sentiment d'appartenance, même dans des conditions temporaires. Ce type d'architecture réchauffe son milieu et est extensible en tant que concept ou système. »

Équipe de projet

Anthony Leaning, Richard Gurnham – CSV Architects
Scott Funnell – Halsall Associates
Tom Laverty – Commission de la capitale nationale - Propriétaire/promoteur du projet
Gordon King – Gordon King Photography

Prix de l'excellence : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

The Hintonburg Six

The Hintonburg Six

The Hintonburg Six, c'est quatre maisons individuelles et une maison jumelée qui ont remplacé une ancienne habitation unique avec garage qui occupait le terrain de 600 mètres carrés. Chaque maison occupe une superficie d'environ 100 mètres carrés et est construite sur un terrain de 100 mètres carrés. L'aménagement paysager au niveau de la rue n'est pas généreux, mais vient adoucir le plan de terrain entre les maisons et le trottoir. Les matériaux de construction et paysagers font référence au patrimoine industriel de la région. L'automobile a une place discrète dans l'ensemble. L'expérience piétonne dans la rue est animée par tous les éléments de la vie quotidienne que laisse entrevoir la fenestration abondante : des meubles, des plantes, des objets d'art et des gens.

Commentaires du jury :

AN : « Un aménagement avant-gardiste et progressif qui suggère une nouvelle typologie en matière d'habitation près du centre-ville. »

PF : « Une proposition assez radicale qui se construit autour des vides, autour des entre-deux. Il en résulte une typologie orientée autour de la combinaison, de l'assemblage et qui au final propose une composition réussie. La clarté du parti participe à la réussite de l'ensemble, à la patiente recherche d'un équilibre entre pleins et vides, entre le clair et le foncé, le dessous et le dessus. Un travail sérieux. »

GG : « C'est clair et simple, rien de préétabli dans l'intention. Belles maisons, beaux espaces et une composition réfléchie de la volumétrie qui s'intègre bien tout en faisant progresser le langage de la Ville. »

Équipe de projet

James Colizza, Anthony Bruni, Nic De Socio – Colizza Bruni Architecture Inc.

Prix du mérite : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Zen Barn

Zen Barn

Comme la circulation piétonnière est importante dans la région, il était essentiel que le projet Zen Barn présente un coup d'œil attrayant et agréable aux passants. Les dimensions de la maison et l'emplacement sur le terrain étroit ont été soigneusement examinés de manière à ce que le paysage urbain ne soit pas surchargé. Le bâtiment respecte les dimensions des maisons avoisinantes, qui datent du début du 20e siècle. Bien que sa conception soit résolument moderne, cette maison, respectueuse de l'environnement, complète et rehausse le quartier : chêne blanc récupéré et utilisé pour le revêtement extérieur, abri d'auto intégré et espaces verts aménagés dans la cour avant et sur le côté. Diverses techniques de conservation des eaux ont été mises de l'avant dans l'aménagement paysager. Toutes les nouvelles plantes sont résistantes à la sécheresse et aucun gazon conventionnel n'a été utilisé. Les dalles de pavage perméables favorisent les cycles naturels de l'eau et fournissent un approvisionnement naturel en eau aux plantes. La certification LEED Platine a été accordée à la maison.

Commentaires du jury :

AN : « Un bâtiment contemporain élégant et soigneusement conçu, qui s'harmonise au paysage de rue actuel, en volume et en détail. La composition de l'espace intérieur, délimité par des surfaces vitrées du plancher au plafond, est particulièrement impressionnante et donne vie à la rue. »

PF : « Une composition fraiche et intelligente qui enrichie le domaine public. À la fois dévoilé et voilé ce bâtiment joue habilement avec une série d'extrusions, de soustractions et semble offrir un rapport entre l'intérieur et l'extérieur d'une grande richesse, à la fois à partir de la cours intérieure que du porche frontal et de la terrasse au toit. La mise en scène à partir de la rue est particulièrement réussie et l'échelle de l'ensemble et des détails démontre une grande maitrise de l'œuvre. »

GG : « Voilà une architecture qui est à la fois élégante et humble. Elle est accessible en tant que maison et à une échelle qui tient compte du quartier. J'aime la transparence littérale qui sollicite la rue. C'est courageux : adapté à son contexte. »

Équipe de projet

Christopher Simmonds, Rick Shean – Christopher Simmonds Architect
Roy Nandram – RND Construction
David Walker – Genivar
Mark Filoso – Alpha Energy Systems
Denis Groulx – Greentech Insulation
Richard Groulx – RNS Masters
Neil Fitzpatrick – ALC/UCC Contractors (landscape)
Phil and Tom Priddle – The Wood Source
Brian Vlaming, Jon Frolander – LTR Industries
Vivien Frenkel and David Moher – Propriétaire/promoteur du projet

Prix du mérite : Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Condos du 360 Lofts

Condos du 360 Lofts

Le projet 360Lofts, bâtiment situé sur le côté ouest de l'avenue Cumberland, entre les rues York et George, propose 30 nouveaux logements modestes à distance de marche des transports urbains, des centres d'emploi, des quartiers commerçants et des parcs publics. À l'échelle de la Ville, ce projet démontre que la réalisation de constructions intercalaires modernes et contemporaines dans des immeubles de quatre à six étages est possible et peut être une réussite.

Commentaires du jury :

AN : « Une construction dynamique et éclectique sur un terrain intercalaire qui met les balcons et les façades actives en contact avec les rues et les trottoirs. Une manière efficace de tirer le plein potentiel d'un bâtiment de hauteur moyenne. »

PF : « Projet éminemment urbain puisqu'il offre à la fois une densité maximale, une forte présence sur rue et une composition intéressante. Il s'ensuit une impression de collage séduisante, un rapport multiple à la rue, une réponse rythmée plutôt qu'une masse muette. l'écriture architecturale est réussie et assume pleinement le cadrage de la rue. »

GG : « Il s'agit ici d'une expression contextuelle et artistique bien intégrée qui demeure toutefois très contemporaine. Le concept aborde les enjeux programmatiques les plus triviaux au moyen d'une conception subtile qui est tout à fait rafraîchissante. Il gère simultanément tout un éventail de matériaux de manière confortable et ce faisant, il s'intègre à son contexte. »

Équipe de projet

Toon Dreessen – Farrow Dreessen Architects Inc.
Jon Turner – Adjeleian, Allen, Rubeli Ltd.
Richard Chiarelli – Chiarelli Engineering
Douglas Gray – DB Gray Engineering
Jakub Ulak Surface Developments Ltd, Tega Developments – Propriétaire/promoteur du projet

Prix du mérite : Aménagement des campus sur terrains intercalaires (nouvelle catégorie)

Centre aux étudiants de Robert C. Gillett

Centre aux étudiants de Robert C. Gillett

Le nouveau centre aux étudiants du Collège Algonquin, qui jouit d'un emplacement centralisé, s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle initiative regroupant des centres extérieurs et des espaces verts actifs sur le campus, qui donnent accès aux bâtiments actuels sur le site et qui améliorent le système de circulation piétonnière existant. Grâce à la vue dégagée, chaque espace est animé par les activités étudiantes. Une proue spectaculaire accueille la clientèle dans cet espace vert depuis l'avenue Woodruffe, principale porte d'entrée du campus.

Commentaires du jury :

AN : « Quoique le jury était partagé quant à l'exécution du bâtiment et à son interface avec l'espace vert adjacent, le centre aux étudiants est un atout pour le campus et pourrait favoriser de nouveau la circulation piétonnière sur le quadrilatère central. La configuration ouverte avec balcon de l'atrium central du bâtiment semble propice à un cadre démocratique – une volonté de mettre l'administration et les activités du campus à l'avant-scène, dans le but de faire participer la population étudiante.

Le jury souhaite encourager le Collège à poursuivre la transformation de la zone centrale de son campus, de son aire de stationnement actuelle en espace consacré à la vie étudiante. »

PF : « Le jury aurait apprécié un plan d'ensemble du campus et comprendre comment ce bâtiment pourrait servir de prétexte à la composition d'espaces plus urbains, plus civils et qui viennent dans le temps structurer des lieux encore très peu qualifiés. »

GG : « L'intention du projet visant à faire avancer le plan et le langage du campus est clairement énoncée. La vision devait être documentée dans le contexte du plan général afin de compléter la vision des projets futurs. »

Équipe de projet

Stephen Teeple, Chris Radigan, Eric Boelling, Tomer Diamant, Rob Cheung, Carla Pereja – Teeple Architects Inc
Ernie Patton, Donna Johnston, – IBI Group Architects
Rob MacGowan, John Boisonnault – PCL Constructors Canada
James Moffat, Peter Spal, Neno Kovacevic - IBI Group Civil Engineering and Landscape Architecture
Michael Petrescu – Adjeleian, Allen, Rubeli Ltd.
Fahim Hassam – Crossey Engineering Ltd.
Algonquin College – Propriétaire

Prix de l'excellence : Projets étudiants

Urban Agritecture

Urban Agritecture

Urban Agritecture est une proposition pour le réaménagement de la Maison communautaire Foster Farm d'Ottawa, située dans le quartier Queensway Terrace Nord. UA souhaite développer un nouveau type d'habitation qui facilitera l'accès à la propriété à une clientèle beaucoup plus diversifiée. Grâce à des mesures incitatives précises offertes par la SCHL, un montant cible de 100 000 $ est fixé pour le terrain, les services, la construction et le profit. Les logements sociaux monotones seront remplacés par des unités individualisées que les propriétaires pourront personnaliser à leur rythme.

Commentaires du jury :

AN : « Ce projet a commencé par un dossier novateur, clair et précis, qui a attiré l'attention de tous les jurés – son fondement s'appuyait sur des observations réelles des données démographiques et économiques. Le projet en soi est exécuté avec clarté, il est précis et amusant à la fois – et s'est nettement démarqué des projets semblables. »

PF : « Méthode et stratégie particulièrement réussie. La démarche est cohérente et l'ensemble en est le direct résultat (sans tomber dans le piège du ''design''). »

GG : « Une approche réfléchie pour un concept qui a besoin d'être étudié et affiné. »

Équipe de projet

Lucas Boyd – Carleton University, Azrieli School of Architecture & Urbanism

Prix du mérite : Projets étudiants

YouCube

YouCube

Le projet YouCube est situé entre les quartiers de Vanier et de New Edinburgh, à proximité du centre-ville. Il s'agit d'un projet dont le contexte fait le pont entre deux régions où les classes sociales et les quintiles de revenus sont différents. En plus d'accroître la densité dans la région et de proposer une solution à la question du logement à Ottawa, le projet permet également d'offrir des logements subventionnés et abordables, ainsi que des solutions au marché de l'habitation à l'intérieur d'un seul projet d'aménagement. En intégrant différents types d'unités dans un système d'espaces publics et semi-publics, on peut créer un nouvel emplacement d'habitations communautaires entre diverses classes sociales. Les rues piétonnières intégrées favorisent l'engagement collectif et l'établissement de liens étroits au sein d'une communauté active.

Commentaires du jury :

PF : « La question du rapport entre l'espace collectif, commerçant et privé est clairement posée et la réponse semble être construite sur des observations pertinentes. Tout en s'intégrant dans un jeu de valeurs sures, la proposition engage en même temps des trouvailles intéressantes. »

GG : « La plupart des villes pourraient bénéficier du concept des typologies du logement et des espaces ouverts intégrés. C'est un concept très fort. »

Équipe de projet

Mateusz Nowacki – Carleton University, Azrieli School of Architecture & Urbanism

Prix du mérite : Projets étudiants

417 Rideau

417 Rideau

Ce projet explore une trajectoire optionnelle à la densification qui met l'accent sur la collectivité, l'accessibilité et l'espace public plutôt que sur le prestige et la vue au sommet d'une tour. Le projet 417 Rideau tient réellement compte des deux conditions transfrontalières auxquelles il fait face. Au lieu d'une enfilade verticale pour répondre aux objectifs de densification, on comprime les unités latéralement sur le site, de manière à créer une tour horizontale en forme de méandres. Ce concept a été articulé de façon à conjuguer les deux paysages et a été aménagé avec soin en vue de créer des espaces publics et différents types de logements.

Équipe de projet

Lucas Boyd, Shane Dalke – Carleton University, Azrieli School of Architecture & Urbanism

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Le centre-ville en action : Transformer les rues de la ville d'Ottawa

 Transformer les rues de la ville d'Ottawa

Le centre-ville en action établit un nouveau cadre novateur et complet en matière de conception des rues ainsi que des solutions de conception pratiques qui orienteront un vaste éventail de projets d'urbanisme et d'ingénierie proposés pour le centre-ville. L'objectif général de la Ville est de rendre l'expérience des piétons, des cyclistes et des usagers du transport en commun plus agréable et plus pratique, en rétablissant l'équilibre entre les usagers de la rue et en améliorant la qualité du paysage de rue.

Commentaires du jury :

AN : « Félicitations aux responsables de ce projet qui ont abordé de front certaines des questions les plus pertinentes concernant le transport dans les zones urbaines.»

PF : «Cet exercice en est un très important dans la planification urbaine. Il pose la question du ''comment vivre ensemble'', le sujet de l'architecture urbaine et les réponses sont appropriées, notamment au sens de la mitigation.»

GG : « Un effort important et bien structuré sur les réseaux et les systèmes de mobilité de la Ville. Bien qu'il s'agisse d'un aspect important de l'urbanisme, je souhaiterais voir l'élargissement de ce système pour le relier à d'autres dans l'ensemble de la Ville et qu'il soit ensuite présenté dans un beau document au grand public. »

Équipe de projet

Ron Clarke, Ana Stuermer, Mark Baker – Delcan Corporation
David Leinster, Donna Hinde, Robin Chubb – The Planning Partnership
Marc Jolicoeur, Bartek Komorowski – Vélo-Québec
Ken Greenberg – Greenberg Consultants Inc.
Jill Sparling – David S. McRobie Architects Inc.
Nelson Edwards – City of Ottawa, Propriétaire/promoteur du projet

Prix du mérite : Visions et plans directeurs

Passerelle polyvalente sur le canal Rideau

Passerelle polyvalente sur le canal Rideau

La passerelle polyvalente sur le Canal Rideau consiste en un tablier de forme incurvé qui s'élève graduellement depuis le paysage patrimonial du côté ouest. Elle s'élargit au centre au-dessus du canal, ce qui permet d'y aménager un belvédère qui invite les usagers à s'arrêter et à profiter de la vue spectaculaire. Le concept démontre qu'un concept esthétique contemporain minimal peut très bien s'intégrer à un site patrimonial d'importance. La structure, l'architecture et le paysage sont réunis afin de créer un fort sentiment d'appartenance.

Commentaires du jury :

AN : « Une analyse réfléchie et solide qui propose une structure simple et élégante est idéale appuyant l'utilisation des modes de transport actif. La représentation visuelle est claire et fluide. »

PF : « La ville s'est aussi des ouvrages d'arts qui ponctuent l'espace, qui créent des repères, qui forment souvent des expériences singulières. Dans ce cas la solution amenée pour rejoindre les deux berges, est simple et intelligible. Le prétexte de la courbe est évident et bien mis en scène. »

GG : « C'est toujours émouvant de voir un élément d'infrastructure élevé au niveau de l'art. Ce projet artistique propose des moments de pause et de réflexion tout en offrant une perspective différente de la ville. »

Équipe de projet

Mark Langridge, Peter Fletcher Smith – DTAH
Michel Vachon, Peter Steacy, Tim Dickinson – MMM Group
Colin Simpson – City of Ottawa, Propriétaire/promoteur du projet

Lauréats 2011

Prix du mérite – Projets étudiants

Rideau Reflections – 576, rue Rideau

Rideau Reflections – 576, rue Rideau

Cet aménagement intercalaire à logements multiples théorique situé sur la rue Rideau – entre les rues Coburg et Charlotte – fournit à une population variée un toit qui ressemble à ce que peut offrir le centre-ville. Un boulevard piétonnier en diagonale sépare le site en deux pâtés de maisons, ce qui permet d’offrir un accès plus privé aux unités ainsi qu’à la rue Besserer à l’arrière. Poursuivant sur la forme du commerce au détail de la rue Rideau, la façade commerciale est protégée de la rue achalandée par une rangée d’arbres et une arcade couverte. La hauteur de l’édifice reproduit celle du tissu urbain et s’ajuste de haute (du côté de la rue principale) à basse (du côté de la rue résidentielle derrière), le tout couronné par un toit vert en pente.

Commentaires du jury

Voilà un projet ambitieux qui intègre un mélange impressionnant d’utilisations du sol et de types d’habitation. Le jury espère que l’industrie reprendra des idées des étudiants qui arrivent à sortir des sentiers battus.

Équipe du projet

May Makia, Université Carleton

Prix d’excellence – Projets étudiants

Rideau Viva – rues Rideau et Charlotte

Rideau Viva – rues Rideau et Charlotte

Ce projet étudiant explore un type de bâtiment résidentiel à vocation mixte sur un terrain vacant au coin des rues Rideau et Charlotte dans le quartier Côte-de-Sable. Combinant le commerce de détail aux maisons en rangée, aux duplex et aux appartements, ces logements au centre-ville peuvent accueillir des familles, des aînés et des étudiants. La rue interne surélevée devient un lieu de transition entre la passante rue Rideau et une cour résidentielle ouverte. Les deux entrées discrètes sur la rue Rideau invitent les résidents à marcher vers cette rue interne d’où ils peuvent accéder à leur logement ou l’utiliser comme chemin vers les maisons en rangée à l’arrière.

Commentaires du jury

« Un projet qui se démarque des autres projets étudiants. Le site a été énergiquement aménagé et intègre une architecture prometteuse. Il s’agit d’un projet audacieux qui fait état d’un processus de réflexion approfondi. »

Équipe du projet

Ning Fei Gao, Université Carleton

Prix du mérite – Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

‘Front to Back’ – 43, 45, rue Grant

‘Front to Back’ – 43, 45, rue Grant

Il s’agit d’un projet de maison jumelée intercalaire « d’avant en arrière » sur une parcelle de 7,6 m x 24,4 m (25 pi x 80 pi) dans un quartier résidentiel composé de modestes demeures du XIXe siècle et parsemé d’édifices de l’industrie légère. Le défi se trouvait dans la conception de deux résidences abordables pour deux propriétaires différents dans un secteur qui s’est défini par une riche colonie artistique et une grande vitalité de l’art local. Des vestiges d’anciens édifices de l’industrie légère ont inspiré un collage d’acier et de contreplaqué, lequel interpelle son contexte et sert à animer la rue. Deux résidences sur une petite parcelle urbaine présentent un aménagement intercalaire distinct et moderne.

Commentaires du jury

« L’exception confirme la règle : ce projet n’aurait jamais passé la rampe des principes traditionnels d’aménagement urbain, néanmoins il fonctionne plutôt bien. C’est un concept très vivant, bien structuré, qui répond aux défis posés par un site étroit et qui s’inspire des éléments avoisinants comme les porches et les balcons. Ce projet doit être encouragé. En effet, il est spirituellement ancré dans le quartier, mais en y intégrant une pointe d’idiosyncrasie dans un esprit dialectique. »

Équipe du projet

Anthony Bruni et James Colizza, Colizza Bruni Architecture
Propriétaire/promoteur du projet : Anthony Bruni, James Colizza

Aménagement intercalaire de la rue Elm – 147, 149, 151 et 153, rue Elm

Aménagement intercalaire de la rue Elm – 147, 149, 151 et 153, rue Elm

Situées sur une tranquille rue cul-de-sac au cœur de la Petite Italie, près d’un complexe industriel, quatre nouvelles demeures ont revitalisé ce pâté de maisons. Pour attirer des familles dans le secteur, les logements offrent d’importants espaces de loisirs qui prennent la forme de patios au niveau du sol, de terrasses au deuxième et troisième étages et d’aires de jeux vertes à l’arrière. L’abri d’auto à aire ouverte, placé au centre du site, offre un paysage de rue avec un bateau de trottoir et une façade qui tient compte du quartier et le met en valeur par ses fenêtres, ses porches et son important aménagement paysager dynamiques.

Commentaires du jury

« Un projet remarquable. Le jury salue l’inventivité des concepteurs, qui répondent à l’épineuse question du stationnement en créant un parc intérieur loin de la façade. Le concept fonctionne sur tous les plans, du quartier à la rue, et il est possible d’en reproduire la typologie. Le projet permet de densifier un quartier bien établi à faible densité, et ce, de façon imaginative, ce qui crée un aménagement de grande qualité sur un petit site difficile. »

Équipe du projet

Jason C. Flynn, Jason C. Flynn Architect Inc.
Salem MacDonald, Sage Urban Developments
Clyde MacDonald, Eastern Ontario Construction
Shannon Smithers-Gay, One80 Design
Murray Chown, Novatech Engineering Consultants Ltd.
Propriétaire/promoteur du projet : Salem MacDonald (Sage Urban Developments) et Clyde MacDonald (Eastern Ontario Construction)

Prix du mérite – Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Le Pilier : Logement pour femmes – 314, rue Booth

Le Pilier : Logement pour femmes – 314, rue Booth

Ce nouvel aménagement sur la rue Booth permet de loger 42 femmes auparavant sans-abri, des bureaux d’administration et de consultation psychosociale ainsi que des services de soutien. Au Pilier, les clients peuvent se rendre à pied de l’entrée à un lieu public qui relie l’édifice à la rue et crée un espace social pour les habitants. L’aménagement paysager ajoute à l’agrément et créera de l’ombre lorsque les arbres auront grandi. Les bancs sont aussi à la disposition des gens du quartier. L’approche conceptuelle a été guidée par le principe selon lequel une communauté durable doit comprendre une dimension sociale et un bon concept architectural.

Commentaires du jury

« Le projet possède une valeur symbolique : c’est un pilier de la communauté situé à l’angle de deux rues. L’édifice est accueillant sans sacrifier à la sécurité et dispose d’une magnifique cour où se réfugier. Le concept anime le coin, s’intègre bien à son environnement et joue un rôle important dans le quartier. Compte tenu des budgets limités dont bénéficient généralement ces projets, celui-ci est bien équilibré, et le concept général envoie tous les bons messages. »

Équipe du projet

Anthony Leaning, CSV Architects
Lisa MacDonald, Corush Sunderland Wright Ltd.
Gordon King, Gordon King Photography
Propriétaire/promoteur du projet : Le Pilier : Logement pour femmes

Centre des congrès d’Ottawa – 55, promenade du Colonel-By

Centre des congrès d’Ottawa – 55, promenade du Colonel-By

Réinventant l’espace public à l’intersection du canal Rideau, de la promenade du Colonel-By et de l’avenue Daly, le concept de cette forme urbaine, sa place et son parc de poche tient compte de ses importants voisins immédiats, notamment le Centre national des arts et le Centre de conférences du gouvernement (l’ancienne gare de train). L’idée était de créer une forme d’édifice qui rappelle les pétales des tulipes, reposant au cœur de la ville et de la capitale nationale. Le hall qui se prolonge à l’extérieur et relie les sentiers piétonniers au pont Mackenzie-King, à la terrasse du Centre Rideau et au canal attire grandement les piétons et permet de revitaliser ce secteur.

Commentaires du jury

« Le projet crée un élan grandiose et panoramique qui non seulement préserve, mais met en valeur une vue imprenable sur les édifices du Parlement, le Château Laurier, le Centre de conférences du gouvernement et le canal Rideau. Le tout, réalisé avec élégance, évoque un programme ambitieux s’intégrant à la courbe. Sa conception s’intègre harmonieusement au pont Mackenzie-King adjacent. Malheureusement, une occasion a été manquée au rez-de-chaussée. En effet, le détail de l’engravure aménagée et la rampe intérieure empêchent tout lien qui aurait permis de créer un lieu d’animation sur le large trottoir, comme un café ou d’autres espaces de détente, pour apprécier le merveilleux emplacement et le décor. »

Équipe du projet

Ritchard Brisbin, BBB architects
Dwight Brown, PCL Constructors Canada Inc.
David McMullen, Novum Structures
Michael Allen, Adjeleian Allen Rubeli
David Lashley, Lashley & Associates Landscape Architects
Propriétaire/promoteur du projet : Centre des congrès d’Ottawa/PCL Constructors Canada Inc.

Prix d’excellence – Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Réfection de l’Édifice commémoratif Victoria – 240, rue McLeod

Réfection de l’Édifice commémoratif Victoria – 240, rue McLeod

L’Édifice commémoratif Victoria a été le premier édifice canadien construit à titre de musée national. Il a été érigé entre 1905 et 1910 sur un terrain de 3,6 hectares, au sud de la colline du Parlement, dans l’axe de la rue Metcalfe. Sa restauration a insufflé une nouvelle vie à ce phare de la capitale nationale. Le nouveau « lanternon des reines » remplace la tour de pierre originale à l’entrée. Ce projet représente l’achèvement de la phase 1 du plan directeur, lequel prévoit la restauration du parc édouardien original dessiné par Elgin, McLeod, Argyle et O’Connor et qui comprend des pelouses ouvertes, des sentiers en diagonale et une végétation propre à la région de la capitale nationale.

Commentaires du jury

« Ce projet parle de lui-même. Il s’agit d’un geste urbain audacieux orienté le long d’un axe important délimitant la fin de la rue Metcalfe. La lanterne de verre constitue un point de repère et met en valeur l’impressionnante maçonnerie du musée dans un style contemporain. Le projet confère un nouvel esprit au secteur. Le jury est impatient de voir la réalisation des parcs adjacents qui, une fois achevés, changeront le site du tout au tout. Ces espaces publics n’attendent qu’à être terminés. On devrait inciter le gouvernement fédéral à financer l’achèvement de cette partie. »

Équipe du projet

Padolsky, Kuwabara, Gagnon; Joint Venture Architects (PKG)
Barry Padolsky, Louise McGugan et Paul Dolan, Barry Padolsky Associates Inc. Architects
Bruce Kuwabara et Brent Wagler, Kuwabara, Payne, McKenna, Blumberg Architects
Marc Letellier, GLCRM Architects
Ashok Malhotra et Dan Carson, Halsall (ingénieurs de structures)
Ewen Marjerrison et Wayne Scharf, Genivar (ingénieurs mécaniciens et électriciens)
Irvin Heiber, PCL Constuctors Canada Inc.
Propriétaire/promoteur du projet : Musée canadien de la nature

Prix du mérite – Éléments urbains

Voies cyclables séparées de l’avenue Laurier

Voies cyclables séparées de l’avenue Laurier

En tant que projet pilote de deux ans, ces bandes cyclables sur route aménagées sur l’avenue Laurier Ouest visaient la promotion du vélo comme mode de transport efficace par l’amélioration des liens cyclables vers les principales destinations. Il s’agit des premières voies cyclables séparées de l’Ontario, et elles parcourent plus de huit pâtés de maisons entre les rues Bronson et Elgin. Les voies constituent une amélioration de l’espace public, et la chaussée d’un vert vif aux intersections a été conçue de façon à être visible de tous, tant sur la route que sur le trottoir.

Commentaires du jury

« Saluons bien bas ceux qui ont entrepris ce projet et qui ont sondé le terrain par un projet pilote pour transformer une importante artère. […] Bravo. Si les conclusions de ce projet pilote sont positives et que ce type de voies devient une installation permanente, la Ville est invitée à utiliser de meilleurs détails conceptuels par l’utilisation de matériaux et d’une exécution de haute qualité. »

Équipe du projet

Michel Bisson, Meghan Whitehead et Laura Maxwell, McCormick Rankin Corporation
Colin Simpson, Steve Stoddard et Louis Quigley, Ville d’Ottawa
Propriétaire/promoteur du projet : Ville d’Ottawa

Prix du mérite – Places publiques et Espaces populaires

Esplanade du canal Rideau – canal Rideau et promenade du Colonel-By

Esplanade du canal Rideau – canal Rideau et promenade du Colonel-By

L’esplanade du canal Rideau démontre comment un concept simple mais audacieux peut transformer un espace autrement gaspillé en un espace urbain spectaculaire. Située devant le nouveau Centre des congrès, la place est la fin logique de la promenade du Colonel-By et la cour d’arrivée au cœur de la ville. L’esplanade regroupe désormais la colline du Parlement, l’hôtel de ville, le Centre national des arts, le Centre des congrès d’Ottawa, le parc de la Confédération et le Centre de conférences du gouvernement (l’ancienne gare de train) dans une composition unie. La circulation routière a été ralentie à cet endroit pour donner priorité aux piétons. Brodant sur le thème du patrimoine du canal, de larges blocs de calcaire correspondent au quadrillage de la ville et forment des espaces de repos et de mouvement. Les murs de pierre définissent les espaces dévolus aux piétons et aux véhicules tout en offrant des bordures et des perchoirs où les gens peuvent s’asseoir. Les grands ormes assurent de l’ombre aux bancs de bois réalisés à partir d’estacades qui flottaient autrefois sur la rivière des Outaouais. Le canal est révélé dans le cadre d’un espace urbain très réussi.

Commentaires du jury

« Voilà une manière naturelle et délicate de mettre en valeur la rive du canal le long de la promenade du Colonel-By. Le traitement conceptuel crée un mouvement harmonisé à celui du canal Rideau. Le parti d’aménagement préserve à merveille la vue sur la colline du Parlement et cadre son paysage. Dans l’ensemble, le concept utilise un excellent choix de matériaux et de finitions, y compris le recyclage des billots emblématiques du canal. »

Équipe du projet

Steve Sunderland, Jerry Corush et Pat Bunting, Corush Sunderland Wright Ltd.
Diane Irwin, Linda Dicaire et Mathieu Brisson, National Capital Commission
Irv Mazurkiewicz, Don Marrin et Jennifer Drew, Parks Canada
Brad Banks et Mark Martin, PCL Constructors Canada Inc.
Teja Lischer, Hufdi Bahia et George Fraser, Meyknecht-Lischer Contractors Ltd.
Propriétaire/promoteur du projet : Commission de la capitale nationale

Projet de réfection de la rue Wellington Ouest

Projet de réfection de la rue Wellington Ouest

Le concept était « relier les quartiers » et portait sur environ deux kilomètres au centre ville marqués par une longue histoire. Ce sont 23 rues secondaires (de l’avenue Western jusqu’à l’intersection des rues Garland et Somerset Ouest) qui sont touchées par ce projet, chacune d’entre elles menant à des enclaves de communautés résidentielles et d’entreprises diverses. Dans le cadre d’une initiative intégrée de réfection de rue, d’aqueduc et d’égout, ce projet municipal présente une occasion de redessiner en grande partie l’environnement piétonnier des rues principales.

Commentaires du jury

« Il s’agit d’un excellent exemple pour illustrer comment la transformation d’une rue peut faire de la place aux piétons. Le projet permet une belle animation et des activités sur le bord de la rue en prévoyant plus d’espace sur le trottoir que simplement pour le déplacement. De l’éclairage au traitement de la chaussée et l’art public, voilà un concept enthousiasmant et agréable. Les preuves de ce succès : l’occasion que les entreprises ont saisie, la nouvelle vie sur la rue et le sentiment d’unité et d’intégration dans la communauté. L’ampleur et l’étendue mêmes de ce projet sont impressionnantes et font de ce quartier un quartier animé. »

Équipe du projet

Ron Clarke et Dave Hearnden, Delcan Corporation
Jim Douglas et Kaja Cerveny, Douglas & Ruhland Associates
Annie Hillis, ZAC de Wellington Ouest
Paulette Dozois, Association communautaire de Hintonburg
Ryan Lotecki et Marcus Kucey, créateurs des Wellington Marbles
Max Ross, Taavi Siitam et Nancy Jackson, Ville d’Ottawa
Propriétaire/promoteur du projet : Ville d’Ottawa

Archives centrales de la Ville d’Ottawa et Centre de documents de la Bibliothèque publique d’Ottawa – 100 route Tallwood

Archives centrales de la Ville d’Ottawa et Centre de documents de la Bibliothèque publique d’Ottawa – 100 route Tallwood

À l’orée de la forêt Tallwood, à l’intersection de deux artères (l’avenue Woodroffe et la route Tallwood), les nouvelles Archives de la Ville d’Ottawa ont été conçues pour créer une cour publique qui mène vers la future station de transport en commun. La cour offre également un lieu pour l’art public et tient lieu de point d’intérêt communautaire à une intersection importante de la ville. Ce nouveau bâtiment fait d’importants liens entre le quartier adjacent, la forêt et la future station de transport en commun. Il présente des avantages concrets pour le milieu tout en donnant un caractère architectural frappant à une partie en expansion de la ville sur un couloir de transport en commun et de circulation important.

Commentaires du jury

« Une conception détaillée attirante, colorée et belle qui fonctionne sur les quatre côtés du site et où l’arrière est aussi beau que le devant. Le projet comprend un bon mélange d’éléments, y compris un modèle d’art public et une place publique. En plus du Transitway adjacent prévu, ce projet s’avère un superbe témoignage à l’avenir, un de ceux qui contribueront à transformer ce cadre de banlieue au fil du temps. Un très beau projet, très intéressant. »

Équipe du projet

Wendy Brawley et Gerry Shoalts, Barry J. Hobin & Associates Architects Inc. en collaboration avec Shoalts and Zaback Architects Ltd.
Don Maynard, artiste
Richard Cunliffe, Cunliffe & Associates
Francis Bann et Chris Myres, Goodkey Weedmark & Associates
Ron Cebryk, Novatech Engineering
Jerry Corush, Corush Sunderland Wright Ltd.
Chris Wanczycki, Ville d’Ottawa
Propriétaire/promoteur du projet : Ville d’Ottawa

Prix d’excellence – Places publiques et Espaces populaires

Parc Parkdale et réaménagement du pavillon – 366, avenue Parkdale

Parc Parkdale et réaménagement du pavillon – 366, avenue Parkdale

Le parc Parkdale est situé tout près de la « rue principale » Wellington, au coin de la rue Armstrong et l’avenue Hamilton Nord; il est adjacent au marché Parkdale. Le parc et le marché sont indissociables et considérés comme le « centre » ou le « cœur » de la communauté de Hintonburg. Ils offrent aux citoyens de tous âges un espace vert animé pour profiter d’activités récréatives et sociales ainsi qu’un lieu où se procurer des fruits et légumes.

Commentaires du jury

« Un projet remarquable. Il permet de faire la preuve que si l’on a un concept imaginatif, il est possible de créer avec un budget limité un espace mémorable et fantaisiste qui intègre magnifiquement son environnement, soit le marché en plein air adjacent, la rue et la communauté avoisinante. Les sculptures de tomates sont amusantes et les “murs de vigne” constituent une idée brillante pour prévenir les graffitis. Globalement, l’utilisation et l’exécution des matériaux et des couleurs sont excellentes. Sensationnel. »

Équipe du projet

Kaja Cerveny, Douglas Associates Landscape Architects Ltd. (Prime Consultant) et Anthony Bruni, James Colizza et Nic de Socio, Colizza Bruni Architecture
Dorel Mihai, Star Engineering
Guy-Olivier Mauzeroll et Scott Cooper, McKee Engineering
Dave Yaeger, Delcan
Bruce Meiklejohn, Martin Conboy Lighting Design
Sandra Pilgrim, Joanne Moran, Kevin Wherry, Paul Landry, Sami Qadan et Nancy Jackson, City of Ottawa
Project owner/developer: City of Ottawa

Commentaires d’ordre général

Le jury salue les nombreux projets novateurs visant le secteur Parkdale/Westboro/Hintonburg. Il aurait aimé voir plus d’exemples de ce type de design urbain dans les banlieues. Il semble cependant que de très bons projets n’ont pas été présentés. Le programme de prix gagnerait à être mieux connu.

Le jury souhaite également louer les efforts de Shoppers Drugmart pour la conception de façades plus urbaines et pour leur bonne réponse à l’environnement dans leurs présentations. Il y a lieu de saluer cette entreprise pour ses efforts visant à adopter des formes plus urbaines dans sur les rues principales de la ville.

En ce qui concerne la catégorie des projets étudiants : À une époque où les conditions et les choix de vie sont limités et souvent monotones, il est heureux de constater que les étudiants explorent des types aussi variés et novateurs d’habitations multifamiliales. Les échelles sont manipulées pour correspondre aux quartiers, et nous aimerions tous que les cabinets d’architectes s’inspirent davantage des idées explorées.

De manière générale, les concepts les plus novateurs et rafraîchissants n’étaient pas nécessairement les plus coûteux. En effet, en ce qui concerne les Prix de l’esthétique urbaine d’Ottawa, quelques-uns des meilleurs concepts se trouvaient dans les projets de quartier et les formes de moyenne hauteur. Le jury soutient ce type d’aménagement.

Lauréats 2009

Prix d’excellence, Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Chamberlain Offices, 76, avenue Chamberlain

Chamberlain Offices, 76, avenue Chamberlain

Situé à la jonction du Queensway et du parc Central, le bâtiment Chamberlain Offices est le point où se rencontrent l’univers des voitures et celui des humains, où convergent béton et verdure, monde minéral et monde végétal. La façade de l’immeuble donnant sur l’autoroute est caractérisée par des volumes formés de blocs noirs et aluminium et par un long mur d’acajou curviligne qui repose sur un aménagement paysager consistant en un lit de gravier. L’autre façade, celle qui s’ouvre sur le parc, présente de petites formes plus définies où domine le verre.

L’architecture du bâtiment Chamberlain Offices rehausse l’expérience urbaine des passants, tant les automobilistes qui circulent à grande vitesse sur le Queensway que les résidents qui se promènent dans le parc avec leur chien.

Quelques commentaires des juges :

« Ce projet représente une solution ingénieuse au défi de taille que posent les conditions urbaines hostiles associées à cet emplacement. À l’avant, l’immeuble et l’espace urbain forment un point de repère visuel positif et un centre d’intérêt le long d’une voie de desserte de nature industrielle, tandis qu’à l’arrière, la cour offre un espace de verdure invitant à la découverte et formant un écran qui contribue à l’agrément et à la sécurité des utilisateurs du parc adjacent. »

Équipe du projet

James A. Colizza Architect Inc., James Colizza

Prix d’excellence, Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Aménagement intercalaire du 57 de la rue Lewis

Aménagement intercalaire du 57 de la rue Lewis

Le lot sur lequel a été construit l’aménagement intercalaire de la rue Lewis est un terrain traversant qui donne sur l’unique îlot du côté nord de la rue Lewis, dans le Golden Triangle, qui ne comporte aucun bâtiment – seuls des cours arrière et des stationnements s’y trouvent. Il est caractérisé par un ensemble articulé de volumes verticaux recouverts de matériaux durables et abordables. Les panneaux de bois contribuent à adoucir son enveloppe et confèrent distinction à certains éléments du bâtiment, tandis que la terrasse ajoute raffinement et sentiment d’échelle à l’ensemble.

Quelques commentaires des juges :

« Ce projet établit un précédent à cet endroit en redonnant aux gens un espace qui était jusqu’ici axé uniquement sur les voitures. Il repose sur de bonnes intentions et fait un usage judicieux de matériaux simples dans un ensemble de grande qualité architecturale. L’aménagement instaure pour cette partie de la rue Lewis un nouveau type de façade qui représente un heureux changement de mentalité. »

Équipe du projet

Jacques Hamel, Hamel Design; Rod Gillard, Groupe d’experts-conseils Genivar; Flo Conti, Conti Corp.

Prix du mérite, Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Strathcona on the Parc, 417, 419 et 421, avenue Laurier Est

Strathcona on the Parc, 417, 419 et 421, avenue Laurier Est

Strathcona on the Parc est une propriété résidentielle de dix logements située à un emplacement de choix dans le district de conservation du patrimoine de la Côte-de-Sable. À la suite des travaux de restauration, de rénovation et de construction intercalaire réalisés dans la cadre du projet, l’ensemble se compose maintenant de deux maisons patrimoniales de style néo-reine Anne entièrement restaurées et d’un ajout de 17 000 mètres carrés répartis sur quatre étages construit à l’arrière de la propriété afin d’abriter huit nouveaux appartements en copropriété.

Strathcona on the Parc adopte une architecture vernaculaire contemporaine, à la fois unique et compatible avec celle des maisons patrimoniales, et constitue une preuve éclatante que la densification résidentielle dans les districts de conservation du patrimoine d’Ottawa est possible si l’on applique une stratégie de restauration soignée et d’aménagement intercalaire soucieux du caractère établi.

Quelques commentaires des juges :

« Un aménagement intercalaire à la fois épuré et élégant, dont l’échelle et les proportions sont respectueuses du milieu. Il s’en dégage une impression d’unité plutôt que d’énormité. Grâce aux matériaux de qualité supérieure utilisés et à la conception soignée sur toutes les façades, le projet s’intègre harmonieusement au caractère du secteur et au paysage de rue. »

Équipe du projet

Barry Padolsky, Michael Kelly, Barry Padolsky Associates Inc., Architects; Massoud Yazdani, M & E Engineering Ltd.; Adam O’Connor, Todd Perry, McIntosh Perry Consulting Engineering Ltd.; Tom Stevens, Dan Carson, Halsall Associates Limited; James Douglas, Douglas Associates Landscape Architects Ltd.; Keith Sim, Paul Daoust Construction Canada Ltd.; Peter Doig, 421 Laurier Avenue Ltd.

Prix du mérite, Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de faible hauteur)

Montmartre on the Market, 224-230, rue Dalhousie, 114-126, avenue Guigues

Montmartre on the Market, 224-230, rue Dalhousie, 114-126, avenue Guigues

Sis à l’angle de la rue Dalhousie et de l’avenue Guigues, le projet Montmartre on the Market réunit autour d’une cour intérieure une maison patrimoniale et une nouvelle habitation jumelée donnant sur l’avenue Guigues de même qu’un bâtiment patrimonial abritant des usages commerciaux au rez-de-chaussée et des appartements à l’étage, deux nouvelles habitations en rangée, un nouveau duplex et 12 nouveaux appartements en copropriété, avec des usages commerciaux donnant sur une rue principale. Du stationnement souterrain est fourni pour tous les nouveaux logements.

Cet aménagement polyvalent prolonge les utilisations commerciales de la rue Dalhousie tout en intégrant avec brio une forte composante résidentielle. Le projet se caractérise par des variations de l’échelle, de la hauteur et de la volumétrie des bâtiments et divise chaque façade en trois formes distinctes du point de vue architectural. Par la conservation et la restauration des structures patrimoniales combinées à l’intégration d’une cour et de portails d’entrée, l’aménagement renforce la continuité du tissu urbain du milieu et se fond au paysage de rue existant, comme si ses diverses composantes avaient été construites naturellement au fil des ans.

Quelques commentaires des juges :

« Il s’agit d’un projet complexe mais fort noble. L’échelle convient tout à fait au milieu; davantage de villes devraient d’ailleurs s’en inspirer pour redonner une âme à certains de leurs quartiers. La conception est éclectique sans toutefois être pastichée. Dans l’ensemble, le projet est agréable à l’œil et s’inscrit bien dans le paysage de rue, comme s’il avait toujours fait partie du décor. Les aménagements de ce genre ne sont pas faciles à réaliser, mais toutes les villes devraient les encourager. »

Équipe du projet

Doug Hardie, Marcel Pelletier, Douglas Hardie Architect Inc.; Jim Lennox, James Lennox & Associates Inc.; Peter James, Novatech Engineering Consultants Ltd.; Massoud Yazdani, M & E Engineering Ltd.; Greg Clunis, Integral DX Engineering Ltd.; Neal Hardie, photographe; Paul Justice, L.A. Group; Marnie Bennett, Bennett & Company; Steve Cunliffe, Dalhousie Street Inc., par l’entremise de Regional Group of Companies

Prix d’excellence, Aménagement des terrains intercalaires (bâtiments de moyenne ou de grande hauteur)

Mackay House, 295, rue Mackay

Mackay House, 295, rue Mackay

Ce bâtiment intercalaire à cinq étages a été érigé sur un terrain d’angle bordé par la rue Mackay au nord et le chemin Dufferin à l’ouest. Son emplacement, directement en diagonale du domaine de Rideau Hall, a permis l’intégration d’une tour d’angle circulaire de pierre, de verre et de cuivre qui constitue un élément distinctif du projet et un point de repère dans le voisinage. Les ouvertures verticales et les variations dans l’emploi des matériaux contribuent à l’articulation des façades et des volumes, en plus d’assurer une transition avec les bâtiments voisins. Au pied de la tour, une mini esplanade aménagée légèrement en contrebas de la rue mène au remarquable portique d’entrée et invite le visiteur à pénétrer dans le foyer de l’immeuble. Le long de la rue Mackay et du chemin Dufferin, des chênes pédonculés introduisent un élément de rythme formel entre le trottoir et la limite de propriété, et une bordure de béton loge les plantations et forme un repère pour l’enlèvement de la neige l’hiver.

Quelques commentaires des juges :

« Point d’ancrage architectural qui définit l’avenue résidentielle, cet immeuble est un bel exemple de construction intercalaire sur un terrain d’angle. Ses proportions et son échelle judicieuses confèrent à l’ensemble un rythme bien défini. Si j’habitais dans ce secteur, je me réjouirais de l’apport de ce projet, qui témoigne clairement de la passion de ses concepteurs pour leur art et du plaisir qu’ils ont eu à le réaliser. »

Équipe du projet

Barry J. Hobin, Barry J. Hobin & Associates Architects Incorporated; Ken Pidgeon, ZW Group Inc.; Peter Goodeve, Goodeve Manhire Inc.; Mike Green, David McManus Engineering Ltd.; John Scrivens, Groupe d’experts-conseils Genivar; Gerry Larocque, Larocque Levstek; John MacDougall, Uniform Urban Developments

Prix du mérite, Places publiques et Espaces populaires

Installation de gestion des eaux pluviales et revitalisation du parc Côte-de-Sable, 250, rue Somerset Est

Installation de gestion des eaux pluviales et revitalisation du parc Côte-de-Sable, 250, rue Somerset Est

Le parc Côte-de-Sable est depuis longtemps un important lieu de rencontre du quartier. Les travaux effectués dans le cadre de ce projet ont été l’occasion d’en revoir l’aménagement, d’en moderniser les installations et d’y créer d’agréables espaces de détente et de loisirs extérieurs. Le parc a été conçu de façon à ce que chacun de ses éléments respecte les exigences techniques du plan de lutte contre les inondations et de gestion des eaux pluviales, d’une part, et les désirs exprimés par les résidents du secteur, d’autre part. Le nouvel aménagement paysager se compose de talus naturels et de murets de pierre à résistance élevée aux chocs, qui forment des dénivellations du sol et encerclent visuellement les usagers du parc dans un espace vert. En plus de remplir sa fonction de bassin de rétention des eaux pluviales, le centre du parc, qui se trouve directement au dessus de la cuve de stockage souterraine et a été aménagé à un mètre sous le niveau des sentiers qui le bordent, servira de terrain de sport polyvalent l’été et de patinoire l’hiver. La double fonction de cet espace urbain, à la fois comme solution aux problèmes d’inondations et atout précieux pour la population, témoigne de la qualité du projet.

Quelques commentaires des juges :

« Jumelez un chef-d’œuvre d’ingénierie à un habile aménagement paysager et vous obtenez un joyau de ce genre. Avec ses contours bien définis, ce projet permet de gérer efficacement l’eau de surface. Il est cependant bien plus qu’une simple solution d’ingénierie : l’espace urbain qui en découle comble la communauté et lui offre des possibilités de loisirs inespérées. »

Équipe du projet

Adrien Comeau, Brett Byce, Stéphane D'Aoust, Chantal Gaudet, James Ricker, Jeff Deloyde, Ernie Calberry, Gregory Chochlinski, Anthony Grigaitis, Susan Alarcon et Brian Harris, Stantec Consulting Ltd.; Doug Rancier et Ryan Baker, Civitas Architecture Inc.; Peter Spal et Rikke Brown, Le Groupe IBI; William Cavers, Golder Associates; Action Côte-de-Sable; Doran Contractors Ltd.; Darryl Shurb, Paul Landry, Joanne Moran, Eric Tousignant, George Blake, Ville d’Ottawa

Prix du mérite, Éléments urbains

Parc en hommage aux survivants du cancer, avenue Industrial et promenade Alta Vista

Parc en hommage aux survivants du cancer, avenue Industrial et promenade Alta Vista

Situé à l’angle des promenades Alta Vista et Riverside et de l’avenue Industrial, le parc en hommage aux survivants du cancer est un havre de paix pour les personnes en route vers l’Hôpital d’Ottawa et le Centre d’oncologie de la région. Des messages d’encouragement sont inscrits sur des plaques montées sur les cairns qui bordent une large promenade circulaire. Des arbres plantés en périphérie du parc tempèrent le climat en protégeant les promeneurs des vents et en leur offrant de l’ombre. Diverses œuvres d’art public agrémentent les lieux, notamment sept fleurs de six mètres de hauteur qui s’élèvent derrière le mur d’entrée, une grande sculpture d’acier inoxydable intitulée Shine, qui accueille les automobilistes en provenance de l’est, et la sculpture Cancer, there is Hope, qui anime l’entrée du parc depuis la promenade Riverside.

Les douces dénivellations atténuent les bruits de la circulation et confèrent à l’espace un sentiment d’intimité dont peuvent bénéficier les résidents du secteur puisqu’ils peuvent traverser le parc pour se rendre à la station locale du transport en commun.

Quelques commentaires des juges :

« Le parc en hommage aux survivants du cancer intègre de multiples éléments d’intérêt et œuvres d’art public qui célèbrent divers aspects de notre culture. Par sa diversité et grâce à la riche expérience de ses concepteurs et aux soins qu’ils ont apportés à sa planification et à sa réalisation, ce projet définit un point de convergence de la communauté qui profite tant aux promeneurs qu’aux automobilistes. »

Équipe du projet

Steve Sunderland, Corush Sunderland Wright Limited; Chuck Merovitz, président du comité du parc en hommage aux survivants du cancer; Vangie Rich, Fondation du cancer Richard et Annette Bloch; Kathleen Grimes, Site Preparation Ltd.; Linda Eagan, Fondation du cancer de la région d’Ottawa

Prix spécial du jury

Jardin des enfants de l’ancien secteur d’Ottawa-Est, 321, rue Main

Jardin des enfants de l’ancien secteur d’Ottawa-Est, 321, rue Main

Grâce au travail d’un groupe dévoué de bénévoles, un bout de pelouse inutilisé bordé par une artère passante et à grande vitesse (rue Main) se sont transformés en un jardin des enfants, le premier et le seul du genre à Ottawa. Cet espace est devenu un sanctuaire urbain pour les jeunes, un endroit où ils peuvent labourer le sol, planter des semences, faire la chasse aux insectes, cueillir des baies et se cacher dans un tipi de haricots grimpants. Les enfants viennent au jardin pour s’amuser, mais ils y découvrent en plus les merveilles du monde naturel et apprennent qu’il est possible de faire pousser des aliments dans un milieu biologique et durable. Conçu pour la communauté et par la communauté, le jardin a permis aux personnes qui ont participé à son aménagement de tisser des liens qui continuent de s’étendre au fur et à mesure que le projet évolue.

Quelques commentaires des juges :

« Réalisé sans l’aide de professionnels, ce projet novateur est né de l’initiative d’une communauté qui s’est prise en main pour se réapproprier un de ses espaces libres, un mouvement encore trop rare dans notre société. Ce jardin communautaire fait appel à l’imagination, au plaisir et à la fantaisie et prouve que si l’on sait s’adresser à eux, on peut faire rêver les enfants, leur donner un sentiment d’appartenance à la communauté et leur offrir des activités éducatives enrichissantes, et ce, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des structures de jeux traditionnelles. »

Équipe du projet

Élèves et employés de l’école alternative Lady Evelyn (en particulier la classe de Jennifer Dawson); Viabilité écologique d’Ottawa-Est; membres anciens et actuels du groupe consultatif sur le Jardin des enfants, dont Annette Hegel, Alan Kenworthy, Rebecca Aird, Aamina Badran, Denise Landry, Stephanie Pineau, Isabelle Leclerc-Morin, Candace Hebert, Chris Osler, Erin Kaipainen, Leah McDonald, Michael Friedman, Justin Van Dyk, Julia Sneyd et Mike Shahin; Sue Bramley, Renée Proteau, Paul McCann, Debbie Hamilton, Doug Flowers, Dave Mcleod et Gilles Roy, Ville d’Ottawa; Centre de santé communautaire Côte-de-Sable; Student Experience Office de l’Université Carleton; Christiana Fizet, coordonnatrice du Jardin pour l’été 2009; Marché du quartier Main; Conseil des entreprises pour le bénévolat; Fondation communautaire d’Ottawa; subventions écologiques Walmart Canada-Evergreen; Brian Sindall, Construction Lines; Jérémie Dicaire, Trim to Perfection

Un projet primé à Ottawa… et aussi au niveau national!

Dans le cadre d'un système à deux niveaux, ce projet a remporté le prix de design urbain 2010 de l’Institut royal d’architecture du Canada dans la catégorie « Amélioration communautaire ». Félicitations!

Prix du mérite, Projets étudiants

Fontaine publique Cascade

Fontaine publique Cascade

La fontaine Cascade offre l’occasion à tous, y compris les animaux, d’apprécier le pouvoir de l’eau et sa force d’attraction, et permet aux citadins, qui n’ont généralement pas accès aux sources naturelles, de goûter aux plaisirs d’une eau potable qui s’écoule librement. En plus de réintroduire un brin de fantaisie dans l’aspect des fontaines intérieures et extérieures, ce point d’eau offre de nombreux avantages : il est facile d’y boire et de remplir des contenants réutilisables, il est accessible à tous, simple à entretenir et peut être modifié selon le milieu.

Quelques commentaires des juges :

« Magnifique projet structuré d’une façon concise et non verbale qui illustre efficacement l’évolution du processus de conception. Ses auteurs ont fait preuve d’une brillante imagination, ont bien testé leur produit et le présentent avec soin. »

Équipe du projet

Michael Tomlin, étudiant, École de design industriel de l’Université Carleton

Prix du mérite, Projets étudiants

Nature urbaine, 560, rue Rideau

Nature urbaine, 560, rue Rideau

Ce projet théorique vise une propriété située en bordure de la rue Rideau, entre les rues Cobourg et Charlotte, pour laquelle sont proposés un bâtiment et un espace urbain favorisant les déplacements de personnes dans le secteur. L’ensemble combine espaces de travail et résidentiels de même que des types d’habitations variés permettant d’accueillir divers groupes de résidents. Il prévoit également des commerces au rez-de-chaussée, plusieurs utilisations institutionnelles de même qu’un jardin suspendu. Il offre un milieu de vie à la fois privé, sécuritaire et stimulant, et la conception de sa façade assure la continuité de la forme bâtie le long de la rue Rideau de façon contemporaine et colorée.

Quelques commentaires des juges :

« Il s’agit là d’un projet ambitieux qui propose de multiples utilisations pour la propriété en question. La mixité des usages est intéressante, et la façade du bâtiment et les composantes internes sont bien conçues, sans compter la fonction novatrice prévue pour l’allée. Dynamisme et audace se dégagent du projet. »

Équipe du projet

Nicholas Pangallo, École d’architecture et d’urbanisme Azrieli de l’Université Carleton

Lauréats 2007

1. Prix d’excellence - Aménagement des terrains intercalaires

Aménagement polyvalent au 700, promenade Sussex

Aménagement polyvalent au 700, promenade Sussex

Cet immeuble en copropriété de dix étages à utilisations mixtes situé dans une secteur achalandé donne sur la rue Rideau, l’avenue Mackenzie et la promenade Sussex. Il comprend 70 unités d’habitation, une terrasse-jardin, des locaux commerciaux de qualité et un espace libre dont on avait grandement besoin au cœur de la ville. La grande place comporte des restaurants et des boutiques au niveau de la rue. C’est un endroit ensoleillé où l’on aime s’attarder et qui fait aussi office de raccourci agréable entre le centre-ville et le marché By.

Quelques commentaires des juges :

« La qualité exceptionnelle de cet ajout à la principale rue du Canada montre clairement que ce projet a été commandé puis étudié en profondeur et que les défis qu’il présentait ont été relevés avec brio. L’utilisation des matériaux, le lien avec les bordures de rue, l’emplacement des commerces pour soutenir la rue Sussex et un espace public bien pensé situé sur le coin sont des signes indéniables d’excellence en esthétique urbaine. »
« Voici un site dont l’excellente conception repose sur des objectifs clairs et dynamiques et qui s’harmonise avec le tissu urbain adjacent. »
« Une réalisation urbaine de haute qualité signée par un architecte qualifié. »
Équipe du projet

Claridge Homes, Dan S. Hanganu, architectes, IBI Group Architects, Halsall Associates Ltd., Quadrant Engineering Ltd., James B. Lennox, architecte-paysagiste, et Novatech Engineering

2. Prix du mérite - Aménagement des terrains intercalaires

100, rue Murray

100, rue Murray

Cet immeuble de bureaux de cinq étages à utilisation mixtes est un ajout récent au secteur patrimonial du marché By. Conçu pour se fondre au paysage de rue existant, ce bâtiment contemporain de hauteur moyenne est bien intégré au tissu patrimonial du marché By.

Quelques commentaires des juges :

« Soutenu par plusieurs petits commerces de part et d’autre du hall d'entrée, cet immeuble bien proportionné aux façades multiples cadre bien dans cette rue du marché. La façon très réussie dont les étages supérieurs du bâtiment principal sont déployés préserve la hauteur des autres constructions qui se trouvent dans le marché lorsqu’on le regarde de la rue. L'aménagement du paysage de rue est une composante urbaine fort intéressante. »
« Un assez bon aménagement intercalaire à utilisations mixtes qui donne les résultats attendus de toute œuvre architecturale urbaine : assurer la continuité de l'alignement et de la hauteur de la façade donnant sur la rue, la continuité des locaux commerciaux dans la rue et la continuité du trottoir jusqu'aux espaces publics intérieurs. »
« Les locaux commerciaux qui donnent sur la rue s'harmonisent bien au style et à l'utilisation de celle-ci et sont réalisés à une échelle complémentaire et avec des matériaux dont la texture est semblable, ce qui favorise la transition avec les bâtiments adjacents. »
Équipe du projet

Richard Chmiel Architect & Associates Inc., R.J. McKee Engineering Ltd., Adjelian Allen Rubeli Ltd., Thomas Fuller Construction Co. et Corush Sunderland Wright

3. Prix du mérite - Aménagement des terrains intercalaires

Aménagement polyvalent au 131, rue Queen

Aménagement polyvalent au 131, rue Queen

Ce nouvel ensemble d’immeubles de bureaux à utilisations mixtes situé entre le mail de la rue Sparks et la rue Queen se trouve dans le secteur patrimonial où se rencontrent les univers du gouvernement fédéral et de l’administration municipale. Il intègre des bâtiments historiques érigés le long de la rue Sparks à un complexe résidentiel et commercial dont les étages supérieurs sont construits en retrait de manière à ne bloquer ni la vue ni la lumière du jour du côté du mail de la rue Sparks.

Quelques commentaires des juges :

« Ce qui permet à ce bâtiment de se distinguer est la grande qualité (et la sobriété) de l'ensemble des détails et de la façade donnant sur la rue Sparks. La superbe restauration des façades existantes et la conception sans ostentation des nouveaux éléments font de ce bâtiment un magnifique ajout à la rue Sparks. »
« Le côté de cet ensemble donnant sur la rue Sparks est très réussi et, de façon globale, le format polyvalent, l'intégration des éléments historiques et la conservation de l'arcade constituent une leçon précieuse en ce qui concerne la connaissance des détails de l'esthétique urbaine du centre-ville. »
« Les étages supérieurs sont joliment placés en retrait afin de permettre à la lumière d'atteindre le mail. »
Équipe du projet

Commission de la capitale nationale, Morguard Corporation et 131 Queen Street Limited, ainsi que Bregman & Hamann Architects

4. Prix d’excellence - Places publiques et Espaces populaires

Passerelle Corktown (Corktown Footbridge)
Passerelle Corktown (Corktown Footbridge)

La passerelle Corktown relie le quartier du centre-ville à l'Université d'Ottawa et à la Côte-de-Sable. Ce pont notable constitue un nouveau point d’observation offrant une vue spectaculaire sur le canal Rideau. Bien qu’elle soit nouvellement ajoutée au réseau d’espaces libres, cette passerelle est déjà considérée comme un « endroit » très réussi, compte tenu du nombre de piétons, de cyclistes et d’adeptes du patinage à roues alignées qui l’empruntent.

Un projet primé à Ottawa l’est aussi au niveau national!

Dans le cadre d’un programme à deux niveaux, ce projet a remporté le Prix de design urbain de 2008 de l'Institut royal d'architecture du Canada dans la catégorie « Design municipal ». Toutes nos félicitations!

Quelques commentaires des juges :

« Attrayante et pratique, située dans un milieu féerique… Il était temps! »
« Une construction d’une grande élégance, d’une admirable simplicité et d’une remarquable richesse de détails. Il est évident qu’on a mis beaucoup de temps et d’effort pour concevoir ce projet. Et voici la récompense. »
« Voici un bel exemple de la façon dont l’art et l’architecture peuvent s’unir pour créer un élément urbain distinctif. »
Équipe du projet

Ville d’Ottawa, Delcan, du Toit Architects Ltée / du Toit Allsopp Hillier, Gabriel Design Inc.

5. Prix du mérite - Places publiques et Espaces populaires

Place Lakeridge (Lakeridge Square)

Place Lakeridge (Lakeridge Square)

Cet espace libre dans un nouveau quartier d’Orléans s’inspire des places historiques de Savannah, en Géorgie. Entouré de maisons en rangée superposées, le parc se trouve au carrefour de quatre rues locales. Il est conçu comme un endroit tranquille où l’on peut méditer en contemplant la nature, pique niquer ou jouer au frisbee ou à la balle.

Quelques commentaires des juges :

« L’ajout d’espaces libres comme celui-ci dans les banlieue est très important. Un tel espace serait tout aussi intéressant s’il était réduit de moitié ou des trois quarts, et les juges souhaitent que les normes concernant les parcs de banlieue soient revues pour permettre la création de plusieurs autres endroits de ce genre. »
« Nous applaudissons à tous les efforts visant à créer d’importants espaces publics reconnaissables, en l’occurrence, des places facilement reconnues comme étant publiques et entourées de formes bâties. »
« Voici un pas dans la bonne direction pour promouvoir une variation sur le thème des espaces libres en banlieue. La place montre également la nécessité d’assouplir l’aménagement des espaces libres en milieu urbain, de façon à ce que ceux ci soient adaptés aux lieux et aux contextes particuliers dans lesquels ils s’insèrent. »
Équipe du projet

Minto Developments Inc., F.D. fountain landscape architecture, Atrel Engineering Ltd., Paquette Planning Associates Ltd. et Golden Triangle Nursery Inc.

6. Prix du mérite - Éléments urbains

Mobilier urbain du boulevard de la Confédération

Mobilier urbain du boulevard de la Confédération

Les éléments distinctifs du mobilier urbain, conçus selon un vocabulaire commun, réunissent quelques-unes des rues importantes de la capitale nationale pour former le boulevard de la Confédération. Celui ci offre aux piétons une expérience fort agréable grâce à ses larges esplanades bordées d’arbres, à ses éléments d’interprétation, à ses aménagements floraux et à ses splendides panoramas des trésors bâtis et naturels de la capitale. Un vocabulaire de conception commun unit les nombreux éléments du paysage de rue, y compris les lampadaires, les bancs, les poubelles, les panneaux de signalisation, les fontaines, les aménagements floraux, les poteaux porte-drapeau et les cartes d’orientation.

Quelques commentaires des juges :

« Cette conception présente une texture subtile, simple et épurée. »
« J’aime l’effort qui a été fait pour simplifier, réduire le nombre des éléments et en normaliser l’implantation, ce qui donne un espace urbain organisé et sobre. »
Équipe du projet

Commission de la capitale nationale

7. Prix spécial du jury

Place Preston (Preston Square)

Place Preston (Preston Square)

La plus récente phase de ce complexe commercial polyvalent, situé au cœur de la « petite Italie », reçoit le « prix spécial du jury », une nouvelle catégorie créée cette année par les juges pour souligner l’aspect unique de certains projets ou de leur contexte. De larges trottoirs ensoleillés où il y a suffisamment d’espace pour accueillir des cafés-terrasses sont bordés de locaux pour petits commerces ou restaurants. Les halls d’entrée et les cours paysagées sont utilisés pour unir les divers bâtiments construits à des moments différents.

Quelques commentaires des juges :

« Quelle belle surprise dans la rue Preston! Les juges ont classé ce projet à part des autres, car il touche à plusieurs catégories et propose une remarquable transformation d’un parc commercial suburbain en un centre communautaire polyvalent. Bureaux, logements et commerces ont été combinés avec brio dans une conception urbaine très complexe et pourtant simple et conviviale pour les usagers. La façade de la rue Preston est un modèle pour la réurbanisation des façades ouest de bâtiments partout dans la ville. Surveillez l’évolution de cette place qui ne manquera pas d’accroître les activités sur la rue Preston. »
« Ce projet se distingue des autres, car ses concepteurs ont réussi à urbaniser un site qui semblait sans possibilité. »
« Ce projet constitue un excellent exemple de la façon d’intégrer les utilisations multiples à un milieu hautement fréquenté par les piétons. »
Équipe du projet

Sakto Corporation, Aberdeen Project Facilitators Inc., IBI Group Architects, Bregman and Hamann Architects, Adjeleian Allen Rubeli, McKee Engineering, Douglas Associates, Quinn Design Associates et Novatech Engineering

8. Prix d’excellence - Projets étudiants

Bikevine (nouveau concept de support à bicyclettes)

Bikevine (nouveau concept de support à bicyclettes)

Le Bikevine est une conception de service public qui vise à améliorer le transport en commun à Ottawa en favorisant l’utilisation de la bicyclette. Étroit et élégant, ce support à vélos ne nuit pas à la circulation piétonnière.

Quelques commentaires des juges :

« Il arrive si rarement de voir quelque chose d’aussi simple et élégant : c’est magique. »
« Fournit une solution intelligente dans une forme simple et épurée. »
« Simple. Ingénieux. On peut aisément l’imaginer à l’étape du prototype, des essais et, enfin, de la production. »
Équipe du projet

Ian Murchison et Charles Tigner

9. Prix du mérite - Projets étudiants

Centre des congrès international

Centre des congrès international

Ce projet étudiant propose de remplacer le bâtiment actuel du Centre des congrès d'Ottawa par une tour iconique qui conférerait un caractère moderne à la capitale nationale. La tour et l'expansion des installations comprendraient des terrasses-jardins, des appartements, des locaux commerciaux et un meilleur accès piétonnier au Centre des congrès.

Quelques commentaires des juges :

« Analysé dans les moindres détails. Belle présentation étayée par une mine de renseignements. »
« Une intervention audacieuse et spectaculaire. »
Équipe du projet

Anastasiya Burchevska, Adrian Brett et Maurice McIlwain

10. Prix du mérite - Projets étudiants

Transformation de l’ancienne base aérienne de Rockcliffe

Transformation de l’ancienne base aérienne de Rockcliffe

Ce projet propose l’aménagement d’un quartier viable à densité moyenne sur le terrain de l'ancienne base aérienne de Rockcliffe. Des sous-quartiers résidentiels sont organisés autour d'un centre-ville local et des transitions sont assurés entre ces secteurs grâce à une « ceinture de verdure » à l'échelle humaine faite de parcs naturels qui protègent et améliorent les caractéristiques environnementales de l’endroit.

Quelques commentaires des juges :

« Un autre projet bien pensé comprenant énormément d'information. Les dessins sont superbes. »
« Une solution de conception complexe et visionnaire pour un grand emplacement. »
Équipe du projet

Andrew Foote et Matthew Fielding

11. Prix du mérite - Projets étudiants

Le Schlinoffitel

Le Schlinoffitel

Le Schlinoffitel est un véritable pont qui enjambe une autoroute à grande circulation pour servir de trait d’union entre un secteur commercial achalandé et un milieu résidentiel tranquille. Le Schlinoffitel est un projet qui vise à joindre, par une école, une clinique, un bureau et un hôtel communs, deux collectivités disparates divisées à cause de l’expansion urbaine.

Quelques commentaires des juges :

« Une analyse réfléchie et pertinente du développement urbain contemporain. Ici, dans l'espace urbain dense et varié, l'espace réservé aux piétons prend littéralement la forme d’un pont s’élevant au-dessus de l’espace réservé aux automobiles. »
« Une intervention audacieuse qui traite de la nature complexe des espaces urbains. »
Équipe du projet

Matthew Robert Lahey

Lauréats 2005

1. Aménagement des terrains intercalaires - Prix d'excellence

Manoir Grace de l'Armée du Salut

Manoir Grace de l'Armée du Salut

Le Manoir Grace de l'Armée du Salut, où habitent 128 personnes âgées, est situé sur l'une des principales artères d'Ottawa - la rue Wellington -, entre les avenues Parkdale et Rosemount. La conception de ce bâtiment à trois étages, semblable à celle d'un campus, s'intègre bien au style du quartier.

Quelques commentaires des juges :

« Nous sommes en présence d'un bâtiment solide et bien proportionnés, adapté à son environnement immédiat (grand terrain à désignation institutionnelle donnant sur une voie passante). Doté d'un stationnement dissimulé et de vastes espaces verts accessibles au public, le bâtiment respecte bien le style des constructions adjacentes et du milieu et sera sans doute un point d'intérêt du quartier pendant de nombreuses années. »
«Je trouve le traitement de la façade et de l'entrée principale empreint d'une grande réserve, ce qui confère au bâtiment un aspect plutôt serein. Ces éléments, conjugués à la finition minimaliste et attentionnée, l'ont, dans mon esprit, élevé au plus haut rang.»
« Je pense que le 1156 de la rue Wellington (Le Manoir Grace de l'Armée du Salut) est, somme toute, le meilleur projet pour toutes les raisons mentionnées précédemment. J'ai aussi beaucoup aimé la porte d'entrée. »
Équipe du projet

Major Larry Jones, Bruce Fair, Millie Jarvis, l'Armée du salut (client), Barry J. Hobin & Associates Architects Incorporated, Montgomery Sisam Associates Inc., Cunliffe & Associates, Goodkey Weedmark & Associates, Intempo Design, Corush Sunderland Wright, Simmering & Associates et M. Sullivan & Son Ltd.

2. Aménagement des terrains intercalaires - Prix du mérite

Réaménagement de la rue Crichton
« The Gables », « The Cottages » et « The Annex »

Réaménagement de la rue Crichton
« The Gables », « The Cottages » et « The Annex »

Situé sur la rue Crichton dans le secteur New Edinburgh, ce projet d'aménagement intercalaire comprend 23 unités d'habitation et renforce le caractère enchanteur et verdoyant de ce secteur bien établi. Les arbres et les parcs existants ont été conservés et l'édifice historique de l'école Crichton a été préservé avec l'intention d'en faire une variété de nouveaux usages communautaires.

Quelques commentaires des juges :

« Je trouve que ce projet d'aménagement intercalaire et d'intensification est très réussi et qu'il a su préserver et optimiser avec brio l'utilisation des structures existantes pour un usage communautaire. Il a revitalisé une allée arrière en la rendant plus invitante à la circulation du public, tout en renforçant l'envergure et la qualité d'un quartier (historique) établi. »
« C'est l'exemple parfait de l'orientation dont nous faisons la promotion avec le projet de croissance intelligente : une intensification modérée et adaptée au milieu existant, ce qui offre un net avantage aux résidents et aux divers intéressés. »
« Je reconnais que l'ampleur du projet et, plus particulièrement, l'allée de façade sont tout à fait appropriés d'un point de vue urbanistique. Plus important encore, le projet constituera un bon modèle pour des projets semblables dans le centre urbain. »
Équipe du projet

Charlesfort Developments Limited (client), Barry J. Hobin & Associates Architects Incorporated et Kallala Designs

3. Aménagement des terrains intercalaires - Prix du mérite

1142, chemin Richmond

1142, chemin Richmond

Situé sur un tronçon achalandé du chemin Richmond long de 100 pi, ce projet d'aménagement intercalaire de logement abordable comprend sept maisons en rangée, 14 unités d'habitation à deux logements superposés et deux lofts surélevés. La construction est entièrement organisée autour d'une cour intérieure dont la configuration respecte la forme triangulaire unique du terrain.

Quelques commentaires des juges :

« Nous avons là une réponse habile et intelligente à la configuration difficile du terrain. Les formes imposantes et les couleurs vibrantes combinées, d'une part, au regroupement adroit des éléments de la forme bâtie pour masquer l'aire de stationnement depuis la rue passante adjacente et, d'autre part, aux dimensions et aux détails raffinés caractérisant les côtés qui donnent sur les rues plus conventionnelles formant les deux autres segments du triangle, dénotent une bonne compréhension du contexte et du rôle dans lesquels le projet s'inscrit. »
Équipe du projet

Centretown Citizens Ottawa Corporation (client), James A. Colizza Architects Inc. et Warlyn Construction Ltd.     

4. Places publiques et espaces populaires - Prix d'excellence

Musée canadien de la guerre
Musée canadien de la guerre

Le nouveau Musée canadien de la guerre constitue la première étape du projet de réaménagement des plaines LeBreton. Situé à proximité de la rivière des Outaouais, le Musée représente indéniablement un point de repère ainsi qu'un atout vivant pour le patrimoine institutionnel du centre urbain d'Ottawa.

Quelques commentaires des juges :

« La structure délimite l'un des contours des futures plaines LeBreton et aurait pu devenir à ce titre une barrière entre le quartier adjacent et la rivière au nord. Or, elle divise et répartit adroitement sa masse imposante dans la ligne d'horizon, ce qui adoucit la transition vers la configuration du futur quartier et atténue le paysage en bordure de la rivière, sans pour autant compromettre son rôle de monument et les liens visuels l'unissant à la tour de la Paix et au centre-ville d'Ottawa. »
« Peut-être ai-je un parti pris dans ce cas-ci, mais je trouve que ce bâtiment aux allures de bunker intégré à la rive de l'Outaouais produit une image puissante et symbolique pour le Musée de la guerre. Il y a aussi cet aspect incisif du bâtiment qui m'intrigue, car il crée une relation ambiguë entre la structure et le sol. Comme nous en avons discuté, il sera intéressant de voir comment le tout s'intégrera au projet d'aménagement des plaines LeBreton. Puisque le Musée fait désormais partie du paysage riverain, j'ai la certitude qu'il s'insérera tout en douceur à son futur environnement, peu importe ce que les plaines LeBreton deviendront. »
Équipe du projet

Teshima Architects et Griffiths Rankin Cook Architects (conjointement), Adjeleian Allen Rubeli Limited, The Mitchell Partnership Limited, Crossey Engineering, William Asselin Ackaoui, Stantec Consulting et PCL Constructors Canada Inc.     

5. Places publiques et espaces populaires - Prix du mérite

Réfection du pont Laurier

Réfection du pont Laurier

Tant les résidents que les visiteurs apprécient le caractère pittoresque que le pont Laurier confère au canal Rideau, hiver comme été. Les travaux de réfection ont tenu compte de l'aspect traditionnel de la structure du pont et visaient à améliorer l'accès au canal ainsi qu'à rehausser les installations piétonnières, plus particulièrement en ce qui touche l'aménagement paysager, les bancs et l'éclairage.

Quelques commentaires des juges :

« Les concepteurs du projet tenaient à mettre en relief la fonction de point d'intérêt du pont original pour les résidents d'Ottawa et plus particulièrement pour les patineurs. À cette fin, ils ont subtilement doublé la taille du pont tout en respectant l'échelle, la forme et la finition détaillée de sa structure. »
« Ce projet prouve qu'il est possible d'effectuer des travaux de renouvellement de l'infrastructure sur des éléments symboliques et inestimables du milieu bâti de la capitale sans toutefois en altérer le cachet. Bien que les améliorations apportées au pont manquent quelque peu d'imagination, elles n'entraînent aucune obstruction et semblent respecter les objectifs de conception originaux. »
Équipe du projet

Ville d'Ottawa (client), du Toit Allsopp Hillier/du Toit Architects Limited et McCormick Rankin Corporation   

6. Éléments urbains - Prix d'excellence

Fontaine de l'aéroport international d'Ottawa

Fontaine de l'aéroport d'Ottawa

La fontaine de l'aéroport d'Ottawa est une composante marquante du premier niveau de l'aérogare nouvellement aménagé. Outre son effet calmant tant pour les yeux que pour les oreilles, la fontaine rappelle l'histoire des trois cours d'eau qui sillonnent la région et leur rôle dans la fondation d'Ottawa. Il arrive souvent qu'à leur arrivée, les voyageurs prennent des photos de la fontaine, que celle-ci serve de sujet unique et attrayant ou encore de toile de fond pour immortaliser sur pellicule parents et amis. Elle constitue pour la ville un symbole d'élégance dont se souviendront certainement les visiteurs.

Un projet primé à Ottawa l’est aussi au niveau national!

Dans le cadre d’un programme à deux niveaux, ce projet a remporté le Prix de design urbain de 2006 de l'Institut royal d'architecture du Canada dans la catégorie « Fragment urbain ». Toutes nos félicitations!

Quelques commentaires des juges :

« Structure très prisée et accueillante de l'aéroport, la fontaine nous rafraîchit instantanément la mémoire sur le passé de la région tout en reliant harmonieusement l'aire de retrait des bagages à la sortie. Véritable joyau évocateur du passé et lieu de rencontre des résidents et des visiteurs, la fontaine restera sans aucun doute gravée dans la mémoire de bien des gens comme l'un des principaux emblèmes d'Ottawa. »
« Ses sons, jeux de lumière et mouvements ont un effet relaxant assurément apprécié de tous les voyageurs qui passent devant elle. »
« Selon moi, la fontaine de l'aéroport d'Ottawa est l'une des plus belles structures de la ville et constitue un élément architectural d'intérêt contemporain qui rappelle subtilement l'histoire et la géographie d'Ottawa. »
Équipe du projet

M. Paul Benoit, président et chef de la direction, Aéroport international MacDonald-Cartier d'Ottawa (client), Brisbin Brook Beynon Architects en association avec Stantec Architecture Ltd. et Crystal Fountains Inc.