Passer au contenu principal

Collecte et traitement des eaux usées

La Ville traite les eaux usées au Centre environnemental Robert-O.-Pickard (CEROP) afin qu’elles soient sans danger pour la santé publique et l’environnement.

Traitement et coût des eaux usées

Les eaux usées sont des eaux qui, après avoir été utilisées, sont rejetées par les résidences, les entreprises et les industries. Elles sont constituées d’eau à 99,9 % et contiennent une infime quantité – soit 0,1 % – de matières solides dissoutes et en suspension.

La Ville traite les eaux usées au Centre environnemental Robert-O.-Pickard (CEROP) afin qu’elles soient sans danger pour la santé publique et l’environnement. Pour obtenir une description détaillée de chaque étape de traitement , télécharger notre brochure de traitement des eaux usées: À la découverte du traitement des eaux usées.

Le traitement comprend quatre étapes:

Processus de traitement

1. Traitement préliminaire

  • Pompage et tamisage grossier : Les eaux usées arrivent à l’usine dans d’immenses tuyaux enfouis profondément sous la terre. Elles sont ensuite passées au tamis, ce qui permet de retirer tous les débris plus gros qu’un soulier.
  • Dégrillage fin : Les petits objets comme les branches ou les chiffons sont retenus par des grillages.
  • Dessablage : Les chambres de dessablage séparent les cailloux, le gravier et le sable des autres solides, qui sont traités ultérieurement.

2. Traitement primaire

  • Séparation des solides décantés (boues) et des matières flottantes (chapeau de boue).

3. Traitement secondaire

  • Les polluants organiques dissous et en suspension sont retirés par des bactéries d’origine naturelle. Puis, on retire le phosphore en ajoutant à l’eau une solution de fer. Le fer se lie au phosphore pour former un solide qui coule et peut ainsi être séparé de l’eau.

4. Désinfection

  • Finalement, avant d’être retournées dans la rivière des Outaouais, les eaux traitées sont désinfectées avec de l’hypochlorite de sodium. Ce processus a lieu toute l’année.

Contrôle des procédés

La protection de la rivière des Outaouais constitue une partie importante du traitement des eaux usées. Les procédés de traitement sont surveillés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Des capteurs installés partout dans l’usine permettent aux employés de surveiller les procédés de traitement et les alertent en cas de problème. Le programme strict d’évaluation et de surveillance assure l’atteinte des objectifs de qualité et le repérage rapide des problèmes potentiels.

Production d’électricité au CEROP

Le traitement des eaux usées entraîne la production de biogaz, composés de méthane et de dioxyde de carbone. En 1998, un nouveau procédé, appelé cogénération, a été mis en place afin de transformer les gaz en électricité et en chaleur. La cogénération permet de produire cinq mégawatts de chaleur et d’électricité, ce qui répond à la moitié des besoins énergétiques du CEROP. Le cogénérateur produit assez d’électricité pour alimenter environ 1 500 maisons.

Rendement

Le CEROP respecte toutes les lignes directrices du ministère de l’Environnement de l’Ontario en ce qui concerne les effluents des eaux usées. 

Volume réel d’eaux usées traitées au CEROP

 

Capacité (millions de litres/jour)

Volume réel (2017)

Moyenne

545

470

Volume de pointe

1 362,5

1,435

Coûts de collecte et de traitement

En 2016, la collecte et le traitement des eaux usées ont coûté 2,122 $ par 1 000 litres, réparti comme suit :

Traitement des eaux usées

Collecte des eaux usées et des eaux pluviales

Service à la clientèle et facturation

Traitement et drainage des eaux pluviales

Capital et réhabilitation

Services généraux

Planification et ingénierie

0,22 $

0,32 $

0,11 $

0,06 $

1,21 $

0,22 $

0,08 $

L’usine de traitement des eaux usées d’Ottawa

À propos du Centre environnemental Robert-O.-Pickard

  • Le Centre assure un traitement secondaire (procédés physiques et biologiques pour traiter les eaux usées domestiques, commerciales et industrielles, réacheminant l’eau traitée vers la rivière des Outaouais);
  • Il est situé sur un terrain de 67 hectares adjacent au parc d’affaires Canotek dans l’est d’Ottawa. Une portion du terrain, totalisant 28,4 hectares, peut toujours servir à des travaux d’agrandissement dans les années à venir.

CEROP - l'usine de traitement des eax usées d'Ottawa

Histoire

  • Le Centre a été construit à l’origine en 1962, offrant des services de traitement primaire. Il s’appelait alors le Centre de lutte contre la pollution du ruisseau Green;
  • Il a été agrandi en 1971 et en 1975 afin de répondre au besoin croissant de la population de la ville;
  • D’importants travaux d’agrandissement et de rénovation ont été effectués entre 1988 et 1993 afin d’augmenter la capacité de traitement, d’améliorer le traitement des biosolides et d’intégrer des mesures de contrôle des odeurs. Le type de traitement a été amélioré, ajoutant au traitement primaire un traitement secondaire comprenant des procédés biologiques;
  • Le Centre a été rebaptisé en l’honneur de Robert O. Pickard, commissaire aux Travaux à la retraite de l’ancienne Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton;
  • M. Pickard a permis d’initier des travaux d’agrandissement et de rénovation au centre en vue d’offrir de meilleures capacités de traitement des eaux usées pour la capitale du Canada;
  • On a ajouté un procédé de déchloration en 2013, visant à enlever le chlore avant de réacheminer l’eau traitée vers la rivière des Outaouais.

Réseau de collecte des eaux usées

Le réseau de collecte des eaux usées d'Ottawa recueillent les eaux usées des maisons, des entreprises et des sites industriels et acheminent ces eaux « grises » par un réseau d’égouts, de stations de pompage et d’égouts sous pression vers les grands collecteurs ou égouts principaux qui, à leur tour, les transportent vers le Centre environnemental Robert-O.-Pickard en vue de leur traitement.

Le réseau d’égout de la Ville d’Ottawa s’étend sur 2 767 kilomètres, allant de West-Carleton jusqu’à Cumberland. Il comprend :

  • 2 853 km d’égouts sanitaires;
  • 102 km d’égouts unitaires;
  • 61 stations de pompage des eaux usées;
  • Environ 90 000 bouches d’entretien;
    • 1 656 unitaires
    • 42 617 sanitaires
    • 46 451 pluviaux
  • Environ 234 000 connexions de service;
  • Des conduites d’égout dont le diamètre varie de 20 cm à trois mètres.

En milieu rural, route une série de méthodes de collecte sont utilisées :

  • Les communautés de Richmond, Munster Hamlet et de Carp sont reliées au grand collecteur municipal;
  • Ailleurs, les eaux usées sont déversées dans des fosses septiques individuelles, et les boues de ces fosses sont transportées jusqu’au Centre Robert-O.-Pickard en vue de leur traitement.

Réseau de collecte des eaux pluviales

Les égouts pluviaux acheminent les eaux pluviales et les autres eaux de ruissellement de surface, traitées de manière restreinte ou sans traitement, directement dans la rivière, le ruisseau ou le cours d’eau le plus près. Tout le monde a son rôle à jouer pour empêcher les polluants de contaminer le réseau d’égouts pluviaux et les écosystèmes aquatiques. Avec le temps, le réseau de collecte des eaux pluviales est passé d’un système qui avait pour seul objectif d’évacuer les excédents d’eau aussi rapidement que possible à un réseau qui sert aussi à prévenir les inondations et l’érosion, et à assainir l’eau avant de la déverser dans les cours d’eau à proximité.

On utilise différentes méthodes de gestion des eaux pluviales tout au long de leur parcours vers les cours d’eau. Dès qu’il commence à pleuvoir, on utilise des mesures de contrôle individuel ou à la source, puis des mesures de contrôle de l’adduction des eaux pluviales pour faciliter leur transport. Enfin, les mesures liées au point de rejet permettent de traiter les eaux pluviales avant de les déverser dans les cours d’eau locaux.

Réseau de collecte des eaux pluviales

La Ville d’Ottawa possède un réseau de ponceaux, d’égouts pluviaux et de drains municipaux qui acheminent les eaux pluviales vers les rivières, les ruisseaux ou les lacs les plus près. Le réseau d’Ottawa comprend :

  • plus de 2 700 km d’égouts pluviaux;
  • plus de 300 installations de gestion des eaux pluviales : 158 bassins de rétention des eaux pluviales, 12 stations de pompage des eaux pluviales, des réservoirs de stockage souterrains, des rigoles biologiques et des désableurs-déshuileurs;
  • 1 200 km de drains municipaux dans les secteurs ruraux.

Contrôle individuel ou à la source

Les mesures de contrôle individuel sont appliquées sur les terrains privés et publics pour aider à réduire le volume d’eau de ruissellement provenant des propriétés et la quantité de polluants qu’elles contiennent. Une gestion des eaux pluviales efficace et durable commence à la source, à l’endroit où la pluie tombe. Pour nous aider à protéger notre approvisionnement en eau, consultez la page Web expliquant comment réduire votre incidence sur les eaux pluviales.

Voici les principales mesures de contrôle individuel :

  • Réorientation des tuyaux de descente pluviale : Elle permet de rediriger l’eau des toits vers le gazon, le gravier ou les tranchées d’infiltration : ainsi, on réduit la quantité d’eaux pluviales à traiter en les empêchant de ruisseler sur les surfaces imperméables, comme les entrées, et de s’écouler directement dans le réseau d’égouts pluviaux.
  • Tonneaux à eau de pluie et citernes pluviales : Ils servent à recueillir l’eau des toits et à la conserver temporairement en vue d’une utilisation ultérieure. Ces mesures permettent de réduire le ruissellement et la quantité de polluants, ainsi que la consommation d’eau.
  • Jardins de pluie et autres mesures d’aménagement qui absorbent les eaux pluviales : Ils sont conçus pour capturer, absorber et nettoyer les eaux pluviales à l’aide de dénivelés aménagés qui sont recouverts de plantes qui demandent beaucoup d’eau (plantes hydrophiles), et dont le sol favorise l’infiltration d’eau. Cette mesure de contrôle individuel permet de réduire les débits de pointe par le stockage sur place, et de diminuer la quantité de polluants dans le réseau d’égouts pluviaux par l’absorption de l’eau par les plantes et le sol.

Contrôle par adduction des eaux

Les mesures de contrôle par adduction des eaux servent à traiter les eaux pluviales, à en limiter le volume et à les contrôler avant qu’elles n’atteignent les égouts pluviaux municipaux. Voici les principales mesures de contrôle par adduction des eaux :

  • Puisards de rue : Ouvertures en bordure de la chaussée et dans les parcs de stationnement qui permettent aux eaux pluviales de s’écouler dans le réseau d’égouts tout en retenant les gros débris et le sable. Habituellement les grilles des puisards de rue sont ornées d’un poisson pour rappeler aux résidents que leur contenu finit par atteindre les cours d’eau à proximité.
  • Rigoles biologiques : Canaux de végétation ouverts et peu profonds conçus pour acheminer et traiter les eaux de ruissellement s’écoulant notamment sur la chaussée. La végétation des rigoles gazonnées peut réduire le volume d’eau de ruissellement et de polluants en les filtrant. Les plantes sont habituellement sélectionnées en fonction de leur capacité à filtrer les sédiments et les nutriments.
  • Tranchées d’infiltration : Longues tranchées étroites remplies de pierres qui reçoivent les eaux de ruissellement des routes et des espaces paysagés. Elles sont utiles pour filtrer les particules fines et les polluants.
  • Réseaux de tuyaux perforés : Tuyaux perforés de petits trous qui permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol. Cette mesure permet de réduire le volume d’eau de ruissellement dans le réseau de collecte des eaux pluviales.
  • Désableurs-déshuileurs : Dispositifs dotés de deux compartiments séparés qui servent à retirer les gros sédiments (sable), l’huile et les autres polluants flottants.
  • Dispositifs de contrôle du débit : Un peu comme des sabliers, ces dispositifs sont conçus pour laisser passer seulement une petite quantité d’eaux pluviales. Installés à différents points d’entrée, ils aident à gérer le volume d’eau pluviale lorsque les égouts ont dépassé leur capacité maximale. Les dispositifs de contrôle du débit empêchent les eaux pluviales de s’écouler lors de moments critiques et les redirigent vers des parcs de stationnement, des parcs ou des réservoirs de stockage souterrains.
  • Nettoyage des rues : Les routes contribuent largement à la pollution des eaux de ruissellement, mais le nettoyage peut contribuer à réduire leur incidence. La Ville d’Ottawa utilise des véhicules de nettoyage à deux balais équipés d’aspirateurs pour empêcher les débris d’entrer dans le réseau de collecte des eaux pluviales.
  • Programme d’application intelligente du sel : En hiver, la Ville restreint l’utilisation du sel de voiries sur les chaussées et dans les parcs de stationnement. Les hivers sont instables à Ottawa et c’est pourquoi le sel solide est indispensable sur les routes et les trottoirs. Toutefois, il faut tenir compte de l’incidence d’une utilisation abusive du sel. La Ville s’est donc jointe au Conseil pour l’application intelligente du sel pour collaborer activement au programme d’application intelligente du sel (en anglais seulement).

Mesures liées au point de rejet

Les mesures liées au point de rejet servent à traiter ou à contrôler les eaux pluviales avant qu’elles n’atteignent les cours d’eau naturels. Voici quelques mesures utilisées à Ottawa :

  • Biofiltres : Dispositif comprenant du gazon et d’autres plantes denses qui filtrent les sédiments et les nutriments avant que les eaux n’atteignent les cours d’eau locaux. Lorsque l’eau traverse les plantes, les polluants en sont retirés. Ils sont une mesure d’assainissement efficace, mais on ne peut contrôler le volume d’eau pluviale qui les traverse.
    photo d'un biofiltre
  • Réservoirs de stockage souterrains : Réservoirs qui permettent de contrôler le débit des eaux pluviales et de prévenir les inondations, l’érosion et les surverses d’égouts unitaires. L’eau emmagasinée est déversée dans le réseau d’égouts pluviaux à un débit réduit, ce qui permet de réduire la pression exercée sur les infrastructures d’égouts pluviaux en aval.
  • Bassins de rétention des eaux pluviales : Bassins qui reçoivent les eaux de ruissellement, et qui les retiennent pendant un certain temps pour laisser les polluants se déposer, après quoi l’eau est déversée dans un cours d’eau. De plus, le débit contrôlé permet de prévenir les inondations et l’érosion.

Votre bassin de retention des eaux pluviales

photo d'un bassin de rétention des eaux pluviales

Il y a trois types de bassins de rétention des eaux pluviales à Ottawa :

  1. Étangs secs : Conçus pour rester secs la plupart du temps, ces étangs retiennent temporairement l’eau afin d’éviter la surcharge du réseau d’égouts pluviaux lors de pluies abondantes. L’eau emmagasinée est ensuite déversée dans le réseau à un débit réduit, ce qui permet de prévenir les inondations en aval. Ces installations forment habituellement des dénivelés dans les parcs ou en bordure de la chaussée.
  2. Étangs d’infiltration : L’eau pluviale recueillie par ces étangs est filtrée en passant lentement à travers le sol; la qualité de l’eau s’en trouve améliorée. Ils ont également la capacité de réapprovisionner la surface libre de la nappe. Comme ces étangs doivent être aménagés dans un sol sablonneux, ils sont peu répandus dans la région d’Ottawa.
  3. Bassins avec retenue permanente : Le niveau de l’eau de ces bassins monte et descend en fonction des précipitations, mais ils contiennent toujours une certaine quantité d’eau, et on y aménage parfois un milieu humide artificiel. Les bassins avec retenue permanente ont pour objectif d’imiter les lacs naturels et abritent souvent des écosystèmes aquatiques sains où vivent notamment des poissons et des oiseaux. Il ne faut jamais consommer les poissons provenant d’un bassin de rétention des eaux pluviales.

Rappel :

  • Restez hors des bassins de rétention des eaux pluviales. Pour votre propre sécurité, les activités comme la baignade et la pêche sont interdites. Ces bassins contiennent des polluants de surface comme de l’huile, des métaux et des excréments.
  • En hiver, ne vous aventurez pas sur la glace : le niveau de l’eau change rapidement, ce qui rend les activités comme le patinage très dangereuses.
  • Pour protéger la santé de votre animal de compagnie, ne le laissez pas s’approcher des bassins de rétention des eaux pluviales.

Comment réduire votre incidence sur les eaux pluviales

La réduction de la contamination eaux pluviales est l’affaire de tous. Pour apporter votre contribution, suivez ces quelques conseils :

  • Utilisez un aspirateur, un balai, des chiffons ou des matières absorbantes sèches pour nettoyer votre entrée : n’utilisez pas d’eau.
  • Pour réduire le ruissellement, choisissez des plantes indigènes et bien adaptées qui demandent peu d’engrais.
  • Utilisez peu de produits chimiques pour la pelouse et les jardins, et respectez les instructions. La réglementation ontarienne sur les pesticides interdit la vente et l’utilisation de pesticides dans un but esthétique pour les pelouses, les jardins, les parcs et les cours d’école.
  • Pour éviter d’obstruer les puisards de rue, jetez les résidus de jardinage dans votre bac vert.
  • Lavez votre véhicule dans un lave-auto pour éviter de déverser les produits de nettoyage dans les égouts pluviaux ou les fossés.
  • Assurez-vous qu’il n’y a pas de fuite de liquide sous votre véhicule.
  • Suivez les conseils de la Ville sur l’entretien des piscines au moment de jeter les eaux usées des piscines à l’eau chlorée et des piscines à l’électrolyse au sel.
  • Ne jetez pas les déchets, les excréments d’animaux et les débris dans les caniveaux, les puisards de rue et les fossés pour éviter qu’ils se retrouvent dans les cours d’eau, les rivières, les lacs et les terres humides.
  • Ramassez les excréments de vos animaux de compagnie : lorsque les eaux pluviales entraînent les excréments dans les cours d’eau locaux, ils font augmenter leur taux de bactéries E. coli.
  • Déposez l’huile, l’antigel, la peinture et les autres produits ménagers à un dépôt de déchets ménagers dangereux, ou retournez-les à un détaillant Rapportez-les! : ne les jetez pas dans les bassins ou les fossés.
  • Si vous ne savez pas comment vous débarrasser de produits chimiques ou de déchets ménagers dangereux, consultez le Navigateur de déchets de la Ville.
  • Participez à des initiatives de nettoyage comme le Grand nettoyage des rivages canadiens ou le Grand ménage de la capitale, qui a lieu à Ottawa deux fois par année.
  • Si vous voyez quelqu’un déverser des produits dangereux dans un puisard de rue, appelez le 3?1?1.
  • Jetez les mégots de cigarette dans un lieu sécuritaire désigné. Lors du Grand nettoyage des rivages canadiens de l’Ontario de 2014, les participants ont ramassé plus de 85 000 mégots.
  • Ne donnez pas de nourriture aux oies et aux autres animaux sauvages. Les excréments d’un seul oiseau peuvent contaminer jusqu’à un acre d’eau.

Favorisez l’infiltration et réduisez le débit :

  • Favoriser l’infiltration de la pluie dans le sol pour ainsi réalimenter et protéger les aquifères souterrains pour l’avenir.
  • Atténuez les débits de pointe élevés en recueillant des eaux pluviales et en réalisant un aménagement paysager adéquat : nourrissez votre jardin, pas les égouts pluviaux!
  • Réorientez votre tuyau de descente pluviale pour éloigner les eaux de ruissellement des surfaces solides (asphalte, dalles de terrasse, etc.) et les diriger vers le gazon, le jardin ou les tranchées d’infiltration.
  • Recueillez l’eau dans un tonneau à eau de pluie pour l’utiliser plus tard.
  • Plantez des arbres, des buissons et des tapis végétaux pour freiner l’érosion du sol.
  • Conservez les eaux de pluie sur votre terrain en utilisant des aménagements appropriés, comme un jardin de pluie ou une fosse d’infiltration.
  • Réduisez le nombre de surfaces imperméables de votre propriété, comme les dalles de terrasse et l’asphalte, et remplacez-les par des éléments perméables, comme le pavé autobloquant, le gravier ou le gazon.

Pour trouver d’autres façons de protéger les cours d’eau, consultez les ressources suivantes :

Ressources sur le conception et planification de la gestion des égouts pluviaux et la gestion écologique des eaux pluviales

Foire aux questions sur les eaux pluviales

Qu’est-ce que le ruissellement des eaux pluviales?

Le ruissellement des eaux pluviales est le ruissellement des eaux issues des précipitations ou de la neige fondante qui s’accumulent à la surface ou qui s’écoulent dans les conduites d’égout, et qui ne s’infiltrent pas dans le sol.

Les eaux de ruissellement peuvent :

  • s’infiltrer dans le sol;
  • être absorbées par les plantes;
  • s’évaporer;
  • s’écouler à la surface en direction de l’égout ou du cours d’eau le plus près.

Les régions urbaines ont un grand volume d’eau de ruissellement, car elles ont réduit la capacité de l’environnement à les absorber. Lorsque les champs et les forêts sont remplacés par des routes, des parcs de stationnement et des bâtiments, le sol n’absorbe plus autant l’eau, qui s’accumule alors sur les surfaces solides. L’eau de ruissellement sur l’asphalte s’écoule rapidement dans les égouts pluviaux, puis dans les cours d’eau et les rivières. Pour visionner une brève vidéo sur le sujet, consultez la page Web sur l’Étude sur la modernisation de la gestion des eaux pluviales des sous-bassins hydrographiques de l’Est.

Pourquoi devrais-je me soucier des eaux pluviales?

Lorsqu’on remplace les plantes par de l’asphalte, on réduit la capacité naturelle de la ville à absorber les eaux pluviales : lorsqu’il pleut, l’eau s’infiltre difficilement dans le sol et s’accumule à la surface. Par conséquent, une faible averse peut faire augmenter le niveau et le débit des rivières et des cours d’eau, ce qui peut entraîner des inondations et de l’érosion.

Non seulement les eaux de ruissellement sont plus rapides et abondantes en surface, mais divers polluants – p. ex. poussière, huile, excréments d’animaux – s’y accumulent et affectent la qualité des cours d’eau locaux. Ensuite, les eaux pluviales atteignent la rivière des Outaouais, la source d’eau potable d’Ottawa, et de nombreuses autres municipalités en aval. Les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents, d’où l’importance grandissante de la bonne gestion des eaux pluviales pour éviter les inondations et préserver la qualité de l’eau.

Qu’est-ce qui cause la pollution des eaux pluviales?

La pluie et la neige tombent sur les toits, les entrées, les parcs de stationnement et les routes, puis ruissellent vers les cours d’eau. Les eaux de ruissellement se chargent alors de différents polluants (poussière, phosphore, métaux, nitrogène, excréments d’animaux, etc.) et débris (gazon coupé, déchets, mégots de cigarettes, etc.) qui nuisent à la qualité de l’eau.

Quelle est la différence entre les égouts pluviaux, sanitaires et unitaires?

Il y a trois types d’égouts à Ottawa :

  1. les égouts pluviaux, qui acheminent l’eau de pluie et les eaux de ruissellement directement à un bassin de rétention des eaux pluviales, ou à la rivière, au ruisseau ou au cours d’eau le plus près, généralement sans les traiter;
  2. les égouts sanitaires, qui recueillent les eaux usées des résidences, des entreprises et des sites industriels et les transportent par un réseau d’égouts jusqu’au Centre environnemental Robert-O.-Pickard (CEROP), où elles sont traitées;
  3. les égouts unitaires, qui transportent les eaux usées et de ruissellement jusqu’au CEROP, où elles sont traitées : ces égouts situés au centre-ville peuvent se déverser dans les cours d’eau locaux lorsque la quantité d’eaux pluviales est supérieure à leur capacité. 

Que signifie le poisson sur les grilles d’égout?

Les grilles d’égouts pluviaux sont souvent ornées d’un poisson pour indiquer que leur contenu se déverse dans les rivières et les cours d’eau locaux. Le poisson rappelle aux résidents que ce qu’on rejette dans les égouts peut faire du tort à nos rivières et à nos cours d’eau. N’oubliez pas : les égouts pluviaux doivent seulement contenir des eaux pluviales.

Que fait la Ville pour gérer et traiter les eaux pluviales?

La gestion des eaux pluviales est intégrée aux nouveaux aménagements urbains d’Ottawa depuis les années 1980. Au cours des dernières décennies, elle a évolué pour comprendre l’amélioration de la qualité de l’eau et la réduction de la quantité totale d’eaux de ruissellement grâce à la conception d’aménagements qui favorisent l’infiltration des eaux pluviales dans le sol. Les installations de gestion des eaux pluviales – étangs artificiels, ponceaux, puisards de rue, etc. – sont conçues pour retenir les eaux temporairement.

Les étangs contribuent aussi à l’amélioration de la qualité de l’eau en filtrant les polluants et les débris. Ensuite, l’eau « nettoyée » est relâchée graduellement dans les cours d’eau naturels, reproduisant ainsi la qualité et le débit du ruissellement qu’on observerait dans la nature. Cela contribue à prévenir les inondations et l’érosion des berges.

Les eaux pluviales des secteurs plus anciens d’Ottawa s’écoulent directement dans les ruisseaux et les rivières, sans traitement ou contrôle préalable. La Ville reconnaît que le déversement continu d’eaux de ruissellement non traitées dans la rivière des Outaouais et ses affluents constitue un problème important auquel elle doit s’attaquer. En 2010, la Ville a mis en œuvre le Plan d’action de la rivière des Outaouais (PARO) pour améliorer la santé de cette rivière et de ses affluents.

Comment gère-t-on les eaux pluviales dans les secteurs ruraux?

Dans les secteurs ruraux, les eaux de ruissellement peuvent s’infiltrer dans une plus grande quantité de surfaces imperméables. Cependant, elles peuvent contenir des produits agricoles, comme de l’engrais, des pesticides et du fumier. Les eaux de ruissellement provenant des activités agricoles peuvent contaminer les sources d’eaux de surface comme les eaux souterraines, les cours d’eau, les lacs et les rivières. Le Programme d’assainissement de l’eau en milieu rural d’Ottawa (PAEMRO) fournit des subventions pour assainir les eaux de surface et souterraines.

Nettoyage du réseau d’égouts

La Ville d’Ottawa procède régulièrement au nettoyage du réseau d’égouts afin d’assurer l’écoulement efficace des eaux usées des résidences et des entreprises vers le Centre environnemental Robert-O.-Pickard (CEROP), l’installation de traitement de la Ville.

En savoir plus

Les odeurs d’égout

Avec qui dois-je communiquer si je remarque une forte odeur d’égout à l’extérieur de chez moi?

Téléphonez au 3-1-1.

Que dois-je faire si une forte odeur d’égout se dégage de mon sous-sol?

Pour éviter que cette odeur n’entre dans votre maison, la plomberie de votre sous-sol comprend un « siphon », qui crée une barrière aux odeurs lorsqu’il est rempli d’eau. Ce siphon se trouve sous le plancher de votre sous-sol; c’est le premier endroit où regarder en présence d’odeurs.

Il arrive que dans les maisons plus anciennes, l’eau dans le siphon sous le sol fuie ou s’évapore, ce qui enlève la barrière contre les odeurs. Pour la rétablir, versez quelques tasses d’eau dans le siphon de sol. Dans les maisons plus récentes, le siphon est rempli par un écoulement de la valve de l’amorceur de siphon. En cas d’odeur désagréable dans une maison récente, vérifiez que la valve de l’amorceur fonctionne correctement ou communiquez avec un plombier.

Si l’odeur subsiste plus de quelques heures ou si elle provient d’un refoulement d’égout, veuillez téléphoner au 3-1-1.

Que dois-je faire si une odeur désagréable provient de mon évier?

Il arrive souvent que les résidents remarquent une odeur désagréable lorsqu’ils sont près d’un évier ou qu’ils ont rempli un verre d’eau. Si vous pensez que l’odeur provient de l’eau, apportez votre verre dans une autre pièce. Si l’odeur disparaît, c’est peut-être l’évier lui-même qui en est la source. Généralement, un nettoyant pour drains du commerce suffit à enlever les débris amassés dans le siphon de l’évier qui causent la mauvaise odeur.

Surverses d'égouts unitaire (SÉU)

Qu’est-ce qu’une surverse d’égout unitaire (SÉU)? 

La Ville d’Ottawa possède trois types d’égouts : d’eaux usées, d’eaux pluviales et unitaires.

  • Les égouts d'eau usées: Acheminent les eaux usées des résidences, des entreprises et des industries, qui transportent les eaux usées ou « grises » vers un réseau d’égouts, les stations de pompage et les conduites de refoulement jusqu’aux conduites principales ou aux égouts sanitaires collecteurs, puis finalement au Centre environnemental Robert O. Pickard pour y être traitées.
  • Les égouts pluviaux: Acheminent directement l’eau de pluie et les diverses eaux de ruissellement vers le ruisseau ou le cours d’eau le plus près, généralement sans traitement.
  • Un égout unitaire: Capte et transporte les eaux usées sanitaires et les eaux pluviales au moyen d’une seule conduite. Ce type de réseau de collecte, caractéristique des années 1880 à 1960, est toujours utilisé dans les vieux secteurs de la plupart des villes canadiennes.

Par temps sec, les eaux usées sont transportées de l’égout unitaire vers une usine d’épuration de l'eau. Lors de précipitations fortes ou de fonte des neiges, l’égout unitaire peut ne pas être capable à lui seul d'accueillir tout le volume d’eaux pluviales pénétrant dans le réseau. La plus grande partie des eaux pluviales sont acheminées vers les usines d’épuration de l'eau par les conduites d’évacuation des eaux usées, mais pour éviter les inondations et les reflux d’égouts, une partie des eaux pluviales et usées est rejetée dans la rivière.

Le déversement des surverses d’égouts unitaires pendant le fonctionnement normal des réseaux d’égouts combinés est une pratique acceptée par le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique. À Ottawa, ces événements sont surveillés et sont signalés au ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique aux utilisateurs en aval tels que les usines d’épuration de l'eau et certains groupes d’intérêt.

Activité de surverse – information et volumes estimés de surverses pour l’année en cours.

Que fait la Ville pour éviter les surverses?

La Ville d’Ottawa a mis en place le plan suivant en vue d’atténuer les répercussions des surverses d’égouts unitaires dans la rivière des Outaouais :

  • Mesures de contrôle en temps réel (un système qui permet le contrôle et l’activation à distance des dispositifs de régulations des débits de surverse et la surveillance continue des données sur le débit dans les conduites, en vue de maximiser le volume d’eaux usées capté dans les réseaux d’égouts unitaires) afin de capter le plus d’eau de surverse possible avant tout incident.
  • Construction d’installations de stockage permettant de retenir le volume supplémentaire d’eaux usées (provenant des réseaux d’égouts unitaires) produit par temps pluvieux.
  • Poursuite des projets de séparation des égouts au cours des prochaines années.
  • Vérification de l’efficacité du programme actuel de séparation des égouts, par rapport à d’autres projets.
  • Élaboration et mise en œuvre, d’ici à 2012, d’un plan de gestion des infrastructures en période de précipitation
  • Installation de dispositifs permettant d’éliminer les matériaux flottants des eaux usées et de les empêcher d’atteindre la rivière en cas de surverse.

La Ville travaille depuis bon nombre d’années à l’aménagement d’égouts séparatifs. Le coût des travaux effectués jusqu’ici est évalué à 750 millions de dollars. Selon la structure de financement actuelle, on prévoit que ces travaux de séparation seront achevés dans environ 25 ans.

La Ville a procédé aux améliorations suivantes aux réseaux actuels :

  • Des mesures de niveau, des appareils de régulation du débit et des dispositifs d’alerte ont été installés dans les plus importants égouts sujets aux surverses. Ces appareils font l’objet d’une surveillance quotidienne, ce qui permet aux employés de la Ville d’être prévenus en cas de surverse.
  • Les protocoles de communication ont été améliorés afin que le Conseil municipal et le Centre d'intervention en cas de déversement du ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique et le Conseil municipal soient avisés en cas de surverse.
  • La modernisation des infrastructures est en cours dans les ouvrages de surverse qui contribuent le plus au volume total d’eaux usées déversées pendant les surverses d’égouts unitaires.
  • L’inspection et l’entretien des régulateurs de débit ont été améliorés et sont désormais programmés après chaque averse et sous 24 heures en cas d’alarme.

Lieux de débordements d’égouts

Il existe à Ottawa 16 points où les surverses peuvent se déverser dans la rivière:

Surverses d'égouts unitaire d'Ottawa - Lieux de débordements d'égouts (Carte)

  1. Surverse d’égout unitaire (SEU) – Ladouceur
  2. SEU – Merton
  3. Surverse du régulateur de la rue Booth et SEU – Brickhill
  4. Surverse du régulateur de la rue Kent
  5. Surverse du régulateur du canal Rideau
  6. Surverse du régulateur de la rue Keefer
  7. SEU – Dufferin
  8. SEU – Hemlock
  9. Surverse de la cuve de stockage du chemin Sandridge
  10. SEU – Alvin Heights et SEU de l’Aviation royale du Canada Ouest
  11. SEU de l’Aviation royale du Canada
  12. SEU – Springhurst
  13. SEU – Clegg

En général, les SEU sont dirigées de telles sortes qu’elles se déversent dans la rivière des Outaouais.

Les trois emplacements d’où se déverse le volume le plus élevé de SEU sont les suivants.

  • Surverse du régulateur du canal Rideau
  • Surverse du régulateur de la rue Booth
  • Surverse du régulateur de la rue Keefer

Registre des activités de surverse

Le registre des activités de surverse est un système de rapport électronique servant à aviser le public en cas de surverse.  Les renseignements sont mis à jour lorsqu’une surverse se produit.

  • Activité de surverse – information et volumes estimés de surverses pour l’année en cours.
  • Activité historique – compte rendu du volume des surverses d’eaux usées et du volume de précipitations totales de pluie enregistrés chaque année de 2006 à 2017.

Activité de surverse (du 1er janvier 2018 à aujourd’hui)

Noter : Le volume figurant dans le tableau ci-dessous (SÉU) correspond au volume combiné d’eau de surverse, d’eau pluviale et une partie d’eaux usées. Cette surverse n’a lieu qu’en période de précipitations abondantes de pluie et de neige ou de fonte des neiges. Ce tableau indique la date et la cause de chaque surverse, ainsi que le volume d’eau déversé.

  • SÉU : Surverse d’égout unitaire
  • SÉD : Surverse d’égout domestique
Date Événement Cause Volume (m3)
01-11-2018 SÉU Pluie 36,450 m3
02-28-2018 SÉD Activités d'entretien 0.08 m3
03-21-2018 SÉD Mise en Service de la conduite de refoulement 10 m3
04-28-2018 SÉU Pluie 210 m3
05-20-2018 SÉU Pluie 7,530 m3
06-03/04-2018 SÉU Pluie 68,530 m3
06-14-2018 SÉU Pluie 3,860 m3
06-18-2018 SÉU Pluie 52 m3

Activité historique (SÉU uniquement)

Activité de SÉU au cours de la période annuelle de signalement (du 15 avril au 15 novembre)

Année Nombre d’événements Volume Précipitation (mm)
2017 79 1 611 000 m3 923 mm
2016 85 413 000 m3 495 mm
2015 80 180 000 m3 332 mm
2014 101 552 000 m3 640 mm
2013 179 213 000 m3 581 mm
2012 142 237 000 m3 523 mm
2011 161 230 000 m3 533 mm
2010 322 673 000 m3 646 mm
2009 384 851 000 m3 649 mm
2008 325 877 000 m3 600 mm
2007 253 730 000 m3 555 mm
2006 271 1 090 000 m3 796 mm

Biosolides

Programme d’épandage des biosolides

La Ville d’Ottawa vise à être l’un des chefs de file canadiens de la gestion municipale des biosolides. Pour ce faire, elle reste au fait des recherches et des nouvelles technologies, suit les pratiques de gestion exemplaires les plus proactives et strictes, et s’efforce de diffuser l’information et d’accroître les connaissances à ce sujet.

Son programme de gestion des biosolides respecte les normes 9001, 14001 et 18001 de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), les politiques et protocoles municipaux et les pratiques de gestion exemplaires de l’industrie, est dirigé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAAO) et est régi par la Loi sur la protection de l’environnement et la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs. 

Le programme d’épandage vise principalement les terres agricoles puisque celles-ci abondent dans la région d’Ottawa. Ce programme est extrêmement avantageux pour les agriculteurs, car ils peuvent s’en prévaloir gratuitement et ses effets bénéfiques durent plusieurs années.

Quels sont les avantages du programme?

La Ville a pour objectif de réutiliser la totalité de ses biosolides. Voici quelques avantages des biosolides :

Avantages environnementaux

Les biosolides :

  • sont un conditionneur riche en éléments nutritifs qui améliore la qualité du sol
  • favorisent la croissance des plantes
  • enrichissent de phosphore le sol qui en a généralement peu
  • appuient le programme des trois R : réduire, réutiliser, recycler!
  • sont une ressource renouvelable

Avantages économiques

Les biosolides :

  • augmentent le rendement des cultures et les recettes des agriculteurs
  • réduisent le besoin des agriculteurs d’acheter des engrais coûteux chaque année puisque leurs effets peuvent durer 5 ans
  • prolongent la durée de vie de nos sites d’enfouissement, ce qui réduit les coûts et l’espace nécessaire

 Avantages sociaux

 Les biosolides :

  • appuient l’agriculture locale
  • appuient les agriculteurs en tant que partie intégrante de l’identité d’Ottawa

Comment le programme protège-t-il l’environnement et la santé des résidents?

Les pratiques de gestion exemplaires du Programme d’épandage des biosolides de la Ville d’Ottawa sont le fruit d’analyses documentaires, de consultations de spécialistes et de l’expérience acquise dans ce domaine.

Elles consistent en un ensemble de procédures visant à gérer le programme de manière cohérente, transparente et vérifiable et s’ajoutent à la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs de l’Ontario et au Règlement de l’Ontario 267/03.

Le Programme d’épandage des biosolides s’appuie sur le Programme sur l’utilisation des égouts d’Ottawa. Il vise à restreindre les matières autorisées dans l’usine d’épuration des eaux usées et à assurer que seules les substances traitables sans danger se retrouvent dans le réseau d’égout, puis dans les biosolides.

Ci-dessous un résumé des pratiques de gestion exemplaires de la Ville. Les pratiques de gestion exemplaires de la Ville sont tout aussi rigoureuses que les exigences réglementaires. Vous pouvez également accéder à l'intégralité les pratiques de gestion exemplaires du Programme d’épandage des biosolides de la Ville d'Ottawa.

Aspect Règlement de l’Ontario 267/03 Pratique de gestion exemplaire de la Ville d'Ottawa
Distance à la site Zone résidentielle ou utilisation commerciale, communautaire ou institutionnelle: moins de 200 m: aucun épandage n’est permis. Les sites à l’étude doivent être situés à au moins 450 m des zones résidentielles et des utilisations commerciales, communautaires ou institutionnelles.
Restrictions visant l’utilisation du sol

Période d’attente avant broutage:

Chevaux, bovins de boucherie ou bovins laitiers: 2 mois

Porcs, moutons ou chèvres: 6 mois

La terre ne servira pas de pâturage pendant au moins 5 ans après l’épandage.
Avis aux résidents Facultatif. Le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique, le conseiller de quartier et les résidents situés dans un rayon de 450 m du site d’épandage sont avisés au moins deux semaines à l’avance.
Analyse d’eau de puits Facultatif. La Ville a établi un programme d’échantillonnage pour les puits situés sur des lots adjacents aux sites d’épandage. Sur demande, on effectue des analyses pour détecter la présence de bactéries, d’éléments nutritifs et de métaux dans les quatre semaines suivant l’épandage. Ces analyses sont répétées de 8 à 10 semaines après l’épandage.
Inspection du site Aucune exigence. Au cours d’une saison, tous les sites d’épandage sont inspectés avant, pendant ou après l’épandage par des employés de la Ville qui vérifient leur conformité aux exigences du certificat d’autorisation (autorisation de conformité environnementale) et aux pratiques de gestion exemplaires de la Ville.

Leadership dans la gestion des biosolides

La Ville prêche par l’exemple grâce à son programme primé

En 2012, la Ville d’Ottawa a été la fière lauréate d’un prix d’excellence en gestion des biosolides, décerné par la Water Environment Association of Ontario. L’excellence de la Ville en la matière est le fruit de deux décennies de travail visant à concevoir un programme exemplaire articulé autour de pratiques de gestion proactives et strictes et d’un système de gestion de la qualité de l’environnement.

L’importance de se tenir au fait

Les employés de la Ville participent activement à de nombreux comités provinciaux et techniques qui se penchent sur les biosolides. Ainsi, ils se tiennent informés des questions importantes liées à la gestion des biosolides. Voici quelques exemples :

  • Le Biosolids and Residuals Committee de la Water Environment Association of Ontario.
  • Le Comité sur les biosolides de l’Association canadienne des eaux potables et usées.
  • Le comité technique 275 de l’Organisation internationale de normalisation : Valorisation, recyclage, traitement et élimination des boues, groupe de travail 4 (Épandage).

Ressources sur les biosolides

Si vous avez des commentaires ou des questions sur le Programme d’épandage de la Ville ou si vous souhaitez vous en prévaloir, veuillez communiquer avec la Ville d’Ottawa par téléphone à 613-580-2424, poste 23257 or par courriel à biosolids-biosolides@ottawa.ca.

Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO)

Pour en savoir plus sur la réglementation provinciale concernant la gestion, l’épandage et le stockage des biosolides ou sur les plans et permis, veuillez communiquer avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO) par la Ligne d’information sur la gestion des éléments nutritifs, au 1-866-242-4460 ou par courriel à nman.omafra@ontario.ca.

Ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO)

Pour en savoir plus sur les incidents environnementaux, les déversements et les exigences législatives, communiquez avec le Ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO) par téléphone à 1-800-565-4923.

Autres ressources sur les biosolides

Comment a-t-on utilisé les biosolides en 2017?

La totalité des biosolides de la Ville a été réutilisée en 2017 selon la répartition suivante :

  Volume (tonnes métriques)
Total produit 47 456
Total répandu sur les terres agricoles 27 671
Total transformé en produits de sol agricole 15 167
Total transformé en engrais liquide commercial 79
Total entreposé à la fin de l’année pour 2018 5 495

Distribution de biosolides 2017

La qualité des biosolides

Les biosolides de la Ville d’Ottawa sont analysés toutes les deux semaines par un laboratoire indépendant accrédité, qui vérifie leur teneur en métaux, en agents pathogènes et en nutriments en plus d’effectuer d’autres analyses dont la portée dépasse les exigences réglementaires. Ces analyses révèlent que la teneur en métaux et en agents pathogènes est demeurée largement inférieure aux normes. Selon le Règlement de l’Ontario 267/03 de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs, les biosolides de la Ville appartiennent à la catégorie 3, c’est-à-dire qu’ils peuvent être utilisés sur les terres agricoles.

Un tableau qui contient les résultats des quatre dernières analyses est régulièrement publier. Notez que tous les paramètres indiqués sont bien en deçà des normes provinciales.

Foire aux questions sur les biosolides

Qu’est-ce que les biosolides?

Les biosolides sont le produit du traitement des eaux d’égout; on peut s’en servir comme un engrais naturel et conditionneur de sol pour récupérer les sols contaminés ou inutilisables. 

Lorsque les eaux usées passent par l’usine d’épuration des eaux usées de la Ville les solides en sont extraits pour être traités. Les solides sont ensuite déshydratés pour produire une matière sèche, foncée et riche en éléments nutritifs qu’on appelle gâteau de biosolides et qui ressemble beaucoup aux sols organiques humides.

Les biosolides sont riche en éléments nutritifs essentiels à la croissance des plantes, comme le phosphore, peu présent dans le sol de la région d’Ottawa. Leur épandage est donc très utile.

Qui profite de l’épandage de biosolides?

Agriculteurs

La Ville d’Ottawa fournit aux propriétaires de terres agricoles admissibles des biosolides qu’elle livre et épand gratuitement. C’est là une économie considérable pour les agriculteurs qui autrement devraient acheter de l’engrais commercial.

Si vous êtes un agriculteur et que vous souhaitez participer au Programme d’épandage des biosolides, communiquez avec nous par téléphone au 613-580-2424, poste 23257, ou par courriel à l’adresse biosolids-biosolides@ottawa.ca.

 Résidents

La réutilisation de biosolides empêche l’acheminement de près de 50 000 tonnes de matière vers les sites d’enfouissement chaque année. Cela prolonge la durée de vie du site d'enfouissement, et c'est aussi moins coûteux que l'incinération.

Quelles sont les usages courants des biosolides?

Engrais

Les biosolides sont une excellente solution d’amendement du sol; ils sont une source importante d’éléments nutritifs essentiels à la croissance des plantes, comme le phosphore, l’azote, le calcium et autres oligo-éléments.

Leur épandage est un moyen efficace et économique pour augmenter la productivité du sol.

Restauration des terres

Les biosolides peuvent contribuer à l’assainissement des terres. En effet, ils améliorent la structure du sol, fournissent les matières organiques et les éléments nutritifs nécessaires à la repousse des plantes et favorisent la rétention de l’eau.

Les biosolides contiennent-ils des métaux?

Oui. Cependant, leur teneur en métaux, largement inférieure aux limites exigées par les normes provinciales, est surveillée de près. De plus, selon la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs, la Ville est tenue de communiquer ses observations au ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO). Il ne faut pas oublier que certains métaux, comme le cuivre, sont des oligo-éléments jugés essentiels à la croissance des plantes.

Pour en savoir plus, consultez la page sur la qualité des biosolides d’Ottawa.

La Ville d’Ottawa a mis en œuvre plusieurs programmes visant à empêcher les contaminants de se retrouver dans les eaux usées. En voici quelques exemples :

L’épandage des biosolides est-il une pratique courante?

Oui. Il s’agit d’une pratique courante et acceptée dans bien des municipalités d’Amérique du Nord.

La Ville d’Ottawa a un programme d’épandage depuis 1992.

Quels types de cultures fertilise-t-on avec des biosolides?

Les biosolides d’Ottawa servent principalement à fertiliser des cultures utilisées pour produire du carburant ou nécessitant une transformation supplémentaire avant d’être consommées par les animaux, comme :

  • le maïs
  • les céréales (p. ex., blé)
  • les légumineuses (p. ex., luzerne et soya)

À quel intervalle peut-on épandre des biosolides sur une terre agricole, et en quelle quantité?

La fréquence de l’épandage varie d’un endroit à l’autre. Plusieurs critères permettent de déterminer si un site convient à l’épandage, notamment sa proximité aux zones résidentielles et aux cours d’eau, la pente du terrain, la chimie du sol, le drainage et le type de culture. Afin de protéger les eaux de surface et souterraines de l’Ontario, le Règlement de l’Ontario 267/03 limite le volume de biosolides qui peut être épandu sur une terre.

Les biosolides dégagent-ils une odeur?

Oui, et la Ville a recours aux pratiques de gestion exemplaires suivantes pour réduire les odeurs au minimum durant l’épandage :

  • Les biosolides doivent être incorporés dans le sol dans les deux heures suivant l’épandage
  • Il est interdit d’entreposer en amas des biosolides dans les champs
  • Les résidents qui habitent à moins de 450 mètres d’une zone d’épandage sont avisés quelques semaines à l’avance
  • Aucun épandage n’a lieu les fins de semaine et les jours fériés

Quelles mesures la Ville emploie-t-elle pour évaluer la qualité de l’eau?

Conformément à ses pratiques de gestion exemplaires, la Ville offre gratuitement et sur demande des analyses de l’eau de puits aux résidents qui habitent à côté des sites d’épandage. Les prélèvements peuvent être effectués au plus quatre semaines avant l’épandage et dix à douze semaines après. Tous les résultats sont ensuite communiqués au propriétaire du puits.

Les résidents peuvent demander une analyse en appelant 613-580-2424, poste 23257, ou en écrivant à biosolids_biosolides@ottawa.ca.

Santé publique Ottawa offre des analyses gratuites à tous les propriétaires de puits.

Pourquoi la Ville épand-elle des biosolides plutôt que de les enfouir?

En ce moment, l’épandage est la solution de réutilisation des biosolides la plus durable et économique pour la Ville. De plus, l’épandage permet aux agriculteurs de tirer parti d’une ressource limitée que l’on retrouve dans les biosolides : le phosphore, essentiel à la croissance des plantes.

L’épandage permet à la Ville de réutiliser 50 000 tonnes métriques de biosolides et enrichit le sol d’éléments nutritifs importants.

Les membres du personnel de traitement des eaux usées au travail

Gras, huiles, et graisses

Michael Mitchell, Inspecteur des égouts

Sewer inspector (colour)

 Quelles sont vos responsabilités en tant qu’inspecteur des égouts?

Le système de collecte des eaux usées de la Ville compte plus de 5 553 kilomètres de conduites, et notre travail est d’assurer que les eaux usées circulent à l’intérieur de ces conduites de façon sûre et efficace, de votre domicile au Centre environnemental Robert-O.-Pickard, l’installation de traitement des eaux usées de la Ville d’Ottawa. Ce travail implique l’inspection et l’entretien continus des égouts. Mon rôle consiste à planifier et à coordonner chaque inspection d’égouts avec nos entrepreneurs afin que nous soyons sur place au bon moment et avec le bon équipement pour examiner et nettoyer nos conduites.

Si vous pouviez dire une seule chose aux résidents à propos de votre travail, quelle serait-elle?

Ce serait que les gras, les huiles et les graisses ne devraient pas être versés dans l’évier de la cuisine. Plus de la moitié des refoulements d’égouts à Ottawa sont causés par l’accumulation de gras, d’huiles et de graisses. Combinez une tasse de graisse provenant de chez vous à une tasse de graisse provenant de chez quelques voisins, et le tout peut très vite s’accumuler. Les graisses s’agglutinent sur les lingettes jetables dans la toilette, le papier de toilette, la soie dentaire, les cotons-tiges et d’autres articles pour former de gros bouchons.

Quelles sont les conséquences de la présence de graisses pour votre travail?

Il n’est pas rare qu’une tâche censée prendre une journée en prenne plusieurs en raison des accumulations de graisse, parce qu’il faut plus de personnel, plus de temps aux entrepreneurs ainsi que de l’équipement spécialisé. Généralement, une conduite se nettoie avec un jet d’eau à haute pression, mais l’accumulation de graisses nous force à utiliser des buses de différentes tailles et des mortaiseuses à chaîne qui tournent à grande vitesse pour déloger les dépôts des parois. C’est beaucoup plus long, mais ça vient à bout de la graisse! Beaucoup de gens l’ignorent, mais la graisse ne fait pas que boucher les conduites : elle en corrode et dégrade aussi les parois avec le temps.

Quelle est la pire situation que vous ayez vécue à cause de la graisse?

J’ai vu une conduite de 600 mm (24 po) complètement bloquée par de la graisse : le bouchon faisait plus de 8 mètres de long! Le fond de la conduite s’était complètement désintégré, parce que la graisse avait corrodé le tuyau au fil du temps. Nous avons glissé notre robot TVCF, une caméra robotisée avec contrôle à distance et pneus conçus pour la boue, dans la conduite pour voir le résultat après l’élimination du bouchon… et il est tombé dans le trou. Nous avons dû creuser pour le récupérer. Le robot TVCF n’a pas la vie facile, et il ressort souvent d’une conduite couvert de graisse!

Pouvez-vous nommer quelques défis que vous êtes appelé à surmonter en tant qu’inspecteur des égouts?

Le plus grand défi de mon travail est d’accéder aux conduites, qui se trouvent souvent dans des endroits éloignés ou potentiellement problématiques, comme une zone très passante, une destination touristique ou le champ d’un agriculteur. Nous travaillons sans cesse à réduire l’incidence de l’entretien des égouts et, bien entendu, à nous assurer que tous les règlements du ministère de l’Environnement sont respectés.

Cogénération

Linsong Kou, Ingénieur des processus de traitement des eaux usées

Cogénération

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la cogénération?

La cogénération est le processus de transformation du biogaz, un mélange de méthane et de dioxyde de carbone produit par l’épuration des eaux usées, en électricité et en énergie thermique simultanément, d’où le terme cogénération. Le biogaz peut servir de carburant, tout comme le gaz naturel. La Ville a investi 4,5 millions de dollars en 1997 pour installer trois moteurs et générateurs à combustion interne en vue de cogénérer de l’électricité et de l’énergie thermique. L’électricité produite sert à alimenter l’équipement des usines, et l’énergie thermique est utilisée pour les processus des usines et le chauffage de nos bâtiments.

Pouvez-vous nous donner une idée de l’envergure de ce processus?

Le cogénérateur peut produire 2 400 kW d’électricité et 2 700 kW d’énergie thermique utilisable. Il fonctionne continuellement depuis octobre 1997, fournissant 50 % de l’électricité utilisée par le Centre environnemental Robert-O.-Pickard, l’une des plus grosses usines d’épuration des eaux usées au pays, et comblant 60 % de ses besoins en chauffage. C’est beaucoup d’énergie! Le cogénérateur produit assez d’électricité pour alimenter environ 1 500 domiciles. Nous prévoyons d’accroître notre capacité de cogénération en ajoutant une quatrième cogénératrice afin de capter et d’utiliser davantage de biogaz, ce qui se traduira par une production d’électricité et de chaleur encore plus grande.

Comment la cogénération profite-t-elle à l’environnement et à la Ville?

Le biogaz est une ressource énergétique précieuse, dont on tire maintenant profit. Sans la cogénération, toute cette énergie serait perdue puisqu’on brûlerait le gaz. Le cogénérateur a également fait économiser environ 600 000 dollars à la Ville annuellement grâce à la réduction de la demande énergétique de l’usine. Voyez le cogénérateur comme le moteur de votre véhicule : il doit être entretenu régulièrement, au fur et à mesure qu’il accumule les kilomètres – dans notre cas, il est en marche 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 –, mais tant qu’il reçoit les bons soins dont il a besoin, il tournera encore longtemps!

Quel est le plus gros défi que vous rencontrez dans votre travail?

Nous essayons de réutiliser tous les déchets produits au Centre, mais évidemment les eaux usées, elles, sont produites sans arrêt. Notre équipement ne peut donc s’arrêter pour aucune raison. L’usine doit tourner rond en tout temps pour traiter plus de 390 millions de litres d’eaux usées par jour. Si les résidents n’ont jamais conscience du travail effectué au Centre environnemental Robert-O.-Pickard, cela veut dire que nous le faisons bien. Néanmoins, la mise en place d’un procédé comme la cogénération compte parmi ces réalisations que l’on aimerait faire connaître à tout le monde.

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail?

Je peux contribuer à bâtir une meilleure usine d’épuration des eaux usées et à protéger l’environnement, et je suis fier du Centre et de nos processus. Quand je parle avec les résidents, ils se rendent compte à quel point notre travail est vital pour le quotidien d’Ottawa, et la cogénération y est pour beaucoup.

Ce qu’il ne faut pas jeter dans les toilettes

Marc Gauthier, Superviseur, traitement et entretien d’eaux usées

Lingettes jetables

Quel est le rôle de votre équipe au sein du Service de traitement des eaux usées?

Le groupe Entretien et Processus en matière d’eaux usées est responsable d’entretenir l’équipement qui transporte les eaux usées du domicile des résidents au Centre environnemental Robert-O.-Pickard, l’installation de traitement des eaux usées de la Ville d’Ottawa. Voilà 23 ans que je fais partie du groupe; pour nous, un bon travail consiste à assurer que les eaux usées circulent efficacement, en ayant le moins de conséquences possible sur l’environnement et les résidents. Nous cherchons toujours des façons d’améliorer notre système, de réaliser des économies et d’éviter les désagréments aux résidents.

Si vous pouviez informer les résidents d’un problème qu’ils peuvent contribuer à éviter, de quoi s’agirait-il?

J’aimerais demander aux résidents de ne pas jeter à la toilette de la soie dentaire, des cheveux et des lingettes jetables, malgré ce que leur nom indique. Ces articles s’agglutinent pour éventuellement former ce que nous appelons des « serpents de chiffon », qui s’emmêlent dans l’équipement et occasionnent souvent des blocages dans les 59 stations de pompage des eaux usées que nous entretenons. Il y a tant de lingettes jetables qui se coincent dans nos machines que nous devons en faire le nettoyage tous les trois mois. Les lingettes jetables dans la toilette ne se décomposent pas dans l’eau. Il faut littéralement les découper à la main et, dans certains cas, ramasser les bouchons de graisse avec des pelles et de gros camions-aspirateurs – c’est atroce!

Les trois seules choses qui vont à la toilette, en fait, sont l’urine, les selles et le papier!

Quel est le plus grand défi que vous rencontrez dans votre travail?

Le plus grand défi? On travaille parfois en quarts de 12 heures, 24 heures sur 24, pour réparer le réseau. Les eaux usées circulent constamment, et il faut tenir le rythme. C’est pourquoi il est si important d’éliminer les lingettes jetables à la toilette et les autres articles du système : cela nous permet de nous concentrer sur le travail important qu’il y a à faire.

Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez vue dans les égouts?

J’ai vu des sacs à dos, des madriers et un cône orange! Oui, un cône pour la circulation. Comment il a atterri là, je n’en ai aucune idée. Nous avons reçu l’alerte et mené l’enquête et, effectivement, nous l’avons trouvé ce cône!

Que préférez-vous dans votre travail?

J’adore les interactions quotidiennes avec mes collègues. Nous avons une super équipe! J’aime aussi savoir que nous faisons quelque chose de bien pour l’environnement. Certaines journées sont plus difficiles, mais c’est fantastique de venir travailler pour le bien du système et de notre ville. Nous sommes contents de ce que nous faisons.