Comment lutter contre les changements climatiques?

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Réduction de vos émissions de gaz à effet de serre

L’élimination des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa nécessite que chacun y mette du sien. Voici des gestes que vous pouvez poser pour faire d’Ottawa une ville prospère alimentée par une énergie propre et renouvelable.

Efficacité énergétique résidentielle

La plus grande part des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa (45 %) provient des maisons et des bâtiments, principalement de la combustion de gaz naturel pour le chauffage des espaces et de l’eau. Les améliorations énergétiques résidentielles sont l’une des mesures majeures qui permettront à Ottawa d’atteindre son objectif d’éliminer complètement ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pour y parvenir, il faudra que la consommation d’énergie de toutes les résidences de la ville pour le chauffage diminue de 70 % d’ici 2040.

L’amélioration de l’efficacité énergétique de votre résidence rendra cette dernière plus confortable et saine tout en entraînant une réduction de votre consommation d’énergie.

Dans le cadre du Programme de prêts pour la mise en valeur des habitations d’Ottawa, les propriétaires peuvent obtenir un prêt à intérêt réduit’ de la Ville pour financer des améliorations énergétiques résidentielles.

Étapes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de votre résidence

Étape 1 : Évaluer l’efficacité énergétique de la résidence

Une évaluation ÉnerGuide est une excellente façon de connaître l’efficacité énergétique de votre résidence pour ainsi prendre des décisions éclairées quant à la meilleure façon de l’améliorer. Un conseiller en efficacité énergétique agréé réalisera une évaluation exhaustive de votre résidence – isolation, systèmes de chauffage et de climatisation, consommation d’énergie totale, etc. – pour relever les sources de pertes énergétiques. Après l’évaluation, vous recevrez un plan d’action personnalisé pour l’amélioration énergétique de votre résidence.

Une évaluation ÉnerGuide de votre résidence est requise pour pouvoir bénéficier du financement offert dans le cadre du Programme de prêts pour la mise en valeur des habitations de la Ville ainsi que d’autres rabais et programmes incitatifs.

Étape 2 : Améliorer l’isolation, les portes et les fenêtres

L’isolation, les fenêtres et les portes font partie de l’enveloppe de bâtiment, soit le séparateur physique entre l’intérieur et l’extérieur qui permet de contrôler la circulation de l’air et de la chaleur ainsi que l’humidité, la lumière et le bruit dans votre résidence. L’amélioration de cette enveloppe est une manière économique de réduire considérablement votre consommation d’énergie. Voici par où commencer :

Étape 3 : Remplacer les électroménagers par des modèles ENERGY STAR

Remplacez les électroménagers au gaz et les vieux appareils électriques par des modèles écoénergétiques : par exemple, passez d’une cuisinière au gaz à une cuisinière à induction, qui offre une expérience de cuisson similaire, mais est nettement plus écoénergétique.

Pour vous assurer de choisir un appareil écoénergétique, recherchez le logo ENERGY STAR. Vous pouvez aussi trouver des produits certifiés en consultant l’outil de recherche de produits et la liste annuelle des appareils les plus efficaces d’ENERGY STAR (veuillez noter que vous serez redirigé vers le site Web américain d’ENERGY STAR; sélectionnez le marché du Canada pour voir les produits distribués au pays).

Les chauffe-eau représentent près de 20 % de la consommation d’énergie du foyer canadien moyen. Ceux certifiés ENERGY STAR, plus écoénergétiques que les modèles traditionnels, peuvent vous aider à réduire vos factures de services publics ainsi que vos émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, vous pouvez aussi utiliser des ampoules à DEL pour réduire votre consommation d’électricité.

Étape 4 : Remplacer la chaudière et les climatiseurs par une thermopompe

Une thermopompe est un appareil électrique qui transfère l’énergie thermique d’un endroit à un autre, comme le font les réfrigérateurs. L’été, la thermopompe évacue la chaleur du bâtiment, tandis que l’hiver, elle la laisse entrer, même s’il fait froid dehors. Les thermopompes pour climat froid sont idéales pour les hivers d’Ottawa.

L’utilisation d’une thermopompe pour le chauffage et la climatisation vous permettra de réduire considérablement vos émissions de gaz à effet de serre.

Vous pouvez aussi vous procurer une thermopompe hybride avec générateur d’air chaud à gaz. La thermopompe fonctionne jusqu’à une température extérieure de -12 °C; si le temps est plus froid, le générateur d’air chaud à gaz prend le relais pour chauffer la maison. Cette option économique qui contribue grandement à la réduction de la consommation de combustibles fossiles est parfaite pour les résidences dont l’isolation et les fenêtres n’ont pas encore été améliorées.

Pour en savoir plus sur les thermopompes :

Étape 5 : Produire sa propre énergie renouvelable

Les systèmes photovoltaïques solaires convertissent l’énergie solaire en électricité. Les panneaux photovoltaïques ont de faibles coûts de fonctionnement et peuvent être installés sur n’importe quel type de résidence ou de bâtiment pour fournir une source d’électricité sûre et fiable qui ne pollue pas et ne produit aucune émission.

Ressources pour la planification de vos travaux d’amélioration énergétique

Le site Web du Programme de prêts pour la mise en valeur des habitations d’Ottawa contient tout ce dont vous avez besoin de savoir pour rendre votre résidence plus écoénergétique et réduire vos émissions de gaz à effet de serre, y compris des renseignements sur ce qui suit :

  • Rénovations et améliorations
  • Rabais, incitatifs et sources de financement
  • Vérifications énergétiques
  • Résidences carboneutres
  • Ressources pour les propriétaires et les locataires d’appartements ou de condos

Emprunt d’une caméra thermique à la Bibliothèque publique d’Ottawa

Les caméras thermiques mesurent la température de surface grâce à l’imagerie infrarouge. Elles vous permettent de localiser les points chauds et froids de votre maison, les endroits où il manque d’isolation ainsi que les entrées et sorties d’air.

L’utilisation d’une caméra thermique peut vous aider à améliorer le confort et le rendement énergétique de votre maison.

Certains problèmes, tels que les fuites autour des fenêtres, des portes et des prises de courant, sont faciles à régler soi-même à l’aide de calfeutrage, de coupe-froid ou de joints d’étanchéité en mousse. Toutefois, pour résoudre d’autres problèmes, comme le manque d’isolation, il peut être judicieux de demander l’aide d’un entrepreneur local. Si vous souhaitez obtenir des conseils sur la façon de réaliser ces travaux, consultez la page « Emprisonnons la chaleur » de Ressources naturelles Canada et le site Maisons durables Ottawa.

Pour en savoir plus sur la réduction de la consommation d’énergie

Ressources pour les locataires et les propriétaires de condos ou d’appartements

Si vous êtes locataire, discutez d’améliorations énergétiques avec votre propriétaire : elles vous permettront d’économiser de l’argent et feront aussi augmenter la valeur de la propriété. Les propriétaires sont admissibles au financement du Programme de prêts pour la mise en valeur des habitations.

Si vous possédez un condo, joignez-vous au conseil d’administration de la copropriété : vous pourrez ainsi influencer les décisions relatives à l’efficacité énergétique du bâtiment.

Il y a des tonnes de petits changements que vous pouvez apporter à votre résidence pour réduire votre consommation d’énergie, comme abaisser la température des thermostats, remplacer les ampoules incandescentes par des ampoules à DEL, et changer les filtres à air tous les trois mois. Pour en savoir plus, consultez les pages suivantes :

Opter pour une résidence écoénergétique

Lorsque vous envisagez de louer ou d’acheter une résidence, faites de l’efficacité énergétique un critère de sélection. Les résidences écoénergétiques présentent de nombreux avantages : elles sont confortables, respectueuses de l’environnement et moins coûteuses à chauffer et à rafraîchir, et la qualité de l’air y est meilleure.

Voici les questions à vous poser sur votre future résidence :

  • La résidence est-elle certifiée ou cotée? Soyez à l’affût des étiquettes d’efficacité énergétique comme ÉnerGuide, ENERGY STAR ou R-2000. Elles vous aideront à mieux comprendre l’efficacité énergétique de la résidence. Les résidences possédant une étiquette ÉnerGuide ont subi une évaluation : demandez une copie du rapport, et vérifiez si d’autres améliorations ont été apportées à la résidence.
  • Le système de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) est-il efficace? Quelle est la source d’énergie? Privilégiez les thermopompes et les générateurs d’air chaud ENERGY STAR. Le chauffage des espaces représente 61 % de la consommation énergétique des résidences moyennes, et offre donc les plus grandes possibilités d’économie en frais d’électricité.
  • A-t-on apporté des améliorations énergétiques? Recherchez les améliorations de l’isolation, des portes et fenêtres et de l’étanchéité à l’air.
  • Y a-t-il des appareils ENERGY STAR? Si la résidence est dotée d’électroménagers, vérifiez leur âge et leur cote énergétique. Les appareils ENERGY STAR récents consomment généralement moins d’énergie et vous permettront de réduire votre facture d’électricité.

Pour en savoir plus sur l’achat ou la construction d’une résidence écoénergétique :

Transport

Près de la moitié (44 %) des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa proviennent des transports. En changeant vos modes de transport, vous pouvez améliorer votre santé et la qualité de l’air tout en réalisant des économies.

Voici ce que vous pouvez faire :

  • Utilisez un véhicule électrique.
  • Optez pour le transport actif, comme la marche ou le vélo.
  • Prenez le transport en commun.
  • Combinez le cyclisme et le transport en commun. Si vous ne voulez pas faire tout le trajet à vélo, songez à embarquer votre vélo à bord des véhicules de transport en commun ou à utiliser une trottinette électrique pour vous déplacer en provenance et à destination des arrêts de transport en commun.
  • Faites du covoiturage avec vos collègues ou vos voisins. Pour trouver un partenaire de covoiturage, utilisez les services de Covoiturage Ottawa (programme actuellement suspendu en raison de la pandémie de COVID-19).
  • Privilégiez l’utilisation de services d’autopartage comme Communauto plutôt que l’achat d’un véhicule.
  • Privilégiez les voyages dans votre région, et prenez l’autobus ou le train plutôt que l’avion.
  • Vous n’êtes pas prêt à changer de véhicule? Réduisez les émissions de vôtre :

Autres ressources

Déchets et recyclage

Le réacheminement des déchets destinés à la décharge contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, fait économiser des millions de dollars à la Ville et permet d’éviter la création de nouvelles décharges.

Poursuivez votre lecture sur les questions suivantes :

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Voici le texte de l’exposé dans l’éventualité où vous souhaiteriez vous le rappeler ou le faire suivre à d’autres. Diapositive suivante, s’il vous plaît.

L’objectif de l’exposé de ce soir est de parler de l’utilisation de votre bac vert pour lutter contre les changements climatiques. Ce soir, nous entendrons les propos de Nichole Hoover-Bienasz, de l’équipe des Services des déchets solides de la Ville, qui nous donnera un aperçu du programme de collecte et du traitement des déchets organiques d’Ottawa. Puis, nous entendrons parler notre première conférencière, Maria Kelleher, de Kelleher Environmental, qui nous présentera un exposé sur les émissions de gaz à effet de serre et sur les déchets. Enfin, la dernière conférencière, mais non la moindre, Susan Antler du Conseil canadien du compost, nous parlera de la santé des sols et des autres bienfaits de votre bac vert. Après cet exposé, il nous restera environ une heure pour les questions. Diapositive suivante, s’il vous plaît.

Il va de soi que nous tenons cette conférence en Zoom. En raison du nombre de participants qui se sont inscrits, nous avons automatiquement désactivé les micros de tous. Au lieu de poser vos questions de vive voix, nous vous invitons à les taper dans la fonction de clavardage de Zoom. Vous pouvez volontiers poser vos questions en français ou en anglais.

Pour ouvrir la zone de clavardage, vous pouvez cliquer sur l’icône correspondante dans l’image affichée à l’écran. Nous répondrons à vos questions à la fin des exposés et nous traiterons le plus grand nombre de questions possible dans le délai prévu. Diapositive suivante, s’il vous plaît.

Le 22 avril 2021 est le Jour de la Terre. À la même date il a deux ans, le Conseil municipal d’Ottawa a déclaré l’urgence climatique pour pouvoir appeler, encadrer et approfondir l’engagement d’Ottawa dans la protection de notre économie, de nos écosystèmes et de notre collectivité contre les changements climatiques. Ces deux dernières années ont été bien remplies. En moins d’un an, le Conseil municipal a approuvé le nouveau Plan directeur sur les changements climatiques, ainsi que de nouvelles cibles ambitieuses, afin de réduire de 100 % d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre. Et bien entendu, l’actualité du jour est marquée par les récentes déclarations du premier ministre Trudeau, qui a fait savoir que le Canada adopte des cibles plus ambitieuses dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et qu’il accélère même le rythme. Nous sommes donc enchantés d’apprendre ces nouvelles aujourd’hui. Dans la dernière année et en 2020, nous avons aussi déposé un rapport sur les projections climatiques pour la région de la capitale nationale. Dans ce rapport, nous expliquons l’évolution du climat d’Ottawa dans les 80 prochaines années, afin d’éclairer le Plan officiel que nous sommes en train de mettre au point, en plus d’étayer les plans directeurs et l’évaluation des risques de vulnérabilité qui permettront de planifier nos efforts d’adaptation. Enfin, en octobre 2020, le Conseil municipal a approuvé à l’unanimité la stratégie de l’Évolution énergétique pour la transition de l’énergie de la collectivité d’Ottawa. Cette stratégie, qui regroupe 20 projets, vise à nous permettre d’atteindre nos cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à tenir compte des considérations relatives aux changements climatiques dans toutes nos opérations. Le réacheminement des déchets organiques, au lieu de les enfouir dans la décharge contrôlée, et l’étude de la production du gaz naturel renouvelable sont deux des projets de la stratégie de l’Évolution énergétique. Le réacheminement des déchets organiques et la production du gaz naturel renouvelable sont l’une, ou devrais‑je plutôt dire deux des cinq grandes mesures que nous pouvons adopter pour atteindre nos cibles dans la réduction des émissions. Avant de donner la parole à nos conférenciers, nous allons donc entendre Scott Moffat, conseiller municipal et président du Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets. Puisque Scott Moffat ne peut malheureusement pas être des nôtres ce soir, il a enregistré un message à notre intention.

Bienvenue à cette soirée consacrée au Jour de la Terre et à l’utilisation de votre bac vert pour lutter contre les changements climatiques. Je m’appelle Scott Moffat et je suis le président du Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets. Je suis désolé de ne pas pouvoir être à vos côtés ce soir. En fait, je participe, pour l’Office de protection de la nature de la vallée Rideau, à une réunion du conseil qui était prévue en même temps. Le Jour de la Terre est l’occasion de saluer notre planète, l’environnement et les mesures que nous prenons pour la protéger. Dans les deux dernières années, le Conseil municipal a adopté des mesures importantes dans la lutte contre les changements climatiques. Nous avons approuvé le Plan directeur sur les changements climatiques, qui nous permettra de réduire à zéro, d’ici 2050, nos émissions de gaz à effet de serre. Dans le cadre de ces efforts et grâce aux outils qui nous permettront d’y arriver, nous avons approuvé la stratégie de l’Évolution énergétique. Nous nous consacrons aussi au Plan directeur de la gestion des déchets solides, dont le bac vert constitue un élément. Dans les deux prochains mois, il sera question, à notre comité, du Plan directeur de la gestion des déchets solides, et nous nous pencherons plus en détail sur les progrès accomplis dans l’adoption du bac vert et sur les mesures que nous avons adoptées pour en généraliser l’utilisation, ce qui s’annonce bien jusqu’à maintenant. L’utilisation du bac vert est un excellent exemple d’un moyen simple grâce auquel on peut protéger l’environnement. Aujourd’hui, nos conférenciers nous parleront de tous les bienfaits exceptionnels de l’utilisation du bac vert. Je vous invite donc à vous asseoir confortablement dans votre fauteuil, à écouter les exposés et à vous servir de votre bac vert.

Merci. Permettez-moi de vous présenter Nichole Hoover-Bienasz, gestionnaire de programmes de la Direction de la planification à long terme de la gestion des déchets solides à la Ville d’Ottawa. Nichole nous donnera un aperçu du programme de collecte et du traitement des déchets organiques d’Ottawa. Fantastique! Merci infiniment, Andrea, et bienvenue à tous. Merci de prendre le temps de participer à cette activité avec nous aujourd’hui. Je vous prie de m’excuser : je vais prendre un moment pour organiser mon exposé.

C’est bon. Tout le monde peut-il voir le texte? Andrea, vous pourriez peut-être me faire un signe de la tête. Soit. Fantastique! Tout se passe bien. Andrea a évoqué les questions que je souhaite mettre en lumière aujourd’hui. Je vais donc vous présenter un tour d’horizon du Programme de bac vert tel qu’il existe aujourd’hui. Permettez-moi de dire quelques mots sur ce que Scott Moffat a mentionné et de vous apporter un éclairage sur le processus d’établissement du Plan directeur de la gestion des déchets solides de la Ville, et non seulement sur les occasions qui s’offrent à nous aujourd’hui dans le cadre du Programme de bac vert existant. Nous allons aussi parler de ce que l’avenir nous réserve. Rappelons que la Ville d’Ottawa a lancé son Programme de bac vert il y a un peu plus d’une dizaine d’années. Elle a donc été l’une des premières municipalités à adopter, dans ce secteur d’activité, un programme de réacheminement des déchets organiques dans les bacs verts.

À l’époque, la plupart des déchets organiques des ménages étaient enfouis dans la décharge contrôlée, où ils produisaient du gaz de méthane en se décomposant. Je ne vais pas trop insister sur la question, puisque certains de nos conférenciers aujourd’hui vont nous en parler un peu plus. Disons seulement que le méthane est un gaz à effet de serre qui est environ 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et qu’il va de soi qu’il contribue au réchauffement planétaire. En plus de réduire les émissions de méthane des déchets organiques enfouis dans la décharge, notre Programme de bac vert permet aussi de prolonger la durée utile de la décharge contrôlée du chemin Trail de la Ville, qui est bien entendu une infrastructure collective absolument essentielle, qui nous permet et nous donne les moyens de gérer en toute sécurité les déchets que produisent les Ottaviens et les Ottaviennes. Ainsi, comme nous l’avons mentionné, le réacheminement des déchets organiques au lieu de les enfouir dans la décharge réduit aussi les odeurs nauséabondes, se répercute sur nos collectivités non loi de la décharge et permet d’appliquer certaines solutions de l’économie circulaire en transformant les déchets en produits utiles. Depuis qu’il a été lancé, ce programme a bien entendu évolué, puisque les ménages et les immeubles à logements multiples ainsi que les établissements de la Ville sont plus nombreux à participer à ce programme. Cette année, nous sommes aussi en train d’étendre le projet pilote de recyclage dans les parcs, qui vise également à permettre de généraliser l’utilisation des bacs verts dans nos parcs. En outre, la Ville a adopté une série de politiques destinées à promouvoir l’accroissement de la participation à ce programme et à nous aider à atteindre non seulement les objectifs de la Ville, mais aussi les cibles du gouvernement provincial dans le réacheminement des déchets organiques, en plus de nous aider à nous préparer à l’interdiction prochaine éventuelle, à notre avis, des déchets organiques, que l’on pourrait éventuellement enfouir; à l’origine, le gouvernement provincial a annoncé que cette interdiction interviendrait dès 2022, en corrigeant sa déclaration pour dire que cette mesure s’étendrait à toute la province d’ici 2030 ou au début de 2030.

C’est donc en 2019 que le changement le plus récent a été apporté au Programme de bac vert : à l’époque, le Conseil municipal d’Ottawa a approuvé le traitement des sacs de plastique et compostables, ainsi que des excréments de chiens. L’autorisation des excréments de chiens dans le cadre de ce programme s’inscrit dans un effort consacré à triompher du plus grand obstacle évoqué par les résidents contre la participation, comme l’ont bien sûr confirmé de vastes études de marché : il s’agit du facteur de dédain. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les résidents peuvent désormais se servir de n’importe quel type de sac, qu’il s’agisse de sacs de papier compostable ou de sacs de plastique, pour ensacher leurs déchets organiques et les déposer dans le bac vert. Il va de soi que comme l’a évoqué le président dans son mot d’introduction, le personnel de la Ville présentera le mois prochain, au Comité et au Conseil municipal, un compte rendu sur le rendement de ce programme depuis qu’on y a apporté des modifications en 2019. Que peut-on donc déposer dans le bac vert? Vous connaissez probablement les nombreux articles dont nous dressons la liste dans cette diapositive. Or, certains articles courants, que les résidents ne connaissent pas nécessairement, continuent de se frayer inutilement un chemin dans les déchets : il s’agit entre autres des os de viande, des autres articles comme la charpie des sécheuses, les cendres froides des foyers, les résidus de l’aspirateur, et ainsi de suite. En fait, Andrea et moi avons même eu une discussion animée à propos du cours qu’a suivi le fils d’Andrea au début de la journée sur le traitement des tristement célèbres boîtes à pizza : on ne sait toujours pas si la boîte à pizza souillée de matières organiques ou d’huile doit être déposée dans le bac vert plutôt que dans la boîte noire. Vous pouvez bien entendu consulter, sur le site Web de la Ville, la liste complète des articles que l’on peut déposer dans le bac vert. Vous pouvez aussi visiter le site ottawa.ca/bacvert et télécharger l’application ReCollect, qui vous permet de consulter les articles que l’on peut déposer dans le bac vert. Il s’agit d’un outil exceptionnel, qui permet aussi de se rappeler les jours de collecte des déchets et les jours où certains articles doivent être déposés en bordure de rue, ainsi que les bacs ou les boîtes à sortir dans les jours prévus pour la collecte. Si vous n’avez pas de bac vert et que vous souhaitez participer au programme ou que votre bac est cassé, qu’il manque à l’appel, que vous avez déménagé ou qu’il n’y a pas de bac dans l’immeuble où vous vous êtes installé, c’est très simple : il suffit de remplir une demande de service auprès de la Ville. Dans les deux dernières années, nous avons complètement remanié la marche à suivre. Il n’est plus nécessaire d’attendre de recevoir un bon par la poste, ni de vous présenter avec ce bon dans la quincaillerie de votre localité pour vous procurer un bac. Les bacs sont livrés directement chez vous gratuitement. C’est donc très simple. Vous pouvez décider, si vous le souhaitez, de remplir un formulaire en ligne en consultant ottawa.ca/311. Si vous êtes plus à l’aise de le faire au téléphone, vous pouvez aussi appeler n’importe quand au 3‑1‑1. Si vous habitez dans un immeuble à logements multiples, il faut savoir que grâce aux nombreux efforts des dernières années, nous venons de réunir, sur tout le territoire de la Ville, environ 50 % de la totalité des immeubles à logements multiples, qui participent désormais au programme ou qui ont adopté un programme de bac vert. Or, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Bien entendu, si votre immeuble à logements multiples ou votre immeuble d’appartements n’a pas de programme de bac vert, n’hésitez pas à communiquer avec le gestionnaire de votre immeuble ou avec le conseil d’administration de votre immeuble en copropriété pour en discuter. À la fin de la séance d’aujourd’hui, nous allons aussi vous communiquer nos coordonnées. N’hésitez pas à communiquer directement avec nous pour faire un suivi. Nous serions heureux de confier à l’un des membres de notre personnel le soin de faire un suivi directement auprès des gestionnaires immobiliers et de se pencher sur les occasions d’adopter un programme dans votre immeuble.

Qu’advient-il donc des déchets organiques lorsque nos équipes de collecte les ont ramassés? Ces équipes apportent le contenu de vos bacs verts dans une usine de traitement ici même sur le territoire de la Ville d’Ottawa. La Ville fait effectivement appel à une entreprise du secteur privé appelée Convertus. Vous avez peut-être entendu parler de cette entreprise, qui s’appelait auparavant Orgaworld avant de se dénommer Renewi. L’entreprise a changé de propriétaire plusieurs fois dans les dernières années. Elle est installée dans une zone industrielle de la Ville, à l’extrémité du chemin Hawthorne. Dans cette usine, les déchets organiques sont transformés en compost pour la communauté agricole. La première étape du processus consiste donc à prendre livraison des matières. Les matières ramassées dans les habitations, dans les établissements de la Ville et dans nos parcs sont livrées dans cette usine de traitement. Il s’agit bien sûr des parcs qui font partie du programme de la Ville. Les matières organiques sont ensuite livrées dans la zone de réception, comme on peut le constater dans cette diapositive. La deuxième étape consiste à déchiqueter ou à déchirer les sacs. La déchiqueteuse de l’usine a en fait été réaménagée en 2019, après les changements les plus récents, pour s’assurer qu’elle permettrait de défaire les sacs livrés dans l’usine. La déchiqueteuse défait donc les sacs de matières organiques. Elle déchiquette aussi les matières encombrantes comme les branches, qui sont ainsi plus faciles à traiter dans l’étape suivante du procédé. La troisième étape consiste à transporter les matières dans des tunnels, dans un procédé qu’on appelle le compostage aérobie accéléré en tunnel. Dans cette usine, l’air pulsé lance le procédé biologique : les températures élevées tuent les bactéries et les pathogènes nocifs. Le mélange de matières reste dans les tunnels pendant environ deux semaines, ce qui est bien entendu, pour le compostage, un bien meilleur délai. Si vous avez des composteurs dans votre cour-jardin, vous savez qu’il faut compter environ une année pour produire un compost de qualité. L’étape suivante est celle du tamisage. Après s’être décomposées pendant environ deux semaines, les matières sont passées dans un tamis, où elles sont triées en trois piles. Les matières qui finissent par être livrées dans la décharge contrôlée sont considérées comme des déchets résiduels. Comme on le voit à l’écran du côté droit du procédé, ces matières sont généralement constituées de sacs de plastique, de sacs compostables ou de matières plus encombrantes, qui n’étaient pas vraiment des matières organiques qui auraient pu être soumises au reste du procédé. On obtient ensuite des matières qui ne sont pas encore tout à fait du compost, mais qui ont des qualités avantageuses qui permettent de les réutiliser comme déchets organiques traités. C’est ce qu’on voit à la gauche de l’écran. On s’en sert aussi comme inoculants pour lancer le procédé de la biodégradation des nouveaux déchets livrés dans les nouvelles installations, où ils sont regroupés avec des déchets organiques frais et déposés dans les tunnels. Il s’agit des matières de moins de 10 millimètres que l’on peut vendre comme compost ou d’autres matières comme la litière des animaux. En sortant du tamis, ce qu’on ne voit pas dans cette image, on obtient le produit final représenté dans la diapositive suivante. Il s’agit du compost final. On soumet alors à des essais le produit final mature pour s’assurer qu’il respecte les normes de qualité du compost adoptées par le gouvernement provincial, qui est l’organisme de réglementation.

Ce produit final est ensuite vendu aux agriculteurs comme engrais pour cultiver de nouvelles récoltes et pour d’autres applications comme la litière des animaux. Il s’agit du parfait exemple de l’application des principes de l’économie circulaire : on réutilise avantageusement des déchets pour améliorer l’état de santé des sols. De plus, comme nous l’avons dit plus tôt, on peut ainsi étendre la durée utile de notre décharge contrôlée et réduire les émissions de méthane de la décharge, qui, comme nous le savons, exacerbent les changements climatiques à un rythme vraiment très rapide. Nous avons aussi mis en place un procédé distinct pour gérer nos feuilles et nos résidus de jardinage et en faire du compost. On se déplace effectivement pour se rendre à l’autre extrémité du territoire de la Ville. Comme vous le voyez sur ces photos, la Ville a une installation de compostage en plein air, qui permet en particulier de gérer et de traiter les feuilles et les résidus de jardinage que nous ramassons dans la haute saison du printemps et de l’automne et que nous recueillons séparément, dans un autre programme que celui du bac vert. Les matières restent ici pendant toute une année : elles sont retournées régulièrement et finissent par devenir de la terre de rempotage, que nous vendons directement au public dans la décharge contrôlée du chemin Trail tant qu’il y en a, puisqu’il s’agit d’un produit très recherché. Il est important de noter que dans le cadre de ce procédé, il faut déposer dans les sacs de papier les feuilles et les résidus de jardinage. Nous ne pouvons pas utiliser des sacs de plastique ou des sacs compostables de quelque type que ce soit, simplement parce que nous n’avons pas encore la technologie qui nous permet de bien enlever le plastique dans cette installation.

Voilà qui permet de faire le point sur le programme qui existe aujourd’hui. Permettez‑moi d’effleurer rapidement la question de l’avenir de la gestion des déchets verts, et comme l’a précisé le président au début de l’exposé, notre municipalité se situe à un carrefour captivant : nous sommes en train de nous pencher sur les possibilités grâce auxquelles nous pourrons gérer durablement nos déchets dans les 30 prochaines années. Nous en sommes à mi-chemin dans l’élaboration du nouveau Plan directeur de la gestion des déchets solides de la Ville, qui constituera la structure-cadre globale de la gestion durable de nos déchets dans les prochaines années. À l’heure où nous nous penchons sur toute une panoplie d’options, l’une des grandes priorités du Plan directeur de la gestion des déchets solides de la Ville consistera à harmoniser nos efforts de gestion des déchets avec le Plan directeur sur les changements climatiques et les cibles municipales de réduction des émissions dont Andrea nous a parlé. Nous nous penchons donc sur différentes possibilités qui nous permettront de réduire encore notre empreinte carbone. Si le Plan directeur prévoit un certain nombre de secteurs d’intervention différents, nous nous consacrons en particulier sur la gestion des déchets organiques. Il va de soi qu’il y a eu de nombreux progrès technologiques dans ce secteur. C’est pourquoi nous nous penchons sur les possibilités de produire du biocarburant à partir des déchets organiques et sur les occasions de convertir par exemple ce biocarburant en gaz naturel renouvelable. En outre, nous nous penchons sur les possibilités d’utiliser éventuellement notre usine d’épuration des eaux usées, qui est dotée d’un processus de digestion anaérobie qui pourrait aussi permettre de cotransformer nos déchets organiques. Une partie de cette infrastructure est déjà en place à la Ville aujourd’hui. Nous tâchons donc de connaître la viabilité technique de cette option, comme l’a évoqué Andrea quand elle a affirmé que le réacheminement des déchets organiques est un élément essentiel de la stratégie de lutte contre les changements climatiques. C’est pourquoi nous nous penchons sur différentes options de la politique et sur les nouveaux programmes qui nous permettront de mieux réacheminer les déchets organiques au lieu de les enfouir dans la décharge contrôlée. Notre collectivité a bien entendu parcouru beaucoup de chemin dans le réacheminement des déchets organiques au lieu de les enfouir; or, quand on prend connaissance du dernier rapport sur la vérification des déchets menée il y a plusieurs années, environ 45 % des matières déposées dans les sacs à ordures moyens sont toujours des déchets organiques que nous pourrions réacheminer, au lieu de les enfouir. Il y a donc encore beaucoup de travail à accomplir collectivement afin d’amener tous nos résidents à participer à ce programme. J’espère donc que vous prendrez le temps de participer à ce dialogue dans les prochains mois dans le cadre du processus d’établissement du Plan directeur de la gestion des déchets solides, au moment où nous tâcherons de réunir les commentaires des résidents et des intervenants sur les différentes options que nous étudierons dans le cadre de cette stratégie. Je vous remercie beaucoup de votre attention. Je cède la parole aux autres conférenciers.

Merci Nichole. C’est toujours très bien de connaître l’orientation adoptée dans la gestion et le traitement des déchets et c’est toujours amusant de savoir comment la situation évolue. Je crois que les élèves de la première année qui parlaient de la boîte à pizza auraient adoré voir une partie de cette machinerie en train de fonctionner dans ces tunnels. Il s’agirait pour eux d’un excellent sujet de conversation. Je constate, en prenant connaissance du contenu de la boîte de clavardage, qu’il y a beaucoup de questions à ce sujet. Mon collègue Meike fait de l’excellent travail en apportant aux questions des réponses quand c’est rapide et facile à faire. Nous garderons pour la fin les questions plus élaborées ou plus complexes. J’invite donc Nichole à jeter rapidement un coup d’œil sur ces questions dans l’éventualité où elle souhaiterait répondre à certaines questions directement. Sinon, nous vous ferons parvenir ces questions à la fin des deux prochains exposés. Sans plus attendre, nous allons maintenant entendre les propos de Maria Kelleher. Maria va nous parler des émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion des déchets. Elle est ingénieure environnementale, et se spécialise dans le recyclage de l’énergie verte et les projets de lutte contre les changements climatiques. Elle est experte-conseil auprès des municipalités, du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral. Elle travaille aussi en collaboration avec des associations industrielles et des organismes clients à but non lucratif. Je lui donne la parole.

Meike, je crois qu’il s’agit de l’exposé de Susan. Mon exposé est différent. Vous avez raison. Je suis tout à fait désolé. Aucun souci. Il faudrait réessayer. Meike s’en occupe pour moi parce que je ne suis pas capable de partager moi-même l’écran.

C’est un peu lent, mais on y arrive. Je vous prie de m’excuser une seconde.

Nous sommes prêts.

Je vais donc vous parler, comme l’a dit Nichole, de l’utilisation de votre bac vert pour lutter contre les changements climatiques. Diapositive suivante s’il vous plaît. Je vais donc vous expliquer en quoi les déchets contribuent aux stocks de gaz à effet de serre de la municipalité et de la collectivité d’Ottawa. Il sera ensuite question des différentes options auxquelles nous pouvons faire appel pour gérer les déchets organiques en évoquant les bienfaits de chacune de ces options dans la lutte contre les gaz à effet de serre, puis les avantages de ces efforts, surtout lorsque vous vous servez de votre bac vert. Diapositive suivante s’il vous plaît. Voici donc, pour commencer les données les plus récentes dont je dispose pour l’Ontario en 2018. Comme on peut le constater dans ce graphique circulaire du gouvernement de l’Ontario, toutes les émissions de gaz à effet de serre proviennent essentiellement du carburant de transport et du combustible des bâtiments, ainsi que de différents autres secteurs qui produisent des gaz à effet de serre. Dans le coin gauche de la diapositive, il y a deux pointes : une pour les déchets et l’autre pour la production de l’électricité. Les déchets contribuent donc moindrement au total des gaz à effet de serre que nous produisons dans la province ou à Ottawa. Or, il s’agit d’une source de gaz à effet de serre que vous pouvez en quelque sorte maîtriser. La production de l’électricité a une part très faible dans les gaz à effet de serre, puisque nous avons interdit, il y a un certain nombre d’années, l’utilisation du charbon et qu’une grande partie de notre hydroélectricité provient de l’énergie hydraulique ou de l’énergie nucléaire. Ni l’une ni l’autre de ces deux formes d’énergie ne produit beaucoup de carbone. Diapositive suivante s’il vous plaît. Ainsi, sur le territoire d’Ottawa, la Ville met au point chaque année deux inventaires de gaz à effet de serre : l’un s’appelle l’inventaire de la collectivité, et l’autre, l’inventaire de la municipalité. L’inventaire de la collectivité comprend les bâtiments, le transport, les déchets et l’agriculture. L’inventaire de la municipalité regroupe essentiellement ce que la municipalité maîtrise. Il s’agit des infrastructures, du parc automobile, des déchets solides effectivement traités dans la décharge contrôlée et du traitement des eaux usées. Diapositive suivante s’il vous plaît. Donc, l’inventaire des gaz à effet de serre de la collectivité comprend les gaz produits par les bâtiments résidentiels, commerciaux, institutionnels et industriels, les lampadaires des rues et les émissions fugitives. Dans l’inventaire de la collectivité, le transport regroupe tout le transport sur les routes, l’aviation, le train et le transport hors route. La partie consacrée aux déchets dans l’inventaire de la collectivité comprend les déchets solides et le traitement des eaux usées. Viennent ensuite la production agricole et l’élevage du bétail. Diapositive suivante s’il vous plaît. Ce graphique indique la quantité de gaz à effet de serre produite dans les différents secteurs de l’inventaire de la collectivité. Comme vous pouvez le constater dans le bas de ce graphique, il y a une partie bleue et une partie orange, puis une petite partie verte : il s’agit des gaz à effet de serre produits par les déchets. Les activités mêmes de gestion des déchets n’ont pas vraiment beaucoup changé au fil des années. Diapositive suivante. Or, il s’agit d’une part importante des gaz à effet de serre, soit 464 000 tonnes par an. Ce chiffre n’a pas beaucoup évolué. À la droite de l’image, on peut constater que la Ville a des cibles pour réduire toutes ces émissions et pour les ramener essentiellement à zéro d’ici 2050.

Diapositive suivante s’il vous plaît. Les émissions de la municipalité sont donc celles que la municipalité peut gérer elle-même dans ses établissements, ses immeubles et ses lampadaires de rue, ses feux de circulation et ses transports en commun légers, ses parcs automobiles, le parc automobile des services de police et le transport en commun municipal. Les déchets solides sont ceux qui sont traités dans la décharge contrôlée du chemin Trail et dans la décharge de Nepean. Les eaux usées sont traitées dans le Centre environnemental Robert‑O.‑Pickard. Diapositive suivante s’il vous plaît. Toujours en ce qui concerne l’inventaire de la municipalité, les gaz à effet de serre qu’elle produit se trouvent à nouveau dans le bas de l’écran. Il s’agit de la partie du graphique en vert, au‑dessus de la partie en jaune. Les émissions ont beaucoup baissé au fil des années grâce à la collecte des gaz d’enfouissement et surtout au Programme de bac vert, qui a permis de réduire les gaz à effet de serre produits par les déchets livrés dans la décharge contrôlée. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Quand il est question des déchets organiques, il y a énormément d’options différentes auxquelles on peut faire appel pour les gérer. Comme l’a mentionné Nichole, les déchets organiques comprennent les déchets alimentaires, les cartons compostables comme les boîtes à pizza souillées de fromage, ainsi que les feuilles et les résidus de jardinage. Il y a bien des moyens différents de gérer les déchets organiques. Vous pouvez vous servir d’un broyeur à déchets si vous en avez un. Vous pouvez installer un composteur de jardin. Vous pouvez ramasser les feuilles et les résidus de jardinage et les composter, puis déposer ce qu’il faut dans le bac vert pour le faire ramasser et livrer en partie dans la décharge contrôlée. Je vous parlerai de chacun de ces aspects dans une minute. Diapositive suivante s’il vous plaît. Voyons maintenant ce qu’il advient des gaz à effet de serre grâce à chacune des options dont on peut se prévaloir pour gérer les déchets organiques. Votre composteur de jardin est adapté à tout. Vous pouvez composter les feuilles et les résidus de jardinage et les légumes à jeter. Vous ne pouvez toutefois pas composter les déchets cuisinés que vous jetez. Ces matières se décomposent lentement sur une durée d’environ un an. Vous pouvez alors produire le compost dont vous pouvez vous servir dans votre jardin. Grâce à votre broyeur à déchets, vous pouvez déchiqueter les aliments. Vous ne pouvez pas vous en servir pour déchiqueter les feuilles et les résidus de jardinage. Vous pouvez toutefois déchiqueter certains aliments pour les rejeter à l’égout, où ils sont traités avec les eaux usées. Dans ce cas, vos déchets organiques finissent dans les digesteurs et produisent des biogaz; la partie solide des matières organiques qui restent aboutit dans les biosolides qui sont traités dans l’usine. Diapositive suivante s’il vous plaît. Ce qu’il faut surtout retenir aujourd’hui, c’est ce qu’il advient des matières organiques qui sont livrées dans la décharge. Elles sont recouvertes pour éviter de les aérer, ce qui permet de les décomposer dans ce qu’on appelle un environnement anaérobie : autrement dit, il n’y a pas d’oxygène, et la décomposition anaérobie produit un biogaz qui est homogène. Il est constitué de méthane, qui est un gaz naturel; il s’agit d’environ 60 % du biogaz. Le reste, soit 40 %, est constitué de CO2, de moisissures et d’autres matières. Le méthane est un puissant gaz à effet de serre : il est 25 fois plus puissant que le CO2. Il est recueilli dans la décharge contrôlée du chemin Trail pour ensuite être épuré et servir de source d’énergie. Or, on ne peut jamais recueillir absolument tout le biogaz, puisqu’il est toujours libéré dans l’atmosphère. Il s’agit d’un problème auquel il faut réfléchir. Ce qu’il faut surtout faire, c’est d’abord éviter d’enfouir des déchets organiques dans la décharge contrôlée. L’environnement anaérobie produit aussi un lixiviat qui est acide; dans les environnements acides, les métaux se précipitent dans le lixiviat. Dans la décharge contrôlée du chemin Trail, le lixiviat est recueilli et soumis à des essais, avant d’être traité, dans l’éventualité où il doit l’être avant d’être rejeté. Mais surtout, les matières organiques prennent beaucoup de place et occupent une grande capacité de la décharge, et même s’il n’y avait rien d’autre, il ne faudrait toujours pas enfouir les déchets organiques dans la décharge contrôlée à cause de toute la place que prennent ces déchets. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Qu’advient-il des matières organiques dans le cadre du Programme de bac vert d’Ottawa? Nichole nous en a parlé. Les déchets organiques sont confiés à Renewi, qui porte désormais une nouvelle appellation dans les activités de compostage. Il s’agit donc d’un environnement aérobie. C’est un procédé différent de la décomposition anaérobie dans une décharge. Les déchets décomposés aérobiquement le sont en présence d’oxygène; ils produisent un compost fini dont bien des gens peuvent tous se servir. Du point de vue des gaz à effet de serre, le compost est avantageux, puisqu’il ramène le carbone dans le sol, qui l’emmagasine. Il s’agit d’un bienfait pour les jardiniers du point de vue des gaz à effet de serre, et dans la conférence de ce soir, comme on peut le constater, ce compost fini fait des merveilles. Il aère les sols, comme le savent si bien les jardiniers. Le compost comprend aussi des nutriments et réduit donc l’obligation de produire de nouveaux engrais, dont la production est très intensive en gaz à effet de serre. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Le réseau de gestion des déchets solides d’Ottawa a produit en 2019 environ 338 milliers de tonnes de déchets, dont 61 000 tonnes ont été recyclées, 89 000 ont été déposées dans le bac vert et 187 000 ont été jetées aux ordures. Parmi ces 187 000 tonnes, selon une vérification menée il y a un certain temps, environ 58 % ne sont pas triées en bonne et due forme et pourraient être déposées dans votre boîte bleue ou votre bac vert. Il est honteux que ces déchets finissent par être enfouis dans la décharge contrôlée, au lieu d’être déposés dans la boîte bleue ou dans le bac vert, puisque, sans aller dans le détail aujourd’hui, le recyclage dans la boîte bleue a d’énormes bienfaits dans la réduction des gaz à effet de serre. Comme Nichole l’a mentionné, on pourrait en fait déposer dans le bac vert 45 % de ces déchets, donc 45 000 tonnes au moins, et réduire les gaz à effet de serre. Ainsi, quand on se penche sur l’impact de la réduction des gaz à effet de serre sur l’utilisation du bac vert, une règle vraiment approximative consiste en fait à multiplier par deux environ le tonnage que l’on réachemine. Donc, en multipliant par deux 89 000 tonnes, on obtient environ 180 000 tonnes de ce qu’on appelle l’équivalent en dioxyde de carbone ou CO2, que l’on peut éviter. Il s’agit donc d’un avantage énorme dans la réduction des gaz à effet de serre. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Quand on se penche sur les avantages de déposer des déchets organiques dans le bac vert pour réduire les gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques, on gagne ainsi une grande capacité dans la décharge publique, ce qui permet d’en prolonger la durée utile. Il s’agit d’un avantage énorme. Essentiellement, on réduit ainsi la production de méthane enfoui dans la décharge contrôlée, puisque, comme je l’ai mentionné, chaque tonne de matières organiques produit 2 tonnes d’équivalents en CO2 de gaz à effet de serre lorsqu’on les dépose dans une décharge. En se servant du bac vert, on évite de produire le méthane qui génère des gaz à effet de serre. Je crois que vous avez parfaitement compris qu’il s’agit d’un gaz à effet de serre très puissant, dont nous voulons limiter la production dans la mesure où nous le pouvons, à moins de maîtriser totalement le problème. Donc, même quand on compte sur un très bon réseau de collecte des gaz d’enfouissement, certains gaz se libèrent. Ottawa suppose qu’environ 90 % de ces gaz d’enfouissement sont captés et que 10 % approximativement ne le sont pas. Il s’agit en fait d’un très bon rendement. Il y a un autre avantage, puisqu’on peut ainsi produire du compost. Nous avons donc fait le tour des avantages de cette pratique dans la réduction des gaz à effet de serre. Diapositive suivante s’il vous plaît.

En somme, je crois que les missions de vérification des déchets ont permis de constater que beaucoup de matières déposées dans le bac vert sont enfouies dans la décharge, ce qu’il faudrait éviter dans toute la mesure du possible. En outre, si les matières étaient bien triées dans le bac vert et dans la boîte bleue, au lieu d’enfouir dans la décharge tous les déchets comme on le fait actuellement, on récolterait des avantages énormes dans la réduction des gaz à effet de serre et dans la lutte contre les changements climatiques. Diapositive suivante s’il vous plaît. Notre prochaine conférencière va vous parler des bienfaits du compost pour le sol. Je vais donc donner la parole à Susan. Merci de votre attention.

Merci Maria. Notre dernière conférencière de la soirée s’appelle Susan Antler. Elle va nous parler de la santé des sols et des autres bienfaits du compost. Susan est la directrice générale du Conseil canadien du compost, organisme à but non lucratif qui réunit des membres et qui se consacre à la défense et à la promotion du compostage et de l’utilisation du compost.

Merci beaucoup. Nous allons bientôt souligner le 30e anniversaire de nos efforts de promotion du recyclage des matières organiques. Il y a 30 ans, le message portait surtout sur le réacheminement des déchets enfouis dans les décharges. Les chiffres sont considérables du point de vue du volume des matières organiques qui sont actuellement réacheminées dans tout le Canada. À l’heure actuelle, nous n’en captons que le tiers. Nous tenons donc à féliciter Ottawa pour tout le travail accompli afin de rehausser et d’offrir un programme de recyclage des matières organiques aux citoyens d’Ottawa. En définitive, un programme n’est fructueux que si chacun joue son rôle. C’est donc à chacun qu’il revient de bien gérer les matières organiques enfouies dans la décharge contrôlée et les conséquences : nos décisions permettent de retourner dans la nature les matières déposées dans le bac vert. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Tous ces efforts portent sur la santé des sols, ce qui ne paraît pas encore vraiment. Or, je crois que dans les prochaines années, le public respectera de plus en plus les sols. Le compost n’est pas une saleté : il s’agit du poumon de notre planète et d’une très fine couche de la terre qui permet de se nourrir et de préserver la vie. C’est pourquoi il faut être attentif à la qualité et à la santé du sol. Le compost est la matière organique qui réintègre le sol et qui permet de récolter les produits alimentaires que nous continuons de produire, en plus de prendre soin de tout le climat et d’économiser l’eau. Diapositive suivante s’il vous plaît. J’adore cette image, puisque le printemps est à nos portes et que tout le monde s’inquiète du jardinage. Or, avant même que chaque petite pousse verte sorte du sol et avant d’être tous très enthousiastes, il faut beaucoup de travail dans le sous‑sol pour s’assurer que tout est prêt et que le réseau racinaire est bien développé. Cette image permet de constater qu’il y a beaucoup de travail qui est accompli et que chacune de ces ramifications dépend de l’environnement pour sa subsistance. C’est pourquoi les jardiniers et les agriculteurs veulent s’assurer que le sol est le plus sain possible, puisqu’il s’agit du secret de la réussite. Diapositive suivante s’il vous plaît.

En somme, la vie ne se déroule pas seulement sur le sol. Il y a aussi toute une vie qui se déploie en sous-sol et que l’on ne voit pas, mais qui permet à cette magnifique planète de continuer d’exister. Il s’agit de la matière organique. En somme, tout dépend des décisions que vous prenez quand vous jetez les résidus organiques. Je déteste le mot « déchet » : ce terme n’est pas adapté à l’importance de ce produit quand il s’agit de savoir où le déposer. Si on ne dépose pas dans le bon bac ou dans la bonne boîte, on ne pourra jamais atteindre l’objectif, peu importe ce qu’Ottawa prévoit du point de vue du réseau ou de tout ce qui se produit ailleurs. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Cette année, un merveilleux organisme qui s’occupe de l’alimentation et de l’agriculture partout dans le monde s’est consacré à la biodiversité du sol et à tout ce que vous pouvez faire vous-même avec vos enfants. Il s’agit des Nations Unies. Je vous recommande vraiment de consulter le site Web fao.org : on trouve sur ce site beaucoup d’information exceptionnelle dans différentes langues à propos de la biodiversité des sols. Depuis 2015, cet organisme se consacre à éveiller les consciences sur l’importance du sol et à parler de tous les aspects dont nous dépendons. Pourtant, il ne s’agit que l’une de ses nombreuses publications. Il y a aussi des vidéos fantastiques, qui vous permettent de vous plonger dans l’étude du sujet et d’apprendre. Diapositive suivante s’il vous plaît.

D’après l’une de ses publications, il ne s’agit plus de déchets. Il s’agit du sol, d’une ressource vivante et du berceau de plus de 25 % de la biodiversité de notre planète. C’est énorme, et nous avons essentiellement, dans les dernières années, collectivement fait fi de la question comme humains et en tant qu’espèce hors sol qui a besoin d’un abri, de l’eau, de l’air et d’un bon toit. Nous allons dire quelques mots de la question. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Il s’agit en quelque sorte d’une représentation artistique de ce que l’on appelle le réseau alimentaire du sol. Les espèces qui y vivent sont nombreuses et sont entremêlées et entrecroisées. Ce réseau s’apparente beaucoup à nos collectivités, dans lesquelles nous nous entraidons. La vie continue au niveau le plus minuscule et microscopique. Il y a des bactéries dans les champignons. Il y a aussi toute la magie des vers, des araignées et des fourmis, et de tous les insectes qui font tous leur travail pour continuer de faire tourner la planète. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Voici la version agrandie d’une image représentant des bactéries. Les types d’espèces sont nombreux et différents. Or, les bactéries et les champignons sont les plus petites créatures, et comme on peut le voir dans l’un des tableaux, une cuillerée à café d’un sol sain comprend des millions de bactéries et de nombreux types différents d’espèces, et ces créatures jouent différents rôles. Les bactéries sont comme les humains. Il y a différents types d’humains. Elles sont aussi comme les livres : il y en a de tous les genres. Les bactéries sont différentes selon leur vocation : certains décomposent les matières organiques. Il y a donc une relation de symbiose qui permet de nourrir les racines des plantes. Certaines bactéries sont des pathogènes et d’autres sont des prédateurs. Toutes les bactéries s’entremêlent, et dans beaucoup de leurs activités que l’on peut observer dans des conditions microscopiques, elles sont très proches des racines qu’elles nourrissent. Certaines plantes attirent les bactéries qui les nourrissent et il se déroule une relation de symbiose dans laquelle les bactéries redonnent aux plantes les nutriments extraits du sol. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Le microbiote est un champignon qui représente l’autre groupe d’êtres microscopiques. Il joue un rôle absolument essentiel. Il a de très longues ramifications et il rassemble essentiellement de minuscules éléments de la matière. C’est comme s’il tricotait, en enfilant leur rouleau. Il réunit essentiellement des masses de terre, ce qui donne de la substance grâce au sol. Le microbiote est le champignon qui permet de décomposer le carbone. On peut endommager très facilement les champignons en creusant, puisqu’essentiellement, on les découpe. Même si on ne les voit pas, on les découpe, et il leur faut du temps avant de se reconstituer. Selon l’une des dynamiques qui se déroulent, il faut de plus en plus de travail pour se reconstituer, ce qui réduit essentiellement le sol qui est dérangé et ce qui permet aux champignons de faire leur travail. Diapositive suivante s’il vous plaît.

C’est ainsi que les champignons se rassemblent aux alentours d’une masse de matières, et je crois vraiment que c’est absolument captivant. Je pense d’ailleurs qu’à Ottawa, il y aura dès l’an prochain, voire plus tôt, une vaste exposition consacrée à la question au Musée de l’agriculture. Je crois même que cette exposition sillonnera le pays, puisqu’il est question du sol. Il y a aussi énormément de ressources sur le site Web fao.org. Il suffit de les googler. Il sera de plus en plus question de la santé du sol, et il s’agit de respecter les créatures du sol qui vous permettent de compter sur le sol le plus sain possible. Toutes ces créatures doivent manger, et c’est la raison pour laquelle il faut réintégrer le compost dans le sol. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Sur cette diapositive, on voit la photo d’un champ agricole. À droite, le sol est très compacté, et à gauche, il est très riche, presque comme le gâteau au chocolat que l’on voit à droite. Puisqu’il est très compacté, on verrait probablement au microscope qu’il y a très peu de diversité du point de vue des microorganismes. Il y a peu de mouvement; par exemple, l’eau reste inerte comme on le voit du côté gauche. L’objectif consiste donc à produire un sol riche doté d’une texture exceptionnelle et qui donne beaucoup de place aux menues racines de vos plantes pour pousser, et aussi aux microorganismes comme les vers de terre, qui peuvent se déplacer. Cet objectif est réalisable. Il faut du temps. Il faut aller de l’avant et suivre certains principes. Mais il faut toujours se rappeler qu’il faut apporter des améliorations organiques et qu’il pourrait s’agir d’éléments distincts du compost. Or, le compost est pour vous un moyen facile d’améliorer votre sol. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Les organismes du sol permettent donc d’emmagasiner le carbone, et il en sera de plus en plus question, puisqu’à l’heure actuelle, on oublie essentiellement les sols du point de vue de l’importance d’être attentif à ces sols pour lutter contre les changements climatiques. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Nous en sommes aux dernières étapes de l’analyse menée avec le Conseil canadien de conservation des sols. Nous sommes financés par la Fondation Metcalf, et notre équipe se penche sur l’importance d’améliorer le sol du point de vue de la séquestration du carbone et de ce qu’elle pourrait nous apporter dans la réalisation des objectifs de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En toute honnêteté, il faut dire que les hypothèses et les études sont nombreuses et différentes. Nous avons adopté une approche très prudente et nous avons la possibilité de rehausser cette approche dans les moyens que nous pouvons prendre pour avancer et capter une certaine superficie du point de vue de l’agriculture et de l’aménagement urbain. Nos chiffres nous apprennent que chaque année, si nous sommes plus attentifs au sol et que nous l’utilisons pour emmagasiner le carbone, nous pourrons très facilement éviter de produire presque 20 mégatonnes de carbone par an. Je crois que l’objectif du Canada prévoit environ 218 mégatonnes par an. Si nous sommes plus ambitieux, nous pourrons atteindre le tiers ou 40 % de l’objectif en étant simplement attentifs au sol. Il en sera beaucoup question. Qu’il suffise de dire que du point de vue de la puissance du sol et des liens établis grâce aux microbes qui font le travail et qui nous aident à séquestrer le carbone, qu’il faut les nourrir et que c’est grâce au compost qu’on y arrive. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Enchaînons avec la diapositive. Merci. Que veulent dire ces chiffres. Parfois, il faut s’interroger sur le sens des chiffres pour le commun des mortels qui ne comprend pas toutes ces grandes statistiques. Que veulent-elles dire? Qu’est-ce que je suis censé(e) de faire? Que pourrais-je faire? Qu’y a-t-il de facile à faire et quelles sont les activités qui sont vraiment difficiles pour nous? Nous avons tous une liste, et si vous êtes comme moi et que vous êtes inquiet ou inquiète, vous vous dites qu’il faut faire quelque chose. On continue d’être attentifs et d’accepter ce qui se passe d’après ce que l’on croit ou non. Or, je suis très à l’aise, puisqu’en plus de tous les avantages du compost qui entrent en ligne de compte dans la productivité des plantes, dans l’amélioration de l’économie et de la qualité de l’eau et dans la réduction de la superficie qu’il nous faut dans une décharge, il faut tenir compte de cette superficie et la préserver. Ce que ça veut dire aussi, c’est que si vous achetez un sac d’environ 25 litres de compost pour améliorer votre potager, c’est un rappel de ce qu’il faut faire pendant la saison du jardinage. C’est aussi, du point de vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de l’équivalent de sept kilomètres parcourus en voiture. Nous allons donc récolter tous ces bienfaits et militer pour l’environnement en utilisant du compost dans le potager ou sur votre pelouse. En achetant un sac de compost, on économise l’équivalent de 278 kilomètres en voiture. En utilisant du compost, on prend le temps et on fait des sacrifices pour économiser 278 kilomètres de trajet en voiture et pour éviter toutes les émissions que produirait ce parcours. C’est très important du point de vue agricole, puisque nous vendons essentiellement en tonnes assez facilement 619 kilomètres. Toute la question est de savoir s’il faut être de plus en plus attentif à ces efforts. Comme nous le verrons dans la diapositive suivante, il suffit de réintégrer le compost dans le sol. Or, les statistiques du Conseil canadien de conservation des sols font état de l’importance globale dans la réduction des gaz à effet de serre, et comme vous le savez, nous sommes très prudents. Si nous établissons ces chiffres à partir de l’information puisée un peu partout dans le monde, il suffit d’un sac de compost pour faire tout ce travail, en déposant les déchets organiques dans le bac voulu. Il faut être attentif à la qualité et éviter de déposer dans le bac vert ce qu’il ne faut pas y déposer. Quand il s’agit de déchets, 30 kilomètres d’économie en gaz à effet de serre représentent presque 3 000 kilomètres si on peut composter une tonne de matières organiques et la réintégrer dans le sol. Diapositive suivante s’il vous plaît.

En ce Jour de la Terre, je crois qu’il est d’actualité d’en parler et qu’il faut se dire que nous ne sommes pas les seuls à devoir intervenir. Le travail que nous menons du point de vue du compostage et tout ce qui nous permet d’être plus bienveillants pour la planète profitent aussi aux autres créatures qui ont leur place sur cette planète. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture nous apprend que l’on connaît actuellement 1 % des espèces de microorganismes dans les sols. Il y a encore donc beaucoup à apprendre. Le parcours sera captivant, et nous pouvons tous apporter notre concours. Nous devons le faire parce que le sol nous appartient. Il nous appartient dans les jardins, les parcs et les terres agricoles. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Nous avons accompli énormément de travail auprès des agriculteurs et des paysagistes. Il y a cinq principes qu’il faut adopter dans ce domaine, que l’on soit agriculteur, paysagiste ou jardinier. Ces cinq principes nous obligent à respecter le sol et à veiller sur sa santé. Il faut donc couvrir le sol, préserver les racines dans le sol même en hiver, ajouter des matières organiques et toutes sortes de produits différents, et non seulement le compost, en plus de s’assurer qu’il n’y a pas de monoculture. Il faut promouvoir la diversité des plantes et du sol et minorer la perturbation du sol. Dans la diapositive suivante, nous allons expliquer la raison d’être de tous ces points lorsqu’il s’agit de minorer la perturbation du sol. Je vous invite à cliquer de nouveau sur ce lien.

En protégeant les infrastructures, on évite de décomposer les champignons et de perturber le lieu où vivent toutes ces créatures, puisque si on les perturbe, elles doivent travailler à reconstruire le lieu où elles habitent. Il faut donc aller de l’avant et perturber le sol le moins possible pour que les microorganismes puissent se consacrer à leur travail, au lieu de penser à protéger leur abri, en préservant les racines dans le sol.

Le compost nourrit ces travailleurs et leur donne de l’énergie en hiver comme en été. Il suffit de les préserver pour éviter de perturber le sol. C’est aussi un habitat et une source d’alimentation. Allons-y. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Pour optimiser l’utilisation des amendements du sol et des intrants, il y a du travail qu’il faut accomplir en passant de l’agriculture plus traditionnelle à la santé des sols, à la pratique de l’agriculture régénérative et à l’optimisation des intrants synthétiques chimiques par rapport à la gestion organique de l’évolution des sols. Ce travail est utile puisqu’il permet certainement de s’assurer que du point de vue de l’agriculture, les fonds sont investis judicieusement et que l’on fait fructifier cet investissement à long terme. Il faut promouvoir la diversité pour éviter la monoculture. La diversité est utile, puisqu’elle favorise le plus possible la résistance : chaque bactérie entraîne avec la bactérie qui la précède. Des études nous apprennent que s’il manque certaines bactéries, le travail ne se déroule pas bien. C’est ce que nous verrons dans la diapositive suivante.

Voici donc la dernière diapositive. Il ne faut jamais laisser le sol dans cet état. Il faut toujours bien le couvrir, ce qui permet de protéger et de nourrir les travailleurs, ainsi que le sol comme ressource. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Ce qui est aussi très passionnant dans cette étape, c’est la décision que l’on prend de se servir du bac à ordures, du bac vert ou du composteur de jardin. Cette étape vous apporte tous les avantages dont nous avons parlé. Tous les autres conférenciers en ont parlé. Or, il s’agit d’une étude que nous allons publier bientôt, puisque la première semaine de mai est consacrée à la semaine internationale de la sensibilisation au compostage et que cette étude s’est déroulée à Brandon au Manitoba en faisant appel aux matières organiques séparées à la source des citoyens de la Ville de Brandon. Nous avons mené une étude à long terme sur cinq ans, puisqu’il faut compter du temps pour que les matières organiques se stabilisent. Dans le cadre de ce travail, le Dr Lord Abbey est celui qui se trouve au milieu. Nous avons établi trois scénarios différents. Aucun compost, un compostage tous les deux ans, un compostage tous les ans. Nous avons aussi tenu compte de quatre récoltes de légumes, dont la laitue frisée, la betterave et la carotte. Voici ce qu’a fait en définitive le Dr Abbey. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Voici les résultats de ses travaux. Comme on dit, une image vaut mille mots. Nous n’allons pas nous inquiéter du compost ajouté dans chaque récolte, du rendement obtenu chaque année, ni de la prochaine étape. Ce que le Dr Abbey a accompli ne l’a jamais été auparavant, et aujourd’hui, ses travaux monopolisent l’attention mondiale. Il s’est penché sur la valeur nutritionnelle des récoltes et a examiné avec ses collègues la valeur que comprend l’arrière-produit. Les résultats sont exceptionnels du point de vue de la valeur nutritionnelle qui fait rejaillir des avantages sur la santé humaine. Si vous épandez du compost sur votre sol, vous en récoltez tous les autres avantages, en plus des bienfaits pour la santé humaine. Il en va de même quand vous décidez de déposer vos déchets organiques dans le bac vert ou dans la poubelle. Votre décision vient boucler la boucle. Diapositive suivante s’il vous plaît.

Il faut donc aimer la Terre. Nous vivons tous dans ce monde. Nous avons tous un rôle à jouer hors sol et en sous-sol et nous méritons tous de vivre et de coexister dans de bonnes conditions. Pour respecter notre planète, il n’y a rien de plus simple : il suffit de réintégrer les déchets organiques dans le sol pour que la Terre continue de tourner. C’est ce que je vais vous expliquer dans les deux diapositives suivantes. S’il vous plaît.

Le Conseil canadien du compost offre un certain nombre de ressources. Nous publions sur notre site Web un livret. L’adresse de notre site Web est compost.org. Ce livret porte sur les merveilles de la vie et du sol et vous donne de l’information sur toutes les merveilleuses bestioles qui peuplent le sol. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Dans les dernières années, nous avons consacré des efforts à l’information. Comme on peut le constater à gauche, nous avons lancé un programme appelé « Let's go on a SOIL SAFARI ». Ce programme invite les enfants et les familles à aller de l’avant et à découvrir la magie du sol. Nos efforts ont en quelque sorte été freinés par la COVID. Nous espérons toutefois les poursuivre. Nous avons aussi publié de l’information en faisant appel à de bien meilleurs conférenciers que moi, ainsi qu’à des programmes sur la biologie de la santé du sol. Permettez-moi maintenant de vous inviter à vous rendre virtuellement au Manitoba, puisque dans les prochaines semaines, nous allons tenir nos webinaires sur la santé du sol. Ces webinaires sont gratuits. Que vous soyez agriculteur, paysagiste ou jardinier, vous trouverez des séances d’information exceptionnelles gratuites sur notre site Web, dont voici l’adresse : compost.org. Je tiens à féliciter la Ville d’Ottawa d’avoir franchi cette étape. Vous aviez le choix et vous avez pris la décision, puisque vous teniez à ce que votre monde continue de tourner. Merci infiniment.

Je vous remercie, Susan. Comme jardinière, il y a certainement bien des choses à apprendre, et j’adore cette image, qui explique l’évolution des légumes selon les différents traitements. C’est merveilleux, et comme mère de famille, je souhaite m’inscrire et participer à ce géosafari. Je ne sais pas si j’inviterai mon enfant. Toutefois, j’adorerais mener une activité comme ce safari. Je crois aussi que le dialogue évolue beaucoup lorsqu’il est question de l’importance du sol dans la lutte contre les changements climatiques en général, surtout quand on peut regarder sur Netflix une émission aussi prestigieuse sur le sol et l’importance de la séquestration et de l’agriculture. Je ne sais pas ce que vous pensez de Kiss the Ground : L’agriculture régénératrice. Toutefois, il est très agréable d’y avoir facilement accès. Mais je crois que vous avez raison : le dialogue à propos du sol évolue, et dans la boîte de clavardage de Zoom, il y a beaucoup de commentaires favorables de participants qui ont apprécié votre exposé, ainsi que les exposés de Maria et de Nichole aujourd’hui. Je vous remercie donc toutes les trois de vos exposés exceptionnels.

Dans la zone de clavardage de Zoom, on nous demande si nous pouvons ou non publier les exposés. Permettez-moi d’apporter deux précisions. Premièrement, comme nous l’avons dit au début, nous enregistrons ces exposés, que nous publierons sur la chaîne YouTube de la Ville d’Ottawa. En effet, en raison de nos politiques sur le bilinguisme, il faudra compter du temps pour traduire les relevés de ces exposés. Il faudra donc attendre encore un peu. Si vous devez absolument revoir ces images ou que vous souhaitez consulter tout de suite ces statistiques, il suffit de nous adresser un courriel à l’adresse changementsclimatiques@ottawa.ca, et nous serons heureux de vous faire suivre rapidement ces exposés. Nous allons publier cette adresse de courriel à la fin des exposés et des réponses apportées aux questions.

Je tiens à dire aux participants que s’ils doivent cesser de suivre ces exposés avant la fin, nous respectons l’horaire : il reste environ une heure pour la période de questions. Il y a déjà 10 questions dans ma file d’attente et je constate qu’on nous en adresse d’autres dans la zone de clavardage dans Zoom. Je vous invite à continuer de nous poser vos questions. Servez-vous de la boîte de clavardage au bas de votre écran pour ouvrir la fonction de clavardage et adresser vos messages à tous, si vous voulez soumettre vos questions. Ce soir, nous allons surtout nous consacrer à la matière que nous avons traitée, soit le compostage, les bacs verts et les déchets solides. Nous allons nous en tenir à ces sujets. S’il n’y a pas assez de questions sur ces sujets et que vous avez des questions plus générales à propos des changements climatiques, nous pourrons enchaîner avec ces questions. Mais je crois que dans environ une heure, nous aurons probablement déjà répondu aux 10 autres questions qui nous sont adressées. Nous allons sans doute nous en tenir à ce sujet. Si vous avez d’autres questions et que vous voulez plus d’information à caractère plus général à propos des changements climatiques, vous pouvez, comme nous l’avons mentionné, nous adresser un courriel à l’adresse changementsclimatiques@ottawa.ca. Enfin, nous vous rappelons que pendant la séance de ce soir, nous mettons à votre disposition des employés bilingues. Vous pouvez donc poser vos questions en français.

Je crois que nous allons partir de là, en nous en tenant aux thèmes des questions dans toute la mesure du possible, pour que tout se déroule un peu plus naturellement. Comme vous le savez, il y a une longue file dans Zoom et environ 90 personnes qui clavardent. Il se peut donc que nous passions de l’un à l’autre. Pourquoi ne cesserions‑nous pas de partager maintenant l’écran pour que les participants puissent se voir et voir tous les conférenciers. Nous ferons de notre mieux pour adresser les questions aux conférenciers compétents. Je vais donc simplement demander aux conférenciers d’activer leurs micros s’ils veulent intervenir ou ajouter quoi que ce soit.

Voici donc la première question. Si de mauvaises herbes envahissantes se retrouvent dans le bac des feuilles et des résidus de jardinage, ces mauvaises herbes pourraient‑elles survivre et se répandre? N’oublions pas que le procédé de compostage de la Ville permet de tuer d’innombrables organismes dans les matières organiques, ce qui influe sur la qualité du compost. Alors Maria, désolée, Nichole, commençons par vous, puis donnons la parole à Maria si elle veut ajouter quoi que ce soit. N’hésitez pas à intervenir.

Merci infiniment, Andrea. Pour ce qui est des mauvaises herbes envahissantes, je crois qu’en principe, dans ce procédé, puisque les déchets passent deux semaines dans ces tunnels à une température de 50 degrés à 55 degrés Celsius environ, toutes les espèces envahissantes devraient être éliminées et n’auront donc plus d’incidence sur la qualité des sols. J’invite Maria ou Susan à apporter des précisions à ce sujet.

Je laisserais à Susan le soin d’y répondre. Effectivement, quand les germes des mauvaises herbes sont éliminés, ils le sont pour de bon, et comme nous l’avons dit, chaque centre de compostage applique des exigences très rigoureuses quand il s’agit de mettre à l’essai les produits, ce qui est obligatoire du point de vue de la santé et de la sécurité de l’environnement, mais aussi en vertu des autres programmes qui sont scrutés encore plus attentivement. Il existe même un programme appelé l’Alliance de la Qualité du Compost, qui permet effectivement de se pencher sur les caractéristiques agronomiques du produit. Il n’y a donc pas de bon compost ni de mauvais compost. Il faut utiliser le compost à bon escient. Mais pour ce qui est des mauvaises herbes, puisqu’elles sont soumises à un procédé qui se déroule à haute température, il s’agit d’une autre source valable de matières organiques.

Bon, je vous remercie. Qu’est-ce qui permet de ne pas créer de méthane dans les déchets déposés dans le bac vert, puisqu’ils passent deux semaines dans les tunnels? Maria, est-ce une question à laquelle vous pourriez commencer à répondre?

Je crois que oui. Les déchets du bac vert sont constamment retournés et oxygénés, ce qui les empêche d’être traités en anaérobie. Ils ne devraient donc pas tomber en anaérobie s’ils sont constamment retournés. Ils sont soumis à l’air pulsé et sont retournés pour continuer de les oxygéner.

Très bien.

Que se produit-il si on dépose dans le bac vert des déchets qu’on ne devrait pas y déposer? Nichole, commençons par vous. Très bien. Je crois qu’il y a essentiellement deux procédés précis, comme nous allons le voir sur l’une des diapositives que je vais vous présenter. Dans le procédé de tamisage, nous allons en fait extraire les matières que nous considérons comme des contaminants ou les articles qu’il ne faudrait pas déposer dans le bac vert, et qui, bien entendu, ne se décomposent pas dans le procédé. Souvent, des matières qui ne sont pas destinées au bac vert se frayent un chemin jusqu’à la décharge contrôlée.

Très bien. C’est en quelque sorte un scénario classique. Il y a beaucoup de questions dans lesquelles on demande des précisions sur ce qu’il faut déposer et sur ce qu’il ne faut pas placer dans le bac vert. Que dire des gobelets à café? On a déjà posé une question à ce sujet. Est-ce que tous les gobelets à café ne sont pas déjà imperméabilisés, et même si la couche imperméable n’est pas visible, on suppose que le gobelet est en fait imperméabilisé, puisqu’autrement il ne permettrait pas de garder les liquides chauds ? Parlez‑nous donc des gobelets à café. Oui, absolument. On peut donc déposer dans le bac vert les gobelets à café en papier. L’ennui, à mon avis, c’est qu’il y a énormément de produits différents sur le marché à l’heure actuelle et que certains d’entre eux sont imperméabilisés à la cire, ce qui est bien : ils vont se décomposer dans le procédé. Or, beaucoup de gobelets sont en fait imperméabilisés avec une pellicule de plastique, et du point de vue du consommateur, il est vraiment difficile pour chacun de nous de pouvoir constater la différence. En règle générale, nous acceptons effectivement les gobelets non imperméabilisés dans le cadre du Programme de bac vert. S’il y a une pellicule de plastique, le gobelet ne va pas se décomposer pendant le procédé du compostage. À nouveau, dans le processus de tamisage dont nous avons parlé ou que j’ai évoqué dans mon exposé, on extrait cette matière. Ces produits de plastique se frayent un chemin jusqu’à la décharge contrôlée. Je pense que ce qu’il faut aussi savoir, c’est que nous encourageons les résidents à déposer, dans le cadre du Programme de bac vert, la vieille huile de cuisson. Il s’agit d’un exemple, si vous ne vous en resservez pas pour cuire d’autres aliments. Il s’agit par exemple de la graisse de bacon, que l’on peut en fait verser dans une tasse en papier. Souvent, c’est ce que font les consommateurs, et c’est pourquoi nous acceptons ces matières dans le cadre du programme. Mais à nouveau, il existe un procédé de tamisage qui permet d’extraire le plastique à la fin du procédé.

Qui dire maintenant des couches? Il s’agit d’une autre matière plastique pour vous, j’imagine. Parlez-nous des couches. Puisque nous n’acceptons pas les couches dans le Programme de bac vert de la Ville, il faut les jeter avec les ordures ordinaires, dans un sac à déchets. C’est ce que fait aussi la Ville d’Ottawa, puisque nous avons prévu une collecte des déchets toutes les deux semaines. Nous avons aussi un programme spécial destiné aux ménages, surtout ceux qui ont beaucoup de jeunes enfants qui portent des couches ou tous ceux qui jettent ces déchets particuliers. Vous pouvez vous inscrire pour les faire ramasser dans les semaines au cours desquelles les déchets ne sont pas collectés à intervalles réguliers. Vous pouvez vous inscrire sur le site ottawa.ca.

On dit que beaucoup de produits sont compostables. Par exemple, j’ai un étui de téléphone Pela, et l’entreprise annonce qu’on peut jeter cet étui dans le bac de compostage. Comment Ottawa gère-t-elle ces articles? Je ne sais pas si Susan ou Maria peut dire quelques mots des normes de compostage. Or, il s’agit de l’une des plus grandes difficultés de toutes les villes, et non seulement d’Ottawa. Ce que nous constatons dans l’ensemble de l’industrie, c’est qu’il n’y a pas de lien entre ces normes et les procédés de fabrication des produits compostables. Il n’y a pas non plus de lien avec ce qui se décompose effectivement dans les réseaux de compostage municipaux. Ainsi, les procédés de la Ville d’Ottawa ne permettent pas à bien des matières de se décomposer. C’est pourquoi elles sont finalement extraites à la fin du procédé et se frayent un chemin jusqu’à la décharge contrôlée. Il s’agit d’un problème sur lequel se penchent le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial. Il va de soi qu’il y a beaucoup de pression qui pèse sur les municipalités, qui sont obligées de travailler de concert avec les transformateurs pour tâcher de mettre au point des technologies innovantes, permettant de décomposer ces matières. Or, dans la situation actuelle, il n’y a pas du tout de lien, et c’est pour cette raison que nous n’acceptons pas les produits ou les emballages compostables dans le Programme de bac vert de la Ville.

Maria ou Susan, souhaitez-vous ajouter quoi que ce soit? J’adorerais le faire si vous le permettez. Merci.

C’est alors qu’il faut prendre le téléphone et appeler son député, parce que bien honnêtement, le réseau accuse chaque jour ces problèmes, ce qui ne relève certes pas de la responsabilité de la Ville d’Ottawa. On demande de corriger des problèmes, qui ne sont pas encadrés par le gouvernement fédéral. Il n’y a pas non plus de normes pour ce qui est des produits qui sont compostables ou ceux qui ne le sont pas. Une première étape consiste à s’assurer que les fabricants ou les propriétaires de marques qui annoncent que des produits sont compostables sur leur emballage les soumettent au moins à des essais. Il y a aussi des organismes qui, comme le BPI et le BNQ, qui soumettent les produits à des essais dans leur laboratoire pour aller de l’avant et pour s’assurer qu’ils ne se décomposent pas dans un certain délai et qu’ils ne nuisent pas non plus au produit final qui est désormais rehaussé non seulement grâce aux essais en laboratoire, mais aussi par le gouvernement de l’Ontario avec le concours d’Environnement Canada. Il s’agit d’un travail qui se déroule sur le terrain afin de connaître la réalité dans le fonctionnement, par exemple, des programmes de la Ville d’Ottawa dans le traitement des produits compostables certifiés, puisque les conditions des essais en laboratoire peuvent varier par rapport à la réalité, tout autant que les décalages temporels. À la Ville d’Ottawa, ces produits sont déposés dans le bac. Ils restent dans des tunnels pendant deux semaines, et parfois plus longtemps dans certaines autres installations. Il y a donc beaucoup de variabilité. Mais en toute honnêteté, c’est un grand motif de frustration pour nous, au Conseil canadien du compostage, et il semble que parce qu’il s’agit d’un problème quotidien qui n’est toujours pas corrigé, c’est le programme de compostage de la Ville d’Ottawa qui en pâtit, puisqu’il faut extraire la matière et dépenser des fonds supplémentaires. La qualité que nous tâchons d’obtenir en définitive coûte très cher parce qu’il faut enlever énormément de produits et qu’ils ne disparaissent pas comme par enchantement. Dans un centre de compostage, on ne veut pas de ces produits en premier lieu, et très honnêtement, il y a des délais que le gouvernement et, plus généralement, les municipalités doivent respecter. C’est très frustrant pour nous, et vous pouvez nous être utiles en appelant votre député fédéral ou provincial pour encourager le gouvernement à corriger ces problèmes.

Merci Susan. Maria, souhaitez-vous apporter des précisions? Et bien, comme l’a dit Susan, tout se composte en restant assez longtemps dans les tunnels, soit pendant deux semaines. Bien des matières pourraient donc être compostables si elles restaient dans un système pendant quatre mois ou 12 mois, par exemple dans un composteur de jardin, qui permet de décomposer les matières, ce qui ne se fait pas dans deux semaines. Comme l’a dit Susan, il faut des normes et des indicateurs de mesure. Comme vous le savez, il y a, à l’heure actuelle sur le marché, beaucoup de produits qui sont soi-disant compostables. La plupart de ces produits finissent par être compostables, mais non dans un délai aussi court. Et pour préciser ce que disait Maria, il y a des problèmes, comme vous le savez, puisqu’à mon avis, les consommateurs et les résidents ne sont pas conscients de l’envergure du problème, et si un produit qui appartient à une certaine catégorie est compostable, on pense que d’autres produits sont également compostables. C’est pourquoi il ne convient pas de déposer tous les produits dans le bac vert. Les vignettes plastifiées pour les fruits et les légumes nous rendent complètement fous au Conseil canadien du compostage. Il s’agit des vignettes que l’on trouve sur les peaux de banane et sur tous les fruits vendus sur le marché aujourd’hui. Ces vignettes sont plastifiées, et dans la plupart des cas, par exemple sur les peaux de banane, on ne pense même pas à enlever cette vignette. Sur les pommes, on l’enlève probablement parce qu’on ne veut pas la manger. Mais sur les bananes beaucoup de vignettes sont posées sur la peau, ce qui donne lieu à toutes sortes de problèmes dans les installations pour ce qui est de la gestion. C’est difficile pour nous d’amener les détaillants et les propriétaires de marques de produits à s’abstenir d’apposer ces vignettes sur les fruits et les légumes ou d’en faire une version compostable. Mais il faut une volonté politique.

Aussi, l’idée ne m’avait jamais effleuré l’esprit, mais désormais, j’enlèverai ces vignettes sur mes bananes et je montrerai à mes enfants à en faire autant. Merci. Voici d’autres conseils rapides sur les imprévus. Nous allons ensuite enchaîner avec une catégorie différente. Que faire des gobelets Keurig? Que dire de ces gobelets? On dit qu’ils sont compostables. Le sont-ils vraiment?

Il est question des dosettes de café Keurig. J’en ai vu certaines sur le marché, et je crois que j’ai déjà parlé de l’anneau compostable, il faut aussi parler du petit panier qui comprend les grains de café. C’est aussi le genre de produits que nous n’acceptons pas dans le programme de la Ville pour toutes les raisons que nous venons d’expliquer. Ces produits ne se décomposent pas dans notre procédé. Il y a aussi d’autres dosettes offertes sur le marché et qui sont faites de plastique recyclable. Souvent, nous recommandons d’enlever la pellicule d’étain et de vider les grains de café dans le bac vert, pour ensuite rincer les dosettes et recycler le plastique dans la boîte bleue. Très bien Nichole. Vous avez aussi parlé brièvement des boîtes de carton à pizza qui ne sont pas souillées ou qui ne sont souillées que légèrement, ou encore qui sont accompagnées du papier ciré qui absorbe les huiles. Est-ce préférable de recycler ce carton ou de le déposer dans le bac vert?

Il s’agit d’une bonne question. Je vais donc reprendre mes explications. Si la boîte à pizza comprend du papier ciré qui absorbe les huiles, on peut donc supposer que le carton est parfaitement recyclable et qu’on peut facilement le déposer dans la boîte noire. Ce qu’il faut surtout faire, c’est de vraiment s’assurer que le carton n’est pas souillé, parce que c’est ce carton qui est en définitive le plus précieux puisqu’on peut revendre ces produits de fibres à la condition qu’ils soient propres. J’espère avoir répondu à la question.

Oui, c’est bien. Merci. Passons à un autre sujet. Je vis seul, et il faut attendre des semaines avant que je puisse remplir et vider mon bac vert. Que devrais-je faire pendant toutes ces semaines? Nichole?

J’allais vous donner un conseil, mais je ne sais pas quelle taille a votre bac vert. La Ville offre effectivement le bac type de 80 litres. C’est celui que l’on voit généralement sur le bord des rues. Il y a aussi un bac vert de 47 litres, qui est beaucoup plus petit et qui a presque la moitié de la taille environ du bac normal. Je crois que vous avez la possibilité de vous procurer un petit bac vert et qu’il n’y a rien de mal à le sortir chaque semaine, quand les éboueurs passent les prendre dans votre rue toutes les semaines. Pour ce qui est de votre petit bac de cuisine, je vous conseillerais de le sortir souvent et de le déposer dans votre bac vert même, pour éviter d’épandre des odeurs nauséabondes.

Merci. Susan, que faites-vous pour amender le sol sans le perturber et pourquoi un amendement tous les deux ans est-il moins conseillé?

L’une des solutions consiste simplement à épandre du compost sur le dessus du sol pour attirer les bestioles qui vont ensuite se frayer un chemin dans le sous-sol. Il s’agit d’une solution à adopter, au lieu de creuser partout dans votre jardin, ce qui demande du temps dans la première année, puisqu’il faut commencer à creuser pour étoffer la matière organique du sol. Puis, vous aurez moins besoin de creuser et vous n’aurez que des mises au point à apporter quand viendra le moment d’ensemencer votre potager.

Je ne me rappelle pas la deuxième partie de la question. Pourquoi les amendements tous les deux ans sont-ils moins avantageux? Il suffit d’ajouter du compost chaque année et de continuer de nourrir le sol. Ce que nous n’avons pas fait, dans cette étude, c’est d’appliquer toutes les autres pratiques de gestion des la santé des sols. Quand vous ajoutez du compost, vous devez donc vous assurer que le sol est couvert. Faites‑le au moment de la deuxième récolte, afin de rehausser la qualité du sol. Il pourrait y avoir des différences. Il s’agissait pour nous de donner la priorité uniquement au compost. Ainsi, la bonne nouvelle, surtout en ce qui concerne le Conseil canadien du compost, c’est qu’on doit continuer d’utiliser le compost autant qu’il le faut, continuellement, et tous les deux ans si vous le pouvez. Vous en récolterez les avantages et l’environnement ne s’en portera que mieux. Du point de vue des normes de sécurité, il y a des exigences à respecter pour ce qui est de la quantité de compost que l’on peut épandre à long terme, et parfois, du point de vue de l’agriculteur, on peut en épandre tous les deux ou trois ans et laisser le sol reposer entretemps.

Bon, je ne suis pas certaine. Je pense que tous les conférenciers pourraient avoir quelque chose à dire à ce sujet. Que faut-il faire pour éviter que les microplastiques contaminent l’environnement à un moment ou à un autre dans le déroulement des activités lorsqu’on produit des microplastiques en plus grande quantité et qu’on risque de les jeter dans nos cours d’eau? Nous pourrions peut-être commencer par vous, Nichole. Je souhaiterais connaître ensuite les points de vue de Susan et de Maria, si elles veulent bien nous donner des précisions. Il va de soi que j’en ai parlé très généralement dans mon exposé : le produit final qui sort de notre installation de compostage doit en fait respecter les normes de qualité du compost de l’Ontario. Ainsi, notre transformateur de matières organiques n’a pas à déposer de comptes rendus à intervalles réguliers auprès du ministère. Je vais donc m’inspirer du rapport le plus récent publié sur la question. Les normes prévoient toujours des niveaux nettement inférieurs au maximum à respecter pour les plastiques, ce qui ouvre la voie au produit final. Je ne sais pas si Susan ou Maria souhaite nous donner des précisions.

Je pense que la question des microplastiques est un peu différente. Il s’agit vraiment des minuscules quantités de plastique qui peuvent se déverser dans l’eau avant d’être absorbées par les poissons puis d’être intégrées dans la chaîne alimentaire. Je ne connais pas vraiment la quantité de microplastique qui sort d’un site de compostage, et à moins d’avoir mal compris la question, pour ce qui est des plastiques ordinaires, vous savez que vous ne pouvez pas jeter autant de plastique dans le compost, qu’on ne pourrait plus revendre de toute manière parce que son aspect serait vraiment gâché. Comme vous le savez, dans toute cette question des plastiques, il faut les sortir de la chaîne ne serait-ce que pour des raisons esthétiques et pour d’autres raisons. Mais pour ce qui est des microplastiques, je ne sais pas si on peut en tirer beaucoup au lieu de les jeter, sauf les matières à composter. Le Conseil canadien du compost a un avis sur les microplastiques dans le compost. Tout d’abord, la première étape consiste à ne pas déposer les plastiques dans les bacs, puisqu’ils sont difficiles à sortir de la chaîne, que cela coûte très cher et que ce n’est pas non plus une garantie qu’on peut tout en extraire. Certes, les normes nous disent qu’il y a aussi toute la question des mots comme « biodégradable », qu’utilisent certains propriétaires de marques. L’oxyde biodégradable est dégradable, à moins d’être certifié compostable et qu’une norme prévoit qu’il n’est pas nuisible et qu’il se décompose. Ces produits doivent être éliminés de la bonne manière, et c’est précisément le rôle que doit jouer le gouvernement fédéral. Ainsi, du point de vue du travail effectué dans les installations de compostage comme celles de la Ville, on s’en remet aux résidents pour faire ce qu’il faut. C’est par là qu’il faut commencer. Il faut aussi s’assurer que les propriétaires des marques sont fidèles à ce qu’ils affirment et qu’ils ne nous trompent pas dans leurs affirmations et qu’ils recherchent aussi des solutions de rechange qui permettent de déplastifier les autocollants apposés sur les fruits et les légumes et les convertir pour en faire d’autres produits ou des produits compostables certifiés qui ne sont pas nocifs pour l’environnement.

Merci. Génial! Nous allons commencer par vous dans le prochain thème des questions. La Ville encourage-t-elle les entreprises à participer au Programme de bac vert? Surtout quand les bureaux rouvriront leurs portes! C’est une excellente question. À l’heure actuelle, puisque la Ville d’Ottawa est réglementée par le gouvernement provincial, nous offrons le service de bac vert aux entreprises locales. Nous offrons aussi ce service aux ménages qui déposent leurs ordures sur le bord des rues, dans les immeubles à logements multiples ou dans les autres ménages, ainsi que dans tous les établissements dont la Ville d’Ottawa est propriétaire et qu’elle contrôle. Il y a aussi certaines petites entreprises auxquelles nous offrons le service du bac vert dans le cadre du Programme de sacs jaunes de la Ville. Voilà pour les petites entreprises qui produisent moins de 20 sacs de déchets environ deux fois par semaine. Pour avoir droit au service de la Ville, ces entreprises doivent s’assurer qu’elles recyclent, en plus de participer au Programme de bac vert municipal.

Très bien. Je crois que vous avez probablement déjà répondu à cette question. Il semble qu’Ottawa ne ramasse pas les restes alimentaires des restaurants ni les produits alimentaires périmés des supermarchés. Qui s’en occupe? Il faut dire qu’il y a énormément de prodigieux organismes à but non lucratif qui font ce travail, et j’entrevois des perspectives absolument très prometteuses pour étendre ce service. Je crois que ceux et celles qui participent au processus de l’établissement du Plan directeur de la gestion des déchets solides voient plus loin que les efforts traditionnels que nous consacrons au réacheminement des déchets et tâchent vraiment de monter dans la hiérarchie de la gestion des déchets, dans les cas où ils prévoient de réutiliser des matières et récupérer des restes alimentaires. Il y a donc de très bonnes occasions de réutiliser ces restes dans le cadre des opérations de la Ville, sans parler de toutes les entreprises différentes. Il faut donc se pencher sur ces possibilités pour nouer potentiellement un partenariat plus étroit avec la collectivité. Il s’agit vraiment d’une question sur laquelle nous nous penchons à l’heure actuelle.

Très bien. Sur le thème des restaurants, les participants ont remarqué, surtout par ces temps de COVID, que beaucoup de restaurants offrent des plats à emporter dans des contenants en plastique compostable, mais que d’après tout ce que nous avons entendu dire déjà, ces contenants ne sont pas compostables. Y a-t-il un moyen d’aider les entreprises qui croient être conscientes des changements climatiques en leur donnant de l’information ou en les orientant sur la bonne voie, éventuellement?

Permettez-moi de dire un mot : ces plastiques nuisent beaucoup au recyclage. On sait que le plastique compostable est un véritable obstacle, puisqu’il contamine tout le procédé de recyclage des plastiques. C’est pourquoi il est important de ne pas le recycler, à moins qu’il s’agisse d’un plastique qui se décompose rapidement ou que ce soit un plastique ordinaire qui est recyclable, ce qui est effectivement, du point de vue du cycle de la durée utile, préférable à un plastique compostable qu’on ne peut pas recycler et qu’on ne peut pas composter non plus parce qu’il faudrait compter trop de temps. C’est donc une question qui me turlupine vraiment en fait parce qu’il faut réfléchir longtemps et attentivement à ces politiques pour en connaître les incidences et se dire que les plastiques ne sont tout simplement pas recyclables et qu’il faut tout jeter avec les matières organiques. Ce n’est pas aussi facile si on n’y réfléchit pas mûrement et qu’on n’adopte pas des politiques, en prévoyant suffisamment longtemps d’avance une intervention comme recycleur. De plus, comme défenseur des matières organiques, je déteste contaminer les plastiques. C’est déjà assez compliqué, sans parler des plastiques que les gens croient pouvoir recycler et qui ne peuvent pas vraiment le faire. Ces plastiques ne sont pas vraiment compostables non plus.

Il s’agit d’une belle histoire et d’une bonne nouvelle pour Ottawa : le Centre national des Arts a désormais pour objectif de cesser d’utiliser les plastiques dans le cadre de ses services. Cette décision a été adoptée il y a un an. Cet organisme a travaillé en collaboration avec nous, de même qu’avec l’entreprise qui transporte ses déchets, Thomas Organics pour soumettre à des essais chacun des produits qui pouvaient, selon le Centre, être livrés dans l’installation de compostage à laquelle ils étaient destinés. Quand les résultats ont été concluants, on a enchaîné avec des essais en laboratoire et sur le terrain, et quand la décision a été prise, c’est comme si le Centre national des Arts était un îlot vert, puisqu’il s’agit d’un lieu que l’on peut contrôler assez bien, ce qui est très difficile dans les immeubles résidentiels, où il y a des centaines de milliers de bacs verts. Pourtant, du point de vue du secteur ICI, on savait assez bien que les produits que l’on choisirait seraient adaptés à l’infrastructure. D’ailleurs, j’ai reçu aujourd’hui l’appel d’une femme du Nord de l’Ontario qui travaille dans une autre petite entreprise et qui souhaite vraiment aller de l’avant et offrir ses produits compostables certifiés. Elle voulait s’assurer de savoir où iraient ces produits et s’ils allaient être effectivement compostés. Comme vous le savez, c’est une honte, puisque ces entreprises devraient être récompensées de leurs valeureux efforts puisqu’elles paient ces produits plus cher. Il ne faudrait donc pas les critiquer, et du point de vue de leurs besoins, il faut mieux intégrer ces produits. Il faut ramener la question non pas au niveau des différents restaurants, mais encore une fois à l’étude de la règle du jeu, puisqu’il faut savoir quoi faire des déchets et des produits alimentaires à long terme, lorsque tout est trié. Il faut aussi envisager la question dans son ensemble, en tenant compte de tous les emballages et des déchets alimentaires, ce qui est plus facile pour un établissement, ce qui n’est peut-être pas le cas à Ottawa. Or, collectivement, les entreprises savent ce qu’elles achètent. Il faut consacrer un effort collectif, et il est très difficile, pour un établissement, de gérer la question sans avoir une vue d’ensemble de la situation.

Quelqu’un veut-il apporter des précisions?

Très bien. Penchons-nous sur certaines questions relatives au jardinage.

À l’automne, est-il préférable de laisser les plants de légumes dans le sol pour l’hiver? Pouvons-nous commencer par vous pour répondre à cette question? Très bien. J’ai commencé à le faire et je laisse les plants de légumes. Le potager a l’air un peu brouillon, et il s’agit de l’un des problèmes du point de vue de la collectivité agricole, qui est en train de mener la transition avec l’agriculture régénératrice et qui laisse les plantes sur le domaine agricole alors que d’autres les critiques. On peut effectivement laisser les plans de légumes et en fait, même si on toute honnêteté, je ne suis pas experte de la question, une grande partie de la matière et les débris deviennent l’habitat des insectes et des abeilles qui y passent l’hiver. C’est donc plutôt un problème d’esthétique, qu’il faut gérer selon son propre point de vue sur l’esthétique.

Dans les jardins, on utilise son propre compost et on dépose dans le compost des coquilles d’œuf, qui deviennent très visibles dans son massif de fleurs ou — pardonnez‑moi — dans leurs massifs de fleurs. On pourrait en constater discrètement les résultats au printemps. Doit-on procéder différemment?

Je ne crois pas qu’on doive les concasser. Il faut réduire le plus possible la matière, et plus les bestioles ont de quoi mâcher, plus la matière se dégrade rapidement. J’ai un bac à vers, je concasse mes coquilles d’œuf et je suis étonnée qu’elles semblent disparaître en l’espace de quelques semaines. C’est pourquoi je pense toujours à les concasser. Je constate que c’est utile, et à nouveau, leur décomposition est naturelle.

Je me contenterai de dire que les coquilles d’œuf étaient un problème énorme dans notre cour-jardin. Nous avons un composteur de jardin et un bac vert, dans lequel nous déposons les coquilles d’œuf et les autres matières, pour ensuite les placer dans le composteur de jardin. Si vous étiez mon père, vous pourriez vous en servir quand vous plantez des légumes. Il déposait toujours les coquilles d’œuf à la base de ses plants de tomates au début de la saison. Je me rappelle que c’est pour profiter du calcium. En creusant un peu, les coquilles d’œuf pourraient aussi être une option. C’est ce que j’ai fait, au point où j’avais des coquilles d’œuf sous les ongles. Je m’en servais aussi pour éloigner les limaces parce que les morceaux de coquille sont contondants et qu’on m’a dit que ça les décourageait, comme on peut le lire dans les contes de bonne femme.

Très bien. Nous allons maintenant répondre à quelques questions sur les broyeurs de déchets. Est-ce la même chose que le broyeur à ordures? Et les broyeurs à déchets n’ont-ils pas pour effet d’engorger le réseau d’égout, surtout les tuyaux en fonte? Je dirais aujourd’hui que les broyeurs à déchets sont fortement contestés, et c’est la raison pour laquelle nous tenons une tribune libre. Je suis donc certaine qu’il y a des points de vue différents. Nichole, nous allons commencer par vous. Qu’est-ce qu’un broyeur de déchets, comment fonctionne-t-il et quelle est la position de la Ville à l’heure actuelle sur la question? Nous pourrons ensuite parler des raisons pour lesquelles il pourrait y avoir des avantages, puis des risques pour notre réseau d’égout.

Absolument. Disons d’abord et avant tout que les broyeurs à déchets sont les machines à broyer qui sont installées sous l’évier de cuisine. La Ville d’Ottawa a adopté un règlement interdisant l’utilisation des broyeurs à déchets sur son territoire exactement pour cette raison. Je ne me souviens plus exactement à quelle date. Je ne sais pas si Mike souhaiterait nous éclairer sur la question. C’est vraiment un sujet à propos duquel nous avons eu des discussions en interne, y compris avec nos collègues des groupes des infrastructures des eaux usées. Nous avons pensé à lancer un projet pilote éventuellement à partir des résultats des travaux de recherche menés à Vancouver et à New York très récemment. On sait en particulier qu’il y a des possibilités exceptionnelles pour nos immeubles à logements multiples, par exemple, et éventuellement dans les immeubles neufs. C’est vraiment un défi de taille quand on se penche sur la participation : il faut amener les résidents à participer au Programme de bac vert dans les immeubles à logements multiples. À l’heure actuelle, dans le secteur multirésidentiel, le taux de réacheminement n’est que de 17 %. Il y a donc beaucoup de travail à faire. Il va de soi qu’il y a des difficultés. Or, il y a aussi des occasions exceptionnelles. Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de visiter avec Mike Malmö en Suède, et il n’y avait qu’une tour à logements multiples dans le centre-ville ou dans le cœur du centre-ville, que nous avons visitée. Pourtant, au lieu d’avoir un centre de traitement des eaux usées, on avait en fait installé un système de captation dans l’infrastructure : tous les déchets organiques étaient broyés dans ce système, qui était essentiellement un réservoir. Puis, on livrait les déchets broyés dans l’usine de traitement des eaux usées. Il y a donc vraiment des possibilités. Je vais laisser à Mike le soin de nous en parler.

Effectivement, le plan climatique est le premier facteur en ce qui nous concerne. Tout est assez difficile dans ce plan et comme on le sait, le réacheminement des matières organiques en fait partie. Ce qui est difficile, c’est que le modèle de réduction de 100 % des gaz à effet de serre prévoit le réacheminement de 98 % des matières organiques d’ici 2024, et la réalisation de cette cible est une autre question qui nous oblige à commencer à réfléchir à tout ce que nous pouvons faire. Même si c’est peu dire que les broyeurs à déchets pourraient représenter des difficultés pour la collecte des eaux usées, ils pourraient nous offrir des perspectives quand il s’agit de relever le taux de réacheminement. C’est ce à quoi faisait allusion Nichole quand elle parlait de nous aider, surtout dans les immeubles à logements multiples de grande densité. C’est ce à quoi nous réfléchissons à l’heure actuelle.

J’interviens pour dire que dans certains cas, le broyeur à déchets est avantageux, puisque l’usine de traitement des eaux usées est sous-chargée et ne tourne pas au maximum de sa capacité et qu’en tant qu’ancien ingénieur du traitement des eaux usées, je sais comment fonctionnent les réservoirs et les digesteurs, et si le réseau est sous-chargé, les bestioles ne sont pas heureuses : essentiellement, elles n’ont pas suffisamment à manger, ce qui s’est parfois produit à Los Angeles ou à San Francisco, quand toutes les conserveries ont fermé leurs portes. Elles ont dû le faire parce que leurs installations de traitement des eaux usées étaient sous-chargées et que dans ce cas, les matières organiques étaient traitées dans le réseau. Si le système est assez bien chargé, tout dépend de la quantité de déchets alimentaires qui est déchiquetée dans les broyeurs à ordures. Généralement, pour répondre à la question, ils ne causent pas de problèmes dans les tuyaux. Il faut plutôt prévoir une expertise du traitement des eaux usées. Nos digesteurs, nos réservoirs d’aération et tous les éléments du réseau sont-ils en mesure de traiter cette charge en particulier. Je viens de parler, hier, à Mike, à Andrea et à toute l’équipe pour leur dire que personnellement, je n’aime pas les broyeurs à déchets. Je peux comprendre qu’ils donnent de bons résultats dans les immeubles à logements multiples, simplement en fait parce qu’il est vraiment problématique de sortir les matières organiques de ces immeubles, pour des raisons d’incommodité et pour une foule d’autres raisons. Il se pourrait donc qu’il y ait une application, ce qui ne serait pas vraiment un problème dans la tuyauterie en fonte. Les broyeurs pourraient plus vraisemblablement causer des problèmes dans l’usine de traitement des eaux usées. Il faudrait toutefois faire tous les calculs de charge pour savoir si la tuyauterie peut essentiellement permettre de traiter ces charges.

Merci, Maria. Pour préciser cette notion, il ne s’agit pas d’une question sur le compostage. Toutefois, les broyeurs à déchets ont effectivement des incidences sur la charge de nos réseaux d’égouts. Dans quelle mesure est-il important de rincer les matières recyclables avant de les déposer dans les bacs?

Il va de soi qu’il faut que les matières recyclables soient propres, puisque les travailleurs et les installations de récupération des matériaux ne s’attendent pas à traiter des matières souillées. Il faut donc les rincer abondamment. Toutefois, un ami de longue date, l’économiste Peter Victor, m’a dit que nous devrions vraiment compter tous les intrants pour le temps qu’il faut, ainsi que toutes les quantités d’eau, ce qui est vraiment une bonne idée dès le départ, ne serait-ce que du point de vue de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il faut absolument tout rincer abondamment. La raison pour laquelle il faut le faire, c’est que quelqu’un doit manipuler ces matières ensuite et qu’il faut donc qu’elles soient propres.

Nichole, avez-vous des précisions à apporter? J’allais ajouter que Maria a vraiment bien traité la question et je crois qu’un fait vous étonnerait. Je crois que Mike pourrait nous confirmer que récemment, nous avons réalisé une vidéo qui est diffusée sur le site Ottawa.ca. Cette vidéo a été tournée pendant une visite dans notre installation de récupération des matières. Il s’agit toujours, comme l’a fait valoir Maria, d’un procédé essentiellement manuel. On fait appel à de nombreuses technologies de pointe pour pouvoir traiter des matières. Pourtant, il y a encore toujours beaucoup de travailleurs sur ces chaînes de traitement, et on peut constater une énorme différence entre les matières qui sont rincées et nettoyées et celles qui ne le sont pas. C’est ce qu’on peut constater quand on manipule les matières qui ne sont pas nettoyées : elles ont des répercussions sur le traitement physique.

Très bien. Merci! Nous avons dit quelques mots des immeubles à logements multiples. Nous allons peut-être commencer par Nichole. Puis, Maria pourrait répondre plus généralement à cette question. A-t-on constaté une amélioration des taux de compostage quand les immeubles sont dotés d’une colonne vide-ordures diversifiée? Pourrait-on rendre cette installation obligatoire dans les immeubles neufs?

Nichole, pourriez-vous commencer à répondre à la question? Bien sûr. Je relève souvent quelques très bons exemples à Ottawa. Nous avons mis sur pied, il y a environ deux ans, un groupe de travail des intervenants des immeubles à logements multiples, et dans l’un de ces immeubles en particulier, le gestionnaire immobilier s’est lui-même occupé de prendre des dispositions pour fermer la colonne vide-ordures. On a mené de prodigieux efforts de sensibilisation dans cet immeuble. On a consacré des efforts exceptionnels à la communication et à la formation dans le cadre de la trousse de bienvenue, et en habitant dans cet immeuble à logements multiples, on signe quasiment un engagement écologique. Il ne s’agit pas seulement de prendre de bonnes habitudes dans la gestion des déchets. Ces habitudes doivent imprégner cette culture. Il faut savoir que dans cet immeuble, il s’agit du type de communauté que nous essayons de bâtir et qui a le souci de l’environnement. Cette communauté atteint un taux de réacheminement de presque 80 % dans cet immeuble, ce qui est probablement le taux le plus élevé que nous avons constaté dans tous les immeubles à logements multiples sur le territoire de la Ville. On sait donc que le principe donne de bons résultats. Nous travaillons en fait en très étroite collaboration avec Andrea et l’ensemble de l’équipe dans la planification. Toute l’équipe a l’intention de mettre au point de nouvelles normes d’aménagement très performantes dans les nouveaux immeubles à terme. Le programme prévoir un volet consacré aux déchets. Nous nous penchons donc sur les possibilités nouvelles en ce qui concerne ce qui sera obligatoire dans les immeubles, en plus de relever aussi les normes de verdissement que certains immeubles tâchent de respecter, et il s’agit vraiment d’une mesure que nous envisageons pour accroître l’accessibilité et améliorer la situation afin de réduire les inconvénients qui empêchent les particuliers de participer au programme. Ainsi, au lieu de prévoir une seule colonne pratique pour vider les ordures, il y aurait une colonne pour chaque courant de déchets que nous verrons sur le territoire de la Ville, puisque l’incommodité est le tout premier obstacle pour les résidents des immeubles à logements multiples.

Maria, voulez-vous ajouter quoi que ce soit? J’habite à Toronto, et dans cette ville, il faut respecter les normes d’écologisation des immeubles. Il faut aménager une poubelle de triage triple, dotée de trois boutons. Les matières sont déposées dans trois bacs différents installés dans le sous-sol ou dans trois colonnes différentes. Et il n’y a donc pas d’autres options : il faut que le recyclage soit pratique. Il faut aussi prévoir des rayons de braquage suffisamment larges dans le sous-sol pour que les camions puissent entrer et sortir en ramassant les trois bacs différents. Dans la ville où j’habite, c’est ainsi qu’on traite les matières. Il y a bien entendu, comme vous le savez, une foule de raisons pour lesquelles le réacheminement des déchets dans les immeubles à logements multiples est plus compliqué : les ménages ont moins de place dans les appartements pour ranger les matières et dans certains immeubles plus anciens, il faut descendre au sous-sol. Les femmes ne veulent pas le faire tard le soir quand il fait sombre. C’est pourquoi nous avons mené des essais avec la Toronto Community Housing pour connaître les différents moyens de hausser les taux de réacheminement dans les vieux immeubles. La Ville de Toronto a consacré beaucoup de travail à la question, et certains immeubles sont même devenus d’excellents modèles à suivre. Ces exemples existent bel et bien, comme l’a précisé Nichole. Pourtant, il s’agit toujours d’un défi de taille dans les immeubles à logements multiples. On peut toutefois rendre certaines installations obligatoires dans les immeubles neufs. Le problème, c’est qu’il est compliqué de réaménager un immeuble construit il y a longtemps. Oui, c’est effectivement un point valable, Maria. Environ 70 % de l’ensemble des immeubles à logements multiples de grande taille à Ottawa ont été construits avant 1980. Quand on se penche sur l’ensemble de la situation, on constate qu’on a une excellente occasion de prévoir les installations nécessaires dans tous les immeubles neufs éventuellement. Il faut surtout se pencher sur les politiques de densification de la Ville dans les prochaines années. Pour nous, il sera très important de se consacrer à la question. Cependant, il y a bien des défis à relever dans de nombreux immeubles construits avant même que l’on se mette à recycler.

Effectivement, nous avons même procédé à des essais. L’un de mes clients a eu cette idée. Dans tous ces immeubles, une salle était utilisée pendant environ quatre jours par mois. On pouvait donc s’en servir pour le recyclage. Nous avons en fait sondé l’idée et avons remporté un succès nuancé pour différentes raisons. On avait pensé à tout. Mais je crois que dans les vieux immeubles, il faut mettre au point des solutions. On peut construire des immeubles neufs en faisant toute de suite le nécessaire.

Effectivement. Nous n’avons pas encore abordé les autres aspects des changements climatiques. Toutefois, puisqu’il s’agit de l’un des 20 autres projets de l’Évolution énergétique, nous sommes en train de mettre au point des normes d’aménagement performantes en reprenant dans une certaine mesure la norme écologique de Toronto, et nous nous concertons avec le groupe de Nichole, dans le cadre de cette norme, sur certains aspects de la gestion des déchets.

Puisqu’il ne nous reste plus que quelques minutes, nous ne pourrons pas répondre à toutes les questions. Nichole, je vous invite à répondre à la prochaine question, et dans votre réponse, je me demandais si vous ne pouviez pas nous dire ce qu’il faut consulter pour en savoir plus. Voici donc deux questions : Que peut-on consulter pour en savoir plus sur l’élimination des déchets? Et à nouveau, Que faut-il dire sur les petits objets comme les lingettes pour les bébés, la litière pour les chats, les gobelets à café et les boîtes à pizza? Comme nous l’avons vu ce soir. Que faut-il consulter pour en savoir plus sur la question? Bien entendu, nous pouvons consulter toute l’information publiée sur le site ottawa.ca. Meike se consacre déjà à cette information. Elle a aussi fait du travail et a publié le lien dans la boîte de clavardage, sur le site ottawa.ca/NavigateurDeDéchets, et il est facile de consulter l’information : il suffit de taper toutes les questions en précisant les matières qu’on souhaite éliminer, et télécharger l’application du Navigateur de déchets. Il s’agit d’une application fantastique. De plus, Meike et son équipe viennent tout juste de se consacrer à l’intégration. On a donc prévu, dans l’application, une fonction qui permet de consulter rapidement l’information sur le téléphone intelligent, en plus de savoir quel bac ou quelle boîte il faut utiliser pour trier les matières.

Excellent. Meike, pourriez-vous afficher de nouveau le lien qui permet de savoir où l’on peut ramasser le terreau tant qu’il y en aura? Nichole, pourriez-vous nous dire si la Ville peut mettre à la disposition des résidents le compost des bacs verts? Je pense que dans votre exposé, vous avez dit que ce compost n’est offert qu’à la communauté agricole. Il s’agit en fait de ce que prévoit le contrat. En réalité, le compost appartient techniquement à Convertus, qui est l’entreprise chargée de traiter les matières organiques. C’était prévu dans le contrat d’origine : elle devait trouver des débouchés pour ces matières. À l’heure actuelle, le compost n’est vendu qu’à l’industrie agricole. Je crois que l’on pourrait envisager ces possibilités, surtout hors du contrat existant. C’est envisageable.

Très bien. Voici la dernière question à laquelle nous allons répondre. Nous allons faire intervenir tous les conférenciers. Y a-t-il une habitude que l’on pourrait améliorer et qui aurait vraiment une incidence énorme pour augmenter le succès du Programme de bac vert? J’ai appris qu’il serait utile d’enlever les collants sur les peaux de bananes. Pourriez-vous me convaincre qu’il y a mieux à faire? Que dois-je faire et que devons-nous tous faire pour adopter des habitudes vraiment valables?

Nichole, voulez-vous commencer à répondre à la question? C’est une bonne question. J’aurais dû me préparer à y répondre. Permettez-moi toutefois, Andrea, d’apporter une précision avant d’y répondre. Mon fantastique collègue Anthony, qui surveille le Programme de bac vert, voulait attirer mon attention sur les exigences très rigoureuses de la réglementation dans la manutention, ce qui limite la possibilité de vendre le compost directement aux résidents. Ce qu’il faut surtout faire, à mon avis, c’est entre autres de trouver l’occasion d’en faire un programme pratique dans les ménages et de mettre au point des solutions adaptées aux familles. Par exemple, j’ai acheté des tablettes glissantes IKEA que j’ai placées sous l’évier. Mais je sais que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour tous. Je crois qu’il est préférable de prévoir des bacs un peu partout dans les foyers. Ce que l’on constate, c’est que ce n’est pas seulement une question de recyclage. On sait que la charpie de la sécheuse est généralement jetée avec les ordures alors qu’on pourrait la déposer dans le bac vert. Pour certaines matières que l’on peut déposer dans le bac vert, c’est vraiment pratique de prévoir des bacs un peu partout dans les maisons pour pouvoir y jeter spontanément les déchets, au lieu d’y penser après coup. Je crois que pour moi, il est préférable de tâcher de rendre ce programme le plus pratique possible pour tous les résidents dans leurs habitations.

J’adore cette idée. Pour rendre le programme pratique, il faut savoir que tous les gros sacs de papier permettent de bien doubler les bacs rangés sous l’évier. Pour moi, il fallait que les bacs soient faciles à nettoyer.

Bonne suggestion. Maria, pensez-vous que c’est ce qu’il y a de plus prometteur? C’est vraiment une question de commodité, puisque c’est vraiment difficile en définitive, quand on se sert du bac vert depuis 14 ans. J’ai participé à l’origine à la planification du bac vert à Toronto en 2007. 14 ans plus tard, c’est toujours aussi difficile. Recycler, c’est facile. Mais il est difficile de réacheminer les matières organiques, et je crois que si on s’en rend compte dès le premier jour dans un ménage, on peut chaque année penser à de nouvelles solutions. On peut donc placer un contenant sur le dessus du comptoir de cuisine pour le composteur à déchets. Nous avons un contenant distinct pour les sachets de thé, qui sont humides, et il faut les faire sécher avant de les placer dans le bac vert. Il y a aussi un sac au frigo pour tous les déchets alimentaires à déposer dans le bac vert. Nous avons donc amélioré au maximum la commodité. Dans la mesure où nous pouvons le faire et chaque fois que c’est possible, nous pensons à des solutions différentes que nous pourrions adopter. Il faut simplement reconnaître qu’il est difficile de réacheminer les matières organiques dans la gestion des déchets et qu’il faut simplement continuer de se consacrer à la question pour que ces matières soient plus faciles à réacheminer. C’est ce que je suggère. Et vraiment, le frigo me rappelle que durant l’été, je range mon bac vert dans le congélateur. Je n’aime pas que les mouches à fruits s’occupent de gérer ces matières. Pour que ce soit pratique, il faut donc prévoir un bac dans le frigo et dans le congélateur assez souvent. Il faut faire ce qu’il faut. Je crois qu’il ne faut pas se contenter d’en parler. Il faut faire tous les efforts voulus parce que c’est bon pour l’environnement, qu’on augmente la capacité de la décharge contrôlée, qu’on réduit les gaz à effet de serre et qu’on obtient des sols de qualité, comme l’a mentionné Susan.

Merci, Susan. Il s’agit d’une habitude qui permettrait d’améliorer le recyclage et qui aurait un impact sur le Programme de bac vert. Premièrement, je tiens à féliciter tous ceux et celles qui ont participé à cette séance. Il va de soi qu’ils ont le souci de l’environnement et qu’ils profitent probablement au maximum de cette information sur tout ce que vous faites. Mais je me rappelle que Nichole a mentionné dès le début qu’il y a encore du travail à faire, et je retiens ce qu’elle a dit à propos de l’incommodité. Toutefois, je me consacre chaque jour au recyclage des matières organiques et j’en constate tous les avantages. Très honnêtement, je me préoccupe énormément de faire de notre planète un monde meilleur grâce au compostage. Je déteste le terme qu’emploie l’industrie pour parler des matières organiques en évoquant le dédain. Je crois que c’est une bonne nouvelle de savoir qu’il y a un moyen de recycler les matières organiques et que c’est le choix à faire aujourd’hui grâce au bac vert dans les cours‑jardins. Nous espérons de pouvoir étendre ce programme à d’autres secteurs qui n’ont pas de bacs verts à l’heure actuelle, puisque c’est très facile et qu’il y a toutes sortes d’avantages. Très honnêtement, je suis peinée d’apprendre que c’est comme entrer en religion et qu’il faut attendre le Jour de la Terre pour comprendre que nous avons un patrimoine à laisser et qu’il faut créer cet élan de vitalité merveilleux pour les générations de demain. Il y a bien quelques inconvénients et on s’interroge sur ce que ça coûte par rapport aux mesures adoptées pour améliorer le monde. À mes yeux c’est déjà ce que nous faisons en 2021. Bravo à la Ville d’Ottawa pour tout ce qu’elle fait en sachant qu’il y a encore du travail à accomplir et que je ne crois pas qu’il y ait tant d’inconvénients, puisqu’il s’agit pour moi d’une religion.

Permettez-moi maintenant de donner la parole à Mike, qui a activé son micro. Je crois donc qu’il a un mot à nous dire de ces habitudes. Effectivement, pour reprendre ce que disait Susan, il s’agit d’influencer les autres. Nous devons, dans nos efforts de réacheminement, donner l’exemple. Il vaut la peine de le mentionner. La crise sanitaire prendra fin un jour. On sait que toutes les 20 minutes, il y a une fête et que c’est l’occasion de parler de la question. Ce n’est peut-être pas un bon exemple, mais vous comprenez ce que je veux dire quand je parle de la fête. Il faut tâcher d’influencer tous les autres et de faire la promotion de ces bonnes habitudes sans parler de l’exemple des immeubles à logements multiples qui font 80 % de ce que l’on sait du réacheminement. Nichole parle d’un excellent exemple et d’habitudes qui donnent de bons résultats et que nous pouvons tous adopter. Il y a beaucoup de commentaires à ce sujet dans la boîte de clavardage : les voisins n’en font pas tous autant. Les jeunes et les membres de leur famille adoptent ces habitudes. Il faut se servir de cette influence pour tenir ces dialogues.

En terminant, permettez-moi de remercier tous les conférenciers de leurs exposés et de toutes les réponses qu’ils ont apportées aux questions qui nous été posées. Je souhaite remercier tous les participants de nous avoir consacré leur soirée pour souligner ce soir le Jour de la Terre et pour parler de la relation importante entre le bac vert et les changements climatiques. Nous voulons que le dialogue se poursuive. Il y a toutes sortes de moyens de nous contacter à propos du bac vert et des déchets solides. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter le site ottawa.ca à propos du bac vert. Si vous voulez vous exprimer plus généralement sur le Plan directeur de la gestion des déchets solides auquel travaille Nichole, qui déposera un compte rendu le mois prochain auprès du Comité et si vous voulez continuer de donner votre avis sur le travail consacré à l’élaboration de ce plan, vous pouvez vous abonner à l’infolettre électronique et consulter la page du site Participons Ottawa. Vous trouverez l’information sur le site ottawa.ca/PlanDechets; vous pouvez aussi nous faire parvenir directement un courriel. Si nous n’avons pas répondu à vos questions et que vous ne trouvez pas les réponses dans le Navigateur de déchets ou que vous recherchez de l’information sur d’autres ressources, veuillez adresser un courriel à l’équipe des Services des déchets solides (PlanDechets@ottawa.ca). Cette équipe vous guidera dans la voie à suivre. En ce qui concerne les changements climatiques, je dois généralement dire que nous avons présenté une dizaine d’exposés comme celui-ci dans les derniers mois et qu’il s’agit du premier exposé que nous avons vraiment mis au point sur un même sujet, en nous contentant de parler du bac vert et des matières organiques et des déchets solides essentiellement. Il s’agit d’un dialogue très fructueux, parce qu’il porte sur des questions précises. Dans les prochains mois, nous avons l’intention de le préciser encore, au lieu de parler de tout ce que nous faisons dans la lutte contre les changements climatiques et dans le transport, le bâtiment, l’électricité et les déchets solides. La liste pourrait s’allonger à l’infini. Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail que nous faisons, que vous vouliez recevoir de l’information sur les activités publiques à venir ou sur les occasions de consulter le public, nous vous invitons à vous inscrire à notre infolettre électronique sur le site ottawa.ca/ChangementsClimatiques. Vous pouvez aussi nous adresser par courriel d’autres questions ou visiter notre site Web pour en savoir plus sur les activités que nous menons. Il est maintenant 20 h 30. Je vous souhaite un merveilleux Jour de la Terre et une magnifique soirée. Nous espérons avoir de vos nouvelles ou vous revoir à l’occasion d’autres exposés comme celui-ci. Merci beaucoup. Au revoir et merci à tous et à toutes.

 

 

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