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Évolution énergétique

Évolution énergétique : Stratégie de transition vers des technologies énergétiques communautaires d’Ottawa

Le plan d’action Évolution énergétique [ PDF 13.888 MB ] décrit ce que compte faire la Ville d’Ottawa pour éliminer complètement les émissions de gaz à effet de serre de la Municipalité d’ici 2040 et celles de la collectivité d’ici 2050. Il vise à transformer Ottawa en une ville florissante, mue par une énergie renouvelable et propre.

Pour concrétiser cette vision, il faudra un travail concerté et collaboratif dans tous les secteurs de la communauté.

Ce plan d’action constitue l’une des huit priorités du Plan directeur sur les changements climatiques, soit le cadre global de la Ville pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux effets actuels et futurs des changements climatiques.

Pour en savoir plus sur Évolution énergétique, visionnez la vidéo d’information technique.

Que devra faire Ottawa pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions?

La Ville a utilisé un modèle technique pour déterminer les éléments nécessaires à l’atteinte de ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les voici :

  • Réduction importante de la demande d’énergie
  • Élimination progressive des combustibles fossiles
  • Recours accru aux ressources renouvelables

Au total, 39 mesures ont été modélisées. Le détail et les réductions correspondantes sont présentés dans le document Modélisation des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa jusqu’en 2050 : synthèse des résultats [ PDF 945 KB ].

Voici les cinq mesures qui offrent le plus grand potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre :

  • Électrification des véhicules personnels
  • Modernisation des bâtiments résidentiels existants
  • Réacheminement des déchets organiques destinés à la décharge et création de gaz naturel renouvelable
  • Modernisation des bâtiments commerciaux existants
  • Transition vers des parcs de véhicules commerciaux zéro émission

Ensemble, ces cinq mesures représentent environ 80 % de la réduction nécessaire.

Projets prioritaires d’Évolution énergétique

La Ville a défini 20 projets à réaliser dans les cinq prochaines années pour accélérer les mesures et les investissements contribuant aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci sont décrits ci-dessous.

Projets d’utilisation du sol

Projets en bâtiments

  • Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments existants – Programmes visant à accélérer et à financer les rénovations écoénergétiques dans les bâtiments résidentiels et commerciaux, par exemple le Programme de prêts pour la mise en valeur des habitations.
  • Bâtiments municipaux – Programme de rénovation et de modernisation des bâtiments municipaux visant à améliorer le rendement énergétique et mise à jour de la Politique sur les bâtiments écologiques pour l’harmoniser avec les cibles municipales de réduction des émissions.
  • Chauffage des bâtiments – Stratégie pour tenir compte des impératifs des infrastructures et des services publics en ce qui concerne les nouvelles méthodes de chauffage des bâtiments.
  • Nouveaux bâtiments – Norme d’aménagement de haute performance pour améliorer la conception et la construction des bâtiments.

Projets en transport

  • Véhicules électriques – Stratégie visant à favoriser et à encourager l’adoption de véhicules électriques personnels et commerciaux.
  • Parc automobile de la Ville – Plan actualisé pour continuer de remplacer les véhicules municipaux par des véhicules hybrides et électriques lorsque possible.
  • Transport en commun zéro émission – Programme de remplacement des autobus par des options plus propres et non polluantes.
  • Moyens de transport durables – Stratégies visant à réduire la dépendance aux véhicules personnels en favorisant les déplacements à vélo, à pied et en transport en commun.

Projets relatifs aux déchets et au gaz naturel renouvelable

  • Réacheminement des déchets organiques – Stratégie visant à réacheminer les déchets organiques destinés à la décharge pour réduire les émissions engendrées par leur gestion et permettre la production d’énergie renouvelable.
  • Gaz naturel renouvelable – Stratégie visant à alimenter les résidents en gaz et autres sources de chaleur carboneutres.

Projets en électricité

  • Ressources en électricité – Stratégie pour développer l’alimentation en électricité renouvelable locale ou régionale et la production sans émissions à l’échelle provinciale.

Projets relatifs aux particuliers

  • Réseau bâtiments durables Ottawa (anciennement le Réseau des ambassadeurs et des ambassadrices du climat) – Programme visant à inciter les entreprises et les organisations à atteindre les cibles de réduction des émissions à long terme.
  • Information et sensibilisation – Programme visant à encourager la participation à des projets communautaires pour atteindre les cibles de réduction des émissions à long terme.

Autres projets

  • Financement de l’évolution – Approche pour mieux évaluer les sources potentielles de financement municipal pouvant être mobilisées autour d’Évolution énergétique.

Les documents suivants explorent plus en détail les différents projets prioritaires :

Avantages d’Évolution énergétique

La transition vers des sources d’énergie sobres en carbone comporte plusieurs avantages :

  • Réduction des effets des changements climatiques
  • Stimulation de l’économie locale et création d’emplois
  • Amélioration de la santé publique
  • Réduction des iniquités sociales
  • Renforcement de la résilience climatique

Consultations sur Évolution énergétique

Pour en savoir plus sur les prochaines consultations relatives aux projets d’Évolution énergétique, visitez Participons Ottawa.

Rapports et documents de référence

Stratégie Évolution énergétique

Le dernier rapport sur la stratégie Évolution énergétique a été approuvé à l’unanimité par le Conseil le 28 octobre 2020. Voici ce qu’il comprend :

  • Mesures à prendre pour éliminer complètement les émissions d’Ottawa d’ici 2050
  • Avantages de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la transition vers un avenir sobre en carbone
  • Description de 20 projets communautaires et municipaux qui viendront accélérer les mesures et les investissements dans les cinq prochaines années (2020-2025)
  • Risques relatifs à la mise en œuvre et mesures d’atténuation prévues

Liens pour télécharger la stratégie ou les documents connexes :

Ces études est disponible en anglais seulement et peut être traduite en partie ou en totalité sur demande. Pour en savoir plus, communiquez avec Emma Langham, au 613‑580‑2424, poste 13858.

Outil de visualisation CityInSight

CityInSight (en anglais seulement) est un outil de visualisation de données pour la Stratégie du projet Évolution énergétique de la Ville. Vous pouvez utiliser l’outil pour mieux comprendre les émissions projetées à Ottawa, et vous pouvez manipuler certaines variables aux fins de vos propres analyses et recherches.

L’outil CityInSight prévoit la consommation potentielle d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre connexes pour les années 2016 (base de référence) à 2050, selon deux scénarios :

  • Le scénario des activités planifiées – porte sur les prévisions de consommation d’énergie et d’émissions à Ottawa si aucune mesure supplémentaire n’est prise en plus de celles qui sont déjà adoptées ou planifiées.
  • Le scénario de 100 % – regroupe les mesures et les stratégies à adopter si Ottawa veut réduire de 100 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, conformément aux seuils établis par l’Accord de Paris sur le climat.

Le rapport technique (en anglaise seulement) et le Guide des données, des méthodologies et des hypothèses contiennent de plus amples renseignements sur les hypothèses sous-jacentes à ces scénarios. Si vous souhaitez obtenir une copie de ces documents, veuillez envoyer un courriel à l’adresse changementsclimatiques@ottawa.ca.

Vous pouvez choisir parmi sept projections différentes et comparer le scénario des activités planifiées à celui de 100 %. Les projections sont les suivantes :

  • émissions;
  • consommation d’énergie;
  • transport de passagers;
  • forme urbaine;
  • population et emploi;
  • flux énergique;
  • résultats financiers;

Vous pouvez manipuler un certain nombre de variables pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre à Ottawa. Ces variables comprennent :

  • une année spécifique, entre 2016 et 2050;
  • un scénario (activités planifiées ou 100 %);
  • les sept projections.

Consultez CityInSight (en anglais seulement).

Vous souhaitez recevoir des mises à jour concernant le projet Évolution énergétique et d’autres initiatives de lutte contre les changements climatiques? Abonnez-vous au bulletin électronique sur les changements climatiques.

Mobiliser les instances supérieures

Pour atteindre les objectifs d’Ottawa, il faudra un travail concerté et collaboratif dans tous les ordres de gouvernement. Lorsque le Conseil a déclaré l’état d’urgence climatique en 2019, il a demandé au personnel de collaborer avec les instances supérieures pour :

  • nourrir son ambition et accélérer les mesures visant à répondre à l’urgence des changements climatiques
  • fournir des ressources supplémentaires aux municipalités et au public pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à bâtir leur résilience envers les effets du climat.

La Ville collabore régulièrement avec les gouvernements provincial et fédéral concernant le financement, les politiques et les ressources réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de son Plan directeur sur les changements climatiques et de sa stratégie Évolution énergétique.

Voici une synthèse des mesures.

Destinataire Demandes de la Ville Date Soumission
Ministère de l’Énergie de l’Ontario
  • Encourager la transition vers un réseau d’électricité sans émission.
  • Collaborer avec la Commission de l’énergie de l’Ontario pour faire en sorte que son approche réglementaire soit davantage alignée sur les objectifs provinciaux de diminution des gaz à effet de serre.
  • Fixer une norme de 5 % de gaz naturel renouvelable d’ici 2024 et explorer la possibilité d’une norme de 10 % d’ici 2028.
  • Collaborer avec la Commission de l’énergie de l’Ontario pour procéder à une révision générale du modèle de contrat de franchise afin d’y inclure les paiements pour l’utilisation des emprises municipales.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Todd Smith, ministre de l’Énergie de l’Ontario 
Ministère des Affaires municipales et du Logement
  • Autoriser les municipalités à exiger des systèmes de chauffage et de refroidissement sobres en carbone en décourageant ou en interdisant l’élargissement du réseau de gaz naturel et, dans les zones servies par des systèmes énergétiques de quartier sobres en carbone, exiger que les bâtiments neufs soient raccordés au réseau du district ou dotés d’un système de chauffage et de refroidissement à faibles émissions de carbone.
  • Donner aux municipalités la capacité de financer les transports en commun à même les recettes de stationnement et les droits de permis.
  • Donner aux municipalités le pouvoir d’imposer des taxes sur le stationnement ou des impôts fonciers différentiels.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Steve Clark, ministre des Affaires municipales et du Logement de l’Ontario 
Ministère des Transports de l’Ontario
  • Fournir du financement pour le projet de réseau de transport en commun non polluant d’Ottawa.
  • Fournir du financement et adopter des politiques pour des infrastructures publiques de recharge des véhicules électriques.
  • Envisager l’aménagement d’une voie de péage pour les véhicules à plusieurs occupants pour favoriser l’action climatique.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Caroline Mulroney, ministre des Transports de l’Ontario 
Ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario
  • Interdire officiellement les matières organiques dans les décharges institutionnelles, commerciales et industrielles d’ici 2024.
  • Appuyer le développement d’un projet de démonstration de la gazéification pour les déchets forestiers, les feuilles, les résidus de jardinage et tout autre déchet organique approprié.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable David Piccini, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario 
Environnement et Changement climatique Canada
  • Exiger que 90 % des véhicules soient des véhicules à émission zéro d’ici 2030.
  • Restreindre la vente de fluides frigorigènes et de matériaux de construction à forte incidence sur le réchauffement climatique.
  • Éliminer les subventions pour les combustibles fossiles.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique
Ressources naturelles Canada
  • Mener une analyse comparative de la performance énergétique de tous les bâtiments existants – proposer des solutions ÉnerGuide modernisées qui répondent au besoin d’étiquetage plus abordable, rapide et flexible, afin de favoriser l’adoption de règlements municipaux sur les normes de performance en matière d’émissions.
  • Rehausser les mesures incitatives pour les travaux de modernisation des bâtiments visant à réduire les émissions, par exemple en permettant aux propriétaires de retirer des fonds de leur régime enregistré d’épargne-retraite pour les travaux d’amélioration énergétique de leur résidence (comme pour l’Incitatif à l’achat d’une première propriété) et en offrant des incitatifs financiers pour les projets majeurs sur les bâtiments visés par la partie 3 du Code du bâtiment.
  • Réduire les obstacles à l’installation d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques en soutenant les entreprises de distribution locales avec les ressources économiques et techniques nécessaires pour respecter l’échéancier d’Ottawa voulant que d’ici 2030, 90 % des véhicules vendus soient électriques.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Ressources naturelles du Canada
Ministère des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada
  • Fournir du financement pour le projet de réseau de transport en commun non polluant d’Ottawa.
  • Appuyer le développement d’un projet de démonstration de la gazéification pour les déchets forestiers, les feuilles, les résidus de jardinage et tout autre déchet organique approprié.
  • Financer les programmes municipaux de rénovation des bâtiments, notamment en rétablissant le Programme pour les bâtiments communautaires verts et inclusifs.
Janvier 2022 Lettre du maire Jim Watson adressée à l’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales, de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada

Transcript

Bonjour à toutes et à tous,

Je m’appelle Byrne Furlong. Je serai votre animatrice aujourd’hui. I will be your moderator today.

Scott Moffatt, président du Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets, dira quelques mots et présentera le personnel de la Ville.

Après les exposés du personnel, M. Moffatt animera une période de questions avec les membres du Conseil municipal et leur personnel.

Quinze minutes suivant la fin de la séance d’information technique, j’animerai une période de questions pour les médias. Les représentants des médias qui souhaitent participer peuvent adresser un courriel à medias@ottawa.ca pour savoir ce qu’il faut faire afin de s’inscrire.

Welcome to the technical briefing session in connexion with Energy Evolution.

Scott Moffatt, Chair of the Standing Committee on Environmental Protection, Water and Waste Management, will provide some remarks and introduce city staff.

Further to the presentations, Chair Moffatt will moderate a question-and-answer period with City Council members and their staff.

15 minutes after the end of the technical briefing, I will moderate another question-and-answer session for the media.

Avant de céder la parole à M. Moffatt, permettez-moi de vous donner quelques explications. Même si je crois que tous connaissent bien, désormais, la marche à suivre pour participer à des réunions dans Zoom, permettez-moi de rappeler qu’il faut désactiver votre micro.

Pour voir le représentant de la Ville qui prend la parole dans Zoom, veuillez régler votre affichage pour l’« intervenant actif », plutôt que pour la vue « Galerie ». Le bouton de cette fonction se trouve en haut à droite de l’écran vidéo de Zoom.

Please change your screen to the “Speaker” mode in English to have a better view of the speakers. The button for this is located in the top right corner of the Zoom video screen.

Please note that this presentation is available in English on the City of Ottawa YouTube page.

Je vais maintenant inviter Scott Moffatt, conseiller municipal et président du Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets à prendre la parole. C’est lui qui lancera la séance d’information d’aujourd’hui.

Merci beaucoup, Byrne, et bienvenue à tous et à toutes. Bienvenue aux membres du Conseil, au personnel et aux représentants des médias.

Nous voulons étoffer la séance d’information technique très fructueuse que nous avons tenue il y a plusieurs mois au début de la pandémie et de notre vie en virtuel. Cette séance a été assez bien accueillie. Elle a en fait attiré 500 vues sur YouTube, où elle est toujours diffusée. On peut donc la voir sur YouTube.

La séance d’information technique d’aujourd’hui porte sur le rapport final de l’Évolution énergétique. Cette stratégie de la Ville vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à gérer l’utilisation de l’énergie, à promouvoir l’énergie renouvelable et à faire avancer les activités de développement économique de la localité.

Nous travaillons à cette stratégie depuis un certain temps. J’ai eu le plaisir de faire partie dès le début d’un groupe de conseillers parrains avec Tobi Nussbaum, Riley Brockington et David Chernushenko, conseillers municipaux, ce qui nous amène à cette étape du mandat du Conseil. Ce groupe de conseillers parrains nous aide à surveiller les questions se rapportant au Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. Je tiens donc à remercier tous ceux et celles qui nous ont aidés à nous rendre jusque-là.

Au début de l’année, le Conseil municipal a approuvé, comme vous le savez, des cibles pour réduire de 100 % d’ici 2040 les émissions polluantes de la Ville et d’ici 2050 les émissions de la collectivité d’Ottawa. Le Conseil municipal a aussi déclaré l’an dernier l’état d’urgence climatique, ce qui met en lumière notre volonté de protéger notre économie, nos écosystèmes et la collectivité contre les chocs des dérèglements climatiques. Aujourd’hui, le personnel vous présentera un plan ambitieux pour atteindre ces cibles. Il est important de noter, comme je l’ai dit auparavant et comme je vais le redire maintenant, qu’il ne s’agit pas d’un plan que nous pouvons mener seuls. Nous aurons besoin de la collaboration et de l’investissement de tous les secteurs et de tous les ordres de gouvernement. Pour atteindre les cibles dont il sera question aujourd’hui dans ces exposés, nous aurons besoin d’environ 52,6 milliards de dollars en plus des investissements planifiés sur les 30 prochaines années. La bonne nouvelle, comme nous l’avons mentionné auparavant, c’est que les bienfaits pour l’environnement et la responsabilité budgétaire vont de pair. Ces deux aspects ne s’excluent pas mutuellement. Les économies et les recettes commenceraient à dépasser les investissements annuels en 2032 : on s’attend, d’ici 2050, à un rendement net projeté de 87,7 milliards de dollars pour les investissements consentis. On pourrait dire que comme Mike Pence, une mouche est venue se poser sur moi. En plus des bienfaits produits sur la rentabilité de nos investissements, la transition avec des sources d’énergie faibles en carbone nous permettra de développer l’économie locale, d’améliorer la santé publique, l’équité et l’inclusion, d’accroître la résilience climatique et de circonscrire les effets des dérèglements climatiques. En collaboration avec nos partenaires, les résidents, les entreprises locales et les autres ordres de gouvernement, nous avons beaucoup de travail à accomplir pour pouvoir atteindre la carboneutralité. Heureusement, nous avons commencé à nouer des liens dans le cadre de la Stratégie de l’Évolution énergétique, à laquelle nous nous consacrons maintenant depuis plusieurs années, comme je l’ai mentionné. La Ville a énormément profité des commentaires et du leadership des intervenants dans la collectivité lorsque nous avons élaboré cette stratégie. Je tiens donc à remercier infiniment les quelque 200 intervenants des secteurs public et privé qui représentent plus de 90 organismes et qui ont participé aux réunions du Groupe de rétroaction et aux ateliers techniques dans le cadre de ce projet. Ces ateliers se sont déroulés sur tout le territoire de la Ville. Jennifer Brown, cheffe du projet de la Stratégie de l’Évolution énergétique, va maintenant nous expliquer un modèle indiquant ce qu’il faut faire collectivement pour atteindre nos cibles. Elle va aussi nous exposer dans leurs grandes lignes les 20 projets grâce auxquels nous pourrons réduire les émissions polluantes dans les cinq prochaines années. La capacité de conserver les fonds approuvés par le Conseil dans l’attribution de l’excédent des dividendes d’Hydro Ottawa, ce qui nous permettra à tous et à toutes de mettre en œuvre au moins 13 des 20 projets prévus, est une autre grande décision prise dans les dernières semaines.

Jen est aujourd’hui aux côtés de Marilyn Journaux, directrice générale adjointe de la Direction générale de la planification, de l’infrastructure et du développement économique. Sont également des nôtres, Don Herweyer, directeur du Développement économique et de la Planification à long terme, et Andrea Flowers, gestionnaire de section de l’équipe des changements climatiques et de la résilience. Puisque l’Évolution énergétique touche tous les aspects des opérations de la Ville, nous avons aussi invité des membres du personnel d’autres secteurs de la Direction générale de la planification, de l'infrastructure et du développement économique, de la Direction générale des travaux publics et de l'environnement, de la Direction générale des transports, de la Direction générale des loisirs, de la culture et des installations, de la Direction générale des services des finances , de la Direction générale des services novateurs pour la clientèle et des Services du parc automobile. Ils pourront répondre aux questions après l’exposé. Permettez-moi maintenant d’inviter Marilyn à prendre la parole. À vous, Madame Journeaux.

Merci, Monsieur le président. Il faut consacrer de prodigieux efforts à la coordination d’un plan à long terme de cette envergure et de cette ampleur. Je tiens à remercier et à présenter l’équipe du projet de l’Évolution énergétique, dont Andrea Flowers, gestionnaire de section, Jen Brown, cheffe de projet, ainsi que Michael Fletcher, Janice Ashworth et Rebecca Hagen, nos experts techniques, Melissa Jort-Conway, notre planificatrice, et Emma Langham, notre coordonnatrice de la communication et de la mobilisation. Je tiens aussi à saluer les efforts de nos collègues dans l’ensemble de l’administration municipale. Nous savons qu’il faudra faire appel à des employés de toute l’administration municipale pour travailler selon le principe d’« Une Ville, une équipe » pour circonscrire les dérèglements climatiques et je suis reconnaissante à nos collègues d’être avec nous aujourd’hui pour épauler l’équipe de l’Évolution énergétique et répondre aux questions s’il le faut. Je vais maintenant donner la parole à Jennifer, qui va nous donner un aperçu de la Stratégie de l’Évolution énergétique.

Merci, Marilyn et bonjour à toutes et à tous. Permettez-moi d’abord de préciser que je présente cet exposé au nom de l’équipe du projet. Je tiens à dire que l’information que nous allons vous donner aujourd’hui est le fruit de l’abnégation et des efforts collectifs de toute l’équipe du projet. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Dans cette séance d’information technique, nous allons parler des recommandations exprimées dans le rapport du personnel, des directives données par le Conseil municipal depuis le lancement de ce projet, d’un aperçu de la Stratégie de l’Évolution énergétique, dont les résultats du modèle de prévision de l’énergie et des émissions polluantes, de l’analyse financière et des projets proposés. Je vais aussi donner un aperçu des activités de consultation et de mobilisation, ainsi que des comptes rendus et des prochaines étapes. Enchaînons avec la prochaine diapositive.

Le 20 octobre 2022, le personnel déposera les recommandations suivantes du rapport auprès du Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets. On propose que le Comité permanent recommande au Conseil de prendre connaissance du rapport final de l’Évolution énergétique : La stratégie de la collectivité d’Ottawa pour la transition énergétique et des pièces justificatives jointes dans les pièces 1 à 9 et résumées dans le rapport; il est également proposé au Conseil municipal de prendre connaissance de la liste des projets reproduite dans les pièces 7 et 8 et à étoffer par le personnel; cette liste est soumise à l’approbation du Comité permanent et du Conseil municipal, le cas échéant; le Conseil est invité à demander au personnel d’encadrer les versions nouvelles ou à jour des plans, des stratégies et des politiques de la Ville afin de tenir compte du modèle de prévision des émissions d’énergie et des cibles de la Ville dans la réduction des GES dans le cadre de l’élaboration de ces plans, de ces stratégies et de ces politiques; enfin, il est recommandé au Conseil d’approuver l’affectation de l’excédent du dividende d’Hydro Ottawa, soit 2,6 millions de dollars en 2019, au financement du plan de dépenses proposé, reproduit dans la pièce 11 et résumé dans ce rapport. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Nous élaborons la Stratégie de l’Évolution énergétique depuis 2015 : à l’époque, le Conseil municipal a demandé au personnel de mettre au point cette stratégie en collaboration avec les partenaires communautaires. Elle devait comprendre une analyse référentielle de l’offre et de la demande d’énergie à Ottawa, ainsi qu’une évaluation des options pour la conservation et l’économie de l’énergie et la production de l’énergie renouvelable. On a ensuite donné à cette stratégie une nouvelle appellation : Évolution énergétique : La stratégie de la collectivité d’Ottawa pour la transition énergétique. En 2017, le Conseil a pris connaissance du Rapport de la phase 1 de l’Évolution énergétique, dans lequel on invitait le personnel à mettre en œuvre des mesures à court terme et à achever la phase 2 de la stratégie, qui consistait à mettre au point un modèle sur mesure pour les prévisions de la consommation d’énergie, des émissions polluantes et du financement. En 2019, le Conseil municipal a déclaré l’état d’urgence climatique afin de définir, d’encadrer et d’approfondir la volonté d’Ottawa de protéger notre économie, nos écosystèmes et notre collectivité contre les dérèglements du climat. L’état d’urgence climatique a été déclaré en réaction aux nouvelles connaissances scientifiques et au rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat afin de limiter à 1,5 degré Celsius l’augmentation du réchauffement planétaire. Moins d’un an après la déclaration de l’état d’urgence climatique, le conseil a approuvé le Plan directeur de la lutte contre le changement climatique, qui définit la structure-cadre prépondérante selon laquelle Ottawa circonscrira les dérèglements climatiques et s’y adaptera dans les prochaines décennies. Ce plan fixe les nouvelles cibles dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et fait état de huit mesures prioritaires à adopter dans les cinq prochaines années, dont l’une consiste à mettre en œuvre la Stratégie de l’Évolution énergétique. Il sera question aujourd’hui de cette stratégie, point culminant des directives données par le Conseil municipal dans les cinq dernières années. Ce rapport et les recommandations qu’il renferme viennent promouvoir les priorités du Conseil municipal, qui entend réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Ville et intégrer dans toutes ses opérations les considérations relatives au changement climatique. Cette stratégie vise aussi à étayer la volonté exprimée par le Conseil dans la déclaration de l’état d’urgence climatique. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Je suis heureuse d’annoncer que depuis que le Conseil municipal a déclaré l’état d’urgence climatique l’an dernier, des progrès considérables ont été accomplis et certaines étapes ont été franchies dans cette seule année. Au début de l’année, en janvier, le Conseil municipal a approuvé le Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. Comme nous l’avons mentionné, ce plan est la structure‑cadre prépondérante des moyens grâce auxquels Ottawa circonscrira les dérèglements climatiques à Ottawa et s’y adaptera dans les prochaines décennies. Il fixe les nouvelles cibles à court, à moyen et à long termes dans la réduction des gaz à effet de serre et tient compte des plus récentes données sur les inventaires des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité et de la municipalité. Cette étape s’est enchaînée avec une autre étape en juin lorsque le Conseil a pris connaissance des projections climatiques locales, qui constituent une analyse complète des conditions climatiques projetées jusqu’en 2100 dans la région de la capitale nationale. Mené en partenariat avec la Commission de la capitale nationale, ce projet viendra éclairer l’élaboration de l’évaluation de la vulnérabilité et la Stratégie de résilience climatique. Le personnel continue de se réunir avec le Groupe des conseillers parrains, constitué de six conseillers municipaux représentant six comités différents, afin d’orienter ces différents plans. L’équipe du projet s’est réunie la dernière fois en septembre, avec le Groupe de conseillers parrains, pour revoir les recommandations du rapport et préparer la séance d’information technique. Nous franchissons aujourd’hui une autre étape en publiant le rapport final de la Stratégie de l’Évolution énergétique. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Le Conseil a approuvé les cibles à court, à moyen et à long termes, dans la réduction des émissions de GES : l’objectif absolu consiste à réduire de 100 % d’ici 2050 les émissions de la collectivité et de 100 % d’ici 2040 les émissions de la municipalité. Ces cibles cadrent avec l’objectif du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, qui entend limiter à 1,5 degré Celsius l’augmentation du réchauffement planétaire. Si l’exposé d’aujourd’hui porte essentiellement sur les moyens d’atteindre les cibles à long terme, il est tout aussi important de se rappeler qu’il est essentiel, pour le succès de la réalisation des cibles à long terme, d’atteindre les cibles à court et à moyen termes. Enchaînons avec la diapositive suivante.

En quoi consiste donc la Stratégie de l’Évolution énergétique : La stratégie de la collectivité d’Ottawa pour la transition énergétique? Enchaînons avec la diapositive suivante.

L’Évolution énergétique désigne la stratégie de transition énergétique de la collectivité d’Ottawa et définit le cadre des moyens que nous prendrons pour atteindre les cibles de réduction des émissions de GES de la Ville. Il s’agit d’une initiative à l’échelle de la collectivité, qui vise à transformer Ottawa pour en faire une ville prospère, alimentée par de l’énergie propre et renouvelable, d’ici 2050. Pour réaliser cette vision, les résidents, les entreprises, les organisations et tous les ordres de gouvernement doivent s’affranchir de leur dépendance à l’endroit des combustibles fossiles, en réduisant leur consommation d’énergie grâce à l’économie et à l’efficience, en haussant l’offre d’énergie renouvelable grâce à la production locale et régionale et en priorisant l’achat de l’énergie propre et renouvelable. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Comme nous l’avons mentionné, l’Évolution énergétique se poursuit depuis un certain nombre d’années. Entre 2016 et 2019, on a élaboré au total 14 études orientationnelles. Ces études ont donné lieu à des rapports techniques qui décrivent les moyens grâce auxquels on peut mettre au point, à Ottawa, certaines technologies énergétiques ou améliorations dans la consommation de l’énergie. Ces études ont porté sur les thèmes des bâtiments, du transport, des déchets et des technologies de l’énergie renouvelable comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire. Ces études orientationnelles ont été menées avec des experts-conseils et des experts techniques de la municipalité, la hiérarchie supérieure du gouvernement, les sociétés de services publics, les promoteurs et les experts de la question, afin de mieux connaître les obstacles, les perspectives et les options pour la promotion de certaines technologies énergétiques à Ottawa. On s’est ensuite inspiré de ces études pour mettre au point un modèle d’énergie et d’émissions intégré et sur mesure, qui permet de projeter l’envergure et la portée des mesures et des investissements nécessaires dans les 30 prochaines années. En nous inspirant de cette analyse, nous avons cerné 20 projets prioritaires, à réaliser à court terme pour accélérer ces activités et ces investissements. Lorsque la version définitive de la Stratégie de l’Évolution énergétique sera déposée auprès du Comité et du Conseil municipal d’ici la fin du mois, il y aura encore du travail à faire à partir de cette étude et de cette phase de la planification pour mener la phase de la mise en œuvre. Dans les prochaines, l’équipe du projet de l’Évolution énergétique continuera de travailler en collaboration avec le personnel et les partenaires communautaires afin de mieux mettre au point les projets prioritaires et, dans les cas nécessaires, nous soumettrons à l’étude du Comité permanent et du Conseil municipal certains projets, programmes, politiques et demandes de ressources. Enchaînons avec la diapositive suivante.

La liste que vous avez sous les yeux donne un aperçu global de ce que comprend la version définitive de la stratégie. Comme nous l’avons mentionné dans la diapositive précédente, le modèle de prévision de l’énergie, des émissions et du financement est le cœur de l’Évolution énergétique; ce modèle permet de projeter l’envergure et la portée des mesures et des investissements nécessaires pour atteindre la cible de 100 % d’ici 2050. C’est ce que le personnel appelle, dans la stratégie, le scénario des 100 %. D’après ce modèle, nous avons répertorié 20 projets de la collectivité et de la municipalité pour accélérer les activités et les investissements dans les cinq prochaines années. Cette stratégie fait aussi état des risques potentiels pour la mise en œuvre de ces projets ainsi que des moyens grâce auxquels nous pourrons circonscrire ces risques. Hormis cette stratégie, le rapport du personnel porte sur les considérations relatives à la COVID-19 et fait état du plan de dépenses proposé pour l’excédent du dividende d’Hydro Ottawa afin de faire avancer ces projets. Enchaînons avec la diapositive suivante.

La stratégie porte aussi sur les cobienfaits, qui sont nombreux et que nous pourrons réaliser en réduisant nos émissions et en menant la transition avec un avenir carboneutre. L’un de ces cobienfaits permet de réduire les chocs du changement climatique. L’ampleur des chocs climatiques projetés dépendra des mesures à adopter aujourd’hui pour réduire les émissions. En adoptant aujourd’hui des mesures significatives, nous pouvons éviter une partie des incidences non maîtrisables du changement climatique éventuellement. Nous pourrons aussi améliorer l’économie locale. La transition qui nous amènera à délaisser les combustibles fossiles permettra d’attirer les investisseurs, d’étayer les efforts d’innovation et d’offrir des occasions de créer des emplois dans la localité. Cette transition permettra aussi d’investir dans l’économie locale une plus large part des sommes consacrées à l’énergie. Nous nous attendons à une amélioration de l’état de santé, puisque plus nous délaisserons les combustibles fossiles, plus nous améliorerons la qualité de l’air, ce qui fera baisser les effets sur la santé cardiovasculaire et respiratoire. L’activité physique et la santé mentale s’amélioreront elles aussi, puisque la vigueur de l’environnement bâti encouragera le transport actif et offrira plus d’occasions de nouer des liens sociaux. Nous pouvons aussi nous attendre à une amélioration de la sécurité et de la résilience énergétiques, puisqu’en haussant l’offre d’énergie renouvelable dans la localité, nous pourrons fournir de l’énergie abordable aux résidents et aux entreprises. Nous pourrons aussi offrir des niveaux de service ininterrompus dans les épisodes météorologiques extrêmes. Et même si chacun a un rôle à jouer dans la réalisation des cibles d’Ottawa, certains sont mieux en mesure d’intervenir que d’autres. L’expérience vécue dans d’autres municipalités laisse entendre que lorsque les solutions climatiques tiennent compte des considérations de l’équité et de l’inclusion, on peut répondre dans le même temps à différentes priorités, en veillant à n’oublier personne dans la transition avec une économie carboneutre. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Que donc faudra-t-il faire pour atteindre les cibles d’Ottawa dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre? Enchaînons avec la diapositive suivante.

Ce graphique illustre les deux scénarios différents modélisés pour déterminer ce qu’il faudra faire afin d’atteindre la cible de 100 % d’ici 2050. Le scénario des activités planifiées porte sur les mesures déjà adoptées ou projetées, et le scénario des 100 % fait état des mesures à prendre en plus de celles qui sont obligatoires selon le scénario des activités planifiées afin d’atteindre la cible à long terme. Comme vous pouvez le constater à la lecture de ce graphique, dans le scénario des activités planifiées, les émissions polluantes d’Ottawa ne bougent presque pas sur les 30 prochaines années, ce qui ne nous permet pas de suivre le parcours voulu pour atteindre les cibles dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’après l’analyse des modèles, il faudra recourir à des mesures ambitieuses et sans précédent dans tous les aspects de la société si nous voulons collectivement réaliser le scénario des 100 %. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Nous pouvons continuer d’approfondir la différence entre le scénario des activités planifiées et le scénario des 100 % par secteur. L’Évolution énergétique portait sur un total de cinq secteurs : l’aménagement du territoire et la gestion de la croissance, les bâtiments, les transports, les déchets et le gaz naturel renouvelable, ainsi que l’électricité. Comme vous le constaterez, quatre de ces cinq secteurs sont représentés dans ce tableau; l’aménagement du territoire est intégré dans tous les autres secteurs. D’après ce modèle, les secteurs des bâtiments et des transports devraient, selon les projections, intervenir pour environ 75 % dans la réduction des gaz à effet de serre en 2050. Le reste, soit 25 %, sera attribuable aux secteurs des déchets et du gaz naturel renouvelable et au secteur de l’électricité. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Nous pouvons aussi approfondir encore l’étude de la question du point de vue des mesures à adopter. Nous avons modélisé un total de 39 mesures, dont cinq s’inscrivent en tête de liste, puisqu’elles offrent le meilleur potentiel cumulatif de réduction des émissions de gaz à effet de serre quand il s’agit de réaliser le scénario des 100 %. Comme nous l’avons vu dans la diapositive précédente, 75 % de la réduction projetée seraient attribuables, en 2050, aux secteurs des bâtiments et des transports. Il n’est donc guère étonnant que quatre des cinq mesures qui figurent en tête de liste relèvent de ces secteurs. La toute première mesure consiste à électrifier les voitures particulières; les autres mesures visent à moderniser les bâtiments résidentiels et commerciaux et à mener la transition avec les parcs de véhicules commerciaux non polluants. Les cinq autres grandes mesures consistent à réacheminer les matières organiques pour éviter de les enfouir dans les décharges publiques et à se servir de ces matières pour produire du gaz naturel renouvelable. Dans l’ensemble, ces cinq mesures expliquent 80 % de la réduction cumulative projetée et nécessaire dans les émissions de gaz à effet de serre. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Quelles sont donc les mesures proposées à court terme? Enchaînons avec la diapositive suivante.

L’Évolution énergétique fait état de 20 projets à réaliser dans les cinq prochaines années pour accélérer les interventions et les investissements dans la réalisation du scénario des 100 %. Ces projets ont été sélectionnés d’après leur potentiel de réduction directe des émissions ou leur capacité à réduire les émissions afin de répondre aux exigences du modèle de consommation de l’énergie et de production des émissions. La stratégie comprend des aperçus de deux à cinq pages de chaque projet, et chacun des aperçus fait état de la portée du projet, des cobienfaits, des risques, des indicateurs des projets, des thèmes de la promotion, des principaux partenaires de la Ville et de la collectivité, des délais, des ressources et des questions financières afin de donner une idée de ce à quoi donneront lieu ces projets. Il faut signaler que les projets ainsi proposés peuvent dépendre de l’approbation du Comité permanent et du Conseil municipal, ainsi que des impératifs projetés dans la gestion des effectifs et dans le budget. En outre, dans certains projets, on pourra évaluer les options qui déborderont le cadre de ce qui a été défini dans la stratégie avant de s’adresser au Comité permanent et au Conseil municipal pour atteindre les cibles obligatoires dans la réduction des émissions. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Le personnel a recensé les projets à réaliser dans ces cinq secteurs : l’aménagement du territoire et la gestion de la croissance, les bâtiments, les transports, les déchets et le gaz naturel renouvelable, ainsi que l’électricité. La plupart des projets seront menés par la municipalité en collaboration avec les partenaires communautaires. Dans le secteur de l’aménagement du territoire, le personnel continuera de tâcher d’intégrer les priorités dans la consommation de l’énergie et la maîtrise des dérèglements climatiques dans le nouveau Plan officiel et dans les plans directeurs auxiliaires. Dans le secteur des bâtiments, le personnel réalisera des projets destinés à accélérer et à financer les travaux de modernisation pour réaliser des économies d’énergie dans les bâtiments résidentiels et commerciaux, à répondre aux impératifs en infrastructures et en services publics pour ce qui est des nouveaux moyens de chauffer les bâtiments, à améliorer la conception et la construction des immeubles grâce à l’adoption d’une norme d’aménagement des immeubles très performants et à réviser des projets visant à rehausser le rendement énergétique dans les immeubles qui appartiennent à la municipalité. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Dans le secteur des transports, le personnel réalisera des projets qui favorisent et encouragent l’adoption des voitures électriques particulières; il se penche sur la transition avec les véhicules non polluants pour les parcs de véhicules commerciaux, municipaux et des transports en commun et sur les projets qui permettent de s’affranchir des voitures particulières en augmentant le nombre de déplacements à vélo, à pied et dans les transports en commun. Dans le secteur des déchets et du gaz naturel renouvelable, le personnel mènera des projets destinés à réacheminer les déchets organiques au lieu de les enfouir dans la décharge publique afin de réduire les émissions dans la gestion des déchets et de se pencher sur la création du gaz naturel renouvelable. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Dans le secteur de l’électricité, le personnel réalisera une stratégie destinée à développer l’offre locale ou régionale d’électricité renouvelable et à promouvoir la production sans émissions polluantes à l’échelle de la province. Le personnel se penchera aussi sur les projets qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, par exemple en coordonnant la communication avec les ordres supérieurs du gouvernement, les sociétés de services publics, les intervenants, l’ensemble de la collectivité et d’autres municipalités de l’Ontario et du Canada. Nous mobiliserons les résidents, les entreprises et les organisations pour promouvoir et adopter des mesures collectives afin d’atteindre les cibles et de réaliser les projets qui nous permettront de mieux évaluer les sources potentielles de financement municipal dans le cadre des projets que nous venons d’évoquer. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Comme nous l’avons mentionné, l’aperçu de chaque projet comprend des baromètres. Ces baromètres font état des résultats minimums à produire pour réaliser le scénario des 100 % dans les cinq prochaines années et s’inspirent des extrants du modèle de consommation de l’énergie et de production des émissions. Les exemples que nous donnons dans cette diapositive donnent une idée de ce type de baromètre. Par exemple, 20 % des bâtiments commerciaux existants sont convertis à des pompes thermiques ou 7 % des voitures particulières sont électriques. Il faut atteindre ces deux objectifs d’ici 2025. Nous savons que ces baromètres sont ambitieux; or, ils sont nécessaires pour réaliser le scénario des 100 %. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Quels sont donc les coûts à engager pour atteindre les cibles dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’Ottawa?

Nous avons procédé à une analyse financière dans l’ensemble de la collectivité afin d’analyser les mesures qui ont des répercussions financières. L’analyse fait la répartition des investissements à engager et des économies potentielles pour tous à Ottawa, dont la Ville, les résidents, les entreprises, les institutions et les organisations. Cette analyse vise à connaître l’importance du financement à consacrer à la mise en œuvre de l’Évolution énergétique pour la municipalité et les partenaires communautaires, dont la hiérarchie supérieure du gouvernement. Elle a pour objectif d’évaluer les sources de financement, les mécanismes financiers et les moyens de réalisation les mieux adaptés pour mettre en œuvre les mesures de l’Évolution énergétique, en plus d’éclairer les discussions stratégiques, l’orientation des politiques, les cycles budgétaires annuels et le Plan financier à long terme. L’information financière présentée dans la stratégie représente des estimations globales qui ne font pas l’objet d’engagements financiers à l’heure actuelle et dont les besoins en capitaux et opérationnels ne sont pas financés. En outre, l’analyse financière n’oblige pas la municipalité ou les partenaires à prendre des décisions financières, ni à définir l’orientation des moyens de corriger les lacunes dans le financement. Enchaînons avec la diapositive suivante.

L’analyse financière fait état du total des investissements et des économies pour l’ensemble de la collectivité, et non seulement pour la municipalité. Comme vous pouvez le constater dans la première ligne de ce tableau, l’analyse financière indique que, dans la période comprise entre 2020 et 2050, les investissements à consacrer dans l’ensemble de la collectivité totalisent 57,4 milliards de dollars, ce qui correspond à une valeur actualisée de 31,8 milliards de dollars. Comme vous pouvez le constater aussi dans la dernière ligne de ce tableau, si on consent des investissements pour atteindre la cible de 2050, le rendement net du total pour l’ensemble de la collectivité serait de 87,7 milliards de dollars sur la durée des actifs, soit 12,4 milliards de dollars actualisés en dollars de 2020. Comme vous pouvez aussi le constater dans l’ensemble de ce tableau, nous avons réparti les dépenses en immobilisations et tenu compte des économies sur les frais d’exploitation et d’entretien, des économies d’énergie et des économies sur les prix du carbone. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Cette figure nous apprend qu’il y a des avantages financiers nets pour la société à partir de 2032, année au cours de laquelle les économies et les recettes annuelles nettes dépassent les investissements annuels. À court terme, les coûts annuels des infrastructures dans l’ensemble de la collectivité sont supérieurs, à l’heure où des investissements sont consacrés en amont aux immeubles, aux véhicules, à l’équipement lié à l’énergie et aux énergies renouvelables, ce qui permettra de dégager des économies à long terme. Par rapport au scénario des activités planifiées, il faudrait, dans les 10 prochaines années, consentir des investissements supplémentaires de l’ordre de 1,6 milliard de dollars par an dans l’ensemble de la collectivité afin de réduire les émissions polluantes conformément au modèle. Il s’agit de dollars de 2020. Dans les cinq premiers secteurs des investissements supplémentaires dans les 10 prochaines années, les mesures à prendre consistent à convertir à la carboneutralité le parc de véhicules de transports en commun, en engageant 513 millions de dollars par an, à moderniser les habitations existantes, ce qui reviendrait à 250 millions de dollars, à construire de meilleurs bâtiments, soit 296 millions de dollars, à miser sur l’énergie éolienne, en investissant 147 milliards de dollars, et en installant des thermopompes, ce qui coûterait 122 millions de dollars. À partir de 2032, nous prévoyons que les rendements nets seront supérieurs au scénario des activités planifiées, essentiellement grâce aux coûts économisés dans la consommation de l’énergie et aux recettes apportées par la production locale de l’énergie. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Ce tableau donne la répartition financière des mesures à adopter dans chacun de ces cinq secteurs. La colonne des coûts estimatifs fait état des dépenses en immobilisations et des coûts opérationnels de chacune des mesures dans leur valeur actualisée et leur valeur totale. Puisqu’il s’agit d’un chiffre négatif, le coût est estimé à 31,8 milliards de dollars. Les deux colonnes des rendements nets estimatifs font état des dépenses en immobilisations, des frais et des économies dans l’exploitation et l’entretien, des coûts et des économies d’énergie, des économies sur les prix du carbone et des recettes liées. Le rendement net estimatif des mesures de la stratégie d’Évolution énergétique se chiffre à 2,7 milliards de dollars. Si l’on tient compte des économies réalisées sur une durée plus longue, qui correspond à la durée utile des infrastructures, le rendement net estimatif augmente et passe à 12,7 milliards de dollars, dans les deux cas en dollars de 2020. Enchaînons avec la diapositive suivante.

À elle seule, la Ville ne parviendra pas à atteindre le niveau d’envergure des investissements nécessaires, et il faudra donc miser sur les recettes projetées, sur le capital privé et sur le financement apporté par les ordres supérieurs de gouvernement; la Ville devra aussi prévoir un financement annuel pour augmenter les effectifs et les ressources. Puisque la collectivité a un rôle nettement plus important à jouer, la Ville peut aider les résidents et l’industrie à catalyser les investissements privés. Enchaînons avec la diapositive suivante.

C’est pourquoi le personnel a pris les devants pour mettre au point et soumettre des propositions de financement afin d’étayer les initiatives de la collectivité. La demande de financement retenue, déposée auprès de Ressources naturelles Canada pour l’installation de 26 bornes de recharge pour véhicules électriques dans 12 sites de l’emprise et un site d’un parc-o-bus en est un exemple. Nous menons actuellement des consultations sur les sites proposés et les premières bornes pourraient être installées dès décembre. Le personnel attend aussi une décision dans une proposition de financement déposée auprès de la Fédération canadienne des municipalités afin de lancer le Programme de prêt Maisons durables Ottawa, ce qui permettrait de financer le coût des améliorations énergétiques à apporter aux habitations en faisant appel à un mécanisme de taxe d’améliorations locales. Le personnel s’attend à recevoir une décision d’ici la fin de 2020. En outre, cette semaine, il a soumis à Ressources naturelles Canada une proposition de financement qui permettrait de réaliser une stratégie pour la rénovation et la modernisation des bâtiments municipaux. Aujourd’hui, le personnel soumettra, au Fonds d’innovation pour le réseau de la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité, une demande de deuxième cycle de financement pour un projet qui permettrait d’élaborer une norme d’aménagement des immeubles très performants afin de tenir compte des besoins dans les nouveaux lotissements. Une décision devrait être rendue en 2021 dans cette demande. Le personnel se penche aussi sur d’autres possibilités de financement offertes par la Fédération canadienne des municipalités, Ressources naturelles Canada et le ministère de l’Énergie. En outre, il continuera de surveiller les projets de financement, dont celui de 10 milliards de dollars annoncé par le gouvernement fédéral la semaine dernière pour les autobus électriques, l’agrandissement des réseaux de transport en commun et le réaménagement des grands immeubles. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Le personnel recommande aussi au Comité et au Conseil municipal d’approuver le plan de dépenses proposé pour l’excédent de 2,6 millions de dollars du dividende d’Hydro Ottawa. Ce plan de dépenses, qui sera consacré aux projets prioritaires de l’Évolution énergétique, servira à faire fructifier le mieux possible le financement fédéral et provincial et à mettre en œuvre des projets d’économie et de conservation de l’énergie et de production de l’énergie renouvelable. Il s’agit entre autres de projets d’économie de l’énergie, de rentabilisation et de remplacement du combustible dans les édifices municipaux, de projets de dotation pour permettre d’accomplir des progrès dans l’électrification des véhicules, ainsi que dans les travaux de modernisation et d’installation des nouvelles infrastructures de recharge, de projets énergétiques dans les installations d’épuration de l’eau usée et de programmes de communication, de formation et de mobilisation qui permettront d’atteindre les objectifs de l’Évolution énergétique. Le financement porte sur tous les coûts se rapportant à ces projets, dont les études de faisabilité et de conception, les projets pilotes, les travaux de construction, ainsi que l’acquisition ou l’installation de l’équipement. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Nous constatons aujourd’hui que réaliser ce niveau d’intervention et d’investissement pour réussir à mettre en œuvre ces 20 projets comporte des risques. L’aide financière insuffisante des différents ordres de gouvernement et du secteur privé pour répondre aux besoins budgétaires et en dotation, l’augmentation des coûts des infrastructures et de l’exploitation, ainsi que les économies et les recettes inférieures aux prévisions par rapport aux estimations actuelles font partie de ces risques. Il pourrait y avoir des obstacles réglementaires et des problèmes de conformité qui empêcheront la municipalité d’agir et d’innover. Il se pourrait aussi que les résidents, les entreprises, l’industrie ou la municipalité ne participent pas ou n’adhèrent pas suffisamment à ces projets. Il pourrait y avoir des divergences d’interprétation parmi les intervenants quant aux meilleurs moyens à adopter pour réaliser le scénario des 100 % ou des priorités à mener de front pour le Conseil municipal ou les directions générales. Il se pourrait que ce que prévoit le modèle de l’Évolution énergétique ne cadre pas avec les recommandations qui seront exprimées pour les plans et les stratégies se rapportant directement à l’Évolution énergétique, et les délais ambitieux dans la réalisation des 20 projets pourraient ne pas tenir compte des processus types de la Ville ni des processus d’approbation du gouvernement provincial ou de l’État fédéral, qui sont indépendants de la volonté de la Ville. Un nouveau risque a vu le jour en 2020 : il pourrait y avoir des changements dans les comportements, les politiques et les pratiques exemplaires se rapportant à la COVID-19. Enchaînons avec la diapositive suivante.

La pandémie de COVID-19 nous a permis de constater que l’on peut mobiliser d’importantes ressources et adopter des mesures généralisées et décisives d’après la preuve scientifique. Le changement climatique oblige à mener une intervention d’envergure comparable, même si les mesures à prendre, le délai à compter pour les appliquer et les répercussions sociales sont nettement différents. Comme le changement climatique, la COVID-19 a produit des chocs mondiaux, nationaux et locaux sur tous les aspects de la société, et la pandémie se répercute sur tout, soit aussi bien les déplacements personnels que la quantité d’énergie consommée dans les immeubles ou la fabrication des biens. Et même si ces répercussions ont fait légèrement baisser les émissions, on s’attend à ce que cette baisse soit temporaire et à ce que les effets les plus aigus se produisent dans les cinq prochaines années. On ne s’attend pas à ce que la baisse des émissions polluantes ait une incidence considérable sur l’envergure ou sur la portée des mesures à adopter afin de réaliser le scénario des 100 %. Le modèle de prévision de l’énergie et des émissions a été mis au point avant la pandémie, et le personnel reconnaît qu’il y a un certain nombre de tendances qui se font jour à l’heure actuelle et qui pourraient se répercuter sur le modèle et sur l’analyse financière, dont la baisse de l’achalandage dans les transports en commun et les changements dans la consommation de l’énergie dans les bâtiments résidentiels et commerciaux, et nous continuerons de surveiller ces tendances et de tenir compte de ces incidences. Le personnel continuera aussi de surveiller, de préconiser et de mettre en lumière le financement de relance provincial et fédéral potentiel, qui permettra d’étayer les efforts de relance et de promouvoir les initiatives de lutte contre les changements climatiques. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Donc, pour maîtriser ces risques dans la mise en œuvre, l’équipe du projet de l’Évolution énergétique continuera de travailler de concert avec le personnel de la Ville, les partenaires communautaires, les autres ordres de gouvernement et le public pour étoffer les projets de l’Évolution énergétique et pour jouer le rôle de personne-ressource ou de donner des conseils techniques sur les projets liés. Nous donnerons de l’information et adresserons des recommandations à une équipe-choc pour assurer la mise en œuvre des projets; cette équipe sera constituée de tous les directeurs généraux, de la cheffe des finances, du Bureau du directeur municipal et de Santé publique Ottawa. Nous adresserons aussi l’information au Groupe de conseillers parrains du Conseil sur le changement climatique, au Comité consultatif sur la gérance environnementale, à la structure de gouvernance dans l’ensemble de la collectivité et aux partenaires communautaires afin d’harmoniser et de concerter les priorités, les plans de travail, les budgets annuels et les efforts de communication et de promotion. L’équipe du projet de l’Évolution énergétique continuera aussi de travailler de concert avec les collègues municipaux d’un océan à l’autre par l’entremise d’organisations comme le réseau des Canadian Urban Sustainability Practitioners, le Clean Air Partnership et la Ligue des communautés canadiennes sobres en carbone pour échanger l’information, les règles de l’art et les leçons apprises. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Avec qui donc avons-nous collaboré pour mettre au point l’Évolution énergétique?

Dans l’élaboration du projet de l’Évolution énergétique, nous avons énormément profité des commentaires et du leadership des intervenants dans la collectivité et dans la municipalité. Je tiens à profiter de l’occasion pour adresser tous mes remerciements et l’expression de toute ma gratitude au Groupe de rétroaction du projet Évolution énergétique et aux groupes de travail technique, aux groupes de conseillers parrains du Conseil municipal, au Bureau du maire, au Bureau du directeur municipal, aux directions générales de la Ville et à Santé publique Ottawa. Je tiens aussi à remercier le cabinet d’experts-conseils Sustainability Solutions Group, whatIf? Technologies, et Leidos Canada de leur aide, de leur patience et de leur savoir‑faire technique. En toute honnêteté, sans nos partenaires et experts‑conseils, ce projet n’aurait pas été envisageable. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Depuis 2016, le personnel a travaillé en collaboration avec trois groupes de conseillers parrains du Conseil municipal, a présenté sept exposés au Comité consultatif sur la gérance environnementale, a collaboré avec six directions générales et avec Santé publique Ottawa et a tenu d’innombrables réunions et discussions individuelles dans l’ensemble de la municipalité. Dans le cadre de ce projet, plus de 40 employés cadres ont participé aux groupes de travail technique, ont apporté de l’aide dans l’élaboration des aperçus des projets et ont examiné et commenté la stratégie. En outre, on a mis sur pied l’équipe-choc dont nous venons de parler en lui donnant pour mission de promouvoir et d’appuyer la mise en œuvre du Plan directeur de la lutte contre le changement climatique, dont l’Évolution énergétique est l’une des mesures prioritaires. Enchaînons avec la diapositive suivante.

En outre, depuis 2016, le personnel collabore avec plus de 200 intervenants publics et privés représentant plus de 90 organisations et constituant ensemble le Groupe de rétroaction du projet Évolution énergétique. Le personnel a aussi mené neuf groupes de travail technique différents et tenu plus de 45 réunions afin d’éclairer le modèle, la stratégie et les 20 projets. Dans le cadre du projet, le personnel a aussi participé à d’importantes réunions avec les intervenants, à des consultations parallèles avec la Ville et, sur demande, à des événements communautaires. La Semaine de la lutte contre les changements climatiques, les Journées des VE d’Ottawa, les réunions de quartier et les assemblées d’associations communautaires en sont des exemples. Le personnel a aussi collaboré avec les partenaires communautaires, dont Hydro Ottawa et ses filiales (Envari et Portage Énergie), le Fonds d’action pour le climat Ottawa, la Greater Home Builders Association, Logement communautaire d’Ottawa et Enbridge. De plus, on a lancé en août la consultation publique sur la version finale de la stratégie; dans le cadre de cette consultation, le personnel a tenu deux réunions virtuelles du Groupe de rétroaction et deux séances d’information publiques virtuelles, qui ont permis de faire un tour d’horizon de la stratégie et de donner des détails sur les 20 projets proposés. Pendant toute leur durée, ces séances ont attiré plus de 450 participants et permis de répondre à plus de 310 questions différentes. Le personnel a aussi animé une séance d’information générale à l’intention des employés de la Ville, en plus de présenter un exposé au Groupe de travail des ambassadeurs du nouveau Plan officiel. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Pour étoffer la consultation publique, nous avons lancé, sur la plateforme Participons Ottawa, la page Web consacrée à l’Évolution énergétique, sur laquelle les résidents peuvent s’inscrire pour en savoir plus sur cette stratégie, pour connaître les prochaines séances de consultation et pour prendre connaissance des réponses apportées aux questions le plus souvent posées. Nous avons aussi mené, en août et en septembre, un sondage afin d’inviter les résidents à faire connaître les difficultés qu’ils affrontent quand ils tâchent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les résultats permettront au personnel de mieux élaborer les programmes qui épaulent les résidents dans leurs efforts de réduction de leurs émissions polluantes. Au début de l’année, la Ville a aussi lancé son infolettre sur le changement climatique, qui permet aux résidents de mieux se renseigner sur les initiatives en cours dans la municipalité pour la lutte contre le changement climatique. Cette infolettre réunit actuellement plus de 3 000 abonnés; les résidents peuvent s’y abonner en consultant la page Web de la plateforme Participons Ottawa. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Quelles sont donc les prochaines étapes et comment en rendrons-nous compte?

Deux rapports seront soumis d’ici la fin de l’année au Comité permanent de la protection de l’environnement, de l’eau et de la gestion des déchets. Le premier rapport est celui dont il est question aujourd’hui : il portera sur l’Évolution énergétique et sera soumis au Comité le 20 octobre et au Conseil municipal le 28 octobre. Puis, en décembre, nous publierons le premier rapport annuel sur le Plan directeur de la lutte contre le changement climatique, qui devrait comprendre un compte rendu sur les huit priorités du Plan et sur les inventaires des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité et de la municipalité pour 2019. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Dans les prochaines années, le personnel a l’intention de déposer une mise au point annuelle sur les projets de l’Évolution énergétique et des recommandations pour promouvoir ces projets dans le cadre des comptes rendus annuels sur le Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. À plus long terme, dans cinq ans, le personnel a l’intention de reprendre le modèle de consommation de l’énergie et de production des émissions polluantes afin d’évaluer le rendement de la Ville et de la collectivité dans la réalisation du scénario des 100 % et de déterminer les mesures à prioriser. En outre, nous reverrons et mettrons à jour, en 2025, l’intégralité du Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. Nous ferons ce travail de concert avec un examen de la Stratégie de l’Évolution énergétique et de la Stratégie de résilience climatique afin de savoir si on peut profiter de l’occasion de regrouper ces trois documents indépendants. Enchaînons avec la diapositive suivante.

Lorsque le Comité et le Conseil municipal auront pris connaissance de la Stratégie, le personnel continuera d’étoffer et de mettre au point les 20 projets en consultant au besoin le personnel, les intervenants et le public. Nous mettrons aussi au point un plan décennal de dépenses dont on pourra tenir compte dans les processus de budgétisation municipale annuelle et qui entrera en ligne de compte dans l’établissement des plans financiers à long terme de la Ville. Les prochains plans financiers à long terme seront mis à jour pendant ce mandat du Conseil municipal et au début du prochain mandat. Les impératifs liés au budget et à la dotation seraient soumis pour étude dans le cadre de l’établissement du budget annuel. En outre, le personnel continuera, en collaboration avec le Groupe des conseillers parrains du Conseil sur le changement climatique et le Bureau du maire, de promouvoir le financement et la modification des politiques auprès des hauts fonctionnaires de l’État. Nous serons également plus attentifs en misant sur le point de vue du climat et sur les cadres de gouvernance afin de tenir compte des considérations climatiques dans l’ensemble des activités de la Ville et de la collectivité. Le point de vue climatique et le cadre de gouvernance constituent tous deux des priorités du Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. Enfin, le personnel préparera des exposés propres aux directions générales sur l’Évolution énergétique à partir de 2021 afin de s’assurer que le personnel de toute la Ville a connaissance de l’information pertinente, qu’il peut en tenir compte et qu’il continue de s’en inspirer. Ces exposés seront présentés aux équipes de cadres supérieurs de la Direction générale et seront offerts aux secteurs d’activité compétents, ainsi qu’aux équipes des directions et des unités pour leur permettre de recentrer continuellement les priorités, les plans de travail et les budgets. Enchaînons avec la diapositive suivante.

C’est ce qui met fin à mon exposé. Permettez-moi de vous remercier d’avoir participé aujourd’hui à cette séance d’information technique sur l’Évolution énergétique. Je vais maintenant redonner la parole à Scott Moffatt, président du Comité, pour la période de questions.

Merci infiniment, Jen. Félicitations. Il faut faire savoir à tous les intéressés que le texte de cet exposé sera adressé incessamment aux membres du Conseil municipal, en rappelant que le rapport complet sera publié après cette séance d’information technique. Les facteurs importants dont il est question dans cet exposé sont nombreux, surtout si on pense au Plan directeur de la lutte contre le changement climatique et à ses liens avec tous les autres plans directeurs auxquels nous travaillons, qu’il s’agisse du Plan officiel, du Plan directeur des transports ou du Plan directeur de la gestion des déchets solides. Tous ces documents auxquels nous travaillons à l’heure actuelle sont intimement liés aux questions dont nous avons entendu parler aujourd’hui et au Plan directeur de la lutte contre le changement climatique. Je sais qu’il y a aussi beaucoup de croisements avec certains groupes de conseillers parrains. En fait, pour ce qui est du parrainage de ce projet dans le Groupe des conseillers parrains du Conseil sur le changement climatique, je dois absolument remercier les membres du Conseil qui en font partie. Theresa Kavanagh, Jenna Sudds, Mathieu Fleury, Shawn Menard et Laura Dudas, conseillers municipaux, en font tous partie avec moi. C’est un bon groupe, et c’est agréable de travailler en collaboration avec des membres du Conseil municipal dans l’évolution de ce dossier, ce qui nous permet aujourd’hui d’en parler dans cette séance d’information technique et ce qui nous permettra de nous pencher sur ces questions dans les séances du Comité et du Conseil municipal d’ici la fin du mois et dans l’avenir prévisible, à l’heure où nous commençons à mettre en œuvre certains des projets évoqués.

Je vais donc répondre aux questions des membres du Conseil. Nous allons procéder comme nous avons l’habitude de le faire dans Zoom, en nous servant de la fonction qui permet de lever électroniquement la main. Riley Brockington est d’ailleurs le premier à lever la main. Je tiens à remercier tous ceux et celles qui participent à cette séance. Pour l’instant, Theresa Kavanagh est la seule conseillère municipale que je vois à l’écran. Sont aussi des nôtres, Eli El-Chantiry, Glen Gower, Rawlson King, Diane Deans, Catherine McKenney, Shawn Menard, Jean Cloutier, Keith Egli, Riley Brockington et Mathieu Fleury, conseillers municipaux. C’est fantastique de pouvoir tenir cette réunion avec vous toutes et vous tous. Je sais que Danielle McGee, du Bureau du maire, est aussi des nôtres. Nous allons donc commencer par les questions de Riley Brockington.

Merci, Monsieur le président et bonjour à toutes et à tous. Je remercie infiniment le personnel et tous ceux et celles qui se sont mobilisés, qui se sont imprégnés de la stratégie et qui ont permis d’en faire ce qu’elle est aujourd’hui. Comme l’a indiqué le président, j’ai fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler le Groupe de parrains pendant le dernier mandat du Conseil municipal et je me rappelle avoir siégé avec différents dirigeants communautaires. J’ai d’ailleurs suivi sur Twitter cet avant-midi les propos de certains d’entre eux au moment où le personnel présentait cet exposé et j’ai pu prendre connaissance des commentaires très favorables de ces groupes, qui ont été frustrés, pendant bien des années, de l’absence de progrès, alors que nous étions semble-t-il paralysés. Mais aujourd’hui, je crois que nous apprenons de très bonnes nouvelles et je vais adresser la plupart de mes questions au président du Comité parce que je crois que c’est à lui que s’adressent mes questions. Je tiens quand même à poser une grande question au personnel. Permettez-moi de dire que j’apprécie vraiment ce retour sur toutes les données compilées depuis cinq ans et sur ce qui s’est dit à la fin de cet exposé. J’aime bien ces mises au point annuelles. Il faudrait d’ailleurs absolument adresser au Comité des mises au point annuelles pour suivre l’évolution de la stratégie et les progrès accomplis et pour recadrer les ressources ou l’orientation au besoin. Voici donc la grande question que j’adresse au personnel. Après avoir réuni cet exposé et ce plan stratégique, en avoir calculé les coûts et les investissements nécessaires, avez-vous demandé à des experts professionnels indépendants de revoir le plan, pour s’assurer qu’il est réaliste, viable, financièrement réalisable et qu’il produira les résultats que nous projetons? Avez-vous prévu ce coexamen essentiellement indépendant?

Merci, Monsieur Brockington, de cette question. Dans l’élaboration de ce plan au cours des dernières années, nous avons travaillé en collaboration avec de très nombreux experts techniques indépendants de la Ville et avec nos collègues dans l’ensemble de l’administration municipale, qui apportent des compétences techniques sur l’aspect municipal de la question. Le plan lui-même a d’abord été mis au point en faisant appel à une série d’études orientationnelles techniques; le Groupe de rétroaction et les groupes de travail techniques ont exprimé leur avis, notamment en revoyant ces études orientationnelles techniques. Nous avons ensuite compilé les résultats de ces études orientationnelles et monté le modèle même, en nous inspirant des commentaires techniques qui nous ont été adressés dans cet examen des études orientationnelles, de même que des commentaires techniques que nous ont faits nos experts-conseils pour nous aider dans ce travail. L’analyse technique, distincte du modèle de prévision de la consommation de l’énergie et de la production des émissions polluantes, a bien sûr été confiée à nos experts-conseils, pour être ensuite validée et examinée par les partenaires externes et par nos collègues dans l’ensemble de l’administration municipale afin de cerner les hypothèses à adopter et de tenir compte de certaines de ces considérations. Nous avons donc l’assurance que ce processus fait appel à un vaste travail de commentaires et d’examens externes.

Excellent! Il faut aussi préciser que dans les travaux du Comité, puisque la stratégie porte sur de nombreuses années et même des décennies, il faut prendre des décisions qui engagent les prochains conseils municipaux dans des dépenses considérables. Le personnel en poste ne pourra pas rendre des comptes dans des dizaines d’années. C’est pourquoi je tiens à m’assurer — et je ne doute pas que c’est ce que vous dites — que nous avons atteint l’étape à laquelle nous allons commencer à prendre des décisions cruciales et qu’on a procédé à ce type de travail de validation et d’analyse, et je m’en rends bien compte. Je ne vais pas poser d’autres questions aujourd’hui. Or, j’ai hâte de participer à une discussion plus vaste dans les débats du Comité. Je vous remercie de votre attention.

Merci, Riley Brockington. Le Groupe de conseillers parrains de la Stratégie de l’Énergie renouvelable, comme il s’appelait à l’origine, est devenu ce qu’on appelle désormais l’équipe de l’Évolution énergétique, ce qui correspond beaucoup mieux aux travaux menés par cette équipe. Je vais maintenant céder la parole à Shawn Menard, conseiller municipal et vice-président du Comité.

Merci beaucoup, Monsieur le président. Je suis reconnaissant de cet exposé, qui marque une grande étape dans les annales d’Ottawa et qui met en lumière la transition que nous connaissons. Nous sommes très satisfaits de tout le travail accompli et des mesures que nous allons prendre. Je remercie le personnel de tous les progrès accomplis jusqu’à maintenant. Tous les groupes y ont participé. Je parle d’Écologie Ottawa et d’autres groupes qui ont fait de l’excellent travail, ce qui nous a permis de nous rendre jusqu’ici. Je n’ai qu’une question, et je ferai aussi un suivi de cette question au Comité. Vous êtes‑vous penchés sur les secteurs qui pourraient nous permettre de réaliser très rapidement des économies? Je pense par exemple à la production du gaz naturel renouvelable dans nos installations de traitement des déchets, au groupe de la Mécanique des bâtiments et de la Gestion de l’énergie, qui recense les projets dans lesquels les investissements consentis en amont permettraient de dégager assez rapidement un rendement considérable sur les investissements. Je pense par exemple aux travaux de rénovation des immeubles, qui nous permettraient d’accomplir rapidement des progrès et qui produiraient des économies pour la municipalité ou même des recettes. Vous êtes-vous penchés sur la question. Est-il logique, financièrement, d’emprunter à des taux d’intérêt faibles pour ensuite réaliser des économies encore plus importantes sur ce que nous empruntons? Vous êtes-vous penchés sur ces questions et sur ces activités et quel type de débat avez-vous eu sur ces points?

Merci, Monsieur Menard. Il va de soi que dans tout ce processus, nous nous penchons sur les possibilités non seulement de réduire nos émissions polluantes, mais aussi de réaliser des économies et de produire éventuellement des recettes. Certaines études se déroulent à l’heure actuelle pour mettre au jour ce genre de question : une étude d’optimisation des biogaz, que nous menons avec nos collègues de la Direction générale des travaux, en est un exemple. Dans cette étude, nous nous demandons s’il est possible, dans les usines de traitement des eaux et d’épuration des eaux usées, ou peut-être même dans d’autres installations, de produire du gaz naturel renouvelable, ce qui ne se fera pas à très court terme, bien entendu. Or, nous sommes déjà avancés dans cette étude et nous continuerons de mettre au point les recommandations qui en découleront pour faire avancer le dossier. Dans le plan de dépense de l’excédent du dividende d’Hydro Ottawa, qui devrait faire partie du rapport du personnel, nous faisons aussi état d’un certain nombre de projets qui relèvent, dans certains cas, de l’équipe de la Mécanique des bâtiments et la Gestion de l’énergie et qui permettront de réaliser des économies. Nous serons aussi mieux en mesure de produire des économies éventuellement, non seulement dans les installations existantes, mais aussi dans les nouvelles installations, et peut-être même dans celles auxquelles il faudra apporter des travaux de rénovation ou de modernisation importants.

Je sais aussi très bien que vous savez que 2,6 millions de dollars ne sont pas un budget à tout casser. Nous avons besoin d’investir davantage et je souhaiterais prendre connaissance de différentes options dans lesquelles on investit davantage en amont, ce qui nous permettrait éventuellement de réaliser des économies. Je souhaite donc que l’on mette au point d’autres options ou possibilités, selon lesquelles le Conseil pourra emprunter à des taux d’intérêt très faibles et dégager des rendements, et je crois qu’il serait utile de connaître exactement ces options et d’en prendre connaissance, afin d’adopter des décisions. Je vous remercie de cette séance d’information technique et je remercie le président de son leadership dans ce dossier. Je vous redonne la parole.

Je vous remercie également de tout ce que vous faites et, bien entendu, de tout le travail que vous accomplissez dans vos fonctions de vice‑président. Nous faisons ensemble partie de ces groupes de parrains, et c’est bien de pouvoir collaborer à ces types d’initiatives. Merci Madame Kavanagh.

Merci infiniment. Je suis très enthousiaste à l’idée de poursuivre ces travaux afin d’accomplir effectivement des progrès pour demain. L’un des projets dont j’ai parlé porte sur la deuxième étape du TLR, dans laquelle on posera entre autres, dans certaines stations, des panneaux solaires. Je me demande si ce projet cadre avec l’ensemble de cette stratégie. C’est une question sur laquelle il faut se pencher du point de vue de ce que nous sommes déjà en train de réaliser et des travaux qui se poursuivent, et nous avons l’occasion d’en profiter pour faire avancer nos objectifs. J’en ai déjà parlé, je crois, avec Jennifer et Mike.

Merci Madame Kavanagh. Comme nous l’avons dit, l’un des projets qui font partie de l’ensemble proposé est une stratégie des ressources en électricité, qui comprend l’énergie éolienne et l’énergie solaire. Ce sont des exemples de stratégie pour les énergies renouvelables, qui font elles aussi partie du programme proposé et à financer par l’excédent des dividendes d’Hydro Ottawa. Nous disposons d’un financement modeste pour nous pencher sur les options qui se rapportent aux installations de la Ville. Comme vous le savez, nous avons procédé à un examen global très préliminaire des stations proposées dans le cadre de l’Étape 2 du TLR et nous attendons un complément d’information. Je vais devoir faire des travaux plus détaillés avec nos collègues en ce qui concerne cette possibilité, et nous nous intéressons aux perspectives à court terme ou éventuellement aux politiques qui pourraient catalyser les investissements communautaires afin de promouvoir ce type de travaux. Il n’y a donc rien de concret à l’heure actuelle pour nous prononcer pour ou contre cette question. Nos collègues de la Direction générale des transports et Pat Scrimgeour, qui est en contact avec nous par téléphone aujourd’hui, souhaiteraient-ils peut-être apporter des précisions?

Je me contenterai de dire que comme vous le savez évidemment, les stations sont en construction et que les modèles de conception que l’entrepreneur réalise à l’heure actuelle ne tiennent pas compte de ces éléments nouveaux dans les stations. Or, il n’est pas du tout question d’affirmer qu’il n’y a aucune raison pour laquelle nous ne pourrions pas le faire, et nous pourrions certes nous repencher sur la question lorsque les stations seront construites, que l’ouvrage nous aura été cédé et qu’il y aura plus d’installations de transport en commun en 2024, et plus de stations de transport en commun sur tout le territoire de la Ville, dans lesquelles nous pourrons réaliser tout ce que le Conseil souhaiterait que nous fassions.

Merci. Je sais qu’on l’a fait ailleurs et qu’il s’agirait d’un excellent exemple dans ce cas. J’apprécie le travail accompli. Je vais maintenant céder la parole à mes collègues qui ont des questions à poser. Merci de votre attention.

Merci infiniment. Je remercie Pat Scrimgeour de son intervention. Vous remarquerez qu’il n’y a pas de carte de circuit dans l’arrière-plan de la caméra de Pat. Tous ces circuits font en fait partie de ses réflexions. Il les connaît tous par cœur. Nous allons maintenant écouter Keith Egli, conseiller municipal.

Merci Monsieur. J’ai répondu à un bref appel sur une autre question.

C’est inadmissible.

Désolé, j’essayais simplement de mener comme vous plusieurs tâches de front. Vous êtes un modèle à suivre à mes yeux. Avant de poser la question que je voulais adresser au personnel, permettez-moi d’abord de vous féliciter de cet excellent travail et de toute la clairvoyance dont vous faites preuve, ainsi que les innombrables idées géniales dont la Ville a besoin à notre avis. Je suis heureux d’apprendre que le dossier avance. Vous avez parlé de la COVID-19 à plusieurs reprises pendant l’exposé, et ma question porte sur les répercussions ou les effets d’entraînement de la crise sanitaire. Nous nous attendons à ce que les autres ordres de gouvernement mettent au point des programmes de relance pour aider l’économie à sortir de convalescence. Quand nous connaîtrons une certaine stabilité et que nous aurons été, je l’espère, vaccinés, savez-vous si certains projets de relance seront mieux adaptés au verdissement de l’économie et dans ce cas, savez-vous ce que nous pourrons faire pour nous préparer à profiter de ces occasions si elles s’offrent à nous dans les six à 12 prochains mois?

Si vous le permettez, Monsieur le conseiller, je vais répondre à cette question. Nous savons parfaitement qu’il y aura des programmes de financement pour différents projets d’infrastructures auxquels nous réfléchissons. Je crois que le gouvernement fédéral entend mieux reconstruire l’économie et la verdir, et à bien des égards, c’est ce à quoi nous nous attendons vraiment. Je n’en connais pas encore les détails précis. Les seuls détails qui ont été annoncés portaient sur les initiatives de la Banque de l’infrastructure du Canada, dont il a été question dans les communiqués la semaine dernière. Nous nous attendons à plus d’information dans les prochains mois, et il s’agit absolument de projets qui entreront en ligne de compte dans cette stratégie.

C’est effectivement une bonne nouvelle, dans la foulée de certains commentaires de M. Shawn Menard. Vous savez que la COVID-19 a dévasté notre économie et qu’elle continuera de le faire dans notre collectivité et d’un océan à l’autre. Or, par contrecoup, cette crise pourrait aussi nous ouvrir des perspectives, et je crois qu’il pourrait s’agir de l’une d’entre elles. Je suis donc heureux d’apprendre que nous surveillons la situation et que nous allons profiter de ces occasions si elles s’offrent à nous. Merci de votre attention.

Merci. Je crois que pour l’instant, il n’y a pas d’autres questions, à moins que Shawn Menard, Theresa Kavanagh et Keith Egli aient toujours levé électriquement la main. Mais je ne crois pas que ce soit exact. D’autres membres du Conseil municipal souhaitent-ils poser des questions. J’attends un silence gênant ou que quelqu’un active son micro et implore le ciel d’intervenir. Mais je ne vois personne qui veuille le faire. En définitive, quand il s’agira de cette question et de la voie à suivre, j’ai dit au début et Jen et d’autres l’ont aussi dit que ce sont des projets que nous ne pourrons pas réaliser seuls. J’ai toujours pensé que ce sont d’autres ordres de gouvernement qui souhaitent un plan et qui veulent prévoir les changements climatiques et les moyens d’agir. Je crois que personne n’est en mesure de mieux réagir que les municipalités pour faire actuellement le travail et pour accomplir ces progrès. Nous avons toutefois besoin d’aide dans le financement. Nous avons un plan, que nous sommes en train de mettre au point à l’heure actuelle. Il s’agit du Plan directeur de la lutte contre le changement climatique et de la Stratégie de l’Évolution énergétique. Nous allons continuer de créer des plans sur les moyens d’atteindre les objectifs et d’assurer notre carboneutralité d’ici 2050. Or, nous avons besoin d’aide, et je ne suis pas vraiment inquiet de la possibilité que quelqu’un d’autre prenne le crédit de notre plan. En définitive, si le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial veulent intervenir et nous aider dans le financement, ils sont les bienvenus et peuvent faire partie de notre équipe. Nous pourrons ainsi accomplir des progrès. Je remercie donc les membres du Conseil municipal et le personnel de la Ville. La période de questions destinée aux médias se déroulera dans environ 15 minutes. Nous allons prendre une pause-santé de 15 minutes, et Byrne va effectivement animer cette partie de la période de questions. Je reste ici. Le personnel et tous ceux et celles qui ont pris la parole aujourd’hui seront à votre disposition. Merci infiniment. J’apprécie tout ce que vous avez tous fait jusqu’à maintenant. Nous tiendrons un débat plus complet au Comité le 20 octobre. Nous allons y déléguer des représentants et je sais que de nombreuses parties intéressées nous suivent aujourd’hui et qu’elles font partie de nos groupes d’intervenants depuis quelques années. Elles sont également présentes aujourd’hui. Merci Byrne.

Merci à toutes et à tous. Nous allons prendre une pause de 15 minutes. Nous nous reverrons à 11 h 15 pour la période de questions des médias.